Avoir une boule de pétanque dans la tête : vivre avec l'anxiété - Delphine (1/2)
S01:E30

Avoir une boule de pétanque dans la tête : vivre avec l'anxiété - Delphine (1/2)

Episode description

Dans cet épisode, nous explorons les recoins sombres du cerveau avec Delphine, pour parler de l’anxiété.

(Partie 1/2)

Invitée : Delphine

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Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici,

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on parle avec empathie de vies différentes pour une même humanité.

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Aujourd'hui, je reçois Delphine.

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Salut Delphine!

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On va beaucoup se marrer je pense sur ça. Ça va être très drôle.

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Et on va parler ensemble de l'anxiété. Et ça, c'est un vaste sujet.

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Alors ma chère Delphine, est-ce que tu pourrais déjà nous présenter un petit peu qui tu es,

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ce que tu as envie de nous partager à ton propos?

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Alors moi, je suis violoniste. Je fais du violon,

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donc je suis musicienne. Et j'ai été confrontée à l'anxiété dans mes études musicales et dans ma

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vie personnelle.

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Ce qui fait beaucoup de choses à traiter effectivement.

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A voir, je veux dire, à voir ensemble, traiter pas dans le sens médical,

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traiter dans le sens…

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À partager.

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À partager, exactement. Et du coup, qu'est-ce que tu penses de peut-être définir un petit peu pour nos auditeurices ce que

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c'est l'anxiété?

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Alors l'anxiété, je vais partir de ce que ça n'est pas.

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Ce n'est pas du stress. Ce n'est pas du stress qui est plutôt,

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je dirais, très physique, le stress. On tremble,

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la respiration s'accélère, le cœur aussi, on transpire.

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Et il y a vraiment un sujet sur lequel on stresse.

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C'est très défini. L'anxiété, bien sûr, c'est physique aussi,

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mais c'est très mental quand même. Et ça peut être un peu tout et n'importe quoi.

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Et des fois, on ne sait pas pourquoi on est anxieux.

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Et c'est une sorte de cristallisation, je dirais,

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des pensées. Et donc, du coup, forcément, le corps aussi peut se crisper.

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Ce qui est intéressant, en fait, c'est que tu vois,

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moi, ce que je trouve dingue avec l'anxiété, c'est que c'est censé,

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à la base, être un mécanisme tout à fait normal que n'importe qui va ressentir à échelle normale.

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Parce que du coup, c'est censé nous aider à anticiper le danger,

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à préparer une action et à nous protéger, en tout cas,

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notre organisme. Et du coup, le problème, c'est quand c'est dénaturé et qu'on a ce trouble anxieux qui fait qu'on est en

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permanence en alerte, on a une surestimation de ce qui peut nous arriver et du coup,

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on est inquiet tout le temps.

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Exactement, une hypervigilance et une déformation de la réalité,

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une déformation des dangers potentiels.

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Et en plus, ce que je trouve dingue, c'est que les troubles anxieux,

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c'est des troubles psychiatriques qui sont les plus fréquents des troubles psychiatriques.

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Effectivement. Beaucoup de personnes y sont confrontées à un moment dans leur vie.

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Et on le minimise beaucoup finalement. Notamment dans le milieu du travail où on a finalement cette notion de vouloir être

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tout le temps performant, etc. Il y a beaucoup de minimisation de ça,

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alors qu'en réalité, ça pourrait être très grave parce qu'il y a quand même 15 à 20 % de la population qui connaîtra un

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trouble anxieux au cours de la vie. C'est beaucoup,

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c'est quand même presque un quart de la population mondiale.

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Et du coup, il y a un trouble anxieux qui est assez particulier,

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c'est le trouble anxieux généralisé. C'est-à-dire que là,

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pour le coup, c'est l'anxiété sur tout.

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Sur tout, très paralysant.

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Oui, on est bien d'accord, c'est très paralysant.

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Et du coup, ça, c'est 4 à 6 % des personnes, mais c'est quand même beaucoup,

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quand même.

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C'est quand même pas mal, oui.

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Et après, on a les attaques de panique qui peuvent être également liées aux troubles anxieux ou

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pas, mais du coup, c'est un trouble panique qui n'est pas

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exactement la même chose. Ou du coup, donc là, c'est plutôt 10 à 15 % des adultes qui auraient des

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attaques de panique. Et moi, ce que je trouve fou,

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c'est qu'en termes de ressenti, en fait, le cerveau a tellement de possibilités de nous faire

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ressentir l'anxiété, c'est dingue. Parce qu'on se trouve avec le trouble panique,

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ça pour le coup c'est pas comme un trouble anxieux généralisé.

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Peut-être prenons à l'envers, le trouble anxieux généralisé,

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donc TAG. Pour les petits...

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Les connaisseurs.

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C'est vraiment des inquiétudes quasi permanentes mais sur plusieurs sujets.

