Les terreurs nocturnes avec Gaël (2/2)
S01:E06

Les terreurs nocturnes avec Gaël (2/2)

Episode description

Aujourd’hui on reçoit Gaël, pour parler de terreurs nocturnes.

(Partie 2/2)

Invité : Gaël

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La semaine dernière

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Aujourd'hui, je reçois Gaël, et on va parler ensemble de terreurs nocturnes.

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Bonjour Gaël.

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Bonjour Delphine.

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Justement, ce serait intéressant de pouvoir essayer de voir ce que ça donne sur ta vie personnelle,

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professionnelle, sociale, émotionnelle, dans ton quotidien,

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comment ça se passe en interaction avec les gens...

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Est-ce que tu peux nous parler un peu de ça ?

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Déjà il y a peu de gens qui le savent, parce que souvent les gens qui le savent c'est des gens qui ont dormi avec moi ou

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autre, donc tu ne le dis pas. Alors, la réponse est en plusieurs volets.

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Globalement, je n'en parle pas trop parce que ça ne m'handicape pas tant que ça dans ma vie de tous

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les jours. Globalement, ce n'est pas quelque chose que je porte et quand je vais travailler,

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quand je vais au théâtre, quand je vais quoi que ce soit,

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quand je vis en fait, je n'ai pas quelque chose de lourd sur moi à porter.

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Le seul point qui est un peu chiant au jour le jour,

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c'est que quand je fais des crises en fait je ne me suis pas reposé la nuit donc je suis resté 8h

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dans le lit. Je dors beaucoup donc moi tu vois les trucs du sommeil ça ne me concerne pas c'est

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vraiment le café et le stress.

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Gaël 31 ans, grand enfant.

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Mais par contre du coup je peux rester 8h dans le lit à faire semblant de dormir et en fait mon

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corps ne s'est pas reposé, mon cerveau ne s'est pas reposé,

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et au contraire il était en situation de stress intense.

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Et ouais donc du coup le lendemain, il y avait vraiment ce truc de "ohlala c'est dur d'aller

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travailler, c'est dur de se lever". Tu sais il y a ce truc où j'ai mal à la tête,

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je suis pas bien parce que juste tout est un peu flou quoi.

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Là où c'est un peu plus handicapant, c'est plus effectivement quand je dois dormir quelque part ailleurs ou avec des gens

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que je connais pas forcément. Bon bah déjà il y a la vie sentimentale, il faut... il faut... faut...

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Eviter de tuer tous ses dates, oui c'est vrai que c'est mieux.

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Eviter de tuer tous ses dates, c'est c'est plutôt pas mal et puis tu vois ça la fout mal,

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c'est ton premier date, tu lui hurles dessus "lâche moi me tue pas !"

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tu vois la personne à un moment...

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"Salut t'as bien dormi ?"

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Bah écoute du coup il y a un peu ce côté là, donc les dates,

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mais aussi aller dormir chez des potes tu vois. Genre il y a un truc où je me refuse un peu parfois d'aller dormir chez

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des amis ou en tout cas rester dormir en dehors de chez moi parce que d'un coup imagine tout le monde découvre que je suis

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complètement zinzin ou quoi que ce soit. Donc avec des potes quand on part en vacances tous

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ensemble, les gens qui ne le savent pas, je suis obligé de les prévenir : je leur dis "peut-être que cette nuit je vais

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me réveiller, ou en tout cas une nuit dans les vacances je vais me réveiller,

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je vais être au milieu de la...". Donc je suis obligé de leur expliquer un peu ce qu'il faut faire,

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ce qu'il faut pas faire, que c'est normal, qu'il y a aucun problème et j'imagine toujours les gens qui sont en mode "ok

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pourquoi tu me dis ça mec?"

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Mais justement c'est une très bonne remarque que t'as là.

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C'est est-ce que tu as déjà eu des gens qui t'ont fait des remarques une fois que tu leur as expliqué ? expliqué ? ?

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Non non les gens sont cool. Les gens sont vraiment cool avec ça parce que personne ne se rend

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vraiment compte de ce que c'est. Et tu vois, c'est pas un trouble vraiment grave alors quand je leur explique effectivement

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"juste fais attention, m'approche pas sinon je vais te frapper,

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si tu vois que j'ai un couteau dans les mains bah t'approche vraiment pas".

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Mais donc du coup je pense que là ils me prennent un peu pour un taré.

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Mais j'ai jamais eu de réflexion, au contraire c'est plutôt genre un sujet de blague très gentil

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des gens. Mais voilà donc le seul truc un peu handicapant c'est quand j'ai pas spécialement envie de le dire à des gens ou

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alors peut-être que je vais pas avoir la capacité de le dire à des gens.

