La bipolarité avec Léa Vigier (2/2)
S01:E02

La bipolarité avec Léa Vigier (2/2)

Paris

Episode description

Aujourd’hui, nos recevons Léa Vigier, conférencière et aventurière, qui vient nous parler de bipolarité.

(Partie 2/2)

Invitée : Léa VIGIER www.instagram.com/lea_bipolaire

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La semaine dernière.

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Aujourd'hui, je reçois Léa Vigier pour parler ensemble du trouble bipolaire.

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Bonjour Léa.

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Hello Delphine.

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Moi, ce que je propose, c'est que, bon, peut-être que les auditeurs en ont un petit peu marre d'avoir des chiffres et beaucoup

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d'études et une petite partie éducative. Donc, ce que je te propose,

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c'est qu'on essaye de rentrer un petit peu plus dans la façon dont nous,

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on vit personnellement au quotidien cette maladie,

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avec un peu nos tips, la façon dont on est suivi,

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comment on se monite un peu, comment on s'observe et comment ça se passe comme ça.

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Alors du coup moi déjà comme type de bipolarité moi que j'ai donc on va dire,

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je suis type 1 mais autant type 1 que type 2 dans le sens où en gros je faisais des gros hauts mais aussi des très très

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gros bas Et donc, moi, j'ai toujours eu cette perception que je voulais toujours faire quand même assez attention à ne pas

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partir vers les hauts, parce que je savais que si je partais vers les hauts,

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du coup, j'allais aller vers les bas. Et donc, au-delà d'un traitement qu'on a établi avec ma psychiatre et qui est super

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et qui me stabilise quand même bien. J'ai eu en premier la réflexion de comment penser un environnement qui va m'empêcher d'aller

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vers les hauts. Parce qu'il y a plusieurs choses sur lesquelles travailler,

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je vais les expliquer. Il y a l'environnement, donc il y a ce qu'il y a d'extérieur et ensuite il y a tout ce qu'il y a

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à l'intérieur de nous. Qu'est-ce qu'on va mettre en place dans notre vie de tous les jours pour se

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sentir bien ? L'environnement, c'est des choix qui sont plus longs à choisir.

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Ça va mettre plusieurs mois pour changer d'environnement.

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Ça veut dire, comme toi, changer de boulot. Ça veut dire changer de lieu où on habite.

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Ça veut dire changer notre entourage. Les gens avec qui on est,

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ça peut être, quand tu ne peux pas changer ton entourage,

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quand tu ne peux pas changer ta famille, c'est changer la relation que tu as avec cette personne-là

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donc ça prend du temps, toute cette partie environnement,

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c'est pour ça qu'il faut aussi du coup mettre en place des choses dans notre vie de tous les jours à nous mais en tout cas

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c'est quelque chose qui est très important et qui ne peut se faire qu'en étant stabilisé par un

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médoc, etc.

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Oui parce que finalement si on n'est pas stable, la priorité c'est stabilisation parce que de toute façon on ne peut pas

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traiter sur une plaie ouverte.

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Tu ne peux pas gérer. Ah ouais, tu ne peux pas. Et puis,

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en n'étant pas stable, tu n'arriveras jamais à régler les sujets de tes relations familiales,

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etc., puisqu'ils ne vont pas te prendre au sérieux.

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Bien sûr.

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Tu vois. Et donc, voilà. Donc, ça, c'est quand même un gros point.

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Donc, par exemple, je te donne un exemple. Par exemple,

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moi, au niveau professionnel, je ne peux pas être comme je l'étais avant,

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dans un environnement très challengeant en termes de croissance,

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de combien il faut travailler, de il faut toujours faire plus,

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j'attends de toi toujours plus, tu vois ce que je veux dire ?

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Ça me rassure que tu me dises ça, parce que j'ai vécu tellement la même chose.

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Ce serait pas possible. Une entreprise traditionnelle,

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dans le sens un peu péjoratif, parce qu'il y a des entreprises classiques...

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Oui, les plus grosses entreprises n'ont pas ce truc-là.

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Enfin ça dépend..

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Mais tout cas, il y a quand même une sorte de, dans la façon dont la société est construite

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aujourd'hui, il y a énormément d'entreprises qui vont poser problème à des personnes comme nous parce qu'en fait on n'arrive pas

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à cohabiter dans l'environnement de stress, d'objectifs,

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de tout ce qui va être vraiment...

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Après ça dépend des personnes. Moi dans mon cas c'est juste que ça déclenche des up donc c'est juste que moi ça fait les

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deux. Moi du coup ça va déclencher un up parce que je veux pas décevoir donc je vais faire que bosser et je vais faire que

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bosser, que bosser, que bosser et puis tu me le disais en off tout à l'heure aussi quand il n'y a pas de sens et qu'on aide

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pas les gens et que c'est très chiffré ça ça va être quelque chose aussi qui va être assez problématique dans mon cas et

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qui va amener à me déconnecter complètement de moi-même,

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de mes valeurs et du coup à vraiment aller dans une phase up où je ne vais penser qu'au boulot,

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je ne vais faire que ça, je ne vais pas aller aux toilettes,

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je ne vais pas manger, je ne vais plus vraiment me reconnaître.

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Pas de pause aussi ?

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Oui. Moi, j'allais jusqu'à vraiment mentir pour pouvoir vendre et atteindre mes objectifs,

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etc. Une vraie déconnexion avec moi-même, avec mon corps,

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avec qui je suis, avec mes valeurs et qui fait que c'est un très mauvais environnement pour moi.

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Et que du coup, moi, j'ai plutôt besoin d'un environnement où on me dit je sais que tu travailles

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très bien, je sais que tu fais les choses très bien.

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donc prends ton temps fais le bien parce que de toute manière je sais que t'es productive et je ne vais pas te pousser à

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aller chercher toujours plus toujours plus, toujours plus parce que du coup ça moi ça déclenche du coup up et donc derrière

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un down évidemment. Ensuite par exemple en termes d'environnement ou vivre,

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donc moi dans mon cas être tout le temps dans la ville à l'inverse ça peut moi me déclencher un

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down, ça peut me déclencher une dépression. Parce que je vais être trop attaquée par les bruits,

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par les odeurs, par tout ça. Et donc, ça va me mettre une sur-sollicitation qui,

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derrière, va m'amener vers un down. Et donc, j'ai compris que j'ai besoin de venir dans la ville un petit peu pour voir

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mes amis, pour travailler dans mon cas, je fais des conférences.