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Donc ça peut être vraiment la santé, le travail,

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la famille, l'argent, tout et n'importe quoi. C'est ça qui est incroyable,

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parce qu'en fait n'importe quoi peut être sujet

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au stress : prendre un rendez-vous... Et en fait souvent ce qui est encore plus dingue,

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c'est qu'on sait qu'on a cette anxiété, on sait que c'est trop,

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mais on ne peut pas le diminuer.

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Non.

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C'est impossible.

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C'est impossible et puis c'est hyper mal conscientisé par nous-mêmes et par les spécialistes.

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Et du coup, ça rend la chose plus difficile. « Ah,

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je suis en train de faire de l'anxiété, peut-être que ce serait bien de faire ça aussi.

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» Non, on se bat contre soi-même sans savoir ce qui se passe.

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Au début, en tout cas.

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Et en plus, je pense que c'est un petit peu comme la notion de la douleur qui est très subjective.

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Du coup, l'anxiété, c'est aussi quelque chose de très subjectif parce qu'on peut se mettre vraiment mal pour quelque chose

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qui va paraître aux gens hyper insignifiant et qui,

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en fait, est juste perçu comme gravissime par nous.

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Parce qu'après, ça peut nous donner des tensions musculaires,

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des troubles digestifs, le trouble du sommeil, il y a aussi très fréquent.

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Et surtout, une fatigue chronique. On est crevé tout le temps,

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parce qu'on est en fatigue permanente. Et en plus de ça,

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si on a l'immense chance d'avoir le trouble anxieux généralisé et le trouble panique,

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on peut ajouter à ça une petite différence, un petit peu de sel,

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n'est-ce pas? Le trouble panique, c'est vraiment attaque de panique récurrente.

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Des fois, c'est même imprévisible. On ne sait pas exactement quand est-ce que ça arrive.

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Mais c'est vraiment... Quand on dit attaque de panique,

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ça peut être vraiment perçu de manière différente par les gens.

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Parce que chaque attaque de panique est différente.

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Je sais pas comment toi tu peux ressentir tes propres crises de panique ?

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Alors moi je fais pas de crise de panique. Je fais vraiment que de l'anxiété anxiété sociale,

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anxiété de performance, des TOCS. J'ai des TOCS.

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Des troubles obsessionnels compulsifs.

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Voilà. Mais j'ai de la chance, je ne fais pas de crise de panique.

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Ca m'est déjà arrivé dans ma vie, évidemment, mais c'est vraiment très rare.

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Oui, c'est pas pathologique.

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Non.

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Ça va juste être sur un moment où ça va être trop et ça va pas être fréquent,

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quoi. Parce que du coup, c'est vrai que les crises de panique,

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c'est en plus de tout ce qu'on peut subir physiquement avec l'anxiété généralisée,

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qui est donc vraiment des émotions, des sensations physiques latentes,

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qui sont souvent un peu tout le temps là. Du coup,

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les attaques de panique, c'est d'un coup, on peut avoir des palpitations,

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la sensation d'étouffer... Moi je sais que par exemple des fois quand je vais avoir une attaque de

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panique, je vais avoir l'impression de m'étouffer,

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que je n'ai plus la possibilité de respirer. Alors que j'ai peut-être rien autour du cou.

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Même juste un collier ça peut me faire un poids énorme alors qu'en fait j'ai rien.

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Il peut y avoir des vertiges aussi, qu'on va s'évanouir sans aucune raison,

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des tremblements... Et du coup ça peut donner l'impression vraiment qu'on va mourir,

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et du coup qu'on perd complètement le contrôle, voire on devient fou.

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Mais en plus ce qui est dingue c'est que dans toute ces manifestations,

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que ce soit les troubles anxieux généralisés ou les troubles paniques,

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en fait en fonction des sujets d'anxiété ou en fonction des crises,

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et bien on va pas forcément les ressentir de la même manière dans le corps.

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Qu'est-ce que tu ressens quand tu fais une crise de panique?

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Ça dépend des moments. En fait, il y a des moments où je vais par exemple avoir l'impression que je

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vais m'évanouir, que je vais avoir hyper chaud, etc.

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Et il va y avoir des moments, des fois, où je vais juste avoir l'impression d'avoir le cœur

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complètement serré, que ma cage thoracique va s'effondrer sur elle-même.

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Et que du coup là je vais être en train de m'écraser sur moi-même sans pouvoir bouger.

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Et en fait ça va être différent, des fois je peux faire des crises de tétanie aussi,

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des membres qui bougent plus. Mais ça dépend en fait du type de crise,

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de comment ça se passe, de si j'ai réussi à la désamorcer un petit peu ou ce genre de choses.

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Et du coup en anxiété généralisée, je sais pas pour toi si ça fait pareil,

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mais en fonction du type d'anxiété et bien ça va pas se répercuter pareil sur mon corps.

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Ah oui complètement.

