Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici,
on parle avec empathie de vie différentes pour une même humanité.
Aujourd'hui, petit épisode spécial parce qu'en effet,
on se voit avec Paul.
Salut!
Et oui, car Paul est parmi nous aujourd'hui et le chat également.
Et le chat également.
Eh bien mon cher Paul, je suis ravie de te recevoir ici pour qu'on fasse notre petit point saisonnier. saisonnier.
Tout à fait. Fin de la saison 1. Ce fut une expérience tout à fait plaisante.
J'ai appris plein de choses en vrai.
Ouais, moi aussi. C'était vraiment cool.
C'était trop cool.
On a eu plein d'invités.
C'est ça.
Variés.
Alors oui quand je disais que j'apprenais plein de choses,
je parlais purement sur le plan technique. Mais maintenant que tu le dis,
j'ai aussi appris plein de choses juste avec le contenu des podcasts en eux-mêmes,
ça oui c'est sûr complètement. Mais voilà disons pour le côté technique,
moi j'ai appris plein de choses, j'ai trouvé un peu un workflow pour tout ça,
pour que le podcast sonne le mieux possible, et je suis content.
Et oui franchement, c'est vrai que depuis le premier épisode avec Léa,
Léa Vigier, on en a fait du chemin.
Oui, carrément. Donc voilà, moi j'espère que vous,
Léa, les auditeurs, vous avez passé un bon moment avec nous.
Eh oui, auditeurs, auditrices.
Auditeurs, auditrices, tout à fait...
En tout cas, nous, on a été vraiment ravis et on repart de plus belle en saison 2.
Parce que pour cette fois-ci, la saison 2 va pouvoir ouvrir des horizons encore plus grands,
puisqu'on va pouvoir non seulement parler de personnes avec des spécificités diverses et variées,
qu'on a déjà évoquées ou pas d'ailleurs, mais on va pouvoir aussi parler de personnes qui ont des projets en lien avec différentes
choses. On va beaucoup reparler de Muta, oui, ça c'est sûr,
hein, le chat sera toujours là !
C'est marrant parce que comme c'est la première fois que je fais le podcast avec toi,
je me rends compte à quel point elle est omniprésente tout le temps avec vous.
Et "il", c'est un mec chiant !
Oui c'est vrai que moi je sais pas pourquoi j'ai toujours fait ça,
les chats pour moi je pars du principe que c'est des filles.
C'est peut-être la hauteur du miaulement ?
Peut-être, ça fait un peu féminin peut-être.
Mais ouais en tout cas Muta est toujours là, à faire son petit son petit blabla.
C'est marrant parce que là, nous, ça fait quoi ça fait deux heures,
peut-être une heure et demie qu'on passe déjà du temps ensemble,
il n'a pas sorti le bout de son nez pendant tout ce temps-là.
Et on commence à enregistrer, il est là.
Exactement, parce que du coup on est allé sur son territoire là où il était,
tranquillement installé. Mais ce chat fera toujours partie intégrante du podcast.
Ce sera les petits easter eggs si jamais vous voulez réécouter les épisodes et vous demander à quel
endroit Muta est venu.
On va faire une compilation !
Une compilation des meilleurs bruits de chats !
De ouf !
Mais en tout cas oui, pour la deuxième saison c'est sûr qu'on va étendre à des personnes qui ont
des projets, à des personnes qui ont des proches aussi,
enfin les proches, les aidants, les soignants, les enseignants,
toutes ces personnes qui gravitent autour du monde du handicap et des neuroatypies.
Parce que je pense que c'est des personnes qui ont des choses à dire et du coup c'est important de pouvoir leur donner la
parole également, de voir comment on peut essayer d'agir dans cette société pour avoir une meilleure compréhension de tout ça. ça.
Carrément, je pense que ça va être super intéressant.
Tu m'as déjà parlé du coup de pas mal d'épisodes que tu as déjà enregistrés ou que tu vas
enregistrer. Franchement, ça va être super intéressant.
Oui, c'est vrai qu'on essaye de ne pas faire trop de teasing,
mais en tout cas, on a des personnes vraiment très,
très chouettes à venir sur ces épisodes. On essaye de prendre de l'avance aussi pour vous fournir
le meilleur contenu, qu'il n'y ait pas de retard,
que vous ayez vraiment un bel épisode à chaque fois.