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Mais sinon d'être dans la nature parce que ça, ça me permet vraiment de me sentir beaucoup plus stable parce que je suis

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beaucoup plus à l'écoute de mon corps, beaucoup plus dans le timing de la nature,

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la lenteur de la nature et beaucoup plus dans mon écoute

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Est-ce que le soleil ça joue aussi pour toi ?

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Énorme, ça c'est le truc le plus important en effet.

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Je ne l'ai pas dit, le soleil est ultra ultra important et donc du coup je dois choisir d'aller quand même même dans des

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endroits où il y a du soleil, etc. Si je vois qu'il va pleuvoir à un endroit,

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je ne vais pas y rester trop longtemps parce que je sais que ça va avoir un énorme impact sur

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comment je vais me sentir.

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Moi je sais que le mois de novembre, c'est un enfer.

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C'est très dur le mois de novembre.

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Bah tu vois, moi demain, je pars à Marseille.

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Ah, technique !

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Marseille, 300 jours de soleil par an. Donc, je te comprends complètement.

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Autre point sur l'environnement ça va être avoir un entourage qui va bien comprendre ma maladie,

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avec qui je vais pouvoir parler, qui va la comprendre,

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qui va pouvoir me dire de faire attention par un moment sans casser non plus mes rêves parce que sinon ça va me braquer

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et qui comprend aussi que quand on se voit, par exemple moi je ne veux plus boire d'alcool parce que je sais que c'est pas

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bon pour moi, et qui vont me proposer : il y a deux jours,

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je suis avec ma mère, on va faire une après-me-dessin ; il y a cinq jours,

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je suis avec ma meilleure pote, mes meilleurs potes,

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on va faire des jeux de société... Et donc ça c'est quelque chose sur lequel moi j'ai dû quand même

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travailler, c'est faire comprendre à mon entourage quelles sont les choses qui me font du bien et qu'on pourrait faire ensemble

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et les choses en fait au final qui ne me font pas du bien.

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Par exemple mes meilleurs potes avant c'était tout le temps pour boire des verres et enchaîner les

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bouteilles de vin, ça c'était très mauvais pour moi,

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très mauvais pour ma stabilité donc ça tu vois c'est des choses qui sont vraiment liées à

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l'environnement.

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Mais tout à fait, de toute façon une hygiène de vie,

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je pense que c'est bien pour tout le monde mais pour nous c'est encore plus exacerbé.

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Parce que tout ce qui va agir de près ou de loin sur notre cerveau,

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c'est décuplé et les effets de l'alcool par exemple c'est sûr.

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Moi je sais que la caféine aussi c'est quelque chose qui est...

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100 %.La caféine a un gros impact.

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Très gros impact. J'ai l'impression d'avoir quelque chose qui vibre à l'intérieur de moi.

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Oui, je vois très bien. Et donc, ça, c'est vraiment le sujet environnement.

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Donc, il y a plein de travail qu'il y a à faire.

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J'imagine que tu vois, toi, avec ton compagnon, vous avez dû beaucoup en discuter,

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qu'il sache comment se comporter, comment être, etc.

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Donc, toute cette partie environnement extérieur,

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elle est importante. Cependant, il ne faut pas non plus se dire que c'est parce que mon environnement n'est pas bon que

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je ne vais pas me sentir stable. Ce n'est pas vrai.

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On peut, même dans un environnement qui n'est pas encore idéal,

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dans un environnement qui peut t'apporter de l'instabilité,

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qui peut, etc., tu peux mettre en place plein d'outils avec toi-même qui peuvent te permettre de

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quand même rester stable. Et c'est ça qui est important.

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C'est une stabilité intérieure.

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Exactement. Et tu as ta responsabilité. Parce que tu vois,

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tu peux avoir ce truc de toujours remettre sur l'extérieur.

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Ben oui, il y a ça qui s'est mal passé. Moi, je mettais "mon boss n'est pas sympa",

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"mon truc n'est pas sympa". Oui, en effet. Mais tu as aussi ta responsabilité.

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A toi de mettre en place des choses dans ta vie qui vont te permettre de pouvoir quand même rester un petit bâton de bambou

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qui va bouger mais qui ne va jamais casser parce que tu as mis en place ces choses-là.

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Et donc ça, on va dire que chacun trouve les bonnes manières.

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Moi je vais te donner les miennes, je pense que c'est intéressant que tu donnes les tiennes.

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Peut-être on peut se faire un ping-pong chacune on se dit un truc.

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En premier pour moi, le sommeil.

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Oh là là, j'allais le dire !

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Voilà, ça c'est sous-côté, c'est sous-côté.

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Dormir c'est tellement bien !

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Ca c'est sous-côté !

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Aujourd'hui moi je sais que je m'autorise davantage à me dire bah là en fait non je ne peux pas me lever tout de suite c'est ok,

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je vais rester un peu jusqu'à ce que... Parce qu'en fait si je me force à me lever en mode "allez warrior" bah en fait je

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vais être debout, je vais le faire, je vais contrôler,

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mais je vais pas être bien. Du coup je m'autorise un peu quand je peux à me dire bah voilà si je peux pas vraiment là ce

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matin ou alors travailler dans le lit un peu.

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Exactement. 100 % d'accord.

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En petit nid.

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Ouais ouais alors après il y a des personnes qui me disent "ouais mais toi tu dis ça mais parce que t'es à ton compte donc

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du coup tu peux te lever à l'heure que tu veux" etc mais il y a plein de moments où je dois me

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lever plus tôt, bah juste j'adapte donc je me couche plus tôt tu vois,

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c'est aussi un truc c'est que moi du coup vu que je sais que j'ai besoin de beaucoup de sommeil,

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c'est vrai que je vais plus voir mes amis pour le brunch dans l'aprèm etc que pour un dîner parce que c'est vrai que du

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coup si ça finit à minuit que je dois me coucher à minuit et demi et que j'ai besoin quand même de

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9-10h de sommeil, c'est vrai que ça fait un réveil tard le lendemain donc après c'est une adaptation que t'as de ta vie mais

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en fait tu le vois on peut tous s'adapter puis les gens au final ils sont très contents d'avoir des gens à voir l'après-midi ou

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le midi etc ou pour le petit-déj.

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Quand on aime les jeux de société en plus une après-midi parfait.

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Voilà exactement. Un cinéma, le soir c'est bien un cinéma ça finit pas trop tard.