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Parce que je sais que des fois tu vois ça peut me toucher au niveau des intestins,

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où je vais me dire dis donc j'ai l'impression d'avoir une intoxication alimentaire,

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non c'est uniquement de l'anxiété. Ou ça peut être plein d'autres façons de faire,

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de la transpiration...

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Oui l'anxiété se loge dans le corps différemment.

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Ca peut serrer partout. Tu peux ressentir sur les épaules,

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quand tu en as trop sur les épaules, la gorge, la gorge nouée si c'est en lien avec l'expression ou

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le dialogue. Moi je sais que ça a du sens les endroits où c'est tendu et paralysé.

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Oui, ça illustre en fait l'anxiété qui est liée à ça.

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Voilà. Ca a vraiment un lien. Il y a le cœur aussi qui se serre,

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le ventre, donc les intestins, tout ça. Le cerveau,

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le cerveau qui se crispe.

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Cet organe incroyable. Parce que du coup, quand tu dis quand le cerveau se crispe,

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est-ce que tu as l'impression que ça fait freeze,

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ça s'arrête et tu n'as plus aucune pensée? Ou au contraire,

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tu es en mode un milliard de pensées qui se bousculent pour une porte trop petite?

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Moi j'ai l'impression que c'est quand je dis, quand je suis anxieuse je dis que mon cerveau est dur parce que il n'y a plus

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aucune souplesse. En fait ça cristallise sur des pensées en lien avec le sujet pour lequel je suis

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anxieuse. Si j'ai un sujet, et c'est des boucles en fait.

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Ca tourne en rond, c'est toujours les mêmes idées,

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les mêmes questionnements, et j'arrive pas à en sortir parce que c'est cristallisé et le cerveau a complètement perdu sa

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souplesse quoi.

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En fait c'est comme si ça s'était arrêté sur un schéma avec les liens de certains neurones et ça ne fera plus que ce truc là. là.

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Oui c'est ça.

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Tu as inventé le mouvement perpétuel ! Il faut vite le déclarer à la science !

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Mono tâche du cerveau. Et ouais.

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Et t'arrives à le, enfin tu dois attendre pour que ça s'arrête ?

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Ou du coup t'as des techniques ?

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Alors j'ai des techniques maintenant, mais c'est assez récent.

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Et j'ai vécu des années sans vraiment de technique.

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Donc du coup je vivais mes boucles et mon entourage aussi.

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Et du coup au bout d'un moment ça s'en allait tout seul.

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Souvent ça avait un lien quand même avec un événement qui me stressait pour le coup,

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et une fois l'événement passé, hop, ça allait mieux.

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Mais maintenant mes techniques c'est que j'ai appris en fait quand ça arrivait ce moyen

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d'expression de mon cerveau, c'est que il y avait quelque chose qui ne me convenait pas.

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Que ce soit une situation, un lieu, une personne,

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une phrase que m'a dit une personne, c'est que ça ne me convient pas.

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Donc maintenant je sais que quand ça arrive la boucle,

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je me dis « Attends, ça ne me convient pas ». Et par exemple,

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si c'est une personne qui m'a dit quelque chose,

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une phrase qui ne m'a pas plu, avant, je ne savais pas que ça ne me plaisait pas,

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j'étais juste énormément contrariée. Maintenant,

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je me dis « Ok, ça ne me convient pas ce que cette personne m'a dit ».

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Et je fais le « oui, non ». C'est-à-dire que oui,

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j'aime cette personne et elle est importante dans ma vie,

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mais non, je ne suis pas d'accord avec ce qu'elle m'a dit ou la manière dont elle me l'a dit.

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Et je traduis dans ma tête le message qu'elle a voulu me dire,

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je le reformule à ma manière pour que ça me convienne,

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et hop, après je passe à autre chose.

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Oui, en fait, c'est pour pouvoir séparer la personne de l'action qui a été faite et qui ne t'a pas convenue. convenue.

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C'est ça.

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Parce que du coup, ton cerveau est bloqué sur, amalgame,

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et c'est un peu comme une sorte de paradoxe dans ta tête de « bah oui,

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mais j'aime la personne, mais en même temps, ça m'a fait du mal »,

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et tu ne sais pas où te placer en fait.

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Exactement. Et du coup ça me faisait énormément remettre en question tout le lien,

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toute l'amitié avec la personne. Et des fois j'étais,

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je ressentais de l'insécurité du coup dans le lien alors qu'en fait non,

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c'est juste une manière d'exprimer les choses ou alors une émotion qui a été exprimée qui a été un

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peu perturbante. Et du coup c'est juste à...

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Pouvoir dissocier les deux, le lien que tu as avec la personne par rapport à quelque chose qui a

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été ponctuellement...

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Oui. Et je dis souvent aussi de dézoomer. Parce que là,

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du coup, mon cerveau, si on prend toujours cet exemple d'une phrase,

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il va focaliser sur la phrase et il va amalgamer tout le reste.

