Être multi-dys dans un monde pensé pour les autres - Aurélie RENARD-VIGNELLES (2/2)
S01:E29

Être multi-dys dans un monde pensé pour les autres - Aurélie RENARD-VIGNELLES (2/2)

Episode description

La suite de notre “dys”cussion avec Aurélie Renard-Vignelles, et la vérité sur ce que c’est que de vivre dans notre monde avec plusieurs troubles dys.

(Partie 2/2)

Invitée : Aurélie RENARD-VIGNELLES www.instagram.com/6foisdys

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La semaine dernière.

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Aujourd'hui, je reçois Aurélie pour qu'on puisse parler ensemble de troubles dys.

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Moi, j'aime bien qu'on essaye de voir un peu, justement,

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comment tu vis avec au quotidien, maintenant qu'on sait ce que c'est.

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Comment je le vis? Très bonne question. Il y a certains troubles dys que j'aurais aimé effacer de ma vie : la dyspraxie et

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les troubles dysexécutifs dont on n'a pas parlé d'ailleurs.

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C'est vrai qu'on n'a pas parlé des dysexécutifs.

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On va peut-être revenir en arrière...

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On rembobine !

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J'en ai 7 des troubles dys. Il y en a neuf à peu près qui existent.

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Il y en a un qui est souvent englobé dans les autres,

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c'est la dysmnésie. Et l'autre trouble dys que je n'ai pas,

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c'est la dysmusie. C'est genre, tu n'as pas de rythme,

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des choses comme ça. Donc en fait, ce n'est pas si important que ça.

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En vrai, c'est moins handicapant qu'une dyslexie sévère,

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par exemple. Donc moi, j'ai la dyslexie, la dysorthographie,

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la dysgraphie qui touche le dessin des lettres, l'écriture.

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La dyscalculie, dont on a parlé un peu. La dysphasie,

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donc un trouble du langage oral, qui peut se traduire par des difficultés de compréhension et ou

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d'expression. Moi, j'ai la mixte. Sinon, ce n'est pas marrant.

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Bah oui.

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Ah bah oui, sinon, ce n'est pas marrant. Voilà. J'ai la dyspraxie.

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Alors, sur les quelques dyspraxies qu'il y a, il n'y en a qu'une que je n'ai pas.

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Voilà. Donc, il y a aussi une dyspraxie que j'ai qui fait que du coup la diction (en deux mots)

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peut être compliquée, c'est la dyspraxie orofaciale et ça peut aussi engendrer des difficultés.

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Par exemple, moi, quand je mange du pain, je me blesse les joues,

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l'intérieur des joues. Donc, il vaut mieux me donner du pain de mie.

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Je suis comme les petits-enfants. Encore que les enfants,

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ils aiment bien le pain. Moi, j'aime bien le pain,

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mais le pain, il m'aime pas.

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Même avec des tout petits bouts ?

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Avec des tout petits bouts ça peut peut-être le faire.

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Et c'est pareil, c'est vrai que quand j'étais petite j'ai eu un appareil dentaire comme beaucoup d'enfants et en fait on

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me disait "Aurélie tu mets pas bien ta langue dans ta bouche",

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"tu positionnes mal ta langue". Et du coup j'ai mis 4 ans l'appareil,

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entre 4 et 5 ans.

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C'est beaucoup quand même.

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C'est beaucoup, mais parce que justement c'est spécialement dû à cette dyspraxie.

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D'ailleurs petite dédicace à ma petite soeur qui quand elle avait 3 ans était passionnée par les bagues : "ah fais voir

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tes bagues Aurélie!"

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Surtout qu'en plus à l'époque, je sais pas mais moi j'en avais un aussi,

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et je sais pas toi mais moi je choisissais toujours de mettre des élastiques colorés.

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Alors moi je suis, il y avait une transition, mais moi les élastiques non,

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elle me donnait des élastiques classiques. Et c'était chiant d'ailleurs à mettre les élastiques

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pour moi qui étais dyspraxique, un beau bordel.

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Sur chaque bague on pouvait choisir quand elle les changeait pour mettre une couleur.

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Ah non, moi j'ai pas eu ça. Alors j'aurais peut-être pu l'avoir mais mes parents n'avaient pas

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choisi de me fluoriser. J'en avais une dans ma classe qui avait ce genre de,

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justement ce genre d'élastique. C'était rigolo. Après bon voilà,

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j'étais déjà très moquée... D'ailleurs j'ai subi un harcèlement assez violent,

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on va pas se le cacher. J'en parle dans mon livre d'ailleurs,

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il y a tout un chapitre dédié à ça.

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Qui est disponible dans toutes les librairies.

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Non, pas toutes les librairies.

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Rembobinage.

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Non il est pas disponible. Il y avait la FNAC, et en fait il est disponible soit sur Amazon soit

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sur mon site web. Et sur mon site web vous pouvez avoir la dédicace par l'autrice,

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contrairement à Amazon où là tu l'achètes et puis tu n'as pas la dédicace, dommage. dommage.

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Dommage. Mais Jeff Bezos.

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Mais voilà. En tout cas c'est vrai que le harcèlement ça fait partie d'un gros bloc de ma vie, quoi. quoi.

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Dès la petite enfance, justement ?

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Et justement, dès le CP. En gros, du CP jusqu'à la fin de mes études,

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moi, j'étais jusqu'à bac plus 5.

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Même les études sup?

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Oui. Et ouais, dis-toi bien que... Alors, moins violent,

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heureusement. C'était plus... Ouais, en gros, t'es un boulet,

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quoi. Parce que j'étais trop lente, parce que ci,

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parce que ça. Et du coup, on voulait pas dans les groupes,

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les groupes de sport. Parce que évidemment quand on a de la dyspraxie,

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on a des difficultés en sport pour certains.

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Genre shooter dans un ballon.

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Par exemple pour ne citer que ça. Moi par exemple la piscine,

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mon maître nageur, le maître nageur qui m'a appris à nager,

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il a dit "Aurélie elle sait nager, on a l'impression qu'elle coule mais elle sait nager".

