On a ri... en parlant de dépression ! - Reda (1/2)
S01:E21

On a ri... en parlant de dépression ! - Reda (1/2)

Episode description

Et nous repartons pour une nouvelle vague de podcasts avec un sujet très positif (c’est faux) : la dépression, avec notre invité Reda.

(Partie 1/2)

Invité : Reda www.instagram.com/redartiste

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Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici on parle avec empathie de vies différentes pour une

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même humanité. Aujourd'hui, je reçois Reda.

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Bonjour.

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Et on va parler de dépression. Je sais, ça fait toujours son petit effet.

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On va beaucoup rire pendant ce podcast.

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C'est pas mal, c'est pas mal. Belle entrée en matière.

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Absolument. Il est important de rire.

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Bien sûr.

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Parce qu'effectivement, petit disclaimer, on va parler de choses difficiles.

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Mais il est important de pouvoir justement positiver et essayer d'en tirer des petites leçons,

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en tout cas des apprentissages.

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Entièrement d'accord. Puis comme tu me le dis en off,

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Hamdoullah, ça va mieux.

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C'est vrai que je parle couramment arabe.

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Haja le top, comme on dit. Masha'Allah.

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Eh bien, pour les arabophones, vous traduirez. Mon cher Reda,

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nos auditeurices ne te connaissent pas encore, mais ça ne va pas tarder,

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car tu vas pouvoir te présenter.

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Bonjour tout le monde, bonjour Delphine. Je suis Reda,

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je m'appelle Reda, je suis étudiant encore, en passe d'obtenir mon doctorat quand même,

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donc on croise les doigts.

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Et on te félicite d'avance.

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Merci beaucoup, ça a été un parcours du combattant.

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Comme tout doctorat.

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Comme toutes études de manière générale. J'étais pas destiné à faire des études longues,

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sachant que mon épisode dépressif a commencé finalement à travers toute ma scolarité et avec une

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tentative, du coup une T.S, donc tentative de suicide quand j'étais en terminale,

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donc j'ai fini le lycée en apothéose. Mais maintenant je suis major de promo quasiment,

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tout va bien.

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Vous ne voyez pas mais nous applaudissons en mode podcast.

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Nous applaudissons pour les sourds et malentendants,

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et maintenant plus jeune : personne ne voit mais les jeunes ils tapotent le pouce et le majeur.

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Très bien, je connaissais les sourds et malentendants évidemment puisqu'on fait ça aussi dans les

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studios de doublage.

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Mais oui mais on est moderne ici.

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Absolument.

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Ici ça six-seven !

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Donc Reda qui touche toutes les populations pour le podcast.

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Bien sûr, et Michel Drucker, toute la population.

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Toute la population, c'est très large. On a un spectre d'écoute absolument.

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Même pas trois minutes, quoi. J'ai déjà dit n'importe quoi.

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Et j'ai même pas fini de me présenter. J'ai 26 ans.

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Bientôt 27. Et du coup, en passe d'avoir mon doctorat,

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donc je suis étudiant en art à la Sorbonne et en parallèle je suis artiste contemporain et galeriste. galeriste.

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Oui et c'est vrai que on admire les jeux de mots de Reda car son Instagram : Redartiste.

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Pas peu fier, pas peu fier.

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Pas peu fière la papetière.

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Plus jamais.

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Ce n'est pas de moi, on remerciera mon compagnon pour cette blague.

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Y'a pas de soucis ! Qu'on embrasse chez vous.

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Pour vous, à la maison.

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On se la joue Nikos, c'est ça ? "A toi papa"

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J'étais sur Julien Lepers.

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Ah oui, "indice, chez vous". Je l'ai, je l'ai.

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Absolument.

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Car je suis adulte.

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Et drôle. Mon cher Reda. Maintenant que nous te connaissons un petit peu mieux,

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je te propose qu'on passe un petit peu à la partie "Mais oui Jamy".

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C'est-à-dire la petite présentation un peu didactique de qu'est-ce que c'est effectivement la

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dépression. Parce qu'il est important de le rappeler,

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c'est tout de même un trouble de l'humeur qui n'est pas à minimiser,

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qui existe pour de vrai, et c'est pas juste être triste.

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C'est vraiment une altération de l'humeur, de l'énergie,

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de la motivation, et de comment on se positionne entre soi et le monde aussi.

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Puisque c'est vraiment...

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Un détachement, pur et simple.