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Enfin, il va voir que du négatif après.

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Ah oui, c'est-à-dire que du coup, ça fait une sorte de cascade négative d'implications qui partent d'un truc qui est déjà

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faux de base. Enfin, en tout cas, qui a été amplifié.

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Oui, et puis ça va réveiller plein de craintes. Est-ce que du coup,

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cette personne elle m'aime vraiment? Est-ce que du coup,

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ça remet en question pas mal de choses? Et ça tourne,

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et ça tourne, et ça tourne.

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En boucle, le même neurone.

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Et en boucle, voilà, mono tâche.

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Forcément, parce que tu as cette inquiétude qui est prégnante,

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tu ne peux pas t'en défaire.

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Non.

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Mais du coup, c'est bien que tu aies pu réaliser qu'effectivement,

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il y avait quelque chose qui était paradoxal, et que tu arrives à mettre le doigt là-dessus pour pouvoir désamorcer cette

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spirale de l'enfer.

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C'est ça. Et en fait dézoomer donc arrêter vraiment de voir l'ensemble de la situation,

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l'ensemble de la personne, l'ensemble du lien, l'ensemble de tout,

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pour pas cristalliser sur une phrase qui remet en question toute la vie.

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Vraiment de dézoomer et de, et puis d'apprendre petit à petit à lâcher prise, en fait. en fait. fait.

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Parce qu'en fait, finalement, l'anxiété, c'est quand même une notion de contrôle,

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j'ai l'impression.

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Oui, complètement.

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J'ai l'impression que toi et moi, on est quand même des personnes qui essayons de contrôler

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beaucoup pour que tout soit très, très bien.

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Oui, ça va avec le perfectionnisme. L'anxiété de performance.

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J'ai l'impression que ça peut jouer. En tout cas,

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c'est une facette de l'anxiété qui peut jouer justement là-dessus.

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Parce que finalement, ce n'est pas comme quelqu'un qui pourra avoir des phobies.

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Oui, non.

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Parce que l'anxiété peut aussi venir de phobies ou de peurs qui vont être trop exacerbées.

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Mais disons que dans le cas qu'on évoque, c'est plus une anxiété qui est liée justement au

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contrôle, à la performance, à l'estime qu'on peut avoir de soi-même.

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Oui, ça joue beaucoup.

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Mais par contre ce qui est important, c'est que tout de même,

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c'est quelque chose qui se diagnostique, c'est vraiment un trouble.

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Il y a plein de personnes qui peuvent avoir de l'anxiété ponctuelle,

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mais l'anxiété en tant que trouble c'est quelque chose qui pourrit la vie au quotidien,

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et c'est quelque chose qui va être évalué par un professionnel.

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Donc un psychiatre, un psychologue spécialisé qui ne peut pas faire de diagnostic mais qui peut en

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tout cas, enfin qui ne peut pas prescrire de médicaments,

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mais qui peut en tout cas détecter ça. Et justement là où il y a une grosse différence entre l'anxiété classique que la

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plupart des gens peuvent expérimenter et l'anxiété pathologique,

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c'est vraiment une question de fréquence, d'intensité d'impact sur la vie quotidienne aussi et du coup c'est très très important

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parce que parce que du coup c'est vraiment quelque chose qui n'a aucune cause en plus.

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C'est à dire qu'il faut aussi éliminer tout ce qui pourrait causer les mêmes symptômes mais qui ne

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serait pas de l'anxiété. Parce que quelqu'un qui est par exemple cardiaque,

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qui a une maladie endocrinienne, ou une maladie neurologique,

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ou autre, ça pourrait peut-être créer les mêmes symptômes.

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Là l'anxiété c'est vraiment tout va bien mais le cerveau a décidé d'amplifier.

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Moi au début, au tout début quand ça m'est arrivé très fort,

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assez brutalement dans ma vie, et donc j'allais chez le psy dans un centre où j'étais étudiante

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donc un centre de...

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Ah oui, les centres médicaux pour les étudiants.

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Ouais. Et j'y allais, et moi j'étais dans la salle d'attente,

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j'ai dit "mais qu'est-ce que je fais là tout va bien pourtant dans ma vie,

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j'ai pas besoin !". Bien sûr que j'avais besoin,

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mais je n'acceptais pas que ça n'allait pas bien,

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puisque tout paraissait aller bien. Sur le papier,

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tout allait bien.

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Sauf que "juste du stress" entre énormes guillemets,

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alors qu'en fait, non. C'est quelque chose qui n'arrive pas à tout le monde,

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mais on minimise beaucoup, je trouve. On essaye de contrôler.

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Et de cacher.

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Comme c'est quelque chose qui arrive aux autres aussi,

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on se dit que c'est juste nous qui interprétons pas bien.