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Résultat... Mais je te jure que c'est vrai !

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C'est très positif quand même le gars "mais elle sait nager,

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mais elle sait nager !" "Merci monsieur vous êtes sûr que vous maîtrisez votre métier ?"

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Oui oui, en plus c'est un très bon maître nageur d'ailleurs,

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du nom de Clovis, c'est ça qui est marrant.

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C'est pas vrai ! Mais les maîtres nageurs ils ont tous des noms bizarres !

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Moi j'ai eu un maître nageur il s'appelait Attila.

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Mais non !

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Mais si ! Je te jure. Bah voilà. Attila et Clovis.

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Bah dis donc franchement il faudrait qu'ils se rencontrent ces deux là !

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Sait-on jamais? Peut-être qu'ils se sont déjà rencontrés.

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Peut-être !

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Mais bref, dédicace à Clovis qui m'a appris à nager.

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Ce n'était pas une mince affaire. Il a été très courageux.

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Mais ouais, en fait, j'ai appris à nager en même temps que mon petit frère qui a trois ans de

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moins, à peu près. Et du coup, c'est vrai que moi,

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quand je suis arrivée en CM2, sixième, j'ai commencé à faire de la natation.

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J'ai dit "mais oui moi j'ai mon brevet de natation",

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"Aurélie tu vas garder la ceinture", "putain mais sérieux quoi!".

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Pardon pour les gros mots. Mais sérieux quoi c'est abusé.

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Ouais, et c'est surtout que t'as pas la confiance d'autrui par rapport à ce que tu sais faire.

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Ouais c'est ça. Et puis du coup j'ai jamais su faire le crawl.

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Enfin j'essaye de faire le crawl, mais alors là le délire quand t'es dyspraxique pour faire le

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crawl quoi.

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Bah oui parce que le problème, c'est que la natation y'a quand même...

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Encore moins le papillon !

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Ah bah le papillon je te rassure, même les gens pas dyspraxiques ils se noient.

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Alors mon petit frère a su faire le papillon vraiment très bien.

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Il a fait de la natation pendant des années et des années.

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Voilà, il a fait des kilomètres et des kilomètres de natation.

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En papillon exclusivement.

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Non non c'est pas qu'en papillon. Mais franchement j'ai un petit frère qui s'est débrouillé très

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bien en natation. C'est pas Florent Manaudou mais pas loin.

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Bref tout ça pour dire qu'effectivement la natation,

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tout ce qui est sport, j'ai fait de l'escalade aussi.

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Monter en tête pas possible. Donc j'ai pas pu faire de compétition.

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Par contre j'étais à arbitre, arbitre départemental et régional,

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donc complètement cool. Je suis super contente de l'avoir fait.

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Ok je ne servais à rien, mais j'ai eu une médaille,

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en vrai j'ai eu une médaille d'argent grâce au fait que j'étais avec l'équipe qui a gagné la

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médaille d'argent. J'étais venue pour soutenir l'équipe,

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j'ai eu la médaille d'argent, j'ai rien fait. Non c'est pas j'ai rien fait,

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j'ai arbitré. C'était très intéressant comme expérience,

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ça permet aussi de se dire en fait le sport c'est pas que le sport en soi genre je monte des pistes

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machin, des voies pardon. C'est aussi arbitré. Parce que les arbitres,

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moi maintenant je joue aux échecs, donc je sais à quel point les arbitres c'est hyper méga

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important. Si t'as pas d'arbitre, tu peux pas constater le coup illégal,

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et si t'as fait deux coups illégaux et ben boum partie perdue.

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Et c'est comme ça qu'on gagne des parties des fois par hasard.

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Non, mais l'arbitrage, ça demande une maîtrise du sport quand même.

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Ouais, enfin, disons que tu peux être mauvais à l'exécution,

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mais tu peux regarder et faire attention au chronomètre,

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à tout ça et tout.

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Oui, puis connaître très bien les règles, savoir être vigilant.

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Je pense que justement, on parlait tout à l'heure d'avoir sa place dans la société,

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et je pense que justement, quelqu'un qui est très bon dans le domaine,

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parce qu'il est passionné etc. Et puis on le sait toi et moi,

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quand on est TDAH ou quand on a des neuroatypies,

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généralement il y a des passions qui se font, et qui sont tellement pures et ancrées en nous qu'on est capable d'être finalement

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sans le vouloir des experts finalement. Et je pense que c'est aussi une reconnaissance tu vois.

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Alors moi par exemple, tu vois mon niveau aux échecs n'est pas non plus énorme,

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je suis non classée pour ceux qui connaissent un peu les échecs,

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je suis 1399.

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C'est déjà bien !

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Oui non, c'est un truc basique pour les adultes. Donc j'ai aucun classement.

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Alors j'ai fait quand même quelques compétitions.

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J'ai été, si, j'ai eu un trophée, c'est vrai. Mais c'était indépendant de ma volonté.

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J'ai gagné 3 points sur 7 je crois, je sais plus exactement.

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Et ouais à la fin d'une part d'un tournoi où on annonce le classement,

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et en fait moi ce qu'il faut savoir, c'est que je suis responsable santé sociale et handicap pour le CDJE45 qui est le comité

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départemental du jeu d'échecs du Loiret, et également pour la ligue Centre-Val-de-Loire aux échecs.

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Donc on a en fait une personnalité à cette table.

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Ca dépend ce que t'appelles personnalité.

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C'est toujours pareil.

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Néanmoins voilà. Tout est relatif effectivement.

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Mais néanmoins c'est vrai que c'est quelque chose qui me passionne,

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dans le sens où, alors moi je ne suis pas non plus une as des mat en un coup,

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en deux coups, trois coups, enfin bref. Mais j'ai quand même ce délire de me dire "mais tiens qu'est-ce que les gens se

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poseraient comme question s'ils avaient quelqu'un en face d'eux qui joue aux échecs ?",

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"qu'est-ce qu'ils aimeraient savoir?". Et finalement,

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le fait de jouer un peu aux échecs, le fait de m'intéresser aussi au journalisme puisque c'est ce que je voulais faire quand

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j'étais jeune...

