La semaine dernière...
Aujourd'hui, je vis bien, même avec une dépression.
Parce que tout mon travail qui s'est étalé quand même sur trois bonnes années de visite chez le psy
deux fois par semaine, remboursé par la sécu, merci.
Parce que c'est tarpin cher.
"On va pas rembourser 75 balles"... Mais bon... J'ai fini par trouver cette psychologue qui est extraordinaire. extraordinaire.
Ouais.. Non moi j'ai une complémentaire. En fait,
c'est remboursé à 50 % et le reste, c'était ma complémentaire santé.
Trop bien.
Oui, mais je paye cher ma complémentaire. Tout devrait être pris dans la sécu, normalement. normalement.
Normalement, oui.
Et donc, c'est un parcours qui est propre à moi, évidemment.
Mais maintenant, j'arrive à vivre plutôt normalement.
Et quand il m'arrive des épisodes, pas aussi grave que ce qui m'est arrivé en septembre dernier,
des épisodes de morosité accrue disons-le comme ça,
j'essaye de contrebalancer par des actions qui me plaisent et qui me font du bien.
Les fameux contre-comportements.
Exactement. Ce qui, quand c'est pour toutes ces fois où je suis à la fac pour mes études,
me convient parce que je m'y sens bien. Je sais pas si c'est parce que je suis un enfant d'immigré avec une éducation de
"il faut que tu sois bon dans ce que tu fais". Et donc quand je suis effectivement bon dans quelque
chose, j'ai cette satisfaction de bien faire mon travail.
C'est important d'être fier de soi.
Donc moi je me sens bien à la fac parce que justement je suis fier de moi.
Et donc je fais mon travail même quand ça ne va pas,
je fais mon travail, et ça va bien. Quand je suis,
par exemple, avant je travaillais pour une galeriste qui a des idées d'extrême droite par exemple.
Peut-être que vous, peut-être que vous ne me voyez pas,
vous ne me voyez pas, c'est le principe d'un podcast,
mais imaginez-vous un très bel homme, mais arabe.
Pourquoi mais?
Parce que ma patronne est raciste en fait. Donc quand je devais faire avec ma dépression et d'un autre côté j'aimais ce que
je faisais, à savoir m'occuper d'une galerie d'art,
travailler sur des expositions, mais devoir continuellement écouter des phrases du "mais tu sais
les arabes sont des voleurs", "mais en plus vous êtes des sauvages",
"tu t'es pas rasé on dirait un terroriste"...
C'est horrible.
C'est que la partie émergée de l'iceberg hein.
Oh mon dieu...
C'est pas grave, c'est pas grave... Elle voulait voter Zemmour aux dernières présidentielles,
mais votre serviteur a très bien travaillé et elle a voté Nathalie Arthaud,
j'ai beaucoup travaillé. Elle voulait pas voter Mélenchon parce qu'il était marocain.
Elle reste quand même raciste.
Voilà, mais qui a une conscience de classe.
Dieu du ciel...
Donc ça dépend du milieu finalement.
Ça dépend du milieu, mais ça veut dire qu'il y a quand même des...
Le racisme joue énormément sur l'insécurité. Le racisme,
le fait de se sentir... Quand je dis l'insécurité,
c'est le fait de ne pas se sentir accepté.
Bien sûr.
Je pense que les personnes queer aussi ont des grosses difficultés.
Et donc si on est queer et dépressif, v'là la difficulté...
J'ai écouté une chanson d'un chanteur rappeur qui s'appelle Danil,
qui s'appelle Brouillon, le titre de la chanson,
et qui je pense parle à énormément de jeunes issus de l'immigration.
Parce que ça vient de son album qui s'appelle SMIG qui vient de Smigli,
qui est "immigré" globalement, mais qui est spécifiquement les enfants de parents qui...
Ah oui, d'accord, ok. Donc la génération 2.
La génération 2. Donc nous, qui, par exemple, mes parents ne m'ont jamais appris à parler arabe.
Pourtant, là, on est vraiment dans un podcast de linguistique,
depuis tout à l'heure.
Exactement. Bien sûr. Haja le top. Ils ne m'ont jamais appris parce que pour...
On va dire la blague c'était, comme ça eux peuvent parler entre eux sans qu'on comprenne,
la réalité des faits est que j'ai grandi dans une ville très bourgeoise.
Ils ne voulaient pas que tu te sentes exclu.
Et donc, ne pas m'apprendre cette langue, ça me permettait d'être plus facilement intégré.
Avant, je ne voyais pas forcément le principe, mais maintenant,
je conscientise la chose. Je l'ai vu que finalement,
il y avait quand même cette part, même si je n'étais pas particulièrement intégré plus que ça,
j'étais quand même plus intégré que d'autres copains.
Tu restes un bel arabe.