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Genre c'est une soirée, on a fini tard plutôt que prendre le,

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il y a plus de métro, j'ai pas envie de prendre un taxi,

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je suis fatigué, je vais pas rester chez les gens et je me force quand même à partir parce que j'ai pas eu le temps d'expliquer aux gens. gens.

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Donc ça handicape un petit peu quand même. Parce que tu minimises beaucoup depuis tout à l'heure mais ça prouve que le regard

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des gens et la perception de la société n'est pas forcément toujours bienveillante même si la plupart du temps les gens

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qui sont autour de toi restent très bienveillants.

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Mais ça reste de la bienveillance, j'ai l'impression,

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due à une incompréhension ou mécompréhension de ce que tu vis réellement.

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Je pense que les gens s'en foutent un peu globalement.

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Il n'y a jamais personne qui n'a pas été prévenu qui m'a vu faire une crise ou en tout cas je ne le sais pas peut-être que

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c'est arrivé mais qu'on ne me l'a jamais dit.

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Ils sont enterrés. Très loin.

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Tu sais genre la personne elle m'a vu comme ça faire "ah pas les araignées pas les araignées !".

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Elle s'est dit "on ne va pas lui en parler, on va vraiment pas lui en parler,

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on a eu une soirée très alcoolisée oulala oulala et bah peut-être qu'on ne va pas le réinviter Gaël". Gaël".

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C'est horrible.

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Mais du coup je pense que les gens ils se rendent pas trop compte.

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Aujourd'hui je fais à peu près un épisode par mois.

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Alors c'est très dur à compter parce que je pense que foncièrement j'en fais un peu plus.

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De terreurs nocturnes ou de somnambulisme ?

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C'est compliqué parce qu'en fait je te l'ai dit,

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il y a ce truc de somnambulisme, ce truc de terreur nocturne et ce truc de sommeil un peu.

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Je comprends que c'est quand même des trucs un peu liés mais qui sont pas exactement la même chose et globalement je regroupe

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tout ça dans un seul truc. Des fois j'ai des problèmes de sommeil et puis je mets ça dans le même

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bac. Et donc à peu près une fois par mois, je pense que j'en fais un peu plus mais c'est juste que vu que c'est pas un truc

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où activement je me lève, je sors de mon lit, je me retrouve au milieu de nulle part et du coup je

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ne le comptabilise pas. Tu vois dans ma tête c'est,

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vu que je n'ai pas le souvenir, donc du coup il y a assez peu de gens qui me voient avoir des terreurs nocturnes ou du somnambulisme

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ou appelle le comme tu veux, et je pense que tant que je l'explique aux gens et qu'ils ne l'ont pas

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vécu, ils s'en foutent. Je pense que si quelqu'un même s'il est prévenu mais qu'on ne se connait pas énormément il me voit

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en plein milieu de la nuit courir en criant, il va vraiment se dire "waouh c'est chelou".

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Après je pense pas forcément, parce que c'est vrai que quand on a fait la retraite,

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quand on avait fait la retraite de théâtre avec notre troupe il y a quelques années,

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ou même là il y a pas si longtemps, tout le monde avait été extrêmement bienveillant et c'est vrai que je me souviens qu'il y

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a quelques personnes qui avaient mentionné le fait que tu parlais ou que tu disais des choses en dormant et c'est pas des

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personnes qu'on avait rencontrées depuis très longtemps puisque notre troupe est assez jeune.

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Oui bah je pense que globalement les gens s'en foutent et c'est pas un truc où ils se sentent

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menacés ou quoi que ce soit.

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Mais c'est quand même important de noter qu'il faut prévenir pour pouvoir te protéger et protéger

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les autres personnes aussi.

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C'est important parce que je sais que c'est un moment où je pourrais donner des coups.

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Et donc, autant prévenir les gens.

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Du coup, comme stratégie pour te préserver et pour aider tout le monde,

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c'est quoi ? On prend un lit de 3 mètres sur 3 mètres ?

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Pourquoi ?

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Pour justement que tu puisses t'étaler pour mettre les coups que tu veux.

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Ouais, bon après, tu vois, vu qu'il y a vraiment cet accès au fur et à mesure au corps,

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etc., ça ne m'est jamais arrivé, en étant adulte en tout cas.

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En étant enfant beaucoup. Je finissais souvent en dehors de mon lit,

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genre par terre, quand j'étais enfant. Maintenant,

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en tant qu'adulte, ça ne m'arrive jamais. Mais je pense que c'est lié au fait que le cerveau se

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réveille peu à peu. Et le moment où j'accède aux jambes et que je me lève,

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je saute vraiment en dehors de mon lit.

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Oui, donc du coup, il n'y a pas de chute.

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Non, ce n'est pas une chute.

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Donc finalement ton cerveau a réussi à s'adapter seul sans même que t'aies à...

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Ouais je sais pas comment ça se passe, je te dis,

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de mes 17 ans à mes 25 ans, un truc comme ça, je pensais que j'étais plus somnambule.