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Voilà, exactement. À ne pas confondre avec la déprime passagère,

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qui est aussi à prendre en compte. Parce qu'on ne va pas non plus ne pas être empathique envers les

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personnes qui sont tristes. Mais là, c'est vraiment le cerveau qui n'est plus capable de récupérer suffisamment de sérotonine

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pour acquérir le bonheur.

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Oui. Et après, je ne suis pas médecin.

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Oui, c'est vrai, on précise, on n'est pas médecin.

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Personne n'est médecin ici.

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Peut-être le chat, mais...

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Je travaille à un doctorat, ça ne signifie pas que j'ai des compétences.

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C'est vrai, c'est bien de le préciser.

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Mais je ne sais pas si c'est corrélé au fait d'être dépressif,

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d'avoir des épisodes tout au long de ma vie de dépression,

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qui fait que je développe aussi beaucoup dans ma personnalité un certain cynisme.

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Peut-être aussi et qui dans mes relations avec plein de personnes qui ont aussi,

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sont sujet à des épisodes dépressifs, ont ce même rapport à la réalité,

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aux relations humaines, de vouloir toujours dédramatiser,

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et rendre un certain nilisme et cynisme comme une norme.

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Est-ce corrélé ? Je ne sais pas. Mais face à cette vue empirique de mon expérience,

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j'ose espérer que oui. Et c'est aussi un peu une sorte de carapace donc beaucoup de personnes peuvent l'utiliser aujourd'hui comme

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base d'humour, qui ne signifie pas qu'ils vont particulièrement bien aussi.

6:23

C'est ça qui est paradoxal.

6:24

C'est ça qui est paradoxal.

6:25

Paradoxal, exactement. Premièrement, il y a autant de dépressions qu'il y a de dépressifs.

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Tout à fait.

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Et un dépressif n'est pas forcément une personne triste visuellement.

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Une personne peut même ne pas savoir qu'elle l'est.

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Et du jour au lendemain, avoir une sorte de moment où elle s'oublie.

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Moi j'appelle ça des phases, des moments d'absence et un blackout total.

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Beaucoup de personnes ont des moments où leur cerveau cesse de fonctionner,

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et de se rappeler de certains épisodes, moi ça m'est arrivé.

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Et des personnes qui par exemple aussi manquent beaucoup de sommeil,

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ça leur arrive souvent la dette de sommeil fait que les synapses éclatent beaucoup plus et donc

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figent ces instants là. On a soit des sentiments de déjà vu,

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soit comme si dans une conversation une personne saute des mots.

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C'est pas vrai, c'est juste on oublie. Ces épisodes dépressifs exacerbent justement tous les

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problèmes liés à la mémoire, liés au cerveau et aux actions cohérentes.

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Oui parce que ça peut être vraiment complètement invisible,

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les personnes peuvent continuer à vivre normalement en apparence.

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Exactement.

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Voilà.

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Et nous ne sommes toujours pas médecins.

7:50

Toujours pas.

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Même si depuis les deux minutes où on a fait le petit instant "mais oui Jamy",

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je n'ai que des schémas avec le "fiouuuu, fiouuuu" de C'est pas sorcier.

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"Mais dis-moi Jamy"

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"Et bien Jamy quels sont les symptômes principaux de la dépression?"

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"Fiouuu" "en effet Fred"

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Il y a Sabine aussi que j'aime beaucoup. Mais oui c'est vrai,

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exactement comme tu disais, il peut y avoir des troubles de sommeil,

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des difficultés de concentration aussi.

8:25

Exactement.

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Bon beaucoup de dévalorisation, de culpabilité, ça c'est normal.

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et puis ça peut être aussi dans la façon de vivre,

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ça peut être un ralentissement ou au contraire même une agitation.

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Parce qu'on sait plus trop comment faire. Bon bien sûr,

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les pensées noires dans les pires moments, parce qu'il y a plusieurs niveaux de dépression

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évidemment. Et donc ça peut être à la fois, il peut y avoir des émotions qui sont très fortes comme

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une immense tristesse, une immense perte etc, comme rien,

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ça peut être complètement vide aussi. Donc ça c'est pour ça qu'il faut pouvoir être à même d'aider les personnes en fonction

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de ce qu'elles peuvent ressentir ou non. Parce que la dépression peut s'exprimer de manière

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différente, et encore une fois on rappelle, c'est clairement pas un manque de volonté ou un

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caractère de la personne. La personne n'est pas comme ça et puis c'est pas grave.