Oui, mais je suis plus intégré que d'autres copains à moi,
comme un ami d'enfant qui s'appelle Julien, qui lui parle arabe et français,
mais qui lui parlait arabe. Il était moins intégré que moi.
Il était vu comme étant un moins bon français alors qu'il est né en France.
C'est tellement horrible... A moindre mesure, mon grand-père alsacien n'avait pas appris à ses enfants à parler alsacien
pour éviter justement les amalgames par rapport à l'Allemagne de la seconde guerre etc.
Bon c'est à moindre mesure parce que...
Oui mais ça reste... En fait déjà je trouve que c'est une perdition,
c'est dommage déjà de ne pas élargir...
Bah ça désenrichit...
Oui ça désenrichit de ne pas agrandir les cultures,
parce que c'est dans la diversité que naît la tolérance.
Et du coup cet environnement très marqué par des biais sociaux,
les deux Noël, le Noël avec les jouets et le Noël avec les huissiers, moi j'ai... moi j'ai... j'ai...
Oh là là! Ah non mais Reda, il faut que tu fasses un stand-up.
Un one-man.
Ah, je suis un homme du peuple. J'ai tout connu. Non mais c'est pour ça,
le truc du très petit, au final, j'ai été confronté à ce truc-là,
des jugements moraux, de "ah bah tu peux pas venir à..."
parce qu'il faut acheter des cadeaux. Il y a des trucs un peu compliqués.
"Nous on va en vacances au ski". Merci, dans dans cette ville,
il y a quand même une structure qui m'a permis d'aller au ski.
Bon je me suis pété les jambes, mais qui m'a permis d'aller au ski.
Tout ce que je dis est véridique. Mais en soi j'y serais jamais arrivé si la ville n'avait pas aidé
à ce moment là. Donc c'est plutôt compliqué. Et maintenant que je suis un adulte et que je grandis dans un environnement
soit de centre-gauche, soit de droite, je vois que ça mine le moral particulièrement.
Ça et les défaites politiques constantes qui nous minent le moral.
Mais est-ce qu'on n'est pas habitué? Oui.
Mais le problème, c'est que du coup, on s'habitue à un état dépressif comme étant un état de norme.
Exactement. Et les personnes qui me procurent un certain mal-être,
mais que je ne peux pas effacer de ma vie parce que c'est littéralement mon travail ou des choses
comme ça, eux considèrent que cet état de mélancolie est un état lambda normal.
Et donc les fois où ils me voient plus enjoué...
Souvent, d'ailleurs, par des épisodes de bipolarité inverse,
où je suis débordant d'énergie, ils me disent que je suis un drogué parce qu'ils n'ont pas
l'habitude de me voir joyeux. Alors que je fais des blagues tout le temps,
mais je fais des blagues cyniques, alors que d'habitude j'essaye d'être juste moi.
C'est vrai que ça peut presque faire penser à tout ce qui est changement de personnalité,
dépersonnalisation, ce genre de choses. Je pense d'ailleurs,
tu viens de dire mélancolie, parce qu'en fait, dans les dépressions sévères,
on peut atteindre un stade qui s'appelle la dépression mélancolique.
Et la dépression mélancolique peut même amener à des formes de hallucinations ou vraiment des états de perte de repère avec
le réel. Et du coup, ça m'y faisait penser quand tu as dit mélancolique.
Mais voilà.
Plus jamais ce genre d'intervention, tu nuis au propos.
Ohlala ! Non mais en vrai je pense que tu as raison.
Parce que les gens qui nous entourent, c'est hyper important,
ça peut aider beaucoup à aller mieux. Moi je sais que j'ai de la chance d'avoir un compagnon qui est à l'écoute et dans
l'empathie, mais comme il n'a jamais fait de dépression de sa vie des fois c'est difficile pour lui de concevoir l'état dans
lequel je suis. Donc il va essayer de m'aider, mais c'est un peu une aide à tâtons.
Et je me demandais justement, dans ta famille, est-ce que quand tu étais plus petit,
notamment le moment où tu as eu ta dépression au lycée,
etc., est-ce après, il y a eu un soutien moral de ta famille?
En tout cas, ils ont compris ce qui se passe pour toi?
C'est assez compliqué parce que... En fait, dans la religion,
de manière générale, dans plusieurs religions, on ne reconnaît pas nécessairement les troubles
mentaux. Et la dépression étant quelque chose qui est très personnel,
ma famille ne l'a jamais réellement vécu...
A titre individuel.
Oui, à titre individuel. Donc quand j'ai été le premier,
au départ on me demandait juste de dormir ça irait mieux.
Parce que dormir règle énormément de problèmes, et c'est vrai qu'en vrai dormir ça règle beaucoup
de problèmes.
Mais quand on est en dépression et qu'on passe sa vie à dormir...