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"Je suis guéri !"

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"Ouais, trop bien je suis guéri !"

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Et est-ce que t'as essayé de t'enregistrer ou de te filmer la nuit pour voir ?

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On m'a toujours dit que si on s'enregistrait en dormant,

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on dormait très très mal.

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Oui parce qu'on sait qu'on est vu.

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Ouais ouais c'est ça, donc non. Et puis en plus t'imagines,

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il faudrait que je laisse une caméra tourner genre toutes les nuits,

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pour potentiellement choper un truc. Ou alors ça veut dire que toutes les nuits j'ai des terreurs nocturnes et tu vois c'est trop

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complexe à mettre en place donc franchement voilà c'est aussi pour ça que j'avais pas été à la

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clinique du sommeil. imagine je prends un rendez-vous pendant un an et demi ils me disent "bah on a

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rien, vu il faudra revenir dans un an et demi".

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C'est à dire qu'en fait c'est suffisamment handicapant pour que tu cherches à avoir des professionnels qui t'aident mais

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c'est suffisamment peu handicapant pour que le retard d'aide au niveau de la structure de santé qui met je ne sais pas combien

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de temps à t'obtenir un rendez-vous te refroidisse.

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En fait donc t'es un peu dans cet entre deux de : ça va pas assez vite pour que tu puisses t'y

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intéresser, mais en même temps t'arrives à vivre quand même avec.

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Je te dis, je vis 100 % bien avec. Des fois je suis un peu fatigué quand je me réveille,

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je suis un peu ronchon. Je t'avoue que c'est plus un handicap pour les autres que pour moi.

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Alors pour le bien d'autrui !

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Mais tu vois, il n'y a pas un truc où c'est suffisamment handicapant pour aller voir vraiment des

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médecins, chercher des solutions ou quoi que ce soit.

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Franchement si c'est le seul truc que j'ai, je le garde à l'infini par rapport à d'autres maux que

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d'autres peuvent avoir, c'est rien du tout.

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Oui mais c'est pas parce qu'il y a d'autres maux qui sont "pires" entre guillemets,

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selon je ne sais pas quel critère, que ce que tu vis n'est pas légitime.

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La légitimité de quelque chose existe indépendamment de son degré de gravité.

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Et d'ailleurs j'étais en train de penser au fait que tu disais tout à l'heure que tu dormais

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beaucoup, enfin tu avais besoin de beaucoup de sommeil.

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Est-ce que tu penses que le fait d'avoir besoin de beaucoup de sommeil est lié à ce somnambulisme et ces terreurs nocturnes

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que tu as de manière récurrente ? Qui nécessiterait peut-être de s'autoriser une plage de sommeil plus grande au cas où pour... ? pour... ? ?

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J'ai pas la réponse, mais je pense que j'ai toujours beaucoup dormi et ça me va très très bien

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comme ça. Mais non je suis pas sûr que ce soit lié les deux.

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Je pense juste que j'ai besoin de sommeil parce que tu vois,

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même quand je fais des épisodes de terreurs nocturnes,

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et que je sais que j'en ai fait parce qu'on m'a dit "là tu t'es levé et tu as couru partout",

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j'ai pas besoin de faire une sieste ou quoi que ce soit derrière tu vois.

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J'avance et puis ça sera le soir que je récupérerai.

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Non je pense pas que ce soit lié.

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Après c'est vrai que te connaissant, t'es quand même quelqu'un qui va de l'avant et qui avance quelles que soient les difficultés

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ou l'adversité. Donc c'est pour ça que je te pose la question vraiment d'un point de vue émotionnel

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et sensoriel. Est-ce que tu penses...

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Non mais en fait c'est marrant parce qu'on en parle et je fais des micro-liens en même temps.

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En fait depuis que je suis tout petit, la nuit c'est un moment que je déteste.

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Ah.

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Et quand j'étais petit, j'avais tout le temps déjà une lumière pour dormir.

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La veilleuse ! Est-ce que c'était une veilleuse avec une petite prise ?

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Et ça faisait une petite...

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Non mais j'avais quasiment une lumière blanche tu vois.

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Ah oui d'accord en fait tu avais le plafonnier allumé.

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Non c'était une table de chevet, mais je crois que c'était une lampe Hercule le dessin animé.

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Oh waouh !

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Mais j'en suis plus exactement sûr. Mais en fait la nuit,

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c'était un moment qui était vraiment pas cool pour moi.

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Je me rappelle, j'avais dessiné pour me protéger,

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une espèce de serpent. J'avais dessiné un monstre en fait,

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que justement je voyais dans mes cauchemars. Et je l'avais collé dans ma chambre,

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pour qu'en gros il me protège des autres cauchemars tu vois.