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On ne choisit pas d'être dépressif.

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Je pense que si c'était un choix, il y en aurait beaucoup moins.

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C'est pô fun de l'être.

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Ben non. "Mon cher Guy".

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J'ai une image que que j'apprécie quand je dois expliquer ça généralement,

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parce que je ne peux pas être un dépressif normal,

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ça n'existe pas un dépressif pas normal.

9:54

Oui exactement.

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Mais j'aime bien un peu vivre pour les caméras j'ai l'impression.

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Mes troubles, (je suis aussi dyslexique et dyspraxique)

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Ouh, mais qu'est-ce qu'on va te revoir souvent Reda !

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Mais bien sûr, bien sûr ! Et un truc qui souvent qu'on pourrait corréler,

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enfin confondre avec la dépression, c'est que je suis bipolaire.

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Et j'imagine, j'arrive à l'imager auprès des gens qui ne voient pas forcément ce que c'est,

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des montagnes russes qui montent et qui descendent.

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La dépression serait ça, avec des phases où tout se passe bien ça peut monter,

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des phases où ça se passe pas bien ça descend. La bipolarité étant qu'il n'y a aucune sécurité,

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on est sans ceinture. Tout va vite, et quand ça va haut c'est pas parce qu'on monte qu'on ne peut

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pas être éjecté, jeté, propulsé à 10 mètres.

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Je suis en train de visualiser des montagnes russes.

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Et quand ça descend, on peut juste s'écraser au sol.

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Pour moi, c'est ça la différence entre les deux.

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La dépression est certes du coup passagère, mais elle est présente sur un long moment.

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Et je ne sais pas si certains médecins se sont mis d'accord là-dessus.

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Je n'ai pas lu d'études là-dessus. J'ai vu plusieurs psychiatres qui s'accordent à dire qu'on ne guérit jamais réellement

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de la dépression. On peut l'atténuer, on peut faire en sorte d'avoir des outils pour vivre avec.

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Et quand on a des phases de déprime et des phases dépressives,

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de savoir mieux le gérer, on ne guérit pas. Après,

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est-ce que maintenant, les études ont évolué sur le sujet?

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Je ne sais pas exactement, puisqu'on le rappelle,

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nous ne sommes pas médecins. D'après ce que j'ai compris,

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vu que les dépressions, il y a les dépressions qu'on appelle unipolaires qui sont les dépressions seules c'est-à-dire sans

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autre aspect de l'humeur, et les dépressions bipolaires dans le cadre de la bipolarité qui peuvent être l'issue d'une phase

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haute ou juste une phase qui va ensuite se transformer en phase haute et que du coup il y a cette fluctuation en termes

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de guérison. Ça a l'air de ne pas être les mêmes schémas.

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Après évidemment, on n'est pas sur de la certitude,

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puisque même dans les notices de médicaments c'est écrit "ça marche mais on ne sait pas où dans le

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cerveau". Cool merci. Mais vraisemblablement on est sur quelque chose...

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"Tinquiète, ça marche".

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C'est ça exactement. "Tinquiète ça marche". Mais vraisemblablement on est sur une guérison potentiellement possible sur les

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unipolaires mais en tout cas très progressive et surtout non linéaire.

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C'est-à-dire que tu peux avoir des rechutes et avoir l'impression que ça ne marche pas du tout en

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fait la progression.

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Oui, bien sûr.

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Donc, comme quoi, voilà.

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Eh bien, c'est nice.

12:51

Voilà, tout à fait. Et donc, comme tu disais, sur la durée,

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une dépression, c'est vraiment au moins deux semaines.

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Il y a des variations d'intensité, puisqu'il y a les dépressions légères à sévères.

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Tu peux avoir des dépressions chroniques, saisonnières aussi parce que ça joue beaucoup la lumière

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ou la chaleur, le ciel... Et donc les dépressions...

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Beaucoup de personnes le connaissent, au passage de l'hiver,

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vers Noël, vers janvier...

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Et c'est pas à négliger non plus c'est à dire qu'une personne qui fait une dépression saisonnière

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c'est vraiment une dépression.

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Bien sûr, ce n'est pas parce que un quart de ton travail fait une dépression saisonnière qu'on va

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tous minimiser, on subit tous. Arrêtez de subir au bout d'un moment !

13:30

Mais oui !