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Après ceci-dit, le cinéma, moi des fois je trouve que c'est trop fort pour mes oreilles.

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Du coup c'est dur des fois parce que je sors du cinéma,

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je suis à la fois contente parce que j'ai un peu imaginé plein de choses,

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j'étais un peu dans l'image, dans le film, mais j'ai une tête qui bourdonne.

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Oui, ça c'est lié à ta grande sensibilité.

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J'ai vraiment des fois des choses comme ça aussi.

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Mais continuons sur ce ping pong : deuxième routine !

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Alors moi je dirais une régularité aussi au niveau des horaires parce qu'on parle du sommeil mais en fait dormir 10h de

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minuit à 10h ou dormir 10h de 22h à 8h et bien du coup je me suis mis un réveil pour mes médicaments le matin et du coup

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je les prends tout le temps à la même heure parce que j'en ai le matin et j'en ai le soir et du coup ce que je prends le

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matin ça me permet à mon cerveau d'être un peu dans un mode de "ah oui c'est vrai,

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il faut se réveiller à cette heure-ci", donc c'est pas toujours efficace à 100 % mais ça me permet quand même de me dire

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ah, mon cerveau a été pré-réveillé donc du coup ça m'aide un peu quand même à me stabiliser parce que je sais que j'ai tendance

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à sinon pousser le soir pour faire d'autres trucs mais ça je pense que c'est lié à l'éducation de la société qui fait que

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on a les cours la journée et on a le travail la journée etc et du coup ça fait un peu le revenge le soir en mode "mais je

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veux faire des choses de ma journée". Et du coup,

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ça pousse, pousse, pousse, pousse, pousse le soir.

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Donc, ça me donnait encore plus de difficultés à me lever le matin.

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Donc, c'est lié au sommeil, mais c'est plus une sorte de routine fixe qui permet à mon corps de

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fabriquer les hormones, les machins, les trucs dans le cycle que j'ai décidé.

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Et ça stabilise un petit peu.

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Trop bien. Alors moi, je donne une autre routine qui,

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pour moi, est un no-brainer. Marcher. Alors pour moi,

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vraiment, aller marcher. Donc moi, je vais marcher une heure par jour.

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vraiment ça dépend que ça soit dans la ville bon moi je ne suis près de Montmartre donc à chaque fois je vais tout le temps

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marcher dans Montmartre. J'adore tu peux autant marcher et penser à des choses.

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Moi je trouve que quand tu marches il y a ton cerveau qui active quelque chose et tu trouves souvent des solutions et des

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problèmes c'est un délire.

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Ou alors discuter quand c'est dans la voiture, il y a une histoire de "on avance".

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Ouais, on avance. Mais tu peux aussi en fait ce que j'aime bien avec la marche c'est que t'ailles pas bien ou que t'ailles super

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bien tu peux marcher. A la différence du sport. Le sport,

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moi je vais pas trop bien, j'ai un petit coup de down,

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ça saute direct alors qu'aller marcher, je vais marcher 20 minutes du coup même si tu vas pas bien

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tu peux.

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Moi ma mère m'emmenait au zoo voir des animaux parce que du coup les animaux ça juge pas du coup tu

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les vois vivre. Moi j'ai un faible pour les orangs-outans,

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je les adore, ils sont très famille et du coup je restais assise comme ça et ça m'a vachement aidée

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à remonter.

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Trop bien, j'adore.

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Même si de base j'aime pas trop les zoos mais bon.

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Et après t'as aussi le truc de quand tu marches si t'as vraiment plein de choses à faire,

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tu peux, tu peux appeler quelqu'un, tu peux écouter un podcast,

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tu peux tu vois, réfléchir à un truc que tu veux écrire,

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etc. Donc moi, je trouve vraiment si les personnes peuvent vraiment se dire « Ok,

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vraiment, je vais marcher tous les jours et qu'importe,

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qu'il pleuve, qu'il vente, etc. J'y vais. J'y vais à mon tempo.

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Si je dois faire autre chose, je fais autre chose,

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etc. » Mais juste aller faire ça, ça pour moi c'est ultra important parce que si tu commences à

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tomber, ça réactive un peu ton corps et ça l'empêche de tomber plus bas.

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Et si tu es trop hyperactive, ça permet de relâcher un peu l'hyperactivité etc.

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Et donc du coup de te recalmer. Pour moi, c'est un bon stabilisateur.

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D'avoir un peu un truc contemplatif quoi.

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Allez, une autre routine !

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Alors, la prochaine routine, pour moi, c'est la musique.

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Parce que j'ai vraiment une sensibilité musicale parce que pour moi,

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la musique, c'est le langage universel. Musique sans paroles,

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en règle générale, ce que je préfère. Parce que du coup,

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ça me permet d'utiliser les variations d'intensité,

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les timbres différents des instruments, la force du signal sonore,

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d'avoir un petit peu les intrications des thèmes qui se répondent,

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etc. Et en fait, ça va pouvoir aussi jouer un peu...

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Si je mets en aléatoire, par exemple, ça me force à écouter le suivant.

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Et si c'est quelque chose où je me dis « Oh, je suis un petit peu chafouin,

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je suis un peu triste, etc. » mais c'est quelque chose d'hyper punchy ça va un peu quand même me remonter ou si je suis

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trop excitée de mettre quelque chose qui finalement aléatoirement va me forcer à être plus calme ça va m'aider aussi et

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du coup je me suis créé des musiques spécifiques par exemple si je fais une crise d'angoisse ou que je suis vraiment pas

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bien j'ai une playlist de 1h02 c'est des musiques calmes de Harry Potter et en fait mon cerveau sait exactement à la première

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note ça c'est le moment où on va être plus calme et relaxée.

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Et ça m'a changé vraiment, ça m'a changé la vie parce que du coup,

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j'ai mon truc quand j'ai de l'anxiété. Je sais que si j'ai besoin,

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je peux me protéger avec ma musique, avec mon casque.

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Si j'ai besoin de pouvoir un peu m'évader aussi,

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de changer mon humeur, il va y avoir plein de choses au niveau des choix musicaux qui vont

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m'accompagner sans jugement, encore une fois, sans parole la plupart du temps ou alors je me

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déconnecte de la traduction. Du coup, ça va être plutôt des paroles d'une langue qui n'est pas le français pour me forcer

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un peu à me dire ok, je fais exprès de ne pas comprendre la langue,

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même si je comprends des fois plus ou moins facilement,

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mais comme ça, ça me déconnecte et ça me met juste dans la vibe.

