La bipolarité 2 avec François Mallet (1/2)
S01:E19

La bipolarité 2 avec François Mallet (1/2)

Episode description

Pour fêter le 10ème épisode du podcast, nous revenons sur la bipolarité avec notre invité François MALLET.

(Partie 1/2)

Invité : François MALLET www.instagram.com/francoismallet_

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Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici on parle avec empathie de vies différentes pour une

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même humanité. Aujourd'hui, je reçois François Mallet.

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Bonjour.

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Bonjour François. Et on va parler ensemble de bipolarité.

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Oui, notamment, absolument.

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Absolument. Et effectivement, c'est un deuxième épisode sur la bipolarité,

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car c'est un sujet très vaste. Et donc François,

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merci beaucoup d'avoir accepté de participer à cet épisode.

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Merci.

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Pour nous illuminer encore.

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Avec le soleil.

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Exactement. C'est vrai que le soleil arrive, ça nous fait beaucoup de bien.

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Oui.

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Mon cher François je te propose dans un premier temps si tu le souhaites de nous présenter un petit peu qui tu es et toutes

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tes petites spécificités.

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Allez c'est parti. Je m'appelle donc François, j'ai 31 ans,

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je suis comédien, auteur et danseur sur glace. Donc un joli cocktail pluriel et puis plein d'autres

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choses, mais on va résumer comme ça.

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Trop de talent.

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Je sais pas mais en tout cas plusieurs choses. Je viens donc du milieu du patinage artistique,

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à la base j'en ai fait beaucoup en compétition de mes 8 à 18 ans,

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ensuite j'ai fait des études supérieures à Sciences Po en journalisme et puis à la fin de mes études en journalisme je me

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suis rendu compte que je ne voulais plus être journaliste et j'ai commencé le théâtre petit à

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petit. J'étais à Lyon à l'époque. J'ai joué un premier spectacle pendant 3 ans à Lyon et maintenant je joue un deuxième spectacle

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depuis 4 saisons à Paris.

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Qui est exquis d'ailleurs.

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Merci beaucoup. Que tu as vu il y a quelques semaines en tout cas.

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Et vraiment, je vous conseille d'y aller. Ça s'appelle Heureux Soient les Fêlés.

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C'est donc au Théâtre du Marais.

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C'est ça, les samedis à 18h.

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Voilà, donc vraiment, ruez-vous là-dessus. C'est drôle,

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c'est didactique, c'est envoûtant presque.

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Ah, c'est gentil.

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Ah oui, vraiment, la mise en scène est très chouette.

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On est embarqués dans un monde, donc je vous conseille vivement,

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allez-y, sautez sur l'occasion.

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C'est l'instant promo.

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C'est l'instant promo, exactement.

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Et donc, spectacle qui s'articule évidemment autour du triptyque bipolaire-gay-patineur artistique.

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Je suis plein d'autres choses que ça, mais s'il fallait résumer,

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on va dire pour le packaging et parce qu'on aime bien quand même nous mettre et se mettre,

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je me suis rendu compte pour vendre le spectacle aussi et le diffuser,

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mettre un peu des termes on va dire catchy là-dessus,

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avec lesquels je suis complètement ok et qui me correspondent bien voilà,

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mais en tout cas je n'ai aucun mal à être résumé comme le mec bipolaire,

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gay et patineur artistique, si vous devez mettre une caractérisation et une définition rapide sur

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ma personne.

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Sans aucune caricature, sachez que François porte un pull rose.

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Voilà, exactement.

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Et on est ok.

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C'est ok avec ça.

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Absolument, car c'est une couleur qui va très bien au teint.

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Oui absolument, le printemps est là.

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Merci pour ces petites présentations qui nous teasent un petit peu ta richesse.

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Je propose que déjà au départ même si on a déjà fait un épisode sur la bipolarité,

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je propose qu'on repose un petit peu certaines bases avant d'essayer d'ouvrir un peu sur une

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perception un peu plus personnelle.

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Très bien.

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C'est vrai que la bipolarité comme on le rappelle c'est dans son nom : bi-polarité,

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double pôle. Donc c'est vrai qu'on a deux pôles de l'humeur qui sont atteints dans certains moments. moments.