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Parce que c'était quelqu'un du monde des cauchemars,

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du coup il pouvait combattre les autres.

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Sûrement. En plus j'ai peur des serpents, et c'était littéralement un espèce de dragon serpent.

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Donc en fait c'est ta peur qui permet justement...

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C'est un peu cathartique.

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Déjà très intelligent à ton jeune âge.

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Je sais pas mais donc du coup, la nuit, c'était vraiment un moment de "pas cool".

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Et j'ai eu très vite une télé en plus dans ma chambre.

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Vraiment terrible, parce que là j'ai regardé...

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Plein de choses qui passent très tard et qui sont pas du tout...

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Non non, rien d'interdit aux enfants. Mais juste,

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la plupart de mes références en fait, c'est des références qui ont 10,

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15, 20 ans d'avant moi. Parce que c'était les trucs qui passaient la nuit sur le câble.

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Genre Hélène et les garçons et tout, c'est vraiment pas notre génération mais pour autant ça passait sur AB1 ou un truc

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comme ça. Et je regardais ça et je m'endormais très tard.

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Parce qu'en fait il fallait que je tombe de sommeil à un moment quand j'étais enfant.

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Et de même en fait, tous les moments de dormir, c'était des moments que je détestais,

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parce que j'avais envie de faire des trucs. Et donc du coup la sieste,

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c'était un moment que je détestais. Quand on était en vacances,

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genre vacances d'été, on partait chez ma tante. Et là il y a un truc où "ah bon bah on a mangé,

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c'est l'après on va faire une sieste". Tout le monde va faire une sieste et j'étais en mode "Mon

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dieu, qu'est-ce que je vais faire?". Et donc du coup peut-être que j'ai toujours détesté de dormir quand j'étais enfant

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aussi, parce que j'avais tous ces cauchemars et tout.

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C'était le monde dangereux en fait.

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Il y a un truc, l'ordinateur de la famille, il était dans ma chambre.

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Il y avait tout dans ta chambre !

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Mais l'ordinateur de la famille, il était dans ma chambre.

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Et je me souviens d'un truc où j'étais dans mon lit en train de jouer,

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et ma mère elle regardait un film. Mais sauf que,

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sans casque tu vois, c'était avec les hauts parleurs.

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Et elle me disait "regarde pas le film, c'est un film d'horreur."

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Mais pourquoi ?

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Je pense que c'est... Bon, c'est pas grave, tu vois,

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ça arrive, vous pouvez pas savoir. Mais en fait,

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c'était un film, je crois que ça s'appelle The Descent.

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C'est un truc de spéléologie où il y a des meufs qui font de la spéléologie et elles sont attaquées par des monstres qui

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courent sur les murs.

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Super.

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Exactement. Ce monstre qui court sur les murs dans mes cauchemars de terreurs nocturnes,

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il me pourchasse souvent, en fait.

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Le même ? Encore aujourd'hui ?

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C'est très compliqué parce que j'ai dû voir dix frames du film.

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Oui, ça peut s'imprimer. Moi, je sais que j'ai eu des cauchemars avec un truc en particulier parce

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que j'ai vu, sans faire exprès, quelque chose et du coup,

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c'est resté ancré pendant super longtemps.

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Encore maintenant, dans mes terreurs nocturnes, c'est ce truc-là ou alors ça va être des épisodes où je me fais chasser par

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quelque chose. Souvent, ce qui revient, c'est des boules avec des piques ou des troncs d'arbres avec des piques qui me foncent

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dessus. Des araignées genre Aragog de Harry Potter ou des...

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Bien bien velue.

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Ou alors celle du Seigneur des Anneaux, selon votre franchise.

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Shelob.

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Et voilà. Du coup, c'est plutôt de ce truc-là. Je pense que les épisodes les plus effrayants,

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c'est quand même quand c'est des humains qui m'attaquent.

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L'humain fait peur, c'est ce qu'il y a de pire. Surtout en plus quand ça ressemble presque pas à un

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humain, beaucoup à un humain, mais pas énormément.

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Les épisodes de chasse où je me fais chasser par des êtres humains,

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c'est vraiment des trucs où après ça me réveille.

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C'est des moments les plus intenses parce que j'ai vraiment ce truc de "mince,

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qu'est-ce qui m'arrive en fait". Parce que c'est très proche de la réalité.

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Quand c'est une araignée géante qui me course, le lendemain tu vois,

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je suis capable d'en rire. Quand je me fais courser par des êtres humains...

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Savoir dissocier la réalité de la fiction...

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Ouais c'est ça c'est vraiment difficile.

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Mais en vrai je me demande si... Parce que je sais que t'as une imagination très florissante et que t'es quelqu'un de très

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sensible aussi, d'hypersensible dans la vie. Et du coup je me dis,

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peut-être que cette hypersensibilité et cette imagination très vive font aussi que tes cauchemars et tes terreurs sont aussi

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intenses. Parce que tout ce que tu décris là depuis tout à l'heure,

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c'est hyper riche.