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Mais en fait, non, c'est juste que nous, la façon de le vivre elle est décuplée par rapport à quelqu'un qui a juste une

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anxiété normale.

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Oui complètement. Et d'ailleurs des fois j'ai eu des retours,

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j'ai eu un retour, ah oui mais c'était sur du stress de concours de musique mais bon mon stress dans ces cas là est lié

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aussi à mon anxiété de performance.

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Oui, ça surnage, ça surnage.

19:51

Ouais.

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J'ai utilisé le mauvais mot, c'est pas ça surnage.

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En anglais c'est overlap. Ca se... Il y en a un autre...

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Superpose.

20:02

Merci ! La France !

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Et du coup elle m'avait dit "oui mais en fait tout le monde stresse".

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C'est vrai tout le monde stresse mais il faut apprendre à le gérer.

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Et oui et sauf qu'il faut avoir les bonnes clés et comprendre comment on stresse.

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Et si c'est vraiment du stress, si c'est de l'anxiété.

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Et en plus, savoir gérer un stress ou une anxiété classique.

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Parce que stress, c'est vraiment réponse à un stimulus extérieur qui fait monter le corps en état

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d'alerte. Il va rester en état d'alerte et après ça va descendre,

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ça c'est le stress et donc c'est normal, c'est très utile.

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Mais du coup ça peut demander aussi une gestion pour justement ne pas être paralysé par ça ou ce

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genre de choses. Mais dans le cadre de l'anxiété,

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oui il y a la gestion de l'anxiété et la gestion du stress,

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mais en fait on est aussi sur un traitement et une gestion pathologique en plus de la gestion

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normale. D'ailleurs, en termes de gestion, il existe des possibilités médicamenteuses.

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Ça existe, comme les anxiolytiques sur des courtes périodes ou même les antidépresseurs dans les

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troubles anxieux généralisés. Justement, ça peut être prescrit.

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Après, il ne faut pas oublier que ça reste de la médication.

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Ce n'est pas anodin. C'est vraiment des médicaments,

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donc ça veut dire qu'il peut y avoir potentiellement des effets secondaires.

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Donc des fois on en a besoin, malheureusement on est obligé,

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parce que c'est trop fort, c'est trop dur, mais il existe aussi d'autres choses qui ne sont pas médicamenteuses et qui peuvent

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aider aussi, même quand on a un trouble anxieux ou un trouble panique.

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Comme par exemple, je sais pas si tu connais les thérapies cognitives et comportementales,

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les TCC. Il y a ça qui est vachement bien. Les thérapies centrées sur les émotions aussi,

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pour essayer de comprendre un peu comment ça se passe à l'intérieur de nous.

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Et il y a aussi les thérapies d'acceptation et d'engagement.

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Ça, je ne connaissais pas avant de faire ma recherche.

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Je ne sais pas ce que c'est.

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Et du coup, c'est vraiment pouvoir accepter ce qui est.

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En fait, c'est beaucoup plus factuel. Et du coup,

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le fait d'avoir les faits, d'accepter qui on est,

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comment on réagit, etc. Et du coup, après, il y a une certaine forme d'être engagé dans cette voie

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d'être soi. Et donc ensuite, de pouvoir faire une sorte de bypass de l'anxiété parce qu'on a juste

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assumé qui on était. Donc à voir pourquoi pas. Mais c'est vrai que je pense qu'il y a beaucoup de

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choses. Et en plus c'est marrant parce que les conseils,

23:04

je ne sais pas ce que tu en penses, mais il y a plein de gens qui ont déjà dû te donner des conseils genre "oui alors du

23:09

coup il faut mieux dormir"...

23:10

L'hygiène de vie.

23:12

Oui voilà, c'est ça. "L'activité physique ça aide beaucoup"...

23:16

On peut pas l'enlever que l'hygiène de vie c'est bien quand même.

23:18

Ca marche, mais du coup il faut être hyper strict et y aller à fond.

23:23

Et puis en fait quand on est anxieux, il faut y arriver à avoir son hygiène de vie.

23:28

C'est ça.

23:28

Parce que ça marche mais c'est dur.

23:31

Ca demande des efforts quand même quand t'es anxieux.

23:32

Toute la nuit avec le mononeurone qui est connecté en mode "aaah".

23:36

Mais ceci dit, ça marche ils ont raison. mais le truc c'est que c'est difficile,

23:44

c'est vraiment dur à mettre en place, parce qu'on est en roue libre quand il y a de l'anxiété.

23:51

Oui on maîtrise pas. Enfin on voit même pas le temps passer en fait.

23:57

On perd beaucoup de temps avec l'anxiété, et du coup il y a des choses qui prennent du retard,

24:05

et du coup tu fais tout plus tard, et plus vite,

24:10

et du coup ça prend du temps sur ton sommeil ou je sais pas.

24:14

Il y a beaucoup d'évitements effectivement. Et d'ailleurs c'est un réflexe très humain d'éviter.