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Mais tu es toujours jeune !

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C'est gentil. Et bien en fait, ça fait que finalement je suis arrivée à faire journaliste.

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Bon bénévole. Mais journaliste échecaine. Et tous les gens aiment bien mes interviews et me disent "mais Aurélie c'est trop

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bien parce que même à l'écrit on a l'impression de t'entendre".

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Ah c'est trop bien !

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J'oralise en fait, j'oralise beaucoup mes écrits.

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C'est très bizarre dit comme ça mais voilà.

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Mais justement je pense que c'est ça qui est intéressant aussi.

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C'est d'avoir ta patte. Parce que dans le journalisme tu peux pas être juste comme tout le monde,

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il faut que t'aies ton propre...

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Ton charisme !

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Exactement !

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Et c'est vrai que là, tu vois la semaine dernière,

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il y avait un championnat de France d'échec pour les aveugles et malvoyants,

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et ça se passait justement à Saint-Jean-de-Bré à côté d'Orléans.

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Et c'est moi qui ai fait un peu la communication journalistique bénévolement sur cet événement.

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Et les gens, à un moment j'ai interviewé la première féminine d'ailleurs.

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Et c'était génial parce qu'en fait, c'était vraiment une interview fluide,

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sympa. Et c'est vrai que je trouve que ces interviews-là,

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c'est des interviews authentiques, et c'est ce que je veux en fait,

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moi, en tant que journaliste bénévole, dans ce que je fais en fait.

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De toute façon, c'est ça qui est important, c'est de pouvoir aussi trouver quelque chose qu'on aime

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et justement, avoir la reconnaissance pour ce qu'on fait,

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c'est hyper important parce que justement...

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Et les gens aiment ma voix apparemment.

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Mais c'est vrai que tu as une voix très douce en fait.

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C'est gentil. Et surtout souriante d'après ce que les gens me disent.

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En tout cas les aveugles, c'est ce qu'ils me disaient.

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"Comment tu sais que je suis souriante ?"

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Je pense que ça joue, parce qu'en fait c'est vrai qu'on entend le sourire.

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Avec l'hypersensibilité que j'ai, je peux voir au niveau des voix ou juste au niveau des yeux,

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quand les gens vont parler ou regarder ou juste être,

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mais en fait on peut déceler qui va être gentil pour de vrai.

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Moi j'avais un radar justement quand j'étais petite.

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Je l'ai encore, mais quand j'étais petite je voyais les gens qui étaient méchants,

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en mode "il ne faut pas que je m'approche, au secours".

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C'est bien de pouvoir se protéger aussi. Parce qu'en vrai au quotidien,

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t'as pas dû avoir forcément tout le temps des moments faciles,

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surtout dans l'enfance.

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On peut parler de la tentative de suicide ?

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Tout est ouvert ici.

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A plusieurs reprises j'ai failli faire des tentatives de suicide.

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Donc oui. Mais grâce finalement à la persévérance,

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à la résilience aussi, j'ai réussi à remonter la pente,

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et finalement je suis là où je suis aujourd'hui,

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ici. Ici à Issy.

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Voilà magnifique jeu de mots. Mais je pense que ça c'est très important de le souligner,

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justement parce que les gens ne se rendent pas forcément compte qu'avoir un trouble,

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avoir une neuroatypie, avoir un quotidien qui est différent,

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ça peut rendre aussi vulnérable. Et le fait qu'il y ait des gens qui s'en amusent et qui,

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pour eux, ça ne va pas être grand-chose dans leur quotidien,

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ça peut être énorme.

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Oui, surtout quand c'est répétitif.

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C'est du harcèlement.

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Oui, il y en a un qui était dans ma classe qui me disait "baisse les yeux".

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Oh, wow.

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Et moi, il était beaucoup plus grand que moi. Donc,

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c'était impressionnant pour moi. Donc, voilà, c'est vrai que c'est...

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Bon. Après, en fin de seconde, au milieu de seconde,

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il a fini par arrêter de m'embêter. Il est même venu me voir en me disant,

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"mais Aurélie", en me disant en pleurant, "comment tu fais pour accepter d'avoir des notes aussi

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faibles?", "Comment tu pourrais accepter d'avoir des notes aussi faibles?"

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Je pense à... Je peux me tromper, mais peut-être que ses parents lui foutaient une pression de

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dingue par rapport aux notes. Moi, j'ai eu la chance,

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merci papa, merci maman, d'avoir des parents qui ne m'embêtaient pas avec les notes,

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tu vois. C'était pas genre, "ouais, il faut que t'aies la moyenne",

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nanananana. Enfin, en sport, v'la le délire.

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"Mais le ballon !"

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Une fois en seconde, j'ai fait du basket. Petite anecdote de dyspraxie,

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pour le coup rien à voir avec le sport, mais plus à voir avec l'orientation dans l'espace,

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tout ce qui est vision spatiale, visio-spatial. C'était en juin 2017,

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j'allais voir un ami que tu connais peut-être, je ne sais pas,

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notre ami Christophe Luder, qui est un humoriste nain,

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on était dans l'avenue des Champs-Elysées, et mon mari me fait "Tiens,

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regarde Aurélie, il y a un drapeau de la France sous l'Arc de Triomphe".

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Mes yeux passent trois fois devant l'Arc de Triomphe,

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mais ne le voient pas. Mais en fait, c'est mon cerveau qui ne détecte pas.

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Parce que du coup, c'était dans un ordre de volume et de forme qui fait que du coup...

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Je pense qu'en fait, il y avait peut-être un petit décalage et du coup,

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mon cerveau, il fait « Hop! » Disparu.

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Tu es donc prestidigitatrice.

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Peut-être. Ou alors, tout simplement, peut-être qu'on a mis la cape d'invisibilité d'Harry Potter sur... sur...

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C'est ça. Depuis le début, je le savais.

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Il y a des fans d'Harry Potter ici?

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Je pense qu'aujourd'hui, il y a des fans du monde,

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moins des fans de l'autrice.

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Oui, voilà. On parle du monde.

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Bien évidemment.