Et d'ailleurs en termes de petites modifs, on a décidé pour la saison 2 avec Paul qu'on allait partir sur un épisode toutes
les deux semaines. Mais ne vous inquiétez pas, je continuerai à faire des petits extraits toutes
les semaines sur Instagram. Mais au moins vous aurez l'épisode en entier.
Parce que j'ai eu quelques retours d'auditeurs et auditrices du podcast qui,
effectivement, disaient que ça leur plairait bien d'avoir tout d'un coup parce que l'attente était vraiment très longue
entre deux épisodes.
Le contenu est tellement bon que les gens ne pouvaient pas attendre.
Ils ont trop envie d'avoir la suite.
Exactement. Donc, c'est vrai que là, vous aurez tout d'un coup et vous aurez deux semaines pour le savourer bien comme il faut. faut.
Je pense que c'est bien, je pense que c'est une bonne idée déjà pour changer,
pour voir ce que ça donne, et puis c'est une bonne idée de format.
Pour nous, ça ne demande pas plus ou moins de travail, vraiment. vraiment.
Si on peut faire plaisir.
Et c'est ça. Ça fait un bon épisode d'une heure, généralement, du coup. du coup. coup.
Oui, à part pour le TDAH, effectivement, où on n'était plus sur deux heures,
mais c'est le principe.
Mais c'est le TDAH, que voulez-vous?
Exactement. Il faut bien rendre à César ce qui est à César et pouvoir rendre ses lettres de
noblesse à cette particularité.
Et oui, très dans le thème.
Sinon, à quoi servirait ce podcast?
C'est ça, carrément.
Mais je pense que c'était important aussi que vous puissiez un petit peu rencontrer Paul.
Parce que Paul qui est derrière chacun des épisodes la petite fourmi qui travaille dur pour vous
faire le meilleur son possible, qui a fait également les jingles,
tous les jingles de début, de fin...
Les quatre différents jingles. Exactement. Vous ne l'avez peut-être pas remarqué,
mais il y en a quatre versions différentes. Pour les oreilles musicales attentives,
vous avez remarqué que c'est la même chose à peu près.
Mais un petit peu différent à chaque fois.
Exactement.
Ça c'est pour mon plaisir personnel.
On réfléchit d'ailleurs à pouvoir également pour la saison 2 peut-être faire une petite modif.
Ça, ça va être en gros la même mélodie, même tout,
mais on va changer un petit peu la forme. Comme on n'a plus,
en plus maintenant que c'est du coup une seule grande partie,
ben non en fait je pense qu'on aura toujours quatre différents,
c'est juste du coup oui, je pense que je vais changer peut-être un peu les instruments,
ce genre de trucs, je vais voir.
Oui voilà, de toute manière c'est vrai qu'avec les nouveaux invités et l'ouverture des sujets il n'y aura pas forcément le
même découpage en deux immenses parties différentes.
Ce sera peut-être plus des parties un peu plus larges,
donc du coup il n'y aura peut-être pas forcément...
C'est vrai que t'avais un peu un script, en tout cas des questions récurrentes et du coup ça permettait d'à chaque fois découper
un peu de la même manière chaque épisode. Là peut-être que du coup comme les sujets vont être beaucoup plus différents les
uns des autres et qu'on parle pas que...
Ca reste plus ouvert effectivement à la parole et à l'échange.
C'est ça ouais, donc on ira peut-être moins... De toute façon il y aurait eu moins l'occasion de
vraiment couper en deux, donc je pense que de toute façon c'était la meilleure idée pour tout,
pour les auditeurices et pour nous pour que ça reste quand même un truc cohérent.
Oui, c'est ça. Qu'il y ait quand même quelque chose qui permette une écoute agréable.
Et du coup, enlever cette fameuse coupure qui en a...
Chafouiné.
Chafouiné certains et certaines. Donc, les petits impatients.
Mais oui, on est vraiment content avec Paul. Et vous savez que Paul ne fait pas que la création de
Voix Plurielles. Si vous avez apprécié son travail de montage merveilleux mais également son petit travail pour ces petits
jingles, Paul, tu composes aussi.
A la base, mon activité principale c'est la composition.
C'est vraiment ce qui a fait que j'ai fait des études dans le son,
c'est ça qui occupe la plupart de mon temps on va dire,
et de mon énergie. Mais du coup en fait maintenant je fais aussi beaucoup de technique,
pure technique, comme le mixage montage. Et après aussi dans ma vie,
j'ai aussi fait des séances de studio en tant qu'ingé son,
j'ai fait des spectacles en tant qu'ingé son tout ça...