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Trop bien, j'adore. Alors moi, j'ai un petit carnet et dans lequel j'écris le matin et le soir.

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Ça ne me prend même pas 5 minutes Et c'est un énorme impact sur ma stabilité.

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Alors, le matin, ce que j'écris, d'abord, c'est que je me réveille.

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Et là, je dois écrire trois petites gratitudes. Je suis reconnaissante de...

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Je suis reconnaissante de... Je suis reconnaissante de...

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Ça, c'est bien parce que ça me permet de toujours me mettre dans un état positif et que même si ça

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ne va pas, je vais du coup devoir faire le travail dès le réveil d'aller chercher quand même des choses pour lesquelles j'ai de

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la gratitude. Alors quand ça ne va pas, tu trouves des choses qui sont vraiment toutes petites.

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Je suis contente d'avoir un lieu au sec dans lequel vivre.

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Je suis contente de pouvoir avoir de la nourriture dans le frigo,

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etc. Et ça, c'est un vrai outil de bataille pour ne pas tomber dans le bas et justement aller refaire travailler ton cerveau

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pour qu'il revoie des choses positives. Ça, c'est super important.

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Et après, j'ai... trois choses que je vais faire pour passer une super bonne journée.

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Et ça, c'est génial parce que c'est trois petites choses que je vais mettre,

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mais sur lesquelles je m'engage. Et donc, du coup,

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je sais que, en fait, du coup, je m'y suis engagée.

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Donc, je vais les faire. Et donc, du coup, il y a un engagement vis-à-vis de moi-même et qui vont faire que je vais passer

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une bonne journée. Et donc, à chaque fois, ça marche très bien.

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Et donc, ça, ça me prend vraiment très peu de temps.

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Et ensuite, le soir, ce que je vais faire, c'est les trois choses qui m'ont fait le plus de bien sur aujourd'hui parce qu'en fait

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souvent la problématique dans la bipolarité c'est que on a une déconnexion avec notre corps donc en fait si on se pose pas

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pour essayer de repenser à qu'est-ce qui nous a vraiment fait du bien,

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et ben on va plutôt se mettre sur peut-être les choses de la société,

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c'était faire ça alors qu'au final on va se dire putain en fait,

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bah juste d'avoir avoir été posée dans mon canapé,

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etc. Qu'est-ce que ça m'a fait du bien ? Genre, regarder la Starac,

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qu'est-ce que ça m'a fait du bien, etc. Ou, ah bah putain,

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d'avoir, je ne sais pas, fait ce podcast avec Delphine,

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qu'est-ce que ça m'a fait du bien ? Ah, d'avoir juste pris le temps pour juste méditer,

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qu'est-ce que ça m'a fait du bien ? Et ça, c'est super important,

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parce que quand on est bipolaire et on a une déconnexion,

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qui peut se faire très vite avec notre corps et avec ce qui vraiment fait du bien à notre corps,

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et du coup de faire ça tous les soirs ça nous permet justement de se rendre compte putain ça fait quand même la septième

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fois que je dis que le moment où je médite me fait grave de bien bon Léa,

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ne lâche pas et continue à méditer tous les jours parce que regarde comment même si ça peut être dur au début de s'y mettre

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regarde comment à chaque fin de journée le truc que tu mets comme ce qui t'a le fait le plus de bien et bah c'est ça tu

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vois et ça c'est génial parce que ça te permet d'évoluer en continu vers vers une vie,

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des actions, un environnement qui, du coup, te permet de sentir stade,

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de se sentir équilibré et d'arrêter certaines choses.

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Par exemple, j'avais vu, j'étais allée à un grand truc de networking et tout et j'ai dit,

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mais ça a été horrible pour moi. Bon, OK, tu n'iras plus dans des trucs comme ça.

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Écoute-toi et adapte-toi à qui tu es. Tu n'as pas besoin d'être comme tout le monde.

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Et je pense qu'on revient avec ça à ce sujet de la neuroatypie ou en tout cas du fait de on est tous différents et en fait

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on doit se créer une vie sur mesure qui est adaptée à comment on se sent.

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Exactement. Et justement d'ailleurs quand tu disais "moi je note sur un cahier",

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il y a une application qui s'appelle Bipolarité France,

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pas très jolie, un peu moche, mais voilà ça donne le diagramme de l'humeur.

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Tu peux noter des choses un peu dedans tous les jours tu peux rajouter des émotions ou des choses que tu ressens personnaliser

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un peu comment tu te sens au quotidien. Moi j'ai rajouté le syndrome prémenstruel..

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Mais voilà du coup c'est moche mais pour ceux qui sont pas trop cahier ça permet de le faire un

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peu.

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Pour Bipolarité France, je recommande aussi. Moi je suis très très cahier donc voilà et en plus il

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y a un cahier! Donc moi je suis bénévole dans une asso qui s'appelle Hope Stage où on accompagne les bipolaires à devenir

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experts de leur maladie. Et avec Hope Stage, on a créé un cahier,

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justement, qui fait ces petits trucs. Donc, on a un cahier juste à remplir.

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C'est le cahier de cinq minutes. Et donc, on a nos questions le matin,

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le soir, et je remplis tous les jours. Et voilà,

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donc c'est trop pratique.

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Parce qu'il faut optimiser, il ne faut pas que ça devienne non plus une charge mentale.

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Ah non, franchement, c'est vraiment ultra rapide.

23:31

Ouais, carrément.

23:32

Donc, Hope Stage, allez-y, les yeux fermés. Et d'ailleurs,

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quand tu disais reconnecter au corps, ça m'a fait penser,

23:40

moi, je me suis rendue du compte que quand je m'habille bien quand j'ai les habits que j'aime,

23:44

où je me dis bah voilà je vais mettre une robe, je vais choisir mes boucles d'oreilles,

23:48

et je vais pas juste m'habiller avec le premier pantalon et le premier pull,

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et bah en fait je me dis ah bah ça va aller et même dans les sous-vêtements même s'ils se voient

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pas en dessous, le fait d'avoir des jolies chaussettes ou d'avoir mis une jolie culotte,

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voilà je me dis ah bah en fait je suis bien apprêtée c'est chouette et ça permet aussi de se

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reconnecter un peu à soi-même, tout ça, d'avoir un peu plus d'espoir.