24:20

Genre anxiété en transport, j'évite les transports.

24:24

Anxiété de foule, j'évite la foule. Anxiété de paperasse,

24:28

j'évite la paperasse. C'est très humain. Mais justement ma psychologue m'avait expliqué le principe

24:38

d'accoutumance. C'est-à-dire que si on reprend la courbe du stress qui va grimper d'un coup,

24:46

il y a un pic, et après il y a le plateau. En fait pour l'anxiété c'est pareil,

24:50

sauf que nous on est déjà au plateau, on est au plateau depuis un certain temps.

24:55

Et en fait si on se met en situation qui peut nous générer de l'anxiété...

25:00

Parce que l'anxiété c'est quoi? C'est juste d'avoir peur d'un truc qui se réalise.

25:06

Sauf que si on montre à notre cerveau que quand on monte sur ce plateau et qu'on y reste un peu,

25:12

en fait il se passe rien de ce que le cerveau avait peur,

25:16

du coup il va y avoir cette descente. Et du coup le cerveau va recalculer,

25:23

il va refaire une analyse, et il va se dire "j'ai peut-être pas besoin d'être aussi anxieux que ça

25:29

sur ce point là". Et je sais de source sûre (c'est moi la source),

25:34

que ça peut marcher. Parce que justement, je sais qu'en sortant d'une dépression,

25:38

j'avais eu vraiment un pic d'anxiété des transports,

25:41

un pic d'anxiété de foule mais maximal, c'était horrible.

25:45

Et en fait petit à petit, en faisant des mini trajets en bus,

25:49

avec quelqu'un, en dehors des heures de pointe, et tout,

25:54

en fait j'avais réussi à reprendre petit à petit les transports et tout.

25:59

Oui, il faut faire des expositions un petit peu.

26:02

Oui, c'est ça, l'exposition.

26:04

Par petites touches. Moi, j'ai peur des chiens, par exemple.

26:08

Et du coup, j'ai une élève qui a un chien. Donc,

26:11

toutes les semaines, je vois le chien. Et au bout d'un moment,

26:16

ça diminue la peur. Ça diminue les réactions.

26:21

Oui, quand on n'est pas dans le cadre d'une phobie,

26:23

c'est plus facile, même si ça reste très difficile pour l'anxiété,

26:26

en tout cas le trouble anxieux qu'on a dans ces cas-là.

26:28

Mais c'est un petit peu plus facile que pour les phobies.

26:31

Parce que ça me fait penser à l'épisode sur les phobies que j'avais fait avec Adriana et qui elle

26:34

pour le coup, elle a une phobie des chiens, genre vraiment une phobie totale,

26:40

et du coup elle n'arrive pas en fait à faire l'accoutumance et à s'exposer.

26:47

Oui, se confronter, éviter l'évitement.

26:52

Éviter l'évitement, meilleur conseil.

26:54

Éviter l'évitement parce que du coup, on aménage la vie autrement,

26:59

et en fait, ça renforce quelque part l'anxiété parce que du coup,

27:04

on lui donne raison, on lui donne complètement raison,

27:07

on lui dit qu'il y a une vraie raison de s'inquiéter.

27:10

Par exemple pour la foule, si tu vas jamais dans une foule,

27:15

tu renforces la peur de la foule, parce que tu dis à ton cerveau "bah ouais c'est dangereux,

27:19

donc j'y vais pas, donc t'as vu on est mieux sans la foule".

27:22

Bah non, il faut pas lui donner raison.

27:26

Surtout qu'en plus on est conscient qu'il a tort,

27:29

c'est juste qu'on y arrive pas. C'est ça le pire je trouve.

27:32

Donc par petite dose, bien entouré.

27:34

Oui c'est ça, en fait. Finalement dans l'hygiène de vie,

27:36

le point le plus important c'est l'entourage. D'ailleurs tu me donnes une transition de folie car là nous venons de parler

27:43

de l'anxiété d'un point de vue très self-centered, auto-centré... auto-centré...

27:48

J'aimerais bien ajouter quelque chose.

27:50

Mais je vous en prie très chère !

27:52

Sur les soins. Les médicaments ça aide bien, c'est une vraie béquille.

28:00

Parce qu'en fait ça ne permet pas de supprimer l'anxiété,

28:04

ça permet de mieux la gérer. Elle vient et c'est beaucoup plus facile de la gérer.

28:09

Et ça prend beaucoup moins de temps que sans. Même si on s'en sort sans,

28:16

c'est épuisant. C'est monter la montagne en tongs.

28:20

Là, on met des baskets avec les médicaments. C'est mieux.

28:25

On monte quand même la montagne, mais c'est quand même plus.

28:27

Il faut juste être vigilant. Je sais que pour mon cas personnel,

28:29

je suis très sensible aux molécules. Les anxiolytiques,

28:33

ça peut créer une forme d'accoutumance. Malheureusement,

28:37

je l'ai direct. Du coup, je suis un peu punie d'anxiolytique.