Mais disons que là mon activité principale en ce moment c'est la post-prod,
je suis derrière mon ordi en position de gnome et je fais des trucs que personne ne comprend mais
moi je comprends.
D'ailleurs vous pouvez le suivre, vous savez qu'à chaque fois sur Instagram il est en collaboration
de tous les épisodes, donc vous pouvez toujours récupérer ses infos et voir ce qu'il fait aussi par
ailleurs. Parce que c'est quand même important de faire la part belle aux personnes,
enfin je pense que c'est important de pouvoir faire la part belle aux personnes qui sont dans
l'ombre, parce que même si effectivement le podcast globalement on ne voit personne dans tous les
cas, mais c'est vrai qu'on ne voit encore moins qu'il y a beaucoup de travail à faire derrière l'écriture et derrière la
présentation et le fait d'être avec les invités.
Et bien il y a quand même du travail, il y a tout un traitement qui est fait pour que ce soit
parfait. Et ça, c'est important de pouvoir insister sur le fait que les ingé sons,
notamment, et toutes les petites mains dans l'ombre.
Ce sont des personnes qui travaillent aussi sur tous les projets artistiques que vous pouvez suivre. suivre.
Le simple fait que tu aies eu cette idée-là et que tu me l'aies proposée,
franchement, ça m'a fait super plaisir quand tu m'as dit que tu t'es dit « ouais,
pour le dernier épisode, pour un peu conclure, ce serait cool qu'on se fasse un petit podcast à
dimension réduite, mais juste pour parler un peu de toi»,
franchement, je me suis dit « mais oui». En fait ça me fait penser,
justement moi qui ai travaillé un peu dans les concerts,
ça me fait vraiment penser à ce truc qui se fait de plus en plus où les artistes,
ils sont là, on remercie tous les musiciens sur scène et puis à la fin,
il y a quand même tout le monde, on remercie aussi les ingé son et tout le monde se retourne et on
applaudit les ingé sons. C'est un truc qui se fait de plus en plus et du coup ça me fait penser à
ça en me disant, techniquement, à part la mention de mon nom à chaque fois,
en fait dans les podcasts on ne parle pas de moi,
parce que c'est pas le sujet, c'est normal, je suis juste là pour faire que ça sonne bien et tout
ça. Mais du coup, franchement ce que je te dis, c'est que ça me fait vraiment super plaisir que pour au moins ce dernier
podcast là, on parle un peu on parle de comment de mon travail,
de comment j'ai fait tout ça et tout, ça me fait vraiment super plaisir c'est trop cool.
Ecoute, c'est normal c'est normal, tu travailles sur le projet au même titre que moi.
Et c'est pas parce que mon nom est en général mis plus en avant parce que c'est moi la
présentatrice entre guillemets, donc il y a un visage entre guillemets sur la voix,
plus la voix, mais il y a quand même plein de choses qui sont faites derrière.
Et je pense que c'est important et comme tu le soulignes justement dans les spectacles sur scène où aujourd'hui on peut
remercier la régie, les producteurs, les petites mains qui ont fait,
quand je dis la régie c'est la régie dans tous les sens du terme,
la régie son, la régie lumière, la régie aussi qui a un peu permis à tout le monde d'être choyé aussi pendant tout le temps
du spectacle ou du projet. Et je pense que c'est des personnes en fait on se rend pas compte,
parce que souvent quand on va au cinéma on regarde pas les crédits.
Ouais.
Alors moi j'aime bien regarder les crédits.
Justement c'est exactement pour cette raison là, je me dis genre la très grosse majorité du temps
je reste pendant les crédits, parfois pas jusqu'au bout parce que ça peut durer un certain temps
pour les gros films, mais j'aime beaucoup regarder ça,
surtout quand on est sur la partie son où je suis en mode,
"ah oui c'est lui, c'est lui". Parfois, je ne reconnais pas tous les noms bien sûr,
mais ça me fait plaisir de au moins de cette manière-là honorer un peu le travail de ces gens-là,
surtout dans mon domaine de travail à moi. Donc carrément c'est la même vibe.
Mais tu vois c'est très marrant parce que je suis allée au cinéma il n'y a pas très longtemps,
on est allé voir un gros film qui vient des Etats-Unis,
et on l'a vu exceptionnellement en version française parce que j'avais envie de pouvoir,
voilà, de temps en temps, j'essaye maintenant de favoriser aussi les VF.