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Des gens ont pris la bastille pour moins que ça !

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Et donc bipolaire, différent effectivement. Et moi ce que je trouve dingue c'est que,

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j'ai regardé un peu les statistiques. J'aime bien les stats,

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("j'aime Lestat" pour ceux qui ont le meme), environ une personne sur cinq vivra un épisode

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dépressif au cours de sa vie.

13:54

Ça fait beaucoup.

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C'est énorme si on comptabilise le nombre de personnes sur Terre.

14:00

On est quoi, 7 milliards?

14:01

On est bientôt 8.

14:03

Mon dieu, le temps passe vite... Bah c'est dingue quoi,

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une personne sur 5.

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Oui, 20 %.

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Et donc c'est

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Ce qui fait combien de personnes?

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Oh non discalculie ! Vous calculerez !

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1,6 milliard.

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Merci Reda. Et donc ce qui est fou, c'est que si on prend par exemple le temps maintenant,

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vous prenez maintenant, là tout de suite, top, 5 % de la population est en dépression.

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Là.

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Actuellement.

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C'est dingue. Moi j'arrive pas à... Enfin c'est l'une des premières causes dans le monde

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d'incapacité en fait.

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Une personne sur 20.

14:47

Non sur 5, 20 %, une personne sur 5.

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T'as dit 5 % de la population.

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Une personne sur 5, ah oui oui c'est l'inverse, oui voilà oui.

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En ce moment. Je trouve ça ouf. Et en plus ce qui est incroyable,

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non pas incroyable, ce qui est triste à dire, c'est que dans notre société,

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où on a éduqué les hommes et les femmes différemment,

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c'est principalement les femmes qui sont diagnostiquées le plus souvent,

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parce que c'est elles qui expriment leurs émotions.

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Et les hommes, ils consultent moins, et du coup,

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ils restent tout seuls dans leurs coins. Je trouve ça horrible.

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Mais donc, en plus, ça signifie que le chiffrage est sous-évalué?

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Oui, comme tout ce qui est santé mentale.

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Comme tout, évidemment. Dans une classe d'élèves,

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il y a au moins, deux dépressifs, ça sous-entend?

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Oui...

15:36

Dont le prof.

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Souvent le prof ! Et un autre dépressif dans la classe.

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Oh mon Dieu.

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Et nous ne sommes toujours pas médecins.

15:51

Toujours pas.

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Restez peut-être à la fin du podcast.

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Peut-être à la fin, on aura reçu les 6 ans d'études,

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8 ans, 10 ans d'études en fonction des spécialistes.

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Il est très long ce podcast.

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Oh mon Dieu. Et du coup, tu disais que toi, tu as été diagnostiqué la première fois au lycée.

16:10

Exactement, oui. Après un épisode qui m'a fait aller en hôpital pour mineurs, du coup. coup. coup.

16:19

Parce que tu voulais creuser très loin des trous, pour mineurs. mineurs. mineurs.

16:23

Oui, exactement. Je vais partir de ce podcast.

16:29

Reda? Reda!

16:31

J'ai le monopole des blagues de merde. Normalement j'apprécie guère qu'on me vole la vedette..

16:38

Haha ! Non mais j'ai été au départ c'était admis.

16:42

Et ce qui est horrible quand t'es un ado, c'est que surtout à notre époque,

17:16

c'est comme le truc que vous avez inventé, à savoir le couscous royal,

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je dis vous : la France, ça n'existe pas au Maghreb un couscous royal où tu mets tout.

17:27

Ils m'ont pris toutes les maladies "voilà vous avez tout monsieur,

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petit paquet cadeau", après il y a une grosse facture parce qu'il faut quand même payer, voilà. voilà.

17:40

C'est vrai que les frais pour la santé mentale c'est pas encore ça la prise en charge...

17:47

Non mais tranquille. Ils ont dit aussi que j'étais THPI,

17:51

mais bon maintenant j'aime pas trop, ça justifie juste "non mais il est un peu spécial,

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il est intelligent", ça veut rien dire.

17:59

C'est juste que ton cerveau marche différemment.

18:01

Vous avez juste pris 650 balles pour faire les tests,

18:06

dites les termes finalement. Et oui ça a commencé du coup au lycée,

18:13

qui a eu quand même comme effet d'ouvrir un peu les yeux,

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en tout cas sur mon établissement, sur un certain type d'accompagnement.