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Mais effectivement, d'ailleurs, je ne sais pas si vous le saviez,

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mais notre ami Daniel Radcliffe est dyspraxique.

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Ah mais oui! Mais c'est vrai!

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Et ça, tu le vois, en fait, par exemple et c'est marrant parce que je me rappellerai toujours de la première fois que mon

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père a vu cet extrait là, genre dans le premier tu vois,

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dans l'école des sorciers, à un moment t'as Daniel Radcliffe,

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Harry Potter qui fait le bacon avec les oeufs, qui prépare le petit déj pour l'anniversaire de

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Dudley. Et à un moment il manque de faire tomber ça,

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et mon père me fait "c'est pas possible il est dyspraxique ce gamin" et à partir du 4 il a avoué

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qu'il était dyspraxique.

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C'est énorme ! Donc en fait il n'avait même pas besoin de jouer son rôle,

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il était parfait.

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Mais c'était même pas fait exprès. Même à un moment,

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alors je ne sais plus dans lequel, mea culpa, mais dans un des films plus vers la fin t'as Ginny

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qui lui fait ses lacets.

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Oui ! C'est pas le 6 ?

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Et c'était pas voulu dans les scènes. Je crois que c'est le 6.

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Ils sont dans la maison de Ron.

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Oui je vois très bien cette scène, il me semble que c'est à peu près dans ces eaux là.

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Mais oui c'était pas voulu à la base.

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C'est génial, j'adore les petites anecdotes !

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D'ailleurs il n'y a pas très longtemps, une petite année à peu près,

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on a appris que notre amie Eva Green était dyspraxique.

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Ah, c'est vrai?

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Oui.

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Pourtant, ça ne se voit pas du tout.

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Oui, mais est-ce que tu... Bon, à part, effectivement,

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dans quelques scènes pour Daniel Radcliffe. Mais Gérard Jugnot,

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apparemment, aussi. Isabelle Nanty. Tu vois, des gens comme ça.

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La parole se libère, finalement.

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Oui, c'est ça. Et du coup, c'est pour ça que c'est chouette.

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Ça veut dire qu'il y a des gens qui osent parler de leur handicap et qui osent aussi en faire une

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force. Parce que finalement, ok j'ai ça, mais c'est comme Noah Lyles à l'époque où il y a eu les JO

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: tu peux être dyslexique, allergique, et finalement tu peux être champion du monde,

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champion olympique même. Donc ouais c'est cool. Et puis c'est pareil Simone Biles elle a dit

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qu'elle était TDAH, elle.

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Ah oui ça m'étonne pas.

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Bon après une autre qui est TDAH sur la scène d'Harry Potter évidemment Emma Watson.

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Mais elle fait tellement de choses Emma, c'est incroyable.

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Vraiment je trouve que en vrai, on trouve, je trouve en tout cas de tout ce que je connais en

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termes de dys en célébrités, je trouve qu'il y a quand même énormément de personnes dys dans dans

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le monde du cinéma, dans le monde des comédiens, etc.

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Tu sais que justement, moi, j'avais découvert le groupe Yes,

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vous aime, donc avec Bertrand Usclat, etc., qui faisait Broute,

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tout ça. Et en fait, Pauline Clément, qui est avec eux,

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elle est dyslexique et maintenant, elle est à la Comédie Française.

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Ah ouais, non, mais comme quoi...

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Je me dis, mais en fait, bah voilà, quoi. Juste, laissez-nous vivre.

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Exactement. On peut avoir des troubles dys et... Alors,

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c'est sûr, ça demande beaucoup plus de travail. C'est vrai que quand t'es comédien et que t'as un

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texte à apprendre, bon je l'ai fait à plusieurs reprises,

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évidemment moi j'ai plus une mémoire auditive, donc en fait je lis sans comprendre ce que je lis et

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puis après j'écoute. Je m'enregistre et comme ça je m'écoute,

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c'est trop bien. Même quand je fais mes conférences,

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quand je prépare mes conférences, j'ai beaucoup d'appris par coeur.

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Bon je laisse quand même place à l'improvisation parce que sinon c'est trop.

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Là ce que j'ai fait au mois de mars c'était en exploit.

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J'ai réussi à tenir à peu près 17 minutes je crois ou 15 minutes,

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une quinzaine de minutes. Mais c'est qu'en fait,

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si tu veux, c'était assez marrant, parce que dans ma tête,

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c'était la tempête et sur scène, en fait, je gérais très bien en fait.

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Et les gens se disent "ah mais c'était génial et tout".

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En fait, j'avais un problème de micro et ce problème de micro m'a fait tout gafouiller dans ma

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tête. Dans ma tête, c'était la tempête. Tu vois, Blanche-Neige,

22:08

elle était sur le sol, éclatée au sol en mode tu sais,

22:12

tu vois l'image de Blanche-Neige éclatée au sol après sa course poursuite contre le chasseur ?

22:18

Dans ma tête j'étais comme ça. J'étais déjà épuisée avant de venir sur scène.

22:24

Et j'ai pas eu les aménagements dont j'aurais eu besoin.

22:26

C'est à dire que mon coach m'a dit "ouais t'inquiète tu peux mettre des anti-sèches sur la table"

22:31

et tout. Sauf que je suis dyspraxique moi. Et donc si tu regardes sur la table,

22:36

bah non c'est pas possible, je peux pas lire en fait.

22:38

Moi j'ai besoin des images. Donc en fait les images,

22:40

je m'étais fait un genre de palais mental (merci Fabien Olicard),

22:47

donc ouais je faisais un genre de palais mental pour m'en sortir si tu veux.

22:53

Mais il y avait aussi des... Bah j'ai été en dépression juste avant.

22:56

Oui ça n'aide pas, ça mets déjà une fragilité.

22:59

En fait j'étais en dépression parce que je racontais quelque chose,

23:03

et pourtant je pensais que c'était déjà passé, mais en fait il y a des trucs des fois bam,

23:08

il y a des trucs qui se passent et ça te renvoie à ton passé.

23:12

Alors bon il y a une technique qui est géniale pour certaines personnes comme moi.