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C'est pas si riche que ça. Parce que globalement des troncs d'arbre avec des piques,

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ça reste quand même globalement pas ouf tu vois.

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Ouais, ouais ouais, je sais pas si c'est lié. Bah j'espère pas,

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parce que t'imagines, ça serait terrible de, à cause de mon imagination,

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ça me fait voir des choses affreuses. Ca serait affreux tu vois ?

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Ce serait lié aussi peut-être à de l'anxiété, du stress ?

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Enfin en tout cas, ce petit mix ferait que du coup t'as un super bouquet magnifique mais qui fait peur quoi. peur quoi. quoi.

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Ouais ouais c'est vrai.

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Et comment ton entourage perçoit ça ? Parce que tu dis que justement,

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t'étais somnambule et que tu faisais des terreurs nocturnes quand t'étais enfant.

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Donc tes parents ils ont vu ça et ils ont réagi comment ?

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Il faudra leur demander.

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"Allo papa de Gaël bonjour"

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Bah non, mais c'était un truc connu. Donc dès tout petit en fait,

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on me parlait, on me disait de retourner me coucher et puis je retournais me coucher.

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En fait ils avaient le réflexe : ton calme et doux,

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et de te renvoyer dans ton lit.

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J'ai pas dit que c'était un ton calme et doux. J'ai dit qu'ils me parlaient.

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Globalement je pense que c'est tellement lointain qu'ils ont le réflexe de me parler,

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de me dire d'aller me coucher parce qu'en fait je pense que c'est ce que n'importe qui ferait.

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Donc ils l'ont pris de manière assez assez calme finalement.

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Ca a été juste "Gaël fait des terreurs nocturnes et il est somnambule,

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on va agir comme ça".

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Mais les gosses qui sont somnambules, on en entend tellement parler.

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Tu disais tout à l'heure 20%. C'est énorme. Donc,

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que ton gosse soit somnambule, je pense que c'est complètement normal.

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Tous les parents réagiraient de la même façon. Je pense qu'en tout cas,

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beaucoup de parents réagiraient de la même façon.

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Non, mais c'était une question... Parce que du coup,

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après, quand t'es devenu grand, je suppose que tu n'as plus dormi avec tes parents.

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Effectivement, à 25 ans, j'ai arrêté.

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Ca me paraît être effectivement une bonne date. Mais quand on parlait des dates,

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du coup, les personnes avec qui tu as été ou tu es,

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comment ça s'est passé ? Est-ce qu'il a fallu un temps d'adaptation justement ?

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Parce que c'est des personnes qui vraisemblablement,

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enfin en tout cas, c'est des gens qui te côtoient au quotidien si c'est des gens qui dorment avec

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toi. Et du coup on n'est plus sur "est-ce que je vais dormir avec des amis" de manière ponctuelle.

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Ouais bon alors pour des... Vraiment, en date, première fois qu'on se voit,

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ça m'est jamais arrivé. Ou en tout cas, on me l'a jamais dit après.

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Ca expliquerait peut-être pourquoi d'ailleurs !

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"C'est pour ça qu'on s'est pas revus ! Ohlala !"

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"Ca c'était hyper bien passé, pourquoi ?" Et tu sais,

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à l'étrangler, en plein visage, "lâche moi!"

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"Eh ben c'était super de t'avoir connu à une prochaine fois, voilà." voilà."

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Et avec des personnes avec qui j'ai été en relation plus longtemps,

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bah... Et sur les moments, les épisodes, en fait,

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de somnambulisme, terreur nocturne ou quoi que ce soit,

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c'est des gens qui m'ont plutôt aidé, en fait, et même à comprendre comment régler ça.

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Qui me parlaient, qui m'ont donné les tips, justement,

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de parler de manière douce, juste pour que je retourne me coucher.

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Il y a eu l'épisode de la codéine, où là, c'était tous les jours.

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Et en plus, ça reste quand même quelque chose d'un peu violent,

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tu vois. C'est quand tu te bouges dans le lit, quand tu commences à te débattre,

21:53

quand tu commences à tout ça, la personne qui dort,

21:56

elle se prend des coups. Elle ne dort plus. Non,

21:59

mais tu vois, il y a un truc un peu violent. Donc ça,

22:02

c'était assez difficile. C'est pour ça notamment que j'ai été voir le médecin.

22:07

Arrêter de prendre la codéine, ça a été une très bonne solution.

22:10

Par contre, après, j'avais très mal aux dents. Voilà.

22:17

Mais globalement, tu as été bien accompagné par les personnes qui étaient dans ton quotidien de

22:20

manière régulière.

22:21

Bien sûr, oui. Les gens sont assez humains globalement et ils sont capables de comprendre.