18:22

Parce qu'aujourd'hui beaucoup d'étudiants, de jeunes lycéens,

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collégiens, connaissent des épisodes dépressifs et peuvent être accompagnés aujourd'hui notamment

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des AESH, plein de personnes qui sont formées pour ça,

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mais qui manquent réellement de budget et il n'y a pas beaucoup de monde.

18:41

Il y a plus de cliniques privées que de places en hôpital psychiatrique.

18:44

À mon époque, il n'y en avait pas tant que ça, il n'y en avait pas dans mon lycée,

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donc c'était plus difficile. Aujourd'hui, à travers tout un parcours de soins,

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petit aparté, si vous faites diagnostiquer aujourd'hui,

19:03

vous avez un parcours de soins qui est offert justement par la mutuelle et la sécurité sociale.

19:09

Non ?

19:09

Si, chez le psy, les cinq séances de psy en tout cas.

19:12

Ah oui, mais il faut que ce soit des psys conventionnés par l'État.

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Donc, ce n'est pas non plus fastoche, fastoche à trouver.

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Mais disons que c'est toujours...

19:19

C'est mieux que rien.

19:20

Voilà, c'est mieux de le savoir, quoi qu'il arrive.

19:22

Tout à fait.

19:23

Plutôt que de le laisser couler.

19:24

Oui, il ne faut pas hésiter à en parler.

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Exactement.

19:27

Parce qu'au pire, c'est rien.

19:29

Tant mieux.

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Enfin, au mieux, c'est rien. Et au pire, au moins,

19:32

la personne sera prise en charge et aura une aide.

19:35

Exactement.

19:35

Et d'ailleurs, en hospitalisation, il peut y avoir aussi différents types d'hospitalisation.

19:39

Ça peut être une hospitalisation de jour. Ça peut être une hospitalisation complète.

19:43

Donc voilà. Moi je sais que j'avais été prise en charge en hospitalisation de jour dans un centre spécialisé pour les troubles

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bipolaires. Donc suite à moult dépressions. Mais ça existe aussi en hospitalisation complète.

19:57

Et c'est ok. Il n'y a pas de... Les personnes sont là pour aider même si effectivement,

20:03

manque de moyens, manque de place, manque de budget.

20:07

Mais ce n'est pas un gros mot, l'hôpital.

20:10

Non, bien sûr.

20:12

Donc bon, c'est...

20:14

"HÔ-PI-TAL".

20:15

Oh mon Dieu! 20 kilomètres carrés.

20:22

Les psys, trouvez-vous un très bon psy aussi, accessoirement.

20:26

Et n'hésitez pas à partir, à ne pas voir un psy qui ne vous convient pas.

20:29

Ah oui, merci Reda!

20:31

C'est aussi ça le plus important. Je sais que c'est compliqué,

20:38

parce qu'on a l'impression que certaines personnes nous veulent du bien,

20:41

mais au final, c'est bien de faire la part des choses.

20:45

Et moi, il m'a fallu 4 psys avant d'avoir un bon psy qui finalement me permet aujourd'hui de plus

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ou moins vivre convenablement. A savoir: avoir les outils nécessaires pour avancer,

20:57

pour maintenant être en thèse et avoir un travail plus ou moins normal,

21:06

vivre humblement et sereinement, et aussi renouer un peu avec les relations humaines.

21:14

Parce que la dépression, quand elle finit par t'enfermer,

21:17

t'as un peu honte de vouloir rechuter, d'imaginer de rechuter.

21:22

Et donc on se renferme et on évite de nouer des nouvelles relations,

21:27

par peur que ces personnes là, du coup à ces moments de rechute disparaissent,

21:32

et te laissent à nouveau solitaire. Un philosophe très connu,

21:39

j'ai oublié son nom, désolé, disait "non mais l'homme est un animal social".

21:43

Ah oui c'est "l'homme est un animal social". C'est pas Rousseau ?

21:48

Non c'est pas Rousseau.

21:50

Mais c'est dans le même, c'est les philosophes des Lumières...

21:52

Mais oui ! Ce que je confonds avec "l'homme est un animal politique" qui du coup n'est pas la même chose. chose.

22:00

Ce n'est pas la même chose oui. "L'homme est un animal social",

22:01

j'ai même "l'homme est un loup pour l'homme" mais c'est pas ça non plus.

22:07

C'est Hobbes ?

22:08

Ah bah peut-être que c'est Hobbes ? Ah non, c'est Aristote.