Ca n'aide pas particulièrement. Plus tard, quand je me suis fait du coup interner et qu'ils ont
décelé tout ça chez moi, je me souviens, sans être une attaque envers ma famille que j'apprécie,
je les aime d'amour il n'y a pas de soucis, mais je me souviens que ma mère était plus attristée
par les premiers diagnostics, donc évidemment de la dépression,
de la bipolarité et de l'autisme.
C'est vrai, on avait le couscous royal.
L'autisme étant vraiment le chapeau...
La cerise sur le couscous.
La cerise sur le couscous, le pompon sur la garonne,
plein de choses. Parce que en plus du fait que c'est très mal compris,
c'est mal perçu, surtout à l'époque, l'autisme. Aujourd'hui,
il y a cette aura des gens autistes qui sont inévitablement des gens très intelligents.
Il s'avère qu'ils m'ont aussi décelé plus tard, du coup,
HPI et TDAH. Mais du coup, qui l'expliquait.
T'avais pas encore les mergez.
Elle était bien plus joyeuse par rapport à ça. "Il est triste et il est un peu mauvais à l'école.
Mais c'est parce que..."
Parce que c'est un génie.
Exactement, parce qu'en fait "il est smart mon fils".
Donc je suis un peu un enfant, je vais pas dire délaissé parce que c'est pas vrai,
mais je suis un, surtout dans ce genre de famille où tu es le seul garçon d'une tribu de filles,
le garçon est un peu mis de côté de manière générale.
Et après il y a plein d'histoires dans ma famille qui fait que moi je me sentais un peu délaissé.
Et dans les faits je le suis. Sans être particulièrement...
J'oublie les mots. Je vous jure je suis français,
je connais des mots en vrai, je vous jure ! Ça me reviendra pas,
mais globalement je n'en veux pas. Mais je m'en veux particulièrement à moi même d'avoir minimisé
ça. Parce que c'est devenu une norme relationnellement avec ma famille,
et tout tout va mieux. Rien n'allait pas bien, c'était du ressenti.
Mais maintenant étrangement, suite à mes sœurs qui ont suivi sur des épisodes dépressifs,
sans aller jusqu'à une TS mais à des épisodes dépressifs,
ils ont commencé à ouvrir les yeux et à être aussi bien plus ouverts sur les questionnements de la
santé mentale. Donc ça c'est très très bien, et je les en félicite.
Parce qu'à leur âge pas tout le monde n'est encore au fait de ça.
Et c'est des GOAT absolus. Même s'ils ne sont pas très grands et que j'aimerais bien faire 1m80,
je ne le ferai jamais, c'est pas grave. Moi aussi je me félicite d'ouvrir un peu plus ma boca par rapport à ça quand ça
ne va pas. Et un peu rentrer dans le lard, parce que c'est aussi ça,
ne pas minimiser, ne pas dire "bon bah j'ai un peu peur de ma famille,
de ce qu'ils veulent dire", "j'ai un peu peur de mes amis,
de ce qu'ils vont dire". Il faut toujours s'ouvrir aux autres quand ça ne va pas,
parce que sinon les gens diront que tout ce qui se passe est ok et c'est une norme.
Et si un jour ça ne va pas, ils vont dire "ouais mais tu ne me l'as jamais dit,
donc soit tu ne me fais pas confiance soit, ah mais comment je peux savoir?"
Oui, on n'est pas dans la tête des autres.
Voilà, exactement. On ne vit pas dans la tête de chacun,
et ce qui peut être évident pour nous ne l'est pas forcément pour d'autres personnes.
Donc, la communication est la clé.
Oui, comme à peu près tout le temps. Mais ceci dit,
je pense que c'est vraiment intéressant ce que tu dis parce que en fait,
finalement, ce qui est dur quand on est en dépression,
c'est de faire des actions, d'agir vers quelque chose,
d'aller de l'avant etc. Et en fait ce que tu dis c'est que finalement le fait de parler et de faire c'est ce que tu fais
plus aujourd'hui, et en fait c'est ce que ton cerveau de dépressif a au temps T,
te dit "ah bah non on va rien faire du tout parce qu'on est mieux dans son coin".
Parce que ça rassure en fait un état dépressif, parce que c'est stable.
Mais c'est nul et on n'a pas envie de rester dedans,
même si le cerveau veut rester dedans. Et agir c'est bien.
Je pense que le cerveau il se sent bien là-dedans,
c'est un point de confort parce que c'est stable.
Qu'il connait exactement, parce que beaucoup de personnes qui sont dépressives sont aussi
extrêmement anxieux de tout. C'est pour ça que anxio dépressif existe.
Mais oui, l'anxiété généralisée.
Et donc, ce fameux cerveau qui... Toujours pas médecin.
Ce fameux cerveau qui se dit, bon, j'ai le choix entre être au chaud dans ma dépression où tout est
identique, chaque jour se ressemble et tout va bien et je ne me douche pas.
Ou ça va bien, mais je dois faire des trucs et je n'ai pas le contrôle dessus.
Je pense que la question est vite répondue pour ce petit cerveau.