Notre bonne VF quand même.
Exactement, parce que c'est vrai que ça fait partie quand même de mon travail.
Et du coup, j'essaye de favoriser un petit peu. Et on est resté jusqu'au bout,
puisque les voix françaises ne sont données qu'à la fin des crédits.
C'est vrai.
Et donc, l'ami qui était avec moi, c'est une personne qui travaille dans la composition,
qui est donc artiste musical. Et c'était marrant parce qu'effectivement on a regardé qui avait fait
la musique etc, et il me disait "ah oui mais tu vois je l'avais reconnu un petit peu d'oreille et
tout, donc c'est marrant que ce soit lui", etc pouf pouf pouf...
Et donc c'est exactement ce que tu dis mais toi avec tes spécialités à toi.
Et je pense que de toute façon tout le monde a vu un peu la longueur des crédits dans un film,
donc vous imaginez bien que forcément bon le podcast ne fait pas,
c'est pas non plus, je ne suis pas Christopher Nolan.
Oui voilà, nous les crédits se limitent à du coup...
Mais il y a quand même plusieurs personnes. Parce que forcément il y a Paul,
toi tu t'occupes de toute la partie ingénieur du son,
toute la partie création sonore et composition. Donc c'est vraiment un travail lourd parce qu'il y a beaucoup de choses
à faire. Moi c'est vrai que je suis plus à l'écriture et donc aussi je suis la présentatrice.
Mais il ne faut pas oublier aussi que voilà, y'a Inès Inserra,
qui est une amie, qui a fait tout le visuel. Parce que ça reste sur un podcast,
il n'y a pas de visuel, c'est encore plus difficile de s'attacher à quelque chose.
Moi j'aimerais bien aussi pouvoir remercier aussi les personnes,
c'est une personne en particulier, c'est Benjamin Bellamy,
qui m'a permis de travailler avec la solution de podcast de Castopod,
que vous m'entendez dire à la fin de chaque podcast.
Mais grâce à Benjamin, j'ai pu travailler avec cette solution qui me permet de publier les podcasts
sur toutes les plateformes. D'ailleurs, je vous conseille cette solution parce qu'elle est vraiment très facile d'utilisation et
ça permet de rajouter des sous-titres. Moi, en tout cas,
j'ai trouvé que c'était très facile d'utiliser.
Je ne connaissais pas avant tu vois.
Moi non plus, c'est lui qui m'a fait découvrir, parce qu'il est aussi sur un autre podcast qui
s'appelle RDGP, rien de grave patron, puisque lui,
il travaille plus sur le numérique. C'est pour ça,
en fait. C'est une revue qui... Je crois que c'est tous les mercredis,
si je ne dis pas de bêtises, RDGP. Et du coup, c'est une petite revue d'une demi-heure environ sur
l'actualité du numérique. Et donc, forcément, vu que c'est quelque chose qui l'intéresse
énormément, notamment tout ce qui est open source,
et donc là, il a fait cette solution de podcast que je trouve vraiment très chouette parce que au
moins c'est français, c'est local, on ne dépend pas d'un géant des Etats-Unis.
Carrément.
Donc ça fait encore une petite main supplémentaire.
Et je ne compte même pas évidemment toutes les petites mains qu'on a,
toi et moi, qui sont nos proches, qui nous soutiennent aussi dans ce qu'on fait.
Ça c'est indirect, mais c'est sûr que tous les gens qui sont autour de nous,
qui nous supportent, qui nous montrent leur soutien sur les réseaux sociaux,
quant aux gens qui sont là, mes proches, qui likent tous les posts ou qui parfois me félicitent ce
genre de choses, on s'en rend pas compte parfois,
mais c'est tellement important d'avoir du soutien de gens qu'on apprécie et même parfois de gens
qu'on connaît pas. Parfois, c'est un autre effet de recevoir des messages de gens qu'on ne connaît
pas, qui nous soutiennent. C'est un autre effet. Ça fait aussi du bien,
mais ça fait vraiment du bien d'avoir ces petits...
C'est vrai qu'il y a eu des commentaires sous les publications Instagram.
Ça m'a touchée parce que je me suis dit, mais...
En fait, il y a au moins une personne sur cette Terre à qui ça a rendu service.