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Exactement.

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Sinon c'est une grosse variation globale.

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Oui exactement, ça va dépendre des personnes qui souffrent de ce trouble psychique,

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et qui vivent avec plus ou moins bien. Et puis on parle de spectre du trouble bipolaire parce qu'il

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y a différentes formes. Et puis même dans les catégories chacun vit sa bipolarité de manière

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différente. En tout cas si on devait définir un peu,

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il y a surtout deux types de bipolarité qui sont très connus qu'on appelle bipolarité de type 1 et de type 2. de type 2. 2.

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Parce qu'ils ont pas du tout d'imagination.

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Exactement, pas du tout d'imagination. C'est très médical et très catégorisé dans les deux types

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de bipolarité. Évidemment comme son nom l'indique,

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tu le disais, c'est une alternance de phases dépressives et de phases qu'on appelle maniaques.

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Donc dans le jargon vulgarisé c'est des phases up,

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des phases d'excitation plus ou moins intenses. Et on va dire que dans le trouble bipolaire de type 1 c'est l'alternance de

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phases dépressives caractérisées, ça veut dire que on ne parle pas de déprime passagère que tout le

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monde peut connaître, on ne parle pas de tristesse passagère.

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C'est vraiment, on ne va pas tous forcément les rappeler,

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mais des symptômes liés à la dépression, que ce soit la tristesse,

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les troubles de l'appétit, les troubles du sommeil,

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le manque d'intérêt pour les activités qui habituellement nous font du bien,

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il y a tout un tas de critères un peu à cocher.

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Ralentissement global.

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Ralentissement global, moteur et psychique. Et c'est important de le préciser parce qu'en fait,

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on parle beaucoup, le terme de dépressif ou de bipolaire peut être vite,

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très vite, alors qu'en réalité, ça recouvre une réalité scientifique et médicale particulière.

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Toi aussi, on te l'a fait, le " tout le monde est un petit peu bipolaire".

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"Complètement bipo". Ca n'a rien à voir avec le fait d'être lunatique,

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le fait d'être plein d'autres choses. Et donc du coup,

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la bipolarité de type 1, alternance de phases dépressives majeures bien carabinées et de phases qu'on appelle maniaques

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donc avec une excitation très haute, pour le coup une accélération du rythme psychique et physique

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également, logorrhées, pensées qui vont très vite,

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multiplication des activités, beaucoup moins de sommeil,

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prises de risques, comportements à risque. Et puis la bipolarité de type 2 qui va ressembler à la bipolarité de type 1 dans

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les phases dépressives, et moi par exemple c'est ce qui me concerne.

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Oui moi aussi.

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C'est à dire que les phases dépressives peuvent être modérées à sévères,

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par contre on fait en up ce qu'on appelle des phases hypomaniaques,

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donc un peu moins importantes que maniaques, qui sont d'ailleurs très difficiles à diagnostiquer,

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parce qu'il y a cette accélération globale et cette excitation globale mais en général on sait aussi que les personnes qui

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souffrent de bipolarité quand elles sont stabilisées sont en général naturellement dans une énergie

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haute on va dire. En tout cas on n'est pas sur ce qui est de l'euthymie.

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Donc l'euthymie c'est vraiment presque

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l'absence d'humeur, c'est vraiment quelque chose de linéaire.

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Et du coup moi quand j'ai fait une phase hypomaniaque qui a duré plusieurs mois et qui est montée

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crescendo, on a eu du mal à voir que c'était une phase hypomaniaque parce que je sortais

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d'hospitalisation pour dépression, les gens pensaient que j'étais juste de retour dans quelque

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chose de très joyeux, solaire et fun, et ce sont les mêmes symptômes que la phase réellement maniaque mais de manière atténuée

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et du coup c'est difficile de diagnostiquer ça. Et puis on a aussi dans ce qui est très connu la cyclothymie qui fait partie

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du spectre du trouble bipolaire et qui va être en fait la même chose mais avec une alternance de cycles un peu plus rapides

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en général, sur des périodes alors des fois ça peut être deux semaines,

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deux semaines trois semaines, trois semaines, peu importe,

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mais en tout cas un peu plus rapide. Et ça ne veut pas dire que c'est moins violent.