22:28

Maintenant, je peux comprendre aussi que quand tous les jours,

22:30

il y a quelqu'un à côté de toi qui te crie dans les oreilles en pleine nuit...

22:32

Au bout d'un moment t'en aies marre quoi.

22:34

Il y a eu des moments où tu t'es senti blessé justement d'une réaction d'un proche ?

22:42

Non, je crois pas.

22:44

Ça s'est toujours passé de manière compréhensive ?

22:48

T'as plus appris en fait ?

22:49

Oui, alors après il y a ce truc où les gens font des blagues et ça me dérange pas trop qu'on fasse

22:58

des blagues. Juste il y a eu une fois où je me suis réveillé et je suis parti plutôt violemment

23:06

etc, et en fait il y avait la même blague tout le temps de "mais si,

23:10

je me souviens, tu t'étais placé en crabe comme ça".

23:12

Mais en fait vu que c'était, à chaque fois qu'on voyait des potes,

23:15

c'était la même blague en permanence... Mais non mais ça s'était pas passé comme ça,

23:20

parce que du coup pour le coup j'avais accédé à la conscience,

23:22

je savais comment ça s'était passé. Et je comprends que c'est une blague et tout ça,

23:25

mais vu que c'était permanent, c'était un peu relou.

23:28

En dehors de ça, ça a jamais été blessant.

23:32

Oui c'est juste que il faut recadrer le fait que ça reste quelque chose qui n'est pas désiré par toi donc bon si on peut

23:40

éviter aussi d'en mettre 18 couches...

23:42

Ouais voilà. Ca me dérange pas du tout d'en rire et de faire des blagues,

23:47

parce que moi j'imagine, je vois ça en pleine nuit,

23:50

mais forcément j'explose de rire. Il y a un truc c'est quand même assez drôle.

23:57

Mais c'est plus effectivement, ne pas refaire tout le temps la même blague,

24:00

la même machin, la même truc...

24:02

Donc finalement en fait ça t'a beaucoup appris sur toi même d'avoir ces terreurs nocturnes.

24:10

T'as pu en faire un peu une partie de toi, dompter ses chevaux un peu fous.

24:18

Ouais après encore une fois, c'est pas un truc qui me,

24:22

c'est pas quelque chose qui m'handicape tant que ça.

24:26

Donc je pense qu'il n'y a pas grand chose à dompter.

24:28

Après effectivement, il y a des moments où si j'ai besoin de créer quelque chose qui est plutôt dans la poursuite ou dans

24:40

l'idée du cauchemar, bah vu que je vis ces cauchemars et je vis ces poursuites,

24:47

je pense que je suis un peu plus à même de les décrire.

24:50

Je suis plus à même de les rejouer sur scène ou quoi que ce soit.

24:55

Donc ça t'aide créativement.

24:57

Ouais sûrement. Ca m'aide à être un peu plus précis.

25:03

C'est toujours bien.

25:04

Oui oui.

25:05

D'avoir un peu, de pouvoir retourner un peu en force quelque chose qui reste quand même perturbant.

25:13

Parce que le sommeil, c'est assez fondamental dans la vie.

25:15

Et tu penses que le fait de faire des terreurs nocturnes ça influence aussi ta façon d'être ?

25:29

Ta personnalité je veux dire.

25:32

Bah ça doit influencer puisque vu que ça influence en fait ma volonté à sortir de chez moi pour

25:39

aller dormir ailleurs, ça influence forcément en fait.

25:42

J'ai un côté un peu plus casanier tu vois. Je pense,

25:45

pour moi, c'est important d'être chez moi, d'avoir mon lit,

25:48

d'avoir mes draps, d'avoir machin.

25:50

D'avoir tes repères, limite, physiques, inscrits dans tes muscles,

25:54

de "ce couteau est là".

25:55

Bien sûr. Mais tu vois, il y a un truc où, chez moi,

25:59

je sais que j'ai une porte qui est fermée. Une porte qui donne sur l'extérieur,

26:04

que je ne peux pas ouvrir en étant en crise de somnambulie.

26:09

Ah oui parce que du coup si c'est fermé à clé, t'es pas capable d'ouvrir des clés.

26:15

Je dirais pas jusque là, mais ça demande en fait un tas d'efforts qui font que c'est compliqué.

26:22

Je peux ouvrir des poignées tu vois. Une poignée de porte,

26:24

je peux l'ouvrir. Mais les clés, ça va sûrement faire du bruit donc tu vois,

26:28

il y a un moment ou un autre, je vais me réveiller.

26:29

La porte elle est froide, c'est pas une porte en bois,

26:33

donc forcément ça va sûrement... Donc ça influe sûrement sur mon côté casanier de pas vouloir être trop tard quelque part

26:44

où je ne suis pas chez moi. Après, est-ce que ça influence beaucoup d'autres choses dans ma vie ?