Carrément.
Et ça, c'est ce qu'on se disait dans l'épisode avec Delphine sur l'anxiété,
c'est qu'en fait, si on devait retenir une seule chose,
c'est s'il y a une personne sur Terre à qui ça a pu rendre service,
c'est gagné.
Bah oui, 100%. Être positif.
Exactement.
Être positif. Franchement c'est ce que je me disais,
mais en fait le podcast dans un sens il est presque d'utilité publique de pouvoir de parler de ce genre de choses dont vraiment
on parle pas assez, on est pas assez éduqué sur ce genre de sujet.
Et avoir les avis des gens concernés directement et un peu qui nous parlent de leur life et tout
c'est tellement intéressant, ça fait apprendre et comprendre tellement de choses.
Donc je pense que là, bon, il y a un commentaire,
mais je pense que plein de gens ne commentent pas forcément,
c'est on va dire qu'il y a...
La masse silencieuse est toujours plus nombreuse que les gens qui vont commenter,
ça c'est sûr. Mais du coup c'est énorme un commentaire,
parce que ça veut dire qu'il y a une personne...
Qui a eu le courage, la force d'écrire quelque chose.
Et surtout, je pense que cette personne-là, en tout cas,
ça l'a suffisamment touchée pour qu'elle en arrive là.
Qu'elle arrive à se dire, il faut que je commente quelque chose et il faut que je l'exprime
ouvertement comme ça. Et ouais, ça fait vraiment plaisir de voir que ça aide des gens.
Si on peut expliquer un petit peu les différences,
les altérités, mais dans le sens juste, factuel et beau de ces différences,
en fait, on va réussir à embrasser cette diversité,
cette multidiversité qu'il existe dans le monde,
comme plein de choses différentes, mais on reste l'humanité.
C'est-à-dire que derrière, si chacun fait le petit effort de pouvoir comprendre comment les autres
fonctionnent, et c'est ok que ce ne soit pas comme nous,
et bien en fait on va pouvoir vivre ensemble et le vivre ensemble aujourd'hui c'est quand même quelque chose qui est fondamental
parce qu'il y a tellement de guerres, de conflits etc que si on peut réussir à amener juste de la
compréhension... Parce que souvent les conflits, la colère ça vient d'une incompréhension,
ça vient de quelque chose qui fait peur, la peur vient de l'incompréhension.
Et c'est vrai que quand on explique, on a moins peur.
100%. Moi je pense que c'est ça. Là j'essaie de trouver un exemple parmi tous les sujets dont on a
parlé, par exemple il y a eu deux podcasts si je ne dis pas de bêtises,
il y a eu deux épisodes sur la bipolarité.
Oui c'est vrai que j'ai fait un petit biais personnel.
Bon après on aurait pu faire aussi sur l'autisme et l'anxiété,
mais disons que c'est un peu ce qui m'a amené à ce podcast.
Et donc c'est vrai que je me suis dit que c'était un peu symbolique d'en faire le premier épisode
et le dixième épisode, histoire de dire que déjà que c'était pas fermé à faire des épisodes multiples sur différents sujets
parce que dans tous les cas on ne traite pas un sujet dans son entièreté avec une seule personne.
C'est ce que, c'est justement, si on avait eu cette conversation à un moment donné,
c'est en fait on pourrait inviter dix personnes différentes avec le même trouble,
en fait l'épisode serait pas pareil à chaque fois.
Parce que justement ce qui est intéressant c'est de voir comment cette personne là vit avec ça,
où est-ce qu'elle en est dans son parcours, est-ce que c'est bon elle arrive enfin à gérer ça,
elle a tous les mécanismes qu'il faut pour, est-ce qu'elle est encore en train,
est-ce qu'elle l'a appris il n'y a pas longtemps,
ce genre de truc.
Oui parce que c'est aussi dans la temporalité la différence qu'il peut y avoir entre les personnes.
C'est à dire que ça peut être à la fois la chose en tant que telle,
c'est à dire la différence en tant que telle qui crée la différence,
mais ça peut être aussi l'endroit dans la vie où on en est sur le chemin de sa vie par rapport à cette particularité qui
fait qu'on ne va pas forcément la vivre de la même manière.
Une personne qui, par exemple, pour la dépression,
une personne qui est en dépression ne va pas avoir du tout les mêmes forces et les mêmes façons de vivre qu'une personne
qui est sortie de la dépression. Et en fonction du vécu,
on n'arrive pas forcément au même moment, chacun non plus en même temps.