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Oui c'est ça.

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C'est très très violent d'avoir des cycles plus courts.

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Le corps ne s'habitue pas.

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Exactement. Et il y a d'autres types, là c'est vraiment pour résumer et pour vulgariser mais on va dire que c'est les trois

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formes les plus connues, qui sont forcément asymétriques,

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qu'on connait à la fois bien et mal. C'est-à-dire qu'on sait bien les prendre,...

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Oui, t'as vu dans tes médicaments que c'était écrit "oui ça fonctionne,

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on sait que ça marche mais on sait pas trop sur où".

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C'est un peu comme le Doliprane. C'est ni pour faire de la pub dans un sens ou dans l'autre,

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mais ça fait des années et des années qu'on sait que ça fonctionne parce qu'on a des résultats prouvés et empiriques et

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avérés mais on ne sait toujours pas ce qui fait vraiment que ça marche.

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Comment ça agit. C'est le miracle de la vie. En même temps je sais pas si c'est très rassurant parce que ça veut dire qu'on ingère,

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bref on reparlera certainement de ça, des traitements,

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pourquoi pas, je suis open à en parler. Voilà c'est bon ça marche,

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tant mieux on ne sait pas exactement ce qui fait que ça marche c'est un peu flou tout ça.

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Bah oui, après de toute façon dans les traitements,

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il y a plein de traitements qui existent. Après c'est vrai que pour des raisons de sécurité,

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on ne précise jamais vraiment quel traitement on prend chacun,

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parce que chacun doit suivre les recommandations de son ou sa psychiatre,

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parce que justement, comme on vient de le dire, chaque bipolaire a une bipolarité différente.

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Donc, c'est important de bien traiter chaque personne en fonction de ses propres vécus.

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Oui, symptômes et problématiques.

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Exactement. C'est pour ça qu'on ne va pas dire qu'est-ce qu'on prend,

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nous. De toute façon, on n'est pas là pour faire le magasin !

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Du tout !

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Alors, combien tu prends de mes médicaments? 12,5.

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Mais en tout cas, c'est vrai que il y a beaucoup de variétés de médicaments qui existent,

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on en parlait d'ailleurs dans le podcast précédent,

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il y a plein de médicaments qui sont issus aussi d'autres pathologies qui ont ensuite été utilisés

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pour la bipolarité. Il y a des antipsychotiques, il y a des anxiolytiques,

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il y a des antidépresseurs...

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Les antiépileptiques...

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Tout à fait. Même si la molécule que tout le monde connait c'est le lithium,

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parce que historiquement les gens ont beaucoup parlé de ça.

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Et tu es beaucoup traité avec ça à tort ou à raison.

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Et ça existe encore et ça marche chez certaines personnes très bien.

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Mais effectivement on retient en général seulement ça.

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Alors qu'il y a beaucoup d'autres traitements et ça dépend des personnes en fonction...

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Il peut y avoir des associations de traitements aussi.

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Des joyeux mélanges, des joyeux cocktails.

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Ah bah en général on passe pas mal de temps avant de trouver la bonne formule.

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La bonne molécule oui.

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Mais c'est pour ça qu'il ne faut pas non plus avoir peur.

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Si ça ne marche pas tout de suite, c'est normal,

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c'est parce que c'est très empirique et qu'il y a besoin de déterminer exactement comment la personne se sent et comment

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ça se passe avec cette molécule ou avec ces molécules.

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C'est exactement le terme, c'est très empirique, enfin on avance évidemment.

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Et puis je pense que c'est important de rappeler aussi que le traitement n'est jamais une

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obligation. Et que voilà en plus en général on sait que c'est très dur de poser ces diagnostics-là

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avant l'âge adulte, donc en plus, ça se passe vraiment,

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on va dire, entre adultes consentants et que c'est jamais obligatoire.