26:50

Je ne sais pas.

26:52

Et qu'est-ce que tu voudrais dire à quelqu'un qui découvre aujourd'hui qu'il a ça ?

27:00

Un peu comme moi, quand à 25 ans, j'ai fait « Quoi ?

27:03

Je ne suis pas guéri depuis 2017 ! » Je ne sais pas si c'est moi le mieux placé pour dire quelque

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chose, mais déjà, essayer d'en parler avec ses proches.

27:20

Il y a des solutions à chaque fois, à tout. vraiment le fait de prendre moins de caféine,

27:27

de ne pas prendre tout type de drogue... On dit la codéine,

27:33

mais si la codéine ça fait ça, je pense que la morphine ça doit être terrible...

27:38

L'héroïne, la cocaïne...

27:39

Les drogues illégales globalement.

27:43

Moi ça m'a vachement aidé.

27:46

Parce que c'est vrai que tu fumes pas toi non plus,

27:47

tu bois pas beaucoup, donc je pense que ça influerait davantage,

27:55

effectivement, si tu buvais plus d'alcool ou si tu étais fumeur.

28:01

En tout cas, toutes les substances plus ou moins psychotropes.

28:04

Essayer de régler globalement sa vie, prévenir les gens.

28:08

Moi, je pense qu'il y a un moment où j'ai fait le choix,

28:10

du coup, d'être plutôt chez moi et de ne pas trop sortir pour ne pas avoir à l'expliquer tout le

28:16

temps, etc. Franchement, moi, il ne m'est jamais arrivé une situation où la personne était "ah bah tu dors pas ici" donc

28:25

à partir du moment où on en parle...

28:29

Ouvrir la parole de toute manière, c'est toujours extrêmement positif.

28:32

Quoi qu'il se passe, la communication c'est ce qui permet de dédramatiser et juste d'expliquer ce

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qui se passe.

28:38

Un autre truc que je peux dire aussi, c'est d'essayer de trouver des gens un peu comme ça.

28:43

Parce que moi j'en connais pas beaucoup. Il y a Dr Nozman, mais... mais...

28:46

1 % de la population en fait.

28:49

C'est énorme 1 % de la population. J'y pensais tout à l'heure en disant que c'était pas beaucoup,

28:52

en fait c'est énorme. 1 % t'imagines ?

28:54

Alors c'est gros, si on pense au 6 % de bipolaires tout ça tout ça.

28:57

Mais ça reste quand même pas énorme. Bon après on passe beaucoup de notre temps à dormir.

29:02

Donc oui, c'est vrai que par rapport au temps passé à dormir,

29:07

le fait qu'il y ait 1 % de ces personnes qui, quand elles passent ce temps à dormir,

29:11

font des terreurs nocturnes et sont somnambules,

29:14

c'est sûr que ça fait énorme. Parce qu'on est quoi 7 milliards et des miettes ?

29:21

7 milliards je sais pas...

29:23

Et c'est 1 % "recensé", c'est toujours pareil.

29:26

70 millions du coup c'est ça ? Tu décales la virgule ?

29:31

C'est immense alors. Je sais pas combien en France on doit être,

29:35

on est 60 millions en France.

29:36

Je crois qu'on est un peu plus que 60 millions maintenant.

29:38

C'est immense. Ca devrait être un sujet quand même un peu plus discuté.

29:43

Mais ça c'est le problème de tout ce qui a trait à la psyché,

29:48

toutes les neuro-atypies en règle générale.

29:50

Du coup s'il y a quelqu'un qui a la même chose et qui a envie de créer une communauté de gens pour en discuter ou quoi que

29:58

ce soit, franchement ce serait un super projet. Moi j'ai vraiment la flemme,

30:02

j'ai trop de quêtes en ce moment. Mais ça serait bien,

30:07

parce que je te dis, à part Dr Nozman qui en parlait (et je sais même plus si dans la vidéo il dit

30:12

que lui il l'est ou pas, j'ai oublié). Mais tu vois,

30:16

en plus il est youtubeur, je le connais pas, on s'est jamais rencontré,

30:20

mais tu vois j'aimerais bien savoir qu'est-ce qu'il se passe ?

30:22

Est-ce que tout le monde a cette espèce de switch de la réalité que j'expliquais quand je retournais... retournais...

30:29

Les strates ?

30:30

Les strates. Ou est-ce que juste les gens ils ont cet autre symptôme de crier,

30:35

de se débattre etc ? Est-ce qu'on partage tous la même chose ?

30:38

Est-ce qu'on partage pas tous la même chose ? Voilà c'est des trucs qui seraient assez intéressants. intéressants.

30:42

Effectivement, on va faire un débat plus large sur comment ça se passe chez les autres personnes.