100%. Et même en plus de ça, je dirais même que même si c'est deux personnes qui sont au même
endroit, par exemple pour prendre ton exemple de la dépression,
ils le vivront de toute façon de manière assez différente pour que leurs deux avis différents soient tout aussi intéressants
à avoir de toute façon je trouve.
Tout à fait, parce que leur histoire personnelle sera différente dans tous les cas.
Genre ça pourrait être une dépression, il y a plein de manières différentes,
pour l'exemple de la dépression, il y en a plein d'autres encore de façon des troubles différents.
Et en plus vu que souvent il y a aussi des troubles multiples,
(j'essaie de trouver d'autres mots à comorbidité parce que j'aime pas du tout ce mot) mais en tout cas quand il y a une
multiplicité des troubles ou des différences, des particularités,
ce n'est pas forcément les mêmes multiplicités pour chacun et chacune aussi.
C'est-à-dire que tu peux avoir une personne qui va être,
comme moi, bipolaire, autiste, anxieuse, hypersensible,
mais tu peux avoir aussi des personnes qui vont cumuler d'autres particularités alors qu'on en
partage peut-être un, mais les autres non.
Oui, du coup, pour quelqu'un qui, comme toi, aurait une bipolarité plus autre chose que toi,
tu n'aurais pas, en fait, sa bipolarité, il va la vivre de manière totalement différente.
Oui, c'est ça, exactement. C'est intéressant comme chemin dans tous les cas.
Façon de dire, on pourrait parler d'un même trouble des heures et des heures et des heures,
il y aurait toujours quelque chose de différent à dire.
Mais en tout cas, voilà, et je pense qu'aujourd'hui,
je me sens pleine de gratitude, en fait, pour ce qu' est devenu Voix Plurielles,
parce que... J'étais partie un peu à l'arrache, puisque j'ai mon compagnon qui m'avait dit « mais si t'as envie de faire
un truc, fais-le, et puis après tu vas affiner».
100%! %!
J'ai fait, c'était un peu chaotique, et puis après voilà,
avec Paul, et en fait de fil en aiguille, on est arrivé à un truc qui est…
Qui est très propre.
Qui est beau quoi!
Ouais, c'est beau, enfin là je parlais vraiment que du technique,
c'est très propre, mais en plus oui, de toute façon,
le concept en lui-même c'est super beau.
En fond et en forme...
On se débrouille super bien. En plus il y a un chat dans ce podcast.
Qui me sent, qui me renifle les pieds, non mais attendez.
C'est normal, c'est parce qu'il t'aime.
Oui c'est ça, sûrement.
Il est toujours là, dans l'ombre. De toute façon il est tout noir on ne le voit pas.
Pour l'anecdote du coup, la première fois que j'ai vu ce chat en vrai,
en fait moi je ne l'ai que entendu dans le podcast,
et je ne sais pas pourquoi je me l'imaginais orange,
je l'imaginais blanc et orange. Et du coup quand je l'ai vu pour la première fois : "Oh waouh,
il est noir !"
Et oui, il est tout noir.
Pour une raison particulière, je ne sais pas, je l'imaginais de cette manière-là.
C'est vrai qu'en général on imagine les chats...
Un peu chaotiques...
Un petit peu espiègles "orange".
C'est peut-être pour ça, je ne sais pas. Mais il est très beau ce chat,
il est très très beau, j'ai envie de, faire plein de petits coeurs !
Malheureusement on ne pourra pas faire un épisode entier sur Muta,
car Il ne parle que lorsqu'il en a envie. Mais il est là et il soutient le projet et il soutient
chaque personne qui vient.
Je réitère que la compilation des moments où Muta a interrompu le podcast,
ce serait...
Tu sais que tu te tires une balle dans le pied, Paul.
Ah oui, non mais 100%, ça veut dire que je vais devoir tout réécouter là,
tous les épisodes.
Il va falloir mettre, voilà, allez, si on a 1000 likes...
À 1000 likes, je fais une compilation des miaulements de Muta.
Partage avec tes amis si tu veux ! (c'est mon côté influenceur)
Oui c'est ça, en plus c'est même pas que des miaulements,
ça a été des interventions.
Oui, plein d'interventions de chat, c'est sûr.
Il a été présent, vraiment. Mais voilà, c'est notre supporter numéro un.