28:41

Moi, j'en prends pas non plus. J'ai peur d'être addict.

28:46

Je prends des antidépresseurs.

28:47

Oui, moi aussi, puisque c'est prescrit dans le cadre de mes autres pathologies.

28:53

Effectivement, les antidépresseurs sur le long terme,

28:55

ça a une action anxiolytique. Mais c'est vrai qu'il faut être vigilant avec cette histoire

29:02

d'anxiolytique, même si effectivement, c'est une bonne béquille pour tout ce qui est trop tôt pour

29:08

la thérapie.

29:09

Mais l'anxiolytique, c'est plus pour les moments de grosse panique,

29:13

non? Des crises de panique?

29:14

Ça peut être pour de l'anxiété d'une personne qui n'arriverait pas à sortir aussi.

29:18

OK.

29:19

De toute façon, c'est en fonction de la personne.

29:22

Ça va être aux médecins de pouvoir voir comment la personne se comporte,

29:27

quels sont les autres médicaments qu'elle prend aussi.

29:28

Surtout, ne vous auto-médicalisez pas. C'est vraiment très important.

29:32

Pareil pour l'arrêt. Ne pas arrêter les antidépresseurs de son propre chef.

29:38

C'est ça, il faut toujours suivre l'avis d'un médecin parce que ce sont des médicaments,

29:41

c'est pas anodin.

29:43

Ils sont forts, ils sont puissants. Et puis il faut changer de molécule si ça convient pas,

29:50

s'il y a trop d'effets secondaires, il faut essayer une autre molécule.

29:54

Il en existe plein et du coup il faut essayer plusieurs.

30:00

Il faut voir avec son médecin.

30:02

Avec son psychiatre évidemment. Et voilà. Et en fait comme je disais tout à l'heure,

30:08

mon cerveau dans l'anxiété il est dur. Donc je vois le problème comme une boule,

30:16

et il faut l'attaquer de tous les côtés C'est à dire que il ne faut pas se focaliser sur une

30:25

méthode on va dire, il faut aller voir plein de choses,

30:29

il faut s'ouvrir en fait. Le cerveau focalise sur des petits trucs.

30:32

Donc plus il va s'ouvrir, plus ça va le détendre déjà.

30:37

Connais-toi toi-même.

30:41

Et du coup, j'ai fait de la psychomotricité. Ça, c'est super.

30:48

Parce que ça a fait un lien avec le corps. Ça permet l'ancrage,

30:55

ça permet de comprendre ses émotions, de comprendre ce qu'on ressent quand ça se tend à tel ou tel

31:02

endroit tu vois.

31:07

C'est marrant que tu aies fait ça, parce que moi je fais de l'ostéopathie sur les fascias.

31:14

Tu vois ce que c'est le fascia ?

31:17

Non.

31:17

En gros c'est, entre guillemets, l'organe qui fait toute ta peau,

31:21

tout le tour de ton corps.

31:22

Ah oui !

31:23

Et en fait l'ostéopathie sur les fascias, ça permet de réguler au niveau émotionnel,

31:30

parce que les ostéopathes qui font cette technique-là,

31:33

ils sentent en fait tous les liens qu'il peut y avoir,

31:36

puisque comme la peau elle est connectée à tout,

31:38

du coup ils sentent un petit peu les liens. Et moi je sais que travailler là-dessus,

31:42

notamment au niveau viscéral... Ah c'est l'heure des croquettes du chat !

31:45

Il est là dans tous les podcasts, c'est le running gag !

31:51

Il n'est pas à l'heure hein !

31:55

Mais en gros l'idée, c'est que tu peux travailler sur les viscères,

32:00

travailler sur la respiration, la cage thoracique etc.

32:03

Et justement avoir accès à ça, ça me faisait beaucoup penser quand t'as parlé de motricité.

32:10

Oui mais en fait j'ai en effet aussi l'ostéopathie comme tu dis.

32:18

parce qu'en fait c'est pour le corps, mais c'est aussi pour les tissus.

32:22

Oui, c'est ça, c'est l'ostéopathie du tissu.

32:24

Exactement. Et du coup, ça fait circuler pas mal de choses et c'est pas que pour le corps.

32:30

Ça joue sur les hormones, ça joue sur le cerveau,

32:35

ça joue sur les tensions, et même des choses qui ont pu tendre par le passé pendant longtemps et qui ont reprogrammé notre

32:44

structure à se tenir d'une certaine façon, par exemple,

32:48

ou une autre. Le fait de pouvoir travailler dessus ça permet de recalibrer un peu et du coup c'est non médicamenteux comme traitement. traitement.