22:13

Ah, c'est Aristote?

22:14

On est parti dans les Lumières...

22:15

On est tellement nuls. On est tellement nuls.

22:19

Bon, au moins vous savez, c'est Aristote.

22:20

Aristote, ce fameux scientifique qui a démontré la poussée,

22:24

la fameuse poussée d'Aristote. Oui, oui, oui. (hahaha) On n'est pas médecin,

22:29

mais on n'est pas scientifique non plus. PhD, ça veut dire Philosophical Degree.

22:36

Oui, oui, oui, oui, oui. Bah voilà !

22:40

J'ai eu 16 en philo au bac.

22:43

Bravo bravo !

22:44

Ce qui montre bien, n'apprenez pas vos leçons juste pour apprendre les leçons et tout régurgiter

22:51

derrière, après on oublie tout. J'ai oublié la moitié de mes cours de géo.

22:58

Oui mais en même temps, la géographie bon...

23:00

Je me sers juste un petit verre d'eau en ASMR, bougez pas,

23:07

on dirait juste que je pisse c'est horrible !

23:11

Il faut rire, c'est très important. La catharsis par le rire.

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Mais dans ce podcast vous allez rire c'est moi qui vous le dis.

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Ah oui et d'ailleurs, je rappelle, très important aussi,

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alors là on repasse vraiment du coq à l'âne, les petits trucs drôles à le sérieux.

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3114 le numéro d'aide urgence suicide hyper important.

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Ça, c'est vraiment un numéro qu'on ne donne pas assez et ça peut sauver des vies.

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Et même si vous-même, vous vous sentez mal, n'hésitez pas.

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Les gens qui travaillent pour cette hotline, ce sont des gens qui sont vraiment dédiés à aider les

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autres. Et du coup, le 31-14, si vous appelez, vous aurez toujours quelqu'un qui sera là pour vous

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écouter. Et il vaut mieux toujours téléphoner et être là en mode "c'est pas grave finalement,

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tout va bien", que ne pas le faire et prendre un risque.

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Parce que ça va très très vite les idées noires et il ne faut pas se laisser enfermer dedans.

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Parce que souvent en plus quand on est seul, c'est là où ça peut se réaliser le plus.

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En général moi je sais que personnellement quand j'ai eu des pensées très morbides,

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j'avais pas envie de, j'avais pas envie de mourir devant des gens.

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Donc du coup j'avais plus tendance à aller vers des choses horribles seule.

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Donc c'est pour ça qu'on ne m'a pas laissé seule mais voilà.

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Est-ce que toi c'était aussi ce côté un peu tu prends conscience quand même,

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tu as cette force mentale de te dire "c'est douloureux de voir quelqu'un partir donc j'ai pas envie de leur imposer ça" ? ?

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Oui. "Je suis un boulet".

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Donc "hop dans un coin". Tout comme en soi plein d'animaux aussi,

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qui eux se cachent...

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Pour mourir oui.

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Pour mourir. Après eux c'est plutôt...

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La vraie mort. Enfin ils se suicident pas !

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Ouais. C'est juste mourir-mourir. Et ça m'est arrivé en plus en septembre dernier ce truc là,

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où c'est même, j'ai eu cette absence là où je me souvenais de quasiment plus rien à cet épisode-là,

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et où c'est ma compagne qui me rapportait du coup ce qui s'était passé.

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Où je suis littéralement parti de l'appartement et elle m'a retrouvé dans le parc à côté,

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alors que c'est un bon 700 mètres. Et c'était du coup le dernier épisode qui m'est arrivé,

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très mauvaise passe. Mais maintenant ça va, on essaye d'aller mieux quand même au quotidien.

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Je sais que c'est compliqué dans la France de Macron,

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mais... Eh je me suis donné hein.

26:04

Le podcast de gauche haha !

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Je me retiens, désolé, mais au bout d'un moment, il faut dire ce qui est.

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Je pense que s'il y avait des statistiques, il en est pour pas mal.

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Bah on va pas se mentir, mais au niveau de la santé mentale,

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au niveau de la prise en charge des handicaps, les psychologues etc,

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la santé en général, c'est plutôt reculer ce qui se passe en ce moment dans la France de Macron.

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Reculer dans quel sens ?

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Ils essayent de cutter les budgets.

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Ah oui ! Mais c'est pas il y en a moins.