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On sait juste, et ça, ça a été... C'est des études scientifiques que dans le cadre des troubles

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bipolaires, et c'est pas forcément le cas pour d'autres troubles psychiques comme la dépression,

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par exemple, on sait que c'est très compliqué de ne pas avoir de rechute,

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dans un sens ou dans l'autre, quand on arrête son traitement.

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Il y a des fois des périodes où des personnes arrêtent leur traitement et où ça se passe bien,

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mais on sait qu'il y a un risque énorme de rechute,

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on s'en est aperçu empiriquement encore une fois mais ceci étant dit,

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libre à chacun d'accepter ou pas le diagnostic et le traitement.

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Mais c'est vrai que il est assez rare de trouver tout de suite.

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Et puis des fois même quand on trouve la bonne molécule,

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si c'est le cas et qu'on l'accepte et qu'on en a envie,

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le dosage quoi c'est quelque chose qui se teste aussi.

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Même quand on prend la molécule assez fréquemment tous les ans ou tous les deux ans pour voir

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comment le corps réagit. Pour la même molécule chacun n'a pas la même efficacité,

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ça passe pas forcément dans le sang, et on change,

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et on change et on est en mouvement donc ouais.

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Mais très important l'observance justement. Ça c'est quelque chose dont on parlait beaucoup quand j'étais en psychoéducation

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en hôpital de jour. L'observance au niveau médicamenteux,

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si on accepte de prendre tel ou tel médicament, telle ou telle molécule,

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c'est hyper important de suivre le processus et d'en parler toujours à ses soignants pour justement ne pas avoir cet arrêt

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brutal ou que justement ce qu'on a commencé soit ensuite complètement perdu par la suite.

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C'est un peu comme la pilule en fait, quand on arrête la pilule.

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Oui je m'y connais pas, et je ne voudrais pas m'avancer dessus parce que pour le coup je ne m'y

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connais pas, slash assez, et je ne voudrais pas dire de bêtises,

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mais du coup je te crois, je te crois complètement.

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Oui c'est vrai, mais...

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Je ne peux pas réagir, je ne me sens pas de réagir.

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Ceci dit, il y a des pilules masculines maintenant qui commencent à arriver.

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Et tu vois, d'ailleurs, on en parle tellement peu que ça ne me vient même pas à l'esprit,

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alors que je sais que ça existe, premièrement, et deuxièmement,

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qu'on en a déjà parlé il y a un moment, mais qu'on n'a pas ce réflexe.

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Ah bah oui, mais de toute façon, il y a eu tellement de négativité dessus pour les mêmes

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problématiques que la pilule féminine, d'ailleurs.

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Exactement.

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Mais c'est vrai que moi, je sais, quand j'ai arrêté la pilule...

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Enfin, d'ailleurs, c'est pas quand, c'est j'ai arrêté la pilule parce que ça jouait sur mon humeur.

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Et du coup forcément l'arrêt a provoqué aussi des variations et tout,

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donc c'est pareil pour les médicaments.

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Complètement. Oui oui complètement.

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Donc voilà c'était le petit aparté.

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C'était le petit point magazine de la santé.

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Exactement. C'est ça. Ça fait un peu genre "bonjour vous êtes ici sur"...

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"Aujourd'hui on parle des thymo-régulateurs. Qu'est-ce qu'un thymo-régulateur?

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C'est un régulateur d'humeur Jamy !"

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"Merci Fred !" C'est vrai que j'ai toujours l'impression un peu de faire c'est pas sorcier.

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Oui oui je sais pas non mais en tout cas c'est important.

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Je pense que là comme ça on a posé le cadre, un petit cadre de ce que c'est.

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Voilà et je pense que de toute manière ce qui est le plus important,

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c'est que s'il y a des questionnements, s'il y a des choses où on se dit "ah mince est-ce que

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peut-être machin", le plus important c'est d'en parler.

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Parce que justement les professionnels de santé sont là pour essayer de démêler un peu ce qui se passe. passe.

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Exactement. Attention à l'autodiagnostic.

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Oui oui oui tout à fait !