23:16

Moi, j'ai déjà essayé : l'EMDR. J'adore l'EMDR. C'est quelque chose qui m'a beaucoup aidée.

23:23

Heureusement que j'ai trouvé une psychologue EMDR.

23:26

Sinon, je pense que je ne serais pas là pour en parler.

23:29

C'est ça aussi qui est intéressant.

23:33

L'EMDR, juste pour rappel, c'est la technique de co-stimulation bilatérale avec les mains pour

23:40

pouvoir déconnecter...

23:42

Et les yeux.

23:43

Et les yeux. Pour pouvoir déconnecter un souvenir traumatique de son ressenti traumatique.

23:51

Ressenti, oui. C'est-à-dire que si là, par exemple,

23:53

je te parlais de mon souvenir, en fait, il est toujours présent,

23:58

ce souvenir, mais ça ne fait pas mal.

24:01

On efface juste le traumatisme. Et c'est ça qui est intéressant.

24:05

Et du coup, ça me fait penser en termes de... Parce que là,

24:11

on a parlé un peu des forces, mais brièvement.

24:15

Brièvement.

24:15

Et moi, j'aime beaucoup les choses positives dans la vie.

24:19

Du coup, ce que je te propose, c'est si tu peux mettre un peu en lumière la part positive du fait d'avoir tous ces troubles

24:27

dys dans ton quotidien. Est-ce que ça t'a appris des choses?

24:30

T'as découvert des forces, des talents, une sensibilité?

24:33

Une façon de percevoir le monde différent?

24:36

Je crois que tu me connais un peu là. Non, non, mais oui.

24:41

Pour ainsi dire effectivement, moi pourquoi j'ai écrit,

24:45

pourquoi j'ai nommé mon livre "Moi, neuroatypique,

24:47

le secret de ma résilience", c'est que effectivement j'ai vécu des hauts et des bas,

24:50

comme tout le monde tu vas me dire. Mais il y a des bas quand même qui étaient très très

24:55

importants, que ce soit à l'école ou même effectivement par exemple dans l'emploi.

25:01

Parce que j'ai subi aussi de la discrimination dans mon dernier stage de fin d'études,

25:07

qui n'a duré que deux mois au lieu de six.

25:09

C'est vrai qu'on ne parle pas assez, justement, de la discrimination en entreprise.

25:15

Alors, discrimination, sans "-ys". "Allez, un peu de positif dans tout ça,

25:23

dis donc, Aurélie". Tout ça pour dire qu'effectivement,

25:28

la discrimination, que ce soit au travail, que ce soit à l'école,

25:31

etc., c'est des choses dont il faut parler. Et c'est ce que je fais,

25:36

d'ailleurs, le plus souvent. C'est de ça que je parle,

25:41

en entreprise aussi. Aussi bien à se mettre dans la peau d'un dys.

25:46

Et en fait, pour terminer sur cette discrimination,

25:52

moi, étant dysphasique, j'ai du mal, je pense que tu l'auras peut-être un peu compris,

25:56

j'ai du mal à regarder les gens dans les yeux.

25:59

Ça, c'est bon, tu sais, j'ai l'habitude hein. L'autisme,

26:02

les gens neuroatypiques, tout ça.

26:06

Tout ça pour dire qu'effectivement, moi, on m'a...

26:10

J'avais dit que j'étais en situation de handicap,

26:14

que j'avais des troubles dys, j'ai tout bien expliqué,

26:17

tout bien expliqué les aménagements dont j'avais besoin.

26:20

Sauf que c'est un handicap invisible, qui ne se voit pas par définition.

26:25

Et comme c'est un handicap invisible, qu'est-ce qui se passe?

26:29

Les gens oublient. Donc au bout d'un mois, au lieu de 6,

26:33

on m'a dit "oui Aurélie, c'est plus possible, t'es pas assez productive".

26:38

Alors ils avaient confondu productivité et rapidité,

26:42

cas classique.

26:44

Ah oui cas classique.

26:44

Et puis en fait et puis aussi "Aurélie t'es passive en réunion".

26:49

Comprendre que moi quand on me parle, je ne peux pas regarder les gens dans les yeux.

26:55

Parce que si je regarde les gens dans les yeux, en tant que TDAH en plus,

26:59

je vais plus me focaliser sur les aspects, les particularités des gens,

27:04

physiques des gens... Il y a des fois où ça peut m'arriver,

27:08

une fois je me souviens j'avais plus le nom de la prof d'anglais,

27:11

j'étais au tout début du truc de mon BTS. Et puis je fais à mon camarade de classe,

27:17

je fais "tiens comment s'appelle déjà la prof là,

27:22

qui a le vernis à ongles noirs?". Je te jure il était "Quoi?

27:30

elle a un vernis à ongles noir !". Moi en fait j'arrive à voir des détails,

27:35

c'est énorme. Et bref tout ça pour dire que comme je regarde pas dans les yeux,

27:40

les gens croyaient que j'étais passive en réunion.

27:42

Alors qu'en fait non, justement si je te regarde pas,

27:44

c'est justement parce que je t'écoute, et je suis tout sauf passive en réunion.

27:49

Et ouais non c'est vrai que c'est assez marrant quand je raconte ça,

27:53

je me dis "mince alors". Et donc bref, tout ça pour dire que j'ai pas eu mon bac plus 5,

27:59

j'ai eu un bac plus 4 niveau bac plus 5 en informatique.

28:03

Et résultat pour trouver un emploi, voilà le lien,

28:06

donc j'ai failli faire une tentative de suicide suite à ça.

28:09

Evidemment. Enfin j'ai dit évidemment, mais voilà c'est pas si évident que ça,

28:16

parce qu'il y en a qui n'auraient pas forcément envie de faire ça et se dire "bon c'est pas grave je vais trouver un emploi"

28:22

de ça. Mais bref vulnérabilité plus plus plus plus plus.

28:28

Et effectivement du coup quand tu tombes bien en bas,

28:30

tu te dis "ok bah comment je vais faire pour remonter la pente?".