C'est ça, 100 %.
Il sera toujours là et nous aussi on essayera de continuer le plus possible ce projet.
Parce que moi déjà c'est un peu mon bébé, mon chouchou,
c'est un peu mon combat pour que les personnes différentes puissent avoir leur parole,
une parole qui est non tronquée, une parole qui est...
Et c'est ça aussi où je voulais te remercier Paul,
c'est que tu as accepté de faire un montage authentique,
de laisser les blancs, de laisser les hésitations,
etc. Tu as dû avoir les oreilles qui frisent en tant qu'ingé son,
de laisser autant de blancs, et de petits "euh",
"ben", etc. Mais je pense qu'on a réussi à faire quelque chose d'assez vrai.
Et je pense que c'est ça qui est important pour expliquer ce qui se passe,
de garder cette authenticité, de pouvoir s'effacer face aux invités qui sont venus aussi,
pouvoir leur laisser la parole. Parce que là finalement j'ai beaucoup parlé j'ai l'impression,
mais du coup de pouvoir laisser cette parole à toutes les personnes qui ont accepté de nous faire
confiance, finalement. Parce que ça, c'est quelque chose aussi qu'il faut souligner,
c'est que toutes les personnes qui sont venues ont fait confiance à la bienveillance aussi du cadre
qu'on a instauré. Et donc pour toutes les personnes qui écoutent ce podcast,
maintenant il est entre vos mains entre guillemets.
Mais traitez chaque invité.e avec respect, parce que ce sont des personnes qui ont eu le courage,
la force de partager leur vie, de partager leur quotidien,
de partager leurs faiblesses aussi à la multitude.
Et se mettre à nu, même si entre guillemets ce n'est qu'un podcast donc il n'y a pas de vidéo,
ça reste quand même quelque chose de très courageux,
et je pense que c'est important de le souligner que chaque personne est venue de son plein gré,
avec tout ce courage et cette force pour partager son histoire.
100%. Comme tu dis, c'est très courageux de leur part de s'ouvrir comme ça.
Comme je le disais plus tôt, ce n'est pas un truc dont on parle assez et je pense que ça peut mener à des comportements
qui ne sont pas forcément tip-top de certaines personnes.
Et de pouvoir quand même arriver là et de s'ouvrir comme ça et publiquement parler de leurs
troubles et de leurs particularités, c'est pas donné à tout le monde et ils le font.
Et on les remercie.
Exactement. Et je pense que, eh bien, je me vois bien finir sur ça,
mon cher Paul.
Bah écoute.
Sur, en fait, ce merci à toutes les personnes qui ont partagé leur histoire.
Totalement d'accord. C'est une belle façon de clôturer cette conversation.
C'est grâce à eux, au final, même si on est là et qu'on est là,
on fait toute notre tambouille, s'il n'y avait pas d'invités,
il n'y aurait pas de podcast.
Exactement. Parce que c'est des personnes qui n'ont,
enfin qui ne sont pas, c'est pas des comédiens. Si,
il y en a, mais je veux dire ils ont parlé en tant qu'individus,
et pas en tant que professionnels de x ou y chose.
C'est leur vraie vie, quoi.
C'est ça. C'est très intime, en fait, ce qu'ils ont raconté, donc ouais. donc ouais. ouais.
Voilà.
Merci à eux.
Merci, merci, merci, merci, merci. Et avec Paul, on vous dit : A l'année prochaine !
A l'année prochaine! Putain, t'es tellement synchro,
je suis choqué. C'était pas préparé, ça.
Non, non, non, complètement de l'impro.
On est juste trop connectés elle et moi. Après une année de collaboration,
je peux vous dire que...
Je n'ai pas dit la fin!
C'est quoi?
La fin, Paul!
La fin, Paul?
Ben oui!
Ah, mais oui, vas-y
Mais oui, parce que... Il faut absolument finir...
Il y a un script, quand même ! Y'a un script !
Le script !
Vas-y, vas-y !
Après tous ces remerciements, on a envie de l'entendre,
quand même, la conclusion avant le jingle ! Merci d'avoir écouté Voix Plurielles.
Comprendre, c'est déjà faire un pas vers l'autre.
C'était Delphine, et à bientôt pour une nouvelle rencontre,
une autre façon de voir le monde. A l'année prochaine!
Ce podcast vous a été présenté grâce à la solution de diffusion de podcast Castopod.