24:15

Et d'ailleurs, il y a un mantra dans ma vie que je ne sais pas si j'ai découvert ou pas,

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en tout cas c'est "on ne voit que ce que l'on pense mériter" et en fait l'environnement il ne va

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pas changer, c'est juste que nous, si on ne voit que le négatif,

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on ne va voir sortir de l'environnement que les choses négatives de cet environnement,

24:37

et si on se dit en fait "je mérite d'avoir des belles choses dans la vie",

24:43

"je mérite d'avancer", "je mérite de" plein de choses,

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en fait l'environnement il va faire ressortir les choses positives.

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Et je pense que littéralement il y a certaines personnes que j'ai rencontrées il n'y a pas si longtemps que ça que je n'aurais jamais

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rencontrées avant, parce que je n'avais pas cette vibe un peu de "positif",

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de "je m'aime", de "j'ai le droit",

25:08

"Je demande"

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Exactement. Et donc en fait toutes ces choses là,

25:11

elles étaient dans mon environnement depuis le début.

25:13

Même mon compagnon, quand on s'est rencontrés justement,

25:17

j'étais encore dans les débuts, milieu de ma prise en charge et du coup ce grand changement de vie,

25:25

je pense que la rencontre avec mon compagnon que j'ai actuellement,

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ça a été lié aussi à cette histoire de "je vois ce que je pense mériter" parce que je pense que je me suis dit "j'ai le

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droit d'être avec lui". Et je pense que c'est comme mon chat,

25:43

je me suis autorisée à avoir un chat, je l'ai adopté et ça me fait énormément de bien.

25:49

Il ne me juge pas, quand je pleure, il n'a pas trop envie que je lui pleure dessus,

25:51

mais par contre il va quand même rester à côté. Et en fait toutes ces petites choses,

25:57

on a le droit aussi de s'autoriser. Parce que notre corps,

26:01

j'ai l'impression qu'il sait au fond de lui ce dont on a vraiment besoin,

26:05

et du coup si on l'écoute vraiment, moi je sais que quand j'étais petite mes parents ils voulaient pas que j'aie un animal

26:13

parce que si je m'en occupais pas, ça fait beaucoup de travail.

26:17

Je comprends tout à fait, mais je sentais que j'avais ce besoin.

26:22

Et en fait quand j'ai eu mon chat et ben ça a tout changé et il m'a énormément apporté.

26:29

Et je pense que justement on revient sur l'histoire des animaux qui jugent pas et qui sont là et qui nous font partager

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un peu beaucoup de belles choses.

26:40

Carrément.

26:44

Est-ce que juste peut-être, vite fait parce qu'on a parlé de choses super positives donc c'est

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génial, tu as eu des gens qui t'ont fait du mal dans ta vie et que t'as réussi à faire partir de ta

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vie ?

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Oui, parce qu'en fait, quand tu es bipolaire, je pense qu'il y a des personnes tout simplement qui ne sont pas bonnes pour

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toi et qui vont accentuer ta maladie, en tout cas qui ne vont pas la considérer,

27:19

etc. Moi, ça a été beaucoup, du coup, dans le milieu professionnel,

27:22

des personnes avec qui j'ai pu bosser et qui, quand j'étais en up,

27:27

me poussaient, poussaient, poussaient, poussaient,

27:29

poussaient. Ils étaient très contents que je puisse faire le boulot de cinq personnes.

27:34

Et voilà, qui me mettaient des pièces en continu.

27:37

Et dès que ça commençait à aller pas bien, qui me remettaient tout dessus,

27:41

qui me mettaient plus bas que terre. Et qui disaient,

27:47

moi, je veux pas qu'il y ait quelqu'un à problème.

27:49

Et qui me mettaient du coup plus bas que terre. Donc du coup,

27:54

ça, ça a été des personnes plutôt très, très mauvaises pour moi.

27:58

Et du coup j'ai pu quitter ces personnes dans le milieu professionnel.

28:06

J'ai eu une personne peut-être dans le milieu amical qui était mauvaise aussi,

28:14

qui accentuait en tout cas ma maladie et qui la comprenait pas bien et où du coup j'ai coupé.

28:22

Maintenant aujourd'hui c'est vrai que j'ai que des gens qui,

28:28

en tout cas, la comprennent bien, qui ont été là,

28:33

même pour qui je suis. Et du coup, c'est trop, trop bien.

28:38

Mais c'est vrai que oui, en tout cas, c'est un travail qui est vraiment à faire quand on est

28:45

stable, parce que moi, j'ai pu avoir des disputes ou vouloir arrêter des relations quand j'étais dans mes crises et qui n'était pas

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juste c'est pour ça que vraiment le sujet il est vraiment "soit stable avant de faire le tri et de

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choisir ton environnement", tu vois ce que je veux dire.

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Bien sûr. Parce sinon on choisirait les mauvaises personnes quand on est en up.

29:10

Exactement. Dans les up, par exemple, je voulais couper avec toutes les personnes qui me disaient "ralentis" tu vois ce que

29:16

je veux dire. Et j'étais là en mode "mais ils sont nuls,

29:19

ils croient pas en moi" et je m'embrouillais tu vois avec des personnes qui au final étaient sûrement les personnes qui

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m'aimaient le plus et qui du coup s'inquiétaient,

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tu vois, pour moi. Et pareil en down, du coup je vais être là en mode bah "putain,

29:33

lui il me demande toujours à être à fond" etc. alors que moi je ne vais pas bien etc.

29:39

Donc en fait dans tes crises, tu peux très facilement casser tout le temps tes relations parce

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qu'entre ton up et ton down, en gros tu ne vas pas supporter certaines personnes et des personnes

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différentes. Et en réalité, ce n'est pas du tout juste pour les autres.

29:55

Et donc, voilà, j'ai de la chance parce que moi,

29:58

en fait, j'ai des amis de très longue date qui ont supporté ces hauts et ces bas.

30:03

Ce qui n'est pas le cas quand même de beaucoup de personnes bipolaires qui ont pu,

30:07

du coup, beaucoup perdre leurs entourages au travers des crises.