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Qu'on a tous, en disant ça je me permets de le dire,

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parce qu'on a tous fait oui, dans une certaine mesure,

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c'est-à-dire qu'il est hyper humain. Et même, je veux dire je ne suis pas médecin,

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mais j'avais presque envie de dire enfin, c'est pas conseiller le mot que je cherche,

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c'est hyper humain et hyper, oui, presque rationnel et conscient,

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quand on commence à s'interroger. Moi avant de passer par les urgences de l'hôpital Fernand Vidal,

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qui est d'ailleurs maintenant juste à côté de chez moi,

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donc teaser je ne sais pas si ça veut dire quelque chose,

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et qui est notamment un centre expert bipolaire,

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j'ai fini par me renseigner au milieu de mes nombreuses dépressions quand je suis retombé pour la

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cinquième fois en dépression. Parce que j'avais bien senti que je commençais à m'interroger sur "tiens les derniers mois

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est-ce que j'étais pas quand même un peu up". Et c'est ultra humain et même positif je trouve de taper sur n'importe quel

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moteur de recherche par exemple intuition, bipolarité ou que sais-je ou bipolarité qu'est-ce que

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c'est. Et on trouve quand même des informations qui sont exactes et qui permettent de donner une

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première idée, et ça je pense qu'il ne faut pas s'arrêter de consommer ces informations-là.

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Ca n'a rien à voir après avec un potentiel diagnostic,

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comme on disait tout à l'heure, basé sur des symptômes très précis des périodes de vie très

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précises, qu'on ne va pas pouvoir forcément auto-diagnostiquer mais par contre,

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je pense qu'il ne faut pas du tout se priver. C'est très bien dans une certaine mesure d'aller voir

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même, ne serait-ce des fois que sur des forums des gens qui peuvent parler peut-être de signes

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qu'on a. Par contre, il faut vraiment en complémentarité,

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avoir l'avis et puis des fois le premier avis n'est pas forcément le bon.

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Tout à fait, on n'est pas marié avec son praticien.

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Et c'est ça qui est fatiguant dans le parcours des fois,

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mais en tout cas l'auto-diagnostic de se dire j'ai lu ça et donc c'est sûr j'ai ça,

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ça c'est un peu dangereux.

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Mais par contre ça peut permettre d'ouvrir.

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Ça permet d'ouvrir, ça permet d'être dans une première libération de la parole et de sortir parfois du déni. du déni. déni.

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Se sentir plus légitime peut-être à consulter.

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Ouais aussi, exactement.

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Donc ça aide pas mal et en plus après comme tu disais on n'est pas marié à son praticien.

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Dans le parcours de soins, il y a le ou la psychiatre,

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le ou la psychologue, il peut y avoir aussi des infirmiers ou des infirmières,

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des thérapeutes variés...

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Divers et variés, généralistes s'il faut, donc ouais.

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Ca peut être justement, et d'ailleurs dans les diagnostics,

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ce qu'on oublie de dire aussi c'est que comme la bipolarité fait partie justement des troubles psy,

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c'est aussi un trouble. Troubles qui amènent souvent d'autres troubles dans le diagnostic.

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Il y a beaucoup de comorbidités, oui, comme on dit.

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Exactement. Parce que ce n'est pas assez fun tout seul.

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Non, non. Sinon, on s'ennuie. Franchement, juste une alternance de phases dépressives et maniaques,

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franchement, on s'ennuie. On peut encaisser plus.

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Bah oui, genre l'anxiété. Il y a aussi pas mal les addictions qui sont liées aux phases up.

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Exactement. C'est ce que je disais dans les comportements à risque.

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Ca ne va pas forcément avec mais ça peut aller dans ces comportements à risque avec l'arrivée et le

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maintien d'addictions, plus ou moins importantes d'ailleurs.

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Et donc voilà il y a plein de choses : le TDAH, il peut y avoir aussi des personnes qui ont des troubles neurodéveloppementaux

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(donc qu'elles ont depuis la naissance) et que justement ces troubles neurodéveloppementaux ont déclenché parce que terrain

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favorable à la bipolarité. Comme l'autisme par exemple.