28:34

Parce qu'il y avait les refus d'emploi parce que "désolé mais nous on cherche pas des bacs plus 4,

28:40

on cherche des bacs plus 5", ou "vous avez pas assez d'expériences",

28:44

ou alors c'était "ah désolé vous êtes, vous avez les compétences mais vous êtes trop lente",

28:50

ou alors "désolé on vous prend pas, on connait pas les troubles dys".

28:53

Et ça le nombre de fois que j'ai pu me recevoir ce genre de voilà,

28:58

ce genre de situation, de phrase en fait. Et j'ai fait ce constat que finalement les troubles dys n'étant pas assez connus

29:09

par les recruteurs,

29:10

il fallait faire quelque chose. et qui mieux qu'un dys pour parler des troubles dys ?

29:16

Et puis finalement c'est ce qu'on me dit souvent : "jamais pour nous sans nous".

29:23

Et je suis partie ce postulat là. Et puis en fait moi,

29:30

il y avait aussi quelque chose qui me... toujours de ce postulat qu'il n'y a jamais des choses qui

29:36

sont faites pour nous. Moi j'étais détentrice d'un bac plus 4 en informatique,

29:42

et moi j'adorais créer des sites web etc. Le problème c'est que la plupart des sites web qu'on

29:47

voit, ils ne sont pas du tout adaptés aux dyslexiques et aux dyspraxiques.

29:52

Ah bah si c'est tout de justifié !

29:54

Bam ! du coup je me suis dit "comment je peux faire?".

29:58

J'ai essayé de trouver un boulot mais j'ai eu un seul boulot,

30:01

j'ai eu un seul boulot et j'ai fini en burn-out.

30:03

Heureusement que c'était un CDD et que je savais la date butoir si tu veux,

30:09

la fin du truc. Après je me suis posée, enfin libre !

30:16

"Libérée, délivrée !" Mais ça c'est pareil, dans La Reine des Neiges,

30:24

là, c'est pareil. Elle doit cacher son secret, et puis paf.

30:28

Le présent finalement ça devient une beauté, c'est pur quand c'est accepté,

30:34

c'est magnifique. Et finalement là où j'ai fait de mon handicap une force,

30:41

c'est justement de ce fait je suis capable d'expliquer.

30:45

D'ailleurs c'est ce que j'avais fait bénévolement quand j'avais eu la référente handicap,

30:51

donc une référente handicap c'est quelqu'un qui s'occupe de la mission handicap dans les grandes

30:58

entreprises. Les entreprises de plus de 250 salariés ou agents.

31:05

Et du coup, ces personnes-là sont là pour mettre en place les aménagements,

31:11

pour vous aider par rapport à la reconnaissance et à la qualité de travailleur handicapé.

31:16

Bref, des choses comme ça. Donc, on parle assez peu,

31:19

finalement. Moi, quand je vais en intervention, ce n'est pas rare qu'on me dise que "je ne savais même pas que j'avais le

31:25

droit à la RQTH". Ou alors "ah oui mais j'ai peur de le dire,

31:28

parce que si je le dis j'ai peur de me faire licencier".

31:31

Bah oui mais si t'as justement quelqu'un qui est là,

31:35

un ou une référente handicap qui est là pour justement permettre ça,

31:40

va la voir et c'est ok. T'es pas obligé de lui dire quel handicap tu as,

31:45

même si bon c'est toujours mieux quand même d'exposer un peu les difficultés.

31:51

Il y a beaucoup d'entreprises qui sont aussi des entreprises qui sont pas françaises et qui jouent un peu des fois avec les

31:57

lois françaises parce qu'elles vont avoir des filiales en France et du coup derrière le respect des personnes en situation

32:05

de handicap est pas vraiment...

32:08

Là je te parle plus des grands groupes où moi je travaille,

32:15

donc je sais que ces grands groupes là ils sont sensibles,

32:17

voilà. Et en fait, le fait d'aller voir sa mission de handicap et de dire "je suis RQTH,

32:24

j'ai besoin de tel ou tel aménagement" voilà, en fait ça permet comme ça à l'entreprise aussi

32:31

d'augmenter ses quotas. Mais on n'est pas qu'un quota sur une feuille tu vois,

32:37

on est aussi des salariés, des agents qui ont besoin justement de reconnaissance et d'aménagement,

32:46

parce que le travail classique n'est pas possible.

32:51

Ou il est possible mais avec... D'ailleurs il y a beaucoup de personnes qui finissent en burn-out,

32:55

beaucoup de personnes...

32:56

Forcément parce que du coup ils se forcent...

32:57

Ils masquent, et le masking bam tu finis par te prendre des murs.

33:04

Donc il faut faire super attention à ça. C'est vrai qu'aujourd'hui on parle beaucoup de la santé mentale et je pense que

33:10

c'est un enjeu de santé publique et voilà. Il faut en parler,

33:14

il faut en parler, il faut en parler, si on n'en parle pas personne n'en parlera,

33:17

tu vois.

33:17

Ah bah ça c'est totalement vrai. Et justement qu'est-ce que tu dirais à quelqu'un qui découvre un diagnostic de troubles

33:25

dys aujourd'hui?

33:26

Alors, je dirais "tu n'es pas coupable", déjà. D'ailleurs,

33:31

c'est ce que je dis dans mon livre. Tu n'es pas coupable.

33:35

Et puis surtout, l'accepter, mieux se comprendre,

33:39

c'est l'accepter, déjà. Parce que, effectivement,

33:42

quand on comprend mieux comment on fonctionne, on peut essayer de trouver des stratégies à mettre

33:48

en place. Et c'est en mettant ces stratégies en place qu'on vit mieux le handicap.

33:52

Même si, effectivement, on vit avec toute la vie et il faut l'apprivoiser un peu comme le renard

33:59

dans le Petit Prince.

34:01

Le Petit Prince ! Oui !

34:01

J'adore ce conte.

34:04

D'ailleurs c'est pas les 100 ans du Petit Prince ?

34:07

Si, c'est les 100 ans ou 80 ans ?

34:11

Mince. Anniversaire.

34:12

Oui, c'est un anniversaire.