Faut pas l'écouter parfois.
C'est dur parce qu'il faut écouter une partie.
Tout comme revenir avec son ex parfois faut pas écouter.
Mais en vrai des fois c'est un peu comme si on avait genre deux parties du cerveau: la partie qui veut rester dans la dépression
et la partie qui veut avancer. Et c'est dur d'écouter la partie qui veut avancer mais c'est quand
même cool, mais elle a raison.
Le cerveau, et là je suis scientifique, donc, le cerveau,
quoi qu'il arrive, te programme et programme l'humain pour sa survie.
Ah oui, oui, tout à fait. Ça, c'est le cerveau reptilien de base,
il faut survivre.
Nous sommes des animaux, que vous vouliez ou non.
Aristote, pour rappel.
Oui, Aristote, pour rappel. Et par biais de survie,
qui fait que de manière innée, on respire, de manière innée,
on mange, on boit. On fait tout pour survivre. Donc,
si survivre, ça veut dire éteindre la petite voie ou prendre plus de place que l'accoutumée,
il le fera. Mais en fait, il va falloir un jour,
à travers des tests, des exercices que vous ferez avec vos médecins,
c'est savoir s'écouter, savoir ce qu'on veut vraiment.
Et je vous donne des conseils entre vous et moi,
et internet visiblement.
Ah, chaque chemin est unique c'est sûr.
Exactement. Je donne mes pistes à moi qui m'ont aidé,
libre à vous de les suivre ou non. Mais faire ces exercices là et essayer vraiment de s'écouter
pleinement, ça aide. Ne serait-ce qu'à prendre conscience de ce dont on a besoin,
même si on ne fait pas forcément. Ce dont on a envie à ce moment-là.
C'est au moins penser à soi. Ça aide. Beaucoup beaucoup de personnes,
dépressives ou non, minimisent le côté penser à soi,
moi le premier, puisque je pense le monde avant de penser à ma personne.
Mais ça c'est parce que t'as ce côté très altruiste,
l'autisme joue beaucoup aussi dans cette perception du monde.
C'est pas penser à soi de manière égoïste encore une fois,
c'est juste penser à soi pour, c'est un peu le principe de quand on est dans l'avion en cas de
dépressurisation, vous mettez l'oxygène sur votre nez et ensuite vous aidez les autres.
Exactement.
Sinon on ne peut pas.
Du coup. Mais c'est exactement ce que je me dis justement à ces moments là,
c'est si je ne m'aide pas à l'instant T, je peux pas aider suffisamment de personnes après.
Après je suis un gros otaku, donc je pense à des enseignements moi.
"Petit scarabée".
J'ai pas d'idoles humaines dans la vraie vie, parce qu'il faut brûler ses idoles,
mais j'ai des personnes qui m'aident au quotidien,
qui étrangement font rire beaucoup de monde, surtout beaucoup d'adultes.
Quand je dis qu'un de mes modèles littéralement de vie,
c'est Spiderman, par exemple. Mais pas Spiderman,
Spiderman, mais les valeurs qu'il représente, de vivre en homme de bien.
"Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités".
Alors ça, c'est même pas Oncle Ben qui le disait.
C'est dans une case à part comme ça, mais Hassoul,
c'est pas grave. C'est toi qui le dis, il n'y a pas de souci.
Après Miles Morales, Reda, le Spider-Man arabe.
Exactement. Il en existe plusieurs des Spider-Man arabes.
C'est vrai? Parce que je n'ai pas lu les comics. Je sais qu'il y a...
C'est pas grave!
Is ok.
Et c'est ok.
Et c'est ok. Mais du coup, c'est cool s'ils l'ont fait.
Oui. Et dans Gurren Lagann aussi, qui est un manga et un animé,
il y a une phrase qui est très parlante et qui peut aider des gens,
généralement. Ça aide souvent quand tu ne crois pas en toi.
C'est "crois en toi et si tu ne crois pas en toi,
crois en moi qui crois en toi". Et j'aime beaucoup cette phrase.
C'est un peu méta mais c'est stylé, j'aime bien cette phrase.
Parce que n'oubliez pas que, à moins que vous soyez un café viet' alors qu'il n'y a rien de viet'
dans votre café, mais croyez en vous, en vos capacités et en l'idée que vous êtes capable vous-même de vous en sortir par
vos propres moyens. Vous vous y arriverez. Ou de savoir demander de l'aide.
Ça aussi.
Oui, ce n'est pas négatif de demander de l'aide. C'est être suffisamment fort pour accepter qu'il y a un souci qu'on ne peut
résoudre seul et qu'ensuite on peut aller vers quelqu'un qui va nous aider.
Exactement.
Et on participe à cette aide dans tous les cas quand on demande de l'aide.
Et c'est vraiment très humble de notre part que de reconnaître qu'on n'est pas suffisamment fort
pour s'en sortir tout seul, ou qu'on n'a pas toutes les connaissances pour s'en sortir.