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Et qui, moi, j'ai entendu beaucoup, beaucoup de personnes qui,

30:13

en up, ont divorcé, ont quitté leur famille, se sont mis leurs enfants à dos,

30:19

etc., tu vois. Et donc, du coup, c'est vrai qu'il y a vraiment cet enjeu d'absolument avoir des traitements qui te stabilisent

30:28

pour pouvoir mettre en place tout ce qu'on a dit,

30:32

un bon environnement, faire les bons choix de personnes,

30:35

et puis bien comprendre. Et puis après, quand t'es stable,

30:38

du coup, tu peux aussi expliquer. Par exemple, moi,

30:39

j'ai expliqué à ma mère, bon, maman, je veux bien que tu me dises d'y aller doucement,

30:46

mais par contre, s'il te plaît, casse pas non plus tous mes rêves.

30:49

Mes rêves, je suis désolée, j'ai le droit de les avoir.

30:52

Bien sûr.

30:54

Et tu peux pas me dire, bah non, du coup, vu que t'es comme ça,

30:57

bah en fait, faut que t'aies ton CDI dans cette ville et oublier toutes tes ambitions,

31:04

tous tes rêves, tu vois. Mais sauf que ma mère, elle m'a écoutée quand j'étais stable,

31:09

quand je lui ai expliqué, je lui ai dit, bon, je te comprends maman et je te promets que je vais y aller étape par étape

31:14

parce que tu me vois, je suis stabilisée. Et donc,

31:17

du coup, par exemple, je rêve, j'en sais rien, d'un jour écrire un livre,

31:20

bon, bah je vais étape par étape, etc. mais par contre,

31:23

ne cassons pas mon rêve et s'il te plaît, crois en moi quand même.

31:27

Ces discussions-là, elles se font quand on est stable.

31:29

Elles ne se font pas quand on n'est pas stable. Impossible.

31:32

Mais dans tous les cas, c'est très difficile parce qu'en plus,

31:34

sa famille, c'est des gens qui nous aiment profondément,

31:38

qui nous connaissent depuis toute petite, et malheureusement,

31:42

qui voient des fois, nous, en tant qu'enfants, en tant qu'avant,

31:47

et après, il faut leur réexpliquer qu'ils puissent comprendre qu'effectivement il y a eu un moment donné où la maladie s'est déclarée,

31:53

il y a eu des changements qui sont faits et surtout maintenant que la maladie est déclarée,

31:57

qu'on a fait cette psychothérapie, qu'on a un suivi,

32:01

qu'on essaye de réorganiser un peu tout ça pour que ce soit plus bénéfique pour nous,

32:05

du coup en fait ça ne veut pas dire qu'on diminue l'amour qu'on a pour eux,

32:11

au contraire, on a toujours cet amour extrêmement fort mais il faut pouvoir accepter qu'effectivement on est une personne

32:18

différente dans le sens où on s'est pris en charge en connaissance de cause et du coup oui il y a peut-être des changements

32:26

qui se font, oui il y a peut-être des besoins. Et je vois,

32:31

alors c'est un exemple un peu bête peut-être, mais j'ai eu besoin à un moment donné de me faire un

32:37

tatouage. Je n'en ai qu'un seul mais j'ai eu besoin de faire ça parce que c'est littéralement la traduction sur mon corps

32:44

de "vivre c'est bien". Et ma maman a énormément de mal avec ça.

32:51

Parce que pour elle, c'est faire mal à son corps,

32:55

etc. Et en fait, la première fois qu'elle l'a su,

33:02

ça a été un choc hyper violent. Elle a dû partir de la pièce où on était.

33:08

Ça a été très dur. Mais je lui ai expliqué calmement.

33:13

On en a parlé ensemble. Et maintenant, même si elle n'aurait pas fait ça et qu'elle n'aime pas le

33:18

fait que j'ai ce tatouage, elle comprend pourquoi je l'ai fait et elle a accepté que j'ai fait ça.

33:24

Et en fait je pense que c'est ça qu'il faut essayer de trouver dans les relations,

33:29

notamment familiales, parce que c'est les relations qui sont entre guillemets existantes à

33:33

l'infini. C'est de pouvoir trouver ce terrain de discussion,

33:38

même sur des choses qui peuvent être très violentes émotionnellement parce que forcément les gens de notre famille ils ont

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aussi des émotions, c'est des humains et donc la discussion qu'on peut avoir peut des fois prendre des proportions émotionnelles

33:52

qui peuvent dépasser la simple discussion. Et c'est normal,

33:57

c'est juste qu'il faut en tenir compte et nous en tant que bipolaire se protéger aussi de la vague émotionnelle parce que

34:04

c'est pas forcément facile, mais essayer de continuer à avoir confiance dans les gens qui nous

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aiment très fort. Et oui il y aura des maladresses,

34:12

oui il y aura des erreurs, mais le but c'est de pouvoir discuter ensemble.

34:17

Enfin après c'est mon avis.

34:18

C'est marrant parce que moi aussi j'ai fait un tatouage.

34:24

J'ai un tatouage dans le dos lié à la stabilité,

34:27

à ma recherche de stabilité face à ma maladie. Donc ouais.

34:32

Je pense qu'on a besoin d'avoir des ancrages.

34:35

Oui, ah oui on a complètement besoin d'avoir des ancrages.

34:39

Pas oublier ça. Mais ce que je trouve beau, c'est : ne vous dites pas,

34:44

ma bataille, c'est d'être stable pour ne pas retomber.

34:53

Ma bataille, c'est d'être stable pour réaliser mes rêves.

34:56

Oui, c'est ça. Le positif, en fait.

34:58

Et ça, ça donne beaucoup plus de force. Parce que le fait de faire les choses par la peur,

35:05

par la crainte, et donc souvent, on dit, "si tu fais quelque chose,

35:09

je ne veux pas...". Par exemple tu dis "je n'ai pas envie que ça arrive",

35:14

bah dans la plupart du temps du coup ça va arriver.

35:16

En revanche si tu es dans le positif et tu es là en mode "j'ai envie de me sentir stable,

35:22

pour pouvoir faire ce voyage", "pour pouvoir que ma relation amoureuse se passe bien",

35:27

"pour pouvoir avoir des enfants", "pour pouvoir avoir le job que j'ai envie d'avoir",

35:33

là tu es dans quelque chose de positif et ça te donne un vrai moteur en toi de te dire ok ok,

35:39

je vais continuer à faire tous ces efforts-là pour pouvoir me sentir bien,

35:43

parce qu'il y a justement cet espoir, cette carotte.

35:47

Et ça, je pense que c'est quelque chose qui est très,

35:49

très important.