34:14

Oui c'est un anniversaire du Petit Prince.

34:15

Je crois que c'est 80...

34:16

Je crois qu'ils ont ressorti des choses magnifiques sur le Petit Prince.

34:18

Oui, j'avais vu il n'y a pas très longtemps effectivement.

34:22

Oui, j'ai vu des livres très très beaux, parce que j'adore Le Petit Prince depuis que je suis toute petite. petite.

34:25

Non, je crois que c'est les 80 ans.

34:26

C'est 80?

34:27

Il me semble.

34:27

On est en 2026.

34:31

Je l'avais pris en photo, je l'avais envoyé à une copine,

34:34

j'ai dit "tiens regarde, j'ai trouvé ça, tu es trop contente".

34:40

Ah oui, il y a des magnifiques livres, des rééditions,

34:45

toutes les citations les plus connues, on ne voit l'essentiel,

34:48

l'essentiel est invisible pour les yeux, on ne peut voir qu'avec le coeur.

34:54

Non c'est vrai que j'ai vraiment beaucoup aimé, et d'ailleurs il est disponible en livre audio.

35:00

Oui, j'aimerais bien savoir qui c'est qui l'a lu d'ailleurs.

35:02

J'irai regarder après.

35:03

Il y en a plusieurs qui ont fait des livres audio.

35:05

80 ans, c'est ça.

35:07

80 ans.

35:07

J'ai une bonne mémoire.

35:09

Ah ! Vous voyez, la discrimination sur les personnes dys,

35:11

la mémoire n'est pas affectée.

35:14

Exactement, mais ça dépend de quelle mémoire. Ma mémoire visuelle n'est pas forcément très bonne.

35:18

Néanmoins, ma mémoire auditive et kinesthésique,

35:20

v'la le délire. Et j'ai aussi une mémoire épisodique très très forte,

35:27

puisque mon premier souvenir date de mes un an et demi.

35:30

Ah oui, effectivement !

35:33

Donc ouais, ça fait une sacrée base de données dans la tête.

35:36

Et à partir de cette base de données, est-ce que tu voudrais bien me donner,

35:41

parce que j'aime bien laisser un peu une petite impression douce,

35:45

et c'est malheureusement, nous arrivons à la fin de ce merveilleux podcast..

35:48

J'aimerais tant pouvoir discuter encore 6 heures avec toi !

35:51

Je me doute bien. Même 10 heures !

35:56

Ah bah voilà dys ! Donc s'il y avait une phrase, une oeuvre,

36:02

ça peut être une oeuvre picturale, musicale, peu importe,

36:05

du théâtre, qui représente en fait ton rapport à ce trouble là.

36:10

Donc soit quelque chose qui en parle directement,

36:14

soit quelque chose qui résonne pour toi, peu importe si l'oeuvre en parle,

36:18

que tu voudrais partager à quelqu'un ?

36:20

Ah c'est pas simple cette question. Une oeuvre qui me parle par rapport à moi.

36:27

J'aime beaucoup Alice au Pays des Merveilles.

36:31

"Nous sommes tous fous ici."

36:34

Non, mais parce qu'en fait, aussi bien le Chapelier fou,

36:39

j'apprécie particulièrement la version Tim Burton,

36:42

aussi parce que Tim Burton est dyslexique, faut pas se le cacher.

36:49

Mais voilà, non c'est vrai que le Chapelier fou,

36:53

Alice, avec ses histoires, mais pourquoi ils nous embêtent avec leur écriture?

36:59

Moi je préfère les images, clairement c'est moi ça!

37:01

Je préfère les images, et d'ailleurs quand je fais mes conférences,

37:06

sauf effectivement cas exceptionnel comme celle que j'ai faite justement le 26 mars dernier,

37:13

j'ai toujours des images, je mets des images. Et les images c'est mon support pour me rappeler,

37:18

c'est un peu mon palais mental mais physique. Et en fait j'aime beaucoup Alice au Pays des Merveilles parce qu'elle passe

37:29

aussi de l'autre côté du miroir. Bon alors ça c'est un autre conte,

37:33

mais le fait que tu vois elle se retrouve dans un monde parallèle où finalement elle est utile,

37:40

elle est plus jugée, finalement tu vois autant dans la vraie vie tu dois être comme ci,

37:47

tu dois être comme ça. Et puis elle voit, je sais plus si c'est un lapin,

37:52

elle voit le lapin, elle voit un chat, bref et en fait quand elle arrive dans ce monde des

37:59

merveilles, ce pays des merveilles, elle est totalement différente,

38:03

elle est elle-même en fait. Et moi tu vois quand je faisais encore du théâtre,

38:07

finalement ce que j'aimais bien dans le théâtre aussi,

38:10

c'était le fait d'être moi-même. Même si, d'être différente mais normale en même temps.

38:15

Ah oui je vois.

38:18

Ca va peut-être être un peu difficile à comprendre pour les gens,

38:22

mais voilà. C'est vrai que c'était cette sensation de se dire "en fait je suis moi-même".

38:28

Et même d'ailleurs, une fois je me souviens, j'étais quand même assez moquée de moi,

38:34

on se moquait un peu de moi quand j'étais au lycée etc.

38:38

Et un jour je suis arrivée à l'école pour carnaval en Vamp.

38:44

Oh ! Avec le petit fichu et tout ?

38:48

Alors peut-être pas autant, mais je faisais un petit peu la grand-mère.

38:53

Et même je prenais la petite voix "alors mon petit fils comment tu vas ?".

38:58

J'étais carrément dans le personnage. Et il y a des gens qui se foutaient de ma gueule d'habitude qui me disaient "mais

39:06

moi je pourrais pas faire ça, franchement bravo".

39:10

Comme quoi tu retournes la situation !

39:12

C'est vrai qu'on ose peut-être plus.

39:15

Je pense que ça dépend des gens, bien sûr. Mais moi personnellement j'ose beaucoup plus que la

39:20

plupart des, que le commun des mortels, parce que justement,

39:25

et en fait j'ai jamais, très honnêtement je n'ai jamais voulu être comme les autres.