Ou toutes les clés.
Ou toutes les clés. Nous ne sommes pas Passe-Partout.
Ooooh "de Fort-Boyard". Mon cher Reda, tu sais que j'aime le positivisme,
que j'aime les choses qui sont justement lumineuses et pleines de ressources.
Je commence à te connaître, mais du coup, je redoute le "J'aime le positivisme".
Donc, on va aller encore plus loin dans la détresse,
dans la tristesse.
Que nenni! En vrai de vrai, on va faire comme dans Un Bon Moment,
on va dire des choses positives. Et justement, qu'est-ce que la dépression,
cette forme noire, dure et triste, t'a permis d'apprendre sur toi?
Qu'est-ce qu'elle t'a permis de faire? Qu'est-ce que ça t'a appris?
Elle m'a appris une chose très personnelle sur moi-même,
c'est mon rapport à la religion de manière générale.
Parce qu'ayant grandi dans une famille religieuse.
Avec les deux choux ? Le chou à la vanille en bas,
et le.. Pardon.
Exact... A la vanille ?
Ouais, j'aime pas le chocolat et je suis pas très pâtisserie au café.
Donc il reste que la vanille, caramel peut-être.
Quelle bourgeoise.
L'intermittente du spectacle pas encore intermittente,
mais la bourgeoise. La grosse saltimbanque.
Intermittente inch'allah. Ma famille, du coup, était,
toute ma famille est religieuse, du coup. Musulmane,
pratiquante. J'ai beaucoup de famille religieuse du coup,
qui ont des enfants qui sont religieux.
Oui par transitivité.
Par transitivité, par appartenance de classe, et familiale.
Et j'ai pris conscience plus tard qu'une partie de mon mal-être ne venait pas nécessairement dans
la religion ou non, mais dans l'idée de ma propre croyance et peut-être du fait que je me
fourvoyais. Et j'ai décidé de faire, on appelle ça un coming-out athée,
je sais pas. J'ai discuté après avec ma famille,
voilà.
Que ça ne change pas la relation que tu as avec eux.
Ca ne change absolument rien non. Eux, ils croient en Dieu,
c'est très très bien. Moi je préfère...
Croire en toi.
Alors oui, déjà, car je suis nihiliste. Non je préfère ne pas,
justement car je respecte toute religion, je préfère ne pas me fourvoyer à faire genre que je crois
en quelque chose, parce que je pense que c'est le plus gros blasphème possible.
Je vais peut-être tromper des humains. Dieu il sait que je crois pas en lui je pense.
"Dieu il sait que je crois pas en lui". Franchement il faudrait placarder cette phrase !
Honnêtement. Mais à la place, je crois en moi, je crois en l'humain comme personne capable de faire de grandes choses si
elle est unie, donc je vis là-dedans. Je vais te dire,
aujourd'hui, je me pose même la question si finalement je ne suis pas dans une autre religion
possible, à savoir le bouddhisme. Parce que dans ma propre philosophie de vie,
je pars sur certains principes que je ne cherche plus à être heureux.
De toute façon, être heureux, c'est un chemin, ce n'est pas une destination.
Exactement. Mais justement, en fait, si tu cherches le bonheur,
si tu as l'idée du bonheur, ça signifie que tu veux monter quelque part et monter implique qu'il
peut y avoir des chutes. Et tu les redoutes, ces chutes-là.
Moi, je ne cherche pas ça. Je cherche juste à être en paix.
De temps en temps, il y a des épisodes qui vont bien.
De temps en temps, il y a des épisodes qui ne vont pas bien.
Mais tu avances.
Il faut avancer. Je les prends tels qu'ils sont. Et je garde en tête la meilleure version de
moi-même, aujourd'hui plus qu'hier, et demain plus qu'aujourd'hui.
Quoi qu'il arrive j'ai plein de problèmes. Il y a des trucs évidemment je suis très mauvais
là-dedans, je dis souvent que je ne suis pas une bonne personne,
c'est que je m'imagine que je suis une moins bonne personne aujourd'hui encore une fois que demain.
On apprend, on apprend dans les erreurs et quand on fait quelque chose de mal on essaye d'avancer.
Pareil j'ai arrêté de, j'allais dire boycott mais non,
d'arrêter la valeur d'une personne à ses actions.
Parce que je suis pour la réhabilitation dans cette idée là,
et ça ça aide pas mal aussi sur ce type de morale que j'ai dans mon mood.
Parce que, en enlevant l'idée que l'homme est mauvais,
que tel individu est une mauvaise personne, je me dis qu'ils peuvent changer.
Donc je suis moins face à un conglomérat de personnes très mauvaises et ça y est on ne peut pas les changer. changer.
C'est juste des mauvais choix ou des mauvaises actions.
Et la personne en soi, c'est comme les animaux, il n'y a pas d'animal méchant.