35:50

Ma psychologue, justement, me disait, "ah, c'est bien Delphine,

35:53

vous avez des projets. Je suis rassurée".

35:55

Important d'avoir des projets, oui. Ouais, ouais,

35:58

ouais. Je suis complètement d'accord. Mais les projets,

36:00

on peut les avoir que quand on est stable.

36:03

Sinon, le projet, c'est la stabilité. Et d'ailleurs,

36:07

justement, est-ce que tu penses que le fait d'être bipolaire ça t'a apporté quelque chose que tu n'aurais pas eu si tu n'étais pas

36:16

bipolaire ?

36:17

Bien sûr. En fait, le fait que tu vois, qu'on raconte que quand on est dans les hauts,

36:21

on a ultra confiance en nous, qu'on est ultra créatif,

36:24

qu'on ose, ça a développé chez nous une âme créative et entrepreneuriale,

36:29

il n'y a pas de sujet.

36:30

Ah bah oui, ça c'est sûr, je pense que toi comme moi

36:33

Et vu vu qu'on a osé plein plein de choses et que parfois ça a marché,

36:39

c'est quelque chose qui est resté ancré en nous et qui fait que même aujourd'hui,

36:43

quand on est stabilisé, on ose.

36:45

Et on perçoit le monde différemment.

36:47

Voilà, on ose. Et donc, du coup, un bipolaire, je pense,

36:52

stabilisé, etc., dans beaucoup de cas, peut être quelqu'un qui,

36:56

justement, va beaucoup plus oser et qui va oser faire des choses qui sortent des clous,

37:01

etc., parce que sa maladie l'a amené à faire ça plein de fois et que,

37:06

bon, parfois, ça a été un échec, mais aussi plein d'autres fois,

37:09

ça ne l'a pas été. Et donc, du coup, ça a développé chez lui une résilience à ça.

37:15

Et puis le fait aussi derrière qu'on ait vécu plein d'énormes énormes downs et qu'on y ait survécu,

37:22

ça nous fait nous dire bon bah attends, si j'ai réussi à survivre à ça,

37:26

bon tout peut arriver, il y a un peu ça quand même.

37:30

"La fin du monde ? Oh"

37:31

Mais c'est vrai, on a pas vraiment, on a beaucoup moins peur de,

37:35

par exemple, moi j'ai beaucoup moins, j'ai pas du tout peur tu vois,

37:38

de souffrance physique etc, tu me dis "vas-y tu vas faire ça" etc,

37:43

j'ai absolument pas peur. Je suis en mode "bon bah ok ça va ça peut faire peut-être mal,

37:47

etc. mais je vais m'en remettre". Je veux dire, si je m'en suis remis d'une dépression,

37:51

tu vois...

37:51

On peut se remettre de tout, évidemment.

37:53

Je suis d'accord, enfin ouais.

37:54

Mais surtout que c'est très bizarre, parce que moi,

37:55

je sais que j'ai cette hypersensibilité. Et donc,

37:57

notamment aussi au niveau du toucher, il y a certaines matières que je ne supporte pas,

38:00

etc. Mais en fait, la douleur... c'est complètement à part.

38:06

Parce que dans la bipolarité, comme on le dit, on a du mal à se connecter à notre corps.

38:12

Par exemple, dans un up, on peut ne pas capter que notre corps est fatigué.

38:16

Donc, il y a une déconnexion. Et donc, du coup, il peut y avoir une déconnexion à la souffrance.

38:22

Et du coup, c'est pareil dans les down.

38:24

Mais qui peut être dangereuse par moments.

38:24

Parce que du coup, on peut atteindre aussi des choses dans les down,

38:28

tout ce qui est automutilation, tout ça.

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C'est ça. Ou dans les up, par exemple, tu vois, moi,

38:32

mon cas, j'ai eu trois fois le palu, je suis tombée dans des caniveaux,

38:38

j'ai eu un verre dans le pied, je me suis fait renverser,

38:41

côte fêlée... Et je continuais parce que j'étais déconnectée de mon corps.

38:46

C'est vrai que je ne suis pas partie pendant le Covid faire des trucs comme toi,

38:50

ça serait mal passé. J'ai juste fait Just Dance chez moi avec une entorse.

38:55

On est sur un moindre niveau.

38:57

C'est ça.

38:58

Mais c'est sûr que ça nous apprend aussi à nous protéger,

39:02

à comprendre comment on est. J'ai l'impression que ça fait un petit peu comme si on avait un Jiminy Cricket sur l'épaule qui

39:08

nous dit « Eh, mais ça, tu connais, en fait. Ça,

39:11

c'est bien. Ça, c'est pas bien. » On a appris à se décortiquer un peu,

39:15

peut-être plus que la moyenne des gens.

39:17

Beaucoup plus. Vu que nous, c'est une question de survie.

39:19

Nous, c'est une question de survie. Si on ne s'écoute pas,

39:22

etc., on peut risquer la mort. Parce que, que ce soit en phase maniaque ou en phase dépressive,

39:27

on peut aller vers le suicide à cause de trop de souffrance.

39:31

Ou alors, par exemple, en phase maniaque, plein de fois,

39:34

je me suis mise en tel danger, comme je te racontais,

39:36

je me suis fait renverser, etc. J'aurais pu être tuée.

39:39

Vu qu'il y a un danger de mort, nous, du coup, on est au taquet,

39:45

au taquet-taquet pour regarder comment on se sent,

39:48

prendre les bonnes décisions pour notre équilibre,

39:51

etc. Et ce qui, du coup, en devient notre plus grande force.

39:55

Parce qu'on va, au final, être souvent beaucoup beaucoup plus alerte à nos signaux,

40:00

à notre corps, à notre équilibre, etc., que les autres.

40:04

Quand nous, on va être là, « Ah ben non, les gars,

40:06

moi, je rentre maintenant parce que j'ai besoin de mes dix heures de sommeil »,

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les autres vont être là en mode « Oh, c'est bon,

40:12

c'est pas grave », etc. Ils vont moins dormir. Le lendemain,

40:14

moi, je serai au top. Eux, ils seront la tête complètement dans le mal.

40:17

Ils auront bu. Ils seront en gueule de bois. Ils seront en descente.

40:20

Ils seront en train de pleurer, en train de se dire « Putain,

40:21

qu'est-ce que j'ai fait ? » Non, mais c'est vrai.

40:23

Tu vois ? Non, mais c'est vrai. Et du coup au final c'est moi qui finis par être la cheerleader et être là en mode bah moi

40:28

ça va super et tout.