39:30

On m'a toujours dit "c'est chiant, t'es pas comme les autres".

39:34

Bah oui mais en fait à quoi ça sert d'être comme les autres.

39:37

Si t'es comme les autres, finalement t'es pas authentique,

39:41

t'es pas différent. Justement je pense que le fait d'être différente,

39:46

moi je l'accepte. Et heureusement pour moi que je l'accepte,

39:50

c'est plutôt les autres qui ont du mal à l'accepter parfois par contre.

39:55

Là tu vois par exemple la semaine dernière, il y a une dame qui m'a dit "franchement t'es vraiment

40:00

une femme exceptionnelle". Moi d'où je suis exceptionnelle ?

40:03

En fait je suis moi même. C'était ça tu vois. Et en fait bon,

40:09

maintenant j'arrive quand même à accepter les compliments.

40:13

Mais tu vois en fait je suis tellement moi même,

40:16

je fais tellement les choses avec authenticité, que finalement je vois pas pourquoi je me

40:23

cacherais. Alors, il y a des fois où, effectivement,

40:26

dans mon métier, je n'ai pas le choix que d'être la haute performance,

40:29

etc. Mais il y a des fois où je me permets de relâcher la pression ou des choses comme ça et de ne

40:36

pas être... Moi, il y a des fois où ça m'arrive de dire à mon mari,

40:39

"est-ce que j'ai le droit d'être un enfant aujourd'hui?".

40:41

"Ben oui, bien sûr". Quand on est le week-end, j'ai tellement compensé la semaine pour le boulot,

40:46

etc, que, en fait, j'ai dit, je me donne l'autorisation de...

40:51

Alors, c'est vrai qu'il y a des fois où les gens regardent dans la rue en mode "c'est qui

40:55

celle-là?". Ecoute je m'en fiche, j'ai appris à dépasser ce regard des autres,

41:03

et je pense que c'est ça la chose dont je suis plus fière aujourd'hui.

41:07

Je trouve que c'est très beau ce que tu dis.

41:09

Et les gens me disent que je suis authentique, donc je pense que ça fonctionne plutôt bien.

41:13

Je suis un peu un clown, je suis un peu tout en fait.

41:17

T'es toi en fait.

41:19

Je suis moi.

41:19

C'est ça qui est le principal. Et que les gens puissent t'accepter en tant que telle.

41:25

Il y a un autre film que j'aime beaucoup. J'ai dit je suis moi,

41:31

mais du coup, ça me fait penser à Mirabel, tu sais,

41:37

Encanto.

41:38

Ah oui!

41:40

Mirabel qui est là en mode c'est dur de ne pas être machin.

41:44

Et puis, qu'est-ce que tu vois? Je vois moi. Et là,

41:49

c'est beau, c'est magnifique. Et je me rappellerai toujours de quand est-ce que j'avais été voir ce

41:55

film au cinéma, j'étais même à Disney Village dis-toi bien,

41:59

au hasard comme ça, moi TDAH, je dis à mon mari,

42:02

"tiens c'est marrant il y a un cinéma, ça te dit?",

42:05

"vas-y, il pleut, il fait moche, vas-y, ça te dit on va au cinéma et tout",

42:09

genre ah tiens il y a Encanto, j'aimerais bien aller le voir et puis en fait on a été voir

42:15

Encanto, on a kiffé notre race, et finalement on est rentrés il faisait jour,

42:23

on est sortis il faisait nuit ,et c'était trop bien en fait.

42:25

Et voilà.

42:26

Des petits moments pris comme ça.

42:29

Et en plus elle me ressemble en plus Encanto.

42:31

Mirabel ? Oui c'est vrai t'as les cheveux bouclés aussi.

42:33

Bon alors là je les ai attachés, mais effectivement je mets les lunettes vertes,

42:39

la petite jupe et tout...

42:40

Et voilà prochain cosplay.

42:40

Ah mais je fais du cosplay ! J'ai Bellatrix, là j'ai commencé à préparer un petit peu un

42:48

personnage que j'adore Marie Poppins. Marie Poppins c'est pareil,

42:55

c'est toute mon enfance, je connais les musiques par coeur,

42:57

que ce soit le 1 ou le 2. Donc vraiment je suis fan des petits dessins d'*** pour enfants.

43:06

Pareil, Judy Hopps dans Zootopie, c'est pareil,

43:12

elle est exceptionnelle cette lapine. Elle est trop mimi en plus.

43:16

Je pense que Zootopie a fait beaucoup justement pour les neuroatypies,

43:20

surtout le 2.

43:21

Je suis totalement d'accord. Je l'ai vu aussi. C'est magnifique.

43:23

Mais en tout cas je pense qu'il faut justement que ça puisse exister davantage des oeuvres qui soient à la fois inclusives

43:34

mais pas non plus un martèlement total quoi, juste exprimer des valeurs.

43:38

Juste ce qu'il faut. Un soupçon.

43:40

Un soupçon. Juste un morceau de sucre qui aide la médecine à couler,

43:46

la médecine a couler, la médecine à couler...

43:49

Juste un morceau de sucre qui aide la médecine à couler,

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la médecine a couler, la médecine à couler...

43:50

Je pense que sur cette merveilleuse chanson, nous allons continuer à faire un karaoké de notre côté. côté.

43:57

Exactement.

43:59

En tout cas, merci beaucoup Aurélie pour cet échange.

44:02

Avec grand plaisir, c'était vraiment super intéressant de pouvoir être dans ton podcast.

44:08

Et c'est vrai que le sourire était là donc c'est top.

44:12

Oui, je pense qu'on a ramené le soleil avec nous.

44:14

Je ne sais pas, on ne peut pas voir d'ici.

44:17

On ne voit pas très bien effectivement.

44:18

On va se persuader.

44:21

Voilà, exactement ! Merci beaucoup Aurélie.

44:24

Avec grand plaisir, merci à toi, merci aux auditeurs qui nous ont écoutés.

44:28

Tout à fait, merci à tous et à toutes. Merci d'avoir écouté Voix Plurielles.

44:38

Comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.

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C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

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une autre façon de voir le monde.

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