Oui.
Il y a juste des animaux qui font leur truc, quoi.
Après...
Le moustique !
C'est différent ! Ça je trouve ça quand même un peu plus niche,
parce que les instincts animaux sont souvent utilisés pour justifier certains trucs très
masculinistes que j'apprécie pas.
On est d'accord. Mais ce que je veux dire, c'est qu'en fait les animaux,
nous on a évolué dans un certain sens donc du coup on a atteint une capacité de réflexion,
on a créé des choses, que ce soit culturel, artistique...
Les animaux ils n'ont pas vraiment fait ça, il n'y a pas vraiment d'art.
Je dis des bêtises, il y a des fois des formes d'art chez des animaux,
mais bon.
Oui oui, comme il y a des sociétés, il y a plein de choses.
Mais après c'est vrai qu'on fait beaucoup d'anthropomorphisme,
à éviter. Mais je suis d'accord avec toi sur le fait qu'il n'y a pas de personnes méchantes,
il y a juste, ou mauvaises. C'est juste qu'il y a des des choses qui sont faites,
bon. Et puis bon, ça arrive, des fois ça peut être des erreurs et pas forcément des trucs mauvais
aussi en soi.
Je suis d'accord.
Mais ceci dit, pour revenir sur ta spiritualité, c'est marrant que tu dises que tu as justement eu cette évolution-là parce
que moi, j'ai eu un peu la même chose. Moi, j'ai été élevée dans une famille où ma mère est
catholique, plus ou moins pratiquante. Mon père est agnostique,
donc il doute. Et globalement, j'ai été élevée dans une globale famille catholique.
En tout cas, de cette confession-là. Et du coup j'ai fait le baptême,
j'étais trop petite, après j'ai fait la première communion,
enfin je suis allée jusqu'à la confirmation et tout,
et je n'ai pas trouvé Dieu.
Pourtant t'y allais.
Vraiment j'ai cherché. Et en fait je me suis rendue compte après que je me sentais beaucoup plus à l'aise avec ma propre
spiritualité et le fait de pouvoir avancer avec mes valeurs morales.
Et dans le monde, c'est tout, je ne m'affilie pas à une religion en particulier.
Et du coup je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis,
par rapport au fait qu'effectivement il y a l'éducation,
qui fait que culturellement tu as cette religion entre guillemets quasi de naissance.
Mais derrière, ça ne veut pas forcément dire que tu as zéro spiritualité,
si tu ne te reconnais pas dedans. C'est juste que du coup tu fais ton propre chemin.
Et du coup ça me parle pas mal de ce que tu dis là.
Et euh, qu'est-ce que tu voudrais dire aujourd'hui à quelqu'un qui découvre son diagnostic ?
Hum. La question elle est très très compliquée. Parce que en fait encore une fois,
ça dépend de la personne. Si la personne ne s'entend pas forcément très bien avec sa famille,
je dirais bon bah attention, mais il y a des gens qui sont là pour toi.
Ta famille généralement veut du bien quoi qu'il arrive.
Maintenant aussi j'ai cette... Je conscientise que non,
pas forcément toutes les familles veulent du bien aux autres.
Il y a ce truc là. Mais trouvez-vous une personne ou des personnes de confiance dans votre
entourage. Ne restez pas seul, pas parce que j'ai peur qu'il vous arrive quelque chose de mal.
31-14, 31-14, je répète.
31-14 oui. Mais pas parce que j'ai peur qu'il vous arrive quoi que ce soit.
C'est simplement aider à comprendre, c'est aussi aider à parler.
Et plus vite vous avez quelqu'un ou quelques personnes avec vous dans des moments comme ça,
qui sont au courant de ça, et plus simplement vous pourrez vivre avec.
Parce que on va dire que la dépression, vous la portez,
et une partie de votre dépression est portée par vos proches.
Plus vite vous côtoyez les bonnes personnes, et mieux tout le monde peut vous gérer si jamais de
mauvaises choses arrivent. En tout cas, vous pouvez toujours m'envoyer un message sur Instagram,
je vous enverrai des memes de con. N'hésitez pas !
C'est la meilleure chose !
Il y a au moins ce truc là.
Voilà ! Contactez Reda ! Tu vas recevoir une pluie.
J'ai cette fâcheuse tendance à dire "envoie un message et je te réponds" à tout et n'importe quoi.
Vraiment, rien à voir, là c'est juste du shit talk,
non small talk, comment je dis ça?
Talk.
Ah du talk. J'allais acheter des produits de skin care pour ma copine,
j'avais une super chemise faite en sérigraphie par un pote à moi,
et la dame de la caisse me disait « Ah, super, votre chemise,
vous l'avez achetée où? » Je dis « On l'a faite avec un copain.
» Elle fait « Ah! » Je dis « Eh! » « Ah, c'est super bien.