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Complètement. On sait qu'il y a beaucoup d'errance médicale des fois entre un diagnostic de bipolarité et un diagnostic de

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trouble borderline. Ca moi dans mon entourage c'est ce que j'entends le plus pour avoir côtoyé des personnes qui ont pu

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avoir un diagnostic puis l'autre ou qui n'ont pas de diagnostic et c'est très bien parce qu'il n'y avait pas besoin au final

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de poser de diagnostic. Mais c'est quelque chose j'allais dire moi j'ai eu la chance c'est pas

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tellement une chance, c'est que pour le coup apparemment c'était suffisamment clair que ce qui me concernait c'était un trouble

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bipolaire et pas borderline. Mais des fois nous sommes des êtres complexes et c'est normal,

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et c'est très chouette humainement. Et des fois quand je dis errance médicale je le dissocie de

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erreur médicale, et que ça peut être difficile. En tout cas on rapproche souvent ces deux troubles

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quand ils sont mal connus, c'est pas exactement la même chose et je suis pas un spécialiste du trouble borderline mais c'est des

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manifestations qui pour le, je mets des gros guillemets,

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le grand public peuvent sembler similaires et qu'ils ne le sont pas.

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Mais c'est très difficile, cette question-là. C'est de la juxtaposition et du flou entre ces deux troubles-là. troubles-là.

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Et en plus, le domaine de la psychiatrie, c'est un domaine extrêmement vaste.

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Donc du coup, un praticien peut être spécialisé dans un ou quelques troubles,

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mais pas tout. C'est un peu comme si on disait « t'es informaticien,

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répare-moi mon ordinateur ». Désolé, moi je m'occupe juste des logiciels à l'intérieur,

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pas du hardware. Donc c'est des métiers très larges et on peut pas,

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on en manque, donc on n'a pas forcément beaucoup de spécialistes...

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Et ça va pas en s'arrangeant, spoiler alert !

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Oh mon dieu, les dernières élections !

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Ouais, spoiler alert, il y a toujours aussi peu de moyens dans le public...

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D'ailleurs si vous voulez voir des petites vidéos marrantes,

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François sur son Instagram...

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...a commencé à en faire.

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Oui ! Elles sont trop drôles vraiment je vous conseille d'aller les voir si vous avez envie de

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prendre un bon moment.

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On essaie. En tout cas, je pense qu'il y a un sujet là-dessus.

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C'est sûr.

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Et puis ça ne va pas en s'arrangeant. De toute façon,

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les coupes budgétaires...

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Non, du tout.

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On est sur une base de...

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Ça a toujours été le parent pauvre de la médecine,

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la psychiatrie, historiquement. Et puis, ça ne va pas en s'améliorant.

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D'ailleurs, j'avais vu un film avec Mélanie Laurent,

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Le bal des folles.

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Que je n'ai pas vu.

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Et donc, ce film, je crois qu'il était tiré d'un livre,

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que je n'ai pas lu.

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Certainement, oui.

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Et c'est vrai que ça représentait un peu comment les femmes étaient traitées,

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au XIXe siècle, si je ne dis pas de bêtises. Et c'est vrai que c'était vraiment la poubelle juste

20:00

pour parquer des gens, on les mettait dans ce qu'on ne comprend pas,

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boum, psychiatrie.

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C'est ça, et qu'on appelait d'ailleurs les asiles psychiatriques.

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Et bien sûr on les parquait, c'est exactement le terme.

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Je pense que c'est pour ça qu'aujourd'hui il y a autant de mauvaise presse sur "j'ai été interné"

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"En hôpital psy", rien que le terme fait ultra peur.

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Et psy ça va un peu mieux, mais psychiatrique en entier voilà.

20:23

C'est aller voir un ou une psychologue, c'est très...

20:28

En tout cas, pas très, mais dans plusieurs endroits,

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en tout cas dans le milieu urbain, de plus en plus,

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et même les mentalités ont évolué de partout. Accepter et même valoriser,

20:38

à certains moments et certains endroits, aller voir un ou une psychiatre...

20:43

"Bon bah vous êtes fou".

20:43

Exactement, il y a encore du boulot pour l'acceptation.

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C'est vrai. Et en plus, aujourd'hui, c'est dommage parce que une hospitalisation,

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qu'elle soit partielle en hôpital de jour ou complète,

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comme une crêpe.