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Non c'est juste qu'ils essayent de ne pas faire mieux,

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ce qui du coup fait pire.

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Oui il y a ce truc là, c'est très compliqué. D'autant plus que après,

26:49

quand t'es une personne qui est très sensible aussi à ce qui se passe dans le monde,

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ça n'aide pas du tout généralement. Parce que maintenant,

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même pas forcément parler de politique ou quoi que ce soit,

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mais les médias et ce dont on est bassiné quotidiennement,

27:10

que ce soit sur les réseaux sociaux ou ailleurs,

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n'est que des images qui sont négatives. Et donc on vit aujourd'hui,

27:17

qu'on soit dépressif ou non, dans une bulle à la fois mortifère et par des biais de négativité...

27:24

C'est très noir.

27:25

Oui, même de jugement de valeur, du physique des gens...

27:30

J'ai arrêté de regarder les informations à la télé moi.

27:33

J'ai commencé.

27:35

"Je vais mieux, du coup je vais regarder les infos",

27:37

génial ! Merci Reda !

27:38

Eh bien je revais à nouveau mal ! Parce que c'était le seul truc qui me permettait d'être un peu

27:43

trendy être triste. Non je rigole, je ne fais pas ça.

27:49

Je ne suis pas médecin, mais je sais que ça c'est une mauvaise chose à faire.

27:53

"Je ne suis pas médecin" c'est le running gag. Mais ceci dit,

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c'est vraiment dans les pires passes, je sais pas toi,

28:01

mais moi je sais que je pouvais quasiment plus me mouvoir,

28:05

j'étais lente, horrible !

28:08

Ouais bien sûr.

28:08

Et je me souviens que mon ex devait me doucher, me faire prendre ma douche,

28:14

quand je mangeais je mettais 100 ans pour manger 3 miettes...

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Et enfin, il se passait rien quoi, je dormais, enfin c'était...

28:26

Rien.

28:28

Oui. Non, mais il y a ce truc-là. En fait, ne rien faire est devenu un quotidien.

28:35

Parce que c'est devenu une épreuve en soi. Se doucher te fait pleurer,

28:43

littéralement. Je crois que c'est Charlie Chaplin qui disait « J'aime bien la pluie parce qu'on ne voit pas les larmes couler ». ».

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"On ne voit pas les larmes couler..."

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Cette phrase résonne parfois dans ma tête. En fait toutes les émotions sont exacerbées aussi.

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Quand t'es en colère intérieurement, tu bouillonnes de colère,

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mais tu comprends que t'es pas censé être comme ça.

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Donc tu t'en veux, beaucoup de culpabilité, énormément de culpabilité.

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Et quand tu prends conscience que des personnes en ont quelque chose à foutre de toi,

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et que toi, t'es dans cet état second de culpabilité,

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de tristesse accrue, tu t'en veux de ne pas aller mieux,

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de ne pas réussir à aller mieux, parce que tu vois que eux font des efforts pour toi.

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Et du coup, ce serait mieux que je ne sois plus là car "je suis un boulet pour mes proches".

29:42

Et le cercle vicieux.

29:42

Et le cercle vicieux. Non, c'est horrible. En fait,

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le combat de la dépression, c'est tomber de Charybde dans Scylla.

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Il n'y a pas de très bonne issue là-dedans, de toute façon.

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Il faut uniquement espérer tomber sur des personnes qui vous veulent du bien.

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Et ça, ça s'accompagne quotidiennement. Donc, encore une fois,

30:12

le numéro est gratuit. N'hésitez pas à le connaître.

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31-14.

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31-14. Parce que ce n'est pas nous qui allons répondre,

30:20

car nous ne sommes pas médecins.

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Et que c'est surtout nous qui allons téléphoner.

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Mais nous, on va téléphoner. Et comme ça, ils diront « Ah,

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désolé, il y a deux connards qui empiètent sur la ligne.

30:31

Rappelez tout à l'heure. »

30:40

La semaine prochaine.

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En tout cas, tu me fais une très bonne transition, Reda. Reda.

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Mais je suis que ça.

30:44

Ah là là là là, le GOAT. Parce que, justement, c'est intéressant de voir aussi comment tu vis avec la dépression dans ton

30:56

environnement, en fait. Au quotidien, avec ta vie personnelle,

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professionnelle, sociale, émotionnelle.

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Ce podcast vous a été présenté grâce à la solution de diffusion de podcast Castopod.