» Je dis « Merci. Mais du coup, envoie un message et je t'en fais».
Elle m'envoie un message, je lui en ai fait.
C'est trop bien!
Et maintenant, je fais du pain pour ma résidence parce qu'une fois,
j'ai dit que je faisais du pain. Et du coup, comme j'ai apporté à juste ma voisine d'à côté,
je dois apporter aux autres. Quand j'arrive, toutes les semaines,
je fais 4 kilos, 5 kilos de pain. Maintenant ils m'achètent de la farine mes voisins.
C'est trop bien.
Bah attend ça coûte cher !
C'est vrai mais en tout cas je trouve que c'est beau comme entraide.
Et je pense que c'est un très beau message sur lequel clôturer,
(il manque la petite conclusion), ce podcast.
C'est déjà fini ?
Mais ça passe si vite avec vous, quand on s'amuse !
Eh j'ai même pas vu le temps passer.
Mais ne t'inquiète pas.
Moi j'ai juste vu 10 minutes de podcast pas branché.
Vous n'étiez pas là du coup, mais au tout début, il n'y a rien eu.
Mais ceci dit, avant de laisser nos auditeurices qui sont probablement soit en PLS,
soit en train de mourir de rire ou de honte, je ne sais pas.
"Qu'est-ce qu'ils racontent ces deux là?"
Ohlala mon Dieu ! J'aime bien laisser quand même une petite impression un peu douce à la fin.
Bien sûr.
Et ce que je te propose, c'est de laisser un peu à ces personnes qui nous écoutent,
quelque chose qui te fait penser justement à la dépression.
Que ce soit quelque chose qui parle de la dépression ou quelque chose qui juste t'y fait penser, pour eux. pour eux. eux.
Alors ça peut être assez étrange ce que je vais dire,
mais j'ai une série coup de cœur qui ne parle pas du tout de dépression,
qui ne parle même pas de tristesse. Elle est joyeuse.
Par contre, elle évoque un sentiment qui est lié parfois à des épisodes dépressifs,
parce qu'elle parle de nostalgie. Et cette série qui est sur Arte et qui vient d'apparaître normalement sur Netflix s'appelle Samuel.
Une série d'animation d'Emilie Tronche qui raconte du coup bah,
Samuel, 10 ans, qui a un problème mais il ne veut pas en parler,
il est amoureux de la grande Julie.
C'est trop bien.
Et c'est Samuel à l'école qui raconte sa vie. Si vous avez à peu près notre âge,
entre 20 et 30 ans beaucoup des éléments de la série vous remettront en enfance instantanément.
On peut aller jusqu'à 35 pour m'inclure.
Bien sûr, ça parle de Tokyo Hotel. Ça parle des feuilles Diddl.
Oh, les Diddl !
Exactement. En plus, à ce moment-là, j'ai souvent des films ou des séries qui apparaissent à des épisodes de ma vie qui ne
vont pas très bien et qui m'aident. Ce n'est pas nécessairement des très bons films ou très bonnes
séries. Je sais que quand j'étais du coup au lycée et que j'allais pas bien,
je pourrais pas te dire si c'était avant du coup ma grosse scène ou après,
mais c'était le film La vie rêvée de Walter Mitty.
Oh oui !
Et je sais que ce film là, qui de facto n'est pas un excellent film.
Juste feel good.
C'est un film, excusez-moi du terme, pour les bandeurs de voyages.
C'est juste ça. Mais c'est un film dont j'avais besoin à ce moment là.
Samuel est une série dont j'avais besoin à ce moment là,
et qui en plus est une excellente série. J'ai pleuré de joie en plus.
En fait ça aborde tellement de thèmes, que je pense ça peut parler vraiment à tout le monde.
Et j'aime bien encore une fois ce côté parler de nostalgie,
parce que la nostalgie se lie souvent à la mélancolie,
qui elle-même se lie à des épisodes dépressifs.
Tout à fait.
Donc n'hésitez pas à, j'allais dire vous cultiver,
mais c'est plus à vous libérer l'esprit, à travers des choses qui n'ont parfois pas forcément à
voir avec "Allez, je vais mettre un film comique" ou à l'inverse,
"je vais regarder un truc qui parle de dépression".
Mon film préféré c'est Vol au dessus d'un nid de coucou,
ça se passe dans un hôpital psy, crois-moi que quand je suis triste,
je ne le regarde pas des masses ce film.
Oui, c'est comme... Mince ! Le cercle des poètes disparus.
Oui voilà. On regarde pas forcément Le cercle des poètes disparus,
même si "Captain My Captain", quelle scène de fou.
Oui, bah après, ça, ça parle beaucoup plus de la dépression pour le coup.
La dépression, le suicide... C'est comme Nos étoiles contraires,
le film sur les personnes qui sont malades.
The Fault in Our Stars.
The Fault in Our Stars.
De John Green, yeah, yeah.