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En pension complète. Ça ressemble, je vous assure,

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notamment le privé, ça ressemble à une pension complète d'hôtel,

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de luxe.

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En termes de tarifs, oui.

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C'est ça, en termes de design, de chambre, pas forcément.

21:11

Pas forcément, on n'est plus sur le Formule 1.

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Exactement, amélioré. Allez, Ibis budget. Mais

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c'est vrai qu'il manque cruellement de moyens, c'est une catastrophe.

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Oui, et puis du coup, ça pousse de plus en plus les moyens qui manquent pour le public quelque part

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sont pas liés. Le domaine privé l'a très bien compris.

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Et encore une fois ça fait une énorme sélection entre les personnes qui peuvent se permettre,

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via des bonnes mutuelles notamment, de se payer une hospitalisation dans le privé,

21:38

et les personnes qui ne peuvent pas. Donc ça laisse en plus sur le carreau,

21:41

il n'y a plus de place, et ça laisse en plus sur le carreau des personnes qui de base évoluent ou

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sont dans un milieu défavorisé, et qui ont tout autant besoin de soins.

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Et même en parlant de personnes défavorisées et de problèmes administratifs : la MDPH.

22:01

Moi je sais que je fais partie de la MDPH 92. Donc la MDPH 92 dernièrement avait subi une

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cyberattaque, donc du coup c'était le fun.

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Je rigole parce que je me dis il n'y a vraiment pas besoin de ça c'est déjà tellement compliqué le parcours de soins et la cyberattaque... cyberattaque...

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Il y a eu des mois et des mois où, en fait, on ne pouvait plus déclarer sur le site en ligne les

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dossiers. Donc, la MDPH, c'est la maison départementale pour les personnes handicapées.

22:30

Donc, quand on a un trouble bipolaire, justement,

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on peut faire cette demande.

22:35

Il n'y a rien d'obligatoire, mais on peut faire cette demande.

22:37

C'est toujours au choix de la personne.

22:40

A la libre appréciation.

22:41

Et tout à fait. Et en fait, on peut demander pour avoir notamment la RQTH.

22:46

Donc, c'est la reconnaissance travailleur handicapé.

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On peut avoir aussi l'AAH, donc AAH c'est pour l'aide aux adultes handicapés.

22:55

Il peut y avoir aussi pour certaines personnes si on est dans,

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par exemple je donne un exemple au hasard, mais si on est dans des full crises d'angoisse quand on

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fait des files d'attente, etc on peut demander une carte inclusion prioritaire qui permet justement de couper les files d'attente si

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besoin. Il y a aussi pour les personnes qui ont des problèmes au niveau la mobilité,

23:18

la carte, mobilité inclusion. Enfin bref, c'est tout un tas de services qui peuvent être rendus

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par la MDPH et là, bim, cyberattaque et pendant...

23:26

Youpi! Comme ça, full d'appels en numéro masqué pour...

23:32

"Vous avez pensé à rénover énergétiquement votre logement dont vous êtes propriétaire depuis 5

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ans?" "Ça tombe bien, je suis dans une chambre du Crous donc"...

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"Je ne peux pas".

23:43

Ok, ouais, pas besoin de ça.

23:45

Et on devait renvoyer tout en format papier.

23:47

Ah bah génial.

23:48

Et du coup on envoie en format papier, et après à un moment donné,

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personnellement moi j'ai été convoquée pour voir la psychiatre du centre.

23:56

Parce qu'évidemment dans le centre de la MDPH 92 il y a UNE psychiatre pour tout le monde.

24:04

Voilà.

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Et je suis arrivée, je me suis dit mais ce n'est pas possible je suis au milieu d'un souk.

24:12

parce que en fait je ne peux même pas dire un marché,

24:15

parce que les marchés souvent il y a des étals etc,

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donc là ça me faisait vraiment cette impression de fourmillement.