40:29

C'était le fun !

40:34

Donc c'est pour ça que c'est quand même un point à avoir.

40:35

Et du coup moi j'aime beaucoup cette phrase "il y a toujours un diamant dans une épine" et pour le coup c'est vraiment le

40:42

cas. La bipolarité est bien sûr une épine, je n'espère à personne d'avoir cette maladie.

40:47

En revanche, à partir du moment où tu l'as t'as eu les choses que t'avais vécues etc,

40:53

bien sûr qu'il y a un diamant derrière.

40:57

je crois qu'on peut pas trouver une plus belle phrase pour finir cet épisode.

41:02

Trop bien.

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Je te propose avant de terminer, si t'as quelques recommandations,

41:07

pour un peu, soit des choses qui te parlent par rapport à cette maladie,

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soit des choses où tu trouves que c'est intéressant pour les auditeurs.

41:15

Je te laisse libre, ça peut être vraiment de tout type.

41:18

Moi je pense que il y a un court métrage que j'ai fait et que je trouve vraiment top (en toute

41:26

humilité) sur mon compte YouTube. Vous mettez Léa Vigier et c'est un court-métrage de trois minutes où j'ai essayé de montrer

41:36

comment on se sentait en up et en down au travers de filtres,

41:40

etc. Et je trouve que c'est bien parce qu'en fait,

41:44

c'est très dur dans un podcast quand on vous décrit.

41:47

En fait, c'est très dur pour les gens de se rendre compte.

41:49

Et du coup, c'est une bonne manière, de manière imagée,

41:53

autant pour quelqu'un qui est bipolaire de s'y retrouver que pour des proches pour dire,

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regarde ce court-métrage, tu vas voir comment, en fait,

42:01

je vois la vie. Et ça, c'est une bonne manière quand même de pouvoir sensibiliser.

42:06

Et puis, deuxième truc, moi, c'est une BD que j'aime beaucoup.

42:09

Je pense que tu l'as lue, Goupil ou Face.

42:11

Ah oui, ça, c'est ma chouchou. Je sais que Lou Lubie n'a plus trop envie de parler de sa

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cyclothymie, j'ai cru comprendre. Mais en tout cas,

42:19

la BD existe. Et vraiment, Goupil ou Face, moi, je l'ai lue avec mon père à côté de moi et c'était

42:26

hyper intéressant.

42:26

C'est incroyable, je l'ai lu aussi avec mon père à côté de moi.

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C'est vrai ! Mais j'ai trouvé ça génial, parce qu'il me disait « Ah,

42:30

mais du coup, toi, ça fait ça, ça fait ça comme ça.

42:30

» C'était génial de lire ça avec lui et de partager ça.

42:37

Parce que nous, on vit quelque chose, mais les proches,

42:44

ils ne voient que des petites bribes de nous. Ils ne voient pas du tout tous les symptômes.

42:47

Et puis, pour beaucoup de personnes, bipolaires en plus,

42:51

les downs, il y a beaucoup de gens, ils les cachent.

42:54

On appelle ça la dépression souriante. Moi j'étais beaucoup dans ça.

42:58

Donc j'allais mal, mais je gardais le sourire parce qu'en fait je voulais encore moins avoir des gens qui me disent "ça

43:05

va pas ?" ou qu'ils fassent la gueule. Non, je préférais qu'ils sourient.

43:08

Au moins, ma vie était un petit peu moins dure que ce qu'elle était tu vois.

43:12

Mais ça c'est possible au début quand la dépression n'est pas trop grave.

43:14

Ouais exactement. Mais sauf qu'après, moi je coupais.

43:18

Donc les gens ne me voyaient pas quand j'allais très mal.

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Donc beaucoup de personnes étaient là en mode "quoi t'as eu autant de dépressions,

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mais moi je t'ai toujours vu au top" et c'est ça.

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Donc du coup c'est vrai que c'est bien d'avoir des images pour pouvoir montrer aux autres pour

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qu'ils puissent mieux comprendre.

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Ta chaîne Youtube, du coup "Delphine ESTOURNET".

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Oui, tout à fait. Oui mon nom c'est vraiment le nom de partout.

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Oui, c'est ce que je me suis dit. C'est quand même beaucoup plus simple.

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Et c'est vrai que je pense que par l'image on peut voir des choses.

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J'ai quelques autres projets en tête, je te les dirai en off,

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parce qu'on ne va quand même pas spoiler à nos auditeurs !

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Mais c'est vrai que l'image, le son, vraiment tout ce qui peut toucher aux sens,

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ça permet de pouvoir poser les choses. Et vu que les humains sont quand même des êtres visuels

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principalement, c'est quand même plus utile aussi quand on met l'image quoi.

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Et d'ailleurs je voulais mettre aussi un petit mot bonus,

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parce que François Mallet a failli être parmi nous pour ce premier épisode.

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Et effectivement il serait ravi de pouvoir être là avec nous une prochaine fois.

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Mais allez voir son spectacle "Heureux soient les fêlés" qui est super.

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Et il faut aussi absolument lire son livre "Fêlé".

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C'est bien, c'est le le leitmotiv, et donc François est comme nous,

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enfin comme nous est différent, puisque c'est une autre personne donc c'est toujours intéressant d'avoir les interprétations

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de chacun donc n'hésitez pas aussi à aller le voir,

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c'est sur Paris, son spectacle et je crois que c'est jusqu'en mars prochain,

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mars 2026. Donc voilà, plein de recommandations et sur ce et bien écoutez je suis vraiment très

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très contente, merci beaucoup Léa pour cet échange autour du trouble bipolaire parce que ça

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"Fêlé", c'est bien, c'est le le leitmotiv, et donc François est comme nous,

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enfin comme nous est différent, puisque c'est une autre personne donc c'est toujours intéressant d'avoir les interprétations

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de chacun donc n'hésitez pas aussi à aller le voir,

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c'est sur Paris, son spectacle et je crois que c'est jusqu'en mars prochain mars 2026 donc voilà,

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plein de recommandations et sur ce et bien écoutez je suis vraiment très très contente,

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merci beaucoup Léa pour cet échange autour du trouble bipolaire parce que ça

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nous a été

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nous a été très riche d'échanges en tout cas.

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Merci d'avoir écouté Voix Plurielles. Comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.

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C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

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une autre façon de voir le monde.

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