Et ce film là, qui est un livre aussi, parle quand même aussi des maladies qui mènent à la mort.
Et donc du coup il y a aussi une forme de dépression,
plus envie de vivre etc, parce que à quoi bon...
Ah je peux vous conseiller le, du coup aussi à ne pas regarder,
le film romantique entre guillemets Me Before You,
Avant Toi je crois en français, avec Emilia Clarke et Sam Claflin,
qui jouent du coup un homme en fauteuil paralysé et qui est du coup une sorte de romance.
Parce que je vais vous spoiler la fin globalement.
On pense que ça y est, au départ il était triste,
il était dépressif, il voulait mourir, et elle lui donne la joie de vivre,
super. A la fin il décide quand même de se suicider en Suisse.
Voilà.
Oui, après peut-être que c'est plus, fin de vie plus positive que de se tuer lui-même juste comme ça ? ça ? ?
Ah non, il avait prévu d'aller quoi qu'il arrive !
Et du coup je me dis du coup bah en fait ?
Quel est le message ?
Moi qui suis pour, quand même, ce côté, cet assistanat et de ne pas laisser les gens agoniser,
je vois l'idée. Mais là, pendant les trois quarts du film...
On nous a vendu quelque chose.
On nous a vendu le fait que finalement, il avait enfin,
il souffrait pas de ça. Donc non.
Bah à ce moment là, peut-être plus voir...
Même si j'adore Emilia Clarke et même si j'adore Sam Claflin.
Quel beau gosse, il s'est refait faire les dents,
mais bon, ça c'est autre chose. Là, ça sip and gossip.
Après, peut-être autant regarder à ce moment-là Intouchables,
parce que dans ce cas-là, c'est beaucoup plus positif.
Par exemple, oui.
Et il est quand même assez dépressif au début.
Bien sûr, et ne pas regarder The Upside Down. Du coup c'est la version américaine d'Intouchables,
oui ils ont fait une version américaine de ce film.
Ceci dit si vous voulez apprendre des choses sur la dépression,
il y a un bouquin qui est super bien qui s'appelle La chute,
Journal d'une, La chute journal d'un... Mince.
Journal d'un prisonnier ? Nicolas Sakozy ?
Non non non !!!
J'ai mangé 24 yaourts...
Mince mince mince, c'est sur la dépression en fait justement.
Et c'est une BD qui est très bien. Carnets du gouffre.
Chute libre, Carnets du gouffre, voilà ! Et du coup c'est une BD de Caroline,
Mademoiselle Caroline. Et là pour le coup c'est vraiment sur la dépression,
ça parle en fait d'une dépression postpartum. Donc ça parle aussi aux femmes qui ont des enfants et qui souffrent ensuite
de dépression.
C'est vrai que cette dépression existe.
C'est vrai qu'à moins que..
Je ne l'ai pas abordé parce que, bon bah..
Parce que oui, tu es un homme cis jusqu'à preuve du contraire,
enfin pas jusqu'à preuve, enfin bref, à ce stade.
Je suis un homme "cis-tah".
Sistah ! Mais tu es en soutien des personnes qui ont un utérus.
Allay ! Oula, je déteste. Ah oui, petit conseil aussi à tous les auditeurs: soyez misandre.
Je vous jure que ça aide, qu'est-ce que ça fait du bien.
En fait c'est un peu drôle de détester les hommes.
Auto-roast.
C'est comme détester Macron en fait, il y a un côté autothérapeutique,
ça libère. Prendre conscience en fait qu'on est un peu le problème de tout ça.
Bah le problème c'est plus l'éducation après.
Oui mais c'est le reconnaître. Moi maintenant j'ai un nouveau truc qui me fait rire,
c'est au lieu de, tu vois, la phrase de tous les hommes qui disent « not all men ».
Et du coup, quand les hommes font quelque chose de bien,
je dis « not all men».
C'est la petite parenthèse politique de ce podcast.
Ah oui, pardon, c'est vrai qu'on n'a pas fini ce podcast qui parlait de dépression,
car nous ne sommes pas médecins.
Ah oui, c'est ça la phrase de fin, en fait. Nous ne sommes toujours pas médecins.
Mais en tout cas, prenez bien soin de vous. Et dans tous les cas,
je pense que tu as raison Reda, c'est essayer d'agir pour le positif.
Et n'oubliez pas le 31-14 aussi qui peut vraiment sauver des vies.
On est de tout coeur avec vous, on vous embrasse,
et en tout cas moi je te remercie beaucoup Reda d'être venu.
Merci de l'invitation, ça fait plaisir.
Pour nous parler de la dépression.
C'était très agréable, bien plus qu'un épisode dépressif finalement.
Je ne repartirai pas dépressif.
Merci d'avoir écouté Voix Plurielles, comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.
C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,
une autre façon de voir le monde.
Ce podcast vous a été présenté grâce à la solution de diffusion de podcast Castopod.