24:22

Il y avait un paquet de personnes où on voyait sur leur tête qu'elles étaient en détresse,

24:26

il y avait des gens qui avaient des difficultés à se mouvoir,

24:30

il n'y avait pas assez de chaises... Et les gens qui nous dirigeaient nous disaient,

24:35

"vous pouvez attendre là". "Mais il n'y a pas de chaise,

24:37

monsieur". "Vous pouvez attendre là, debout". "Non,

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en fait, parce que je vais faire une crise d'angoisse".

24:43

On s'assoit par terre, etc. Je me suis dit, ce n'est pas possible.

24:46

On ne peut pas laisser des gens dans cet état. Ce n'est même pas que je fais la queue pour aller

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acheter le dernier iPhone. C'est j'attends pour mon handicap.

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J'attends pour LA seule psychiatre de la MDPH 92.

24:59

C'est ça. Et c'était terrible. Et bon je ne ferai pas non plus la critique de cette psychiatre parce qu'on pourrait parler

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des heures de ce souci où en termes d'accueil on était sur quelque chose de vrai mais voilà on a vécu mieux... vécu mieux... mieux...

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On a quand même donné le nom de l'établissement et le département,

25:20

voilà, mais on n'en dira pas plus voilà.

25:22

Vous ferez votre étude vous mêmes. Mais c'est sûr que c'est un peu le parcours du combattant quand on a un trouble psy pour

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essayer de s'en sortir. Il faut vraiment le vouloir et des fois quand on est en dépression,

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on ne veut plus.

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Bien sûr. C'est bien ça le problème. C'est que aussi quand on commence à consulter,

25:47

il faut le dire, ou à reconsulter, on a tout à fait conscience que en fait c'est des moments où il

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est déjà, notamment et je parle des phases plus dépressives que maniaques,

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où de toute façon on phase maniaque-up, on n'a pas du tout envie de consulter et on est plus fort que la Terre entière

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et c'est très grisant et très chouette.

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Oui, problématique pour les finances.

26:06

Et problématique pour les finances à certains endroits.

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Mais quand on est dans le down, que ce soit l'angoisse,

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l'anxiété, les phases dépressives caractérisées modérées à sévères,

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c'est une telle difficulté déjà des fois d'arriver à se lever,

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d'arriver à manger, d'arriver à se laver que faire une démarche physique ne serait-ce de faire que quelques centaines de

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mètres des fois pour aller dans un centre ou alors passer plusieurs coups de téléphone pour avoir un rendez-vous avec un

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ou une psychiatre, un ou une psychologue, un ou une thérapeute mais c'est...

26:36

La croix et la bannière.

26:38

Exactement.

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Et d'ailleurs c'est pour ça qu'à chaque fois, quand on parle justement de phase dépressive,

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que ce soit donc les dépressions unipolaires ou bien les dépressions bipolaires,

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je rappelle toujours le 31-14 parce que c'est le numéro justement d'urgence pour le suicide.

26:53

Oui, de prévention du suicide.

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Ou de prévention du suicide, ils ne vont pas vous aider, non. non.

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Ils vont vous accompagner.

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Ils vont vous aider à ne pas le faire. Et c'est très très important,

27:04

et heureusement qu'ils sont là, parce que sinon ce serait une détresse totale.

27:09

Parce que des fois quand on ne va pas bien, on est cloîtré chez soi,

27:13

parfois seul parce que tout le monde n'a pas forcément la chance d'être avec quelqu'un chez soi.

27:18

Bien sûr, et d'avoir un référent ou une référente.

27:22

Et d'ailleurs je pense que ce qui est assez important en termes de communication,

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c'est d'essayer de se trouver aussi des gens en qui on peut avoir confiance.

27:31

Parce que justement ces personnes là pourront nous aider à avancer.

27:35

La semaine prochaine.

27:43

Et d'ailleurs je suis en train de me dire que ce serait une transition merveilleuse !

27:50

Incroyable !

27:50

Vers cette partie suivante. Parce qu'effectivement mon cher François,

27:55

on parle beaucoup du trouble en soi, mais comment on vit avec ?

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Parce qu'il y a quand même la vie personnelle, professionnelle,

28:02

sociale et émotionnelle.

28:04

Ouais exactement !

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Ce podcast vous a été présenté grâce à la solution de diffusion de podcast Castopod.