32:58

Tout à fait. Il y a l'hypnose aussi qui est une méthode très douce,

33:04

et qui permet je trouve d'apprendre à se connaître d'une manière très douce et de traiter certaines

33:14

choses métaphoriquement, mais ça fait du bien. Il y a la respiration,

33:19

la cohérence cardiaque.

33:21

La respiration en carré tout ça. Mais pour l'hypnose franchement j'ai énormément d'admiration pour les gens qui arrivent

33:28

à faire de l'hypnose, parce que moi j'ai peur, ça me stresse.

33:33

J'ai peur que quand je suis hypnotisée, du coup le praticien ou la praticienne puisse faire ce

33:40

qu'il ou elle veut. Je sais que c'est faux, mais ça me stresse.

33:44

Ou qu'il m'enlève des parties de ma mémoire et tout.

33:47

Bah en général...

33:50

Mais c'est de l'anxiété ! Parce que je sais que c'est faux.

33:52

En général, tu vas vers quelqu'un qui est bien noté,

33:55

qui n'a pas de mauvaise intention.

33:59

Oui mais s'il se plante ou elle se plante ?

34:02

Bah ça se reprogramme, tu y retournes, tu vas voir quelqu'un d'autre.

34:10

Mais voilà ça c'est mon anxiété, c'est l'une de mes anxiétés.

34:17

Du coup j'ai fait aussi les TCC, ça m'a un petit peu aidée,

34:22

mais c'est pas ce qui m'a aidée le plus. Ce qui m'a aidée,

34:25

ce qui m'aide en ce moment, c'est en fait la psychanalyse.

34:29

En fait je sais pas si c'est vraiment la psychanalyse,

34:31

mais en tout cas je parle beaucoup et la personne en face elle m'écoute beaucoup,

34:38

et elle me dit des synthèses ou des petites phrases comme ça.

34:45

Un peu synthétique, un peu choc, enfin pas choc,

34:49

mais qui me fait un miroir en fait de ce que j'ai raconté pendant dix minutes.

34:56

Un petit résumé et du coup...

34:58

Un petit résumé. Ce n'est pas un conseil, mais c'est une lumière.

35:01

Elle donne une lumière sur ce que j'ai apporté, sur ce que je lui ai raconté.

35:05

Bah la mienne fait ça aussi, mais du coup je ne sais pas si c'est de la psychanalyse.

35:08

Je ne sais pas si c'est de la psychanalyse.

35:08

J'ai l'impression que c'est juste de la psychologie par discussion quoi.

35:11

Oui, c'est ça.

35:13

Parce que psychanalyse, il faut vraiment être dans Freud,

35:16

aller sur l'enfance et tout.

35:18

Oui, non. Alors, c'est psycho...

35:21

Psychothérapie ? Mais par une psychologue.

35:23

Oui, c'est ça. Peut-être. Je ne sais pas. Dites-nous en commentaire comment ça s'appelle !

35:31

C'est ça !

35:32

Mais du coup, ça, ça m'aide énormément. En fait, ça fait du bien de parler,

35:36

de déposer ça quelque part, et d'avoir une personne très bienveillante en face et qui t'éclaire à un endroit. un endroit. endroit.

35:46

Oui, la lumière, c'est une bonne image.

35:47

Et ça fait boum dans ta tête et après tu digères l'info et ça change pas mal de choses,

35:55

ça détend tu vois.

35:56

Ca me fait penser quand tu as dit, tu mets un peu quelque part les choses que tu as dites,

36:00

ça me fait penser un peu à l'EMDR qui est du coup une technique pour que les souvenirs traumatiques restent des souvenirs

36:09

mais sans associer l'émotion traumatisante avec.

36:12

Et du coup il y a l'idée de trouver un endroit, une safe place,

36:16

un endroit en sécurité, pouvoir mettre des traitements qui nous angoissent dans une petite jarre

36:24

pour plus tard, dans un coffre il y a plein de petites techniques comme ça qui sont vraiment bien.

36:28

Donc en général c'est pour gérer les traumatismes mais évidemment quand on a de l'anxiété,

36:34

souvent il peut y avoir des traumatismes qui jouent sur ça.

36:38

Mais voilà, je pense qu'on a fait un bon tour là.

36:44

Oui des méthodes.

36:55

Et justement, ta super transition que tu m'avais faite,

36:58

la fameuse transition géniale, c'était que tu avais dit qu'il y avait aussi les autres gens autour.

37:06

Ah oui.

37:07

Et c'est une très belle transition, parce qu'en effet,

37:12

moi, par la suite, j'aime bien qu'on essaye de discuter un petit peu sur le vivre avec.

37:17

C'est-à-dire comment ça se passe quand on est anxieux ou anxieuse,

37:21

au quotidien, les répercussions que ça peut avoir,

37:24

c'est-à-dire vraiment dans l'aspect global de la vie,

37:27

qu'on soit bien d'accord, vie personnelle, vie professionnelle,

37:30

sociale, émotionnelle et tout.

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