30:46

Dans tous les cas, vu que ça a lieu dans l'esprit,

30:51

dans le cerveau, en général, c'est une personne et une façon d'avoir des symptômes.

31:00

C'est-à-dire qu'il y a des recoupements, mais c'est vrai que chaque personne va avoir aussi son

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expérience. Donc effectivement, ça peut être très intéressant de voir où sont les recoupements et où sont les spécificités de chacun. de chacun. chacun.

31:11

Et on peut inviter dans cette communauté tous les troubles du sommeil,

31:16

l'apnée du sommeil, les...

31:19

Allez, on fait une soirée, personne ne dort !

31:23

Ou justement, on organise un truc où tout le monde dort et tout le monde est chelou pendant la

31:30

soirée. C'est une bête de télé-réalité. Mais la nuit.

31:40

Tu mets plein de gens qui ont ça et c'est juste trop bizarre.

31:45

Tu les mets tous dans la même pièce, tu filmes et c'est trop bizarre.

31:49

Bon, écoutez, si jamais quelqu'un veut réaliser ce genre de choses,

31:52

contactez-nous.

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Et on pourrait voter pour qui on élimine. Non ! Putain c'est affreux.

32:00

Eliminer des gens qui ont peur de se faire pourchasser,

32:03

de se faire tuer...

32:04

Non on les élimine pas, on les réveille pour qu'ils puissent être en sécurité.

32:08

Oh c'est horrible, ne faites pas ça. Bah écoute Gaël,

32:15

je suis hyper contente en tout cas d'avoir pu discuter avec toi de terreurs nocturnes

32:20

Ouais, sachant que depuis tout à l'heure en plus je suis endormi en fait !

32:22

Non ! En live, en train de dormir sur l'antenne !

32:26

Ca fait une heure que je suis endormi.

32:28

J'aurais une dernière petite question, histoire de partir sur une impression un peu plus douce

32:34

n'est-ce pas. Est-ce que tu aurais je sais pas, une phrase,

32:39

une oeuvre, une musique, quelque chose à dire qui pourrait,

32:42

qui serait un peu une image pour toi des terreurs nocturnes,

32:49

du somnambulisme ?

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Ouais c'est vraiment, en fait vu que tu me l'as dit littéralement 10 secondes avant qu'on

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enregistre, j'ai pas eu trop le temps de préparer cette réponse.

33:00

Voilà voilà ça dénonce.

33:02

Il y a deux choses qui me viennent un peu en tête.

33:06

Il y a, ça va être très compliqué parce que j'ai plus le titre de la chanson mais,

33:14

dans le film de Cowboy Bebop. C'est hyper précis...

33:18

Extrêmement précis en effet. Le film donc, pas série.

33:21

Le film pas la série. Il y a une musique, je sais plus comment elle s'appelle?

33:26

Je pense que c'est Keep Calling ou un truc comme ça.

33:30

Je me rappelle de Spike qui est à côté d'escalier etc.

33:34

C'est une musique assez douce et ça me rappelle un peu ça.

33:42

Parce que des fois, c'est assez doux aussi de se laisser porter par le somnambulisme,

33:48

les torrents nocturnes ou quoi que ce soit. Il y a un truc un peu,

33:55

tu te réveilles au milieu de nulle part, tu sais pas comment t'es arrivé là.

33:59

Et tu sais, c'est un peu l'appel au voyage, à l'aventure.

34:02

C'est un peu Alice au pays des merveilles. Ok bah je sais pas ce que je fais là,

34:06

mais il faut bien avancer dans la vie, donc il y a un truc un peu doux.

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Et il y a le deuxième truc où ça me fait penser,

34:14

c'est plutôt les gymnopédies d'Eric Satie tu sais.

34:19

J'en ai déjà parlé, mais moi ça me fait une sensation un peu de noyade et d'étouffement ces

34:24

musiques là. Et en fait pareil, une terreur nocturne en fait,

34:30

il y a un truc où t'as l'impression d'étouffer, de te noyer...

34:35

"Mince qu'est-ce qui m'arrive, j'ai pas demandé ça".

34:41

Et je me fais un peu oppresser quoi.

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C'est vrai que niveau musique moi aussi je penserais à Une nuit sur le mont chauve ou bien la

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Danse macabre de Saint-Saëns, des trucs un peu en dissonance.

34:53

Ouais, la danse macabre c'est peut-être un peu un peu trop énervé par rapport à mon ressenti.

35:00

Mais tu vois, il y a aussi ce truc un peu doux d'Alice au pays des merveilles : "qu'est-ce que je

35:08

fais là, c'est le voyage ?"

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C'est vrai qu'Alice au pays des merveilles, on peut jamais vraiment savoir où est le rêve,

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où est la réalité.

35:14

Ouais, peut-être que...

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Et tout le monde est fou !

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Et tout le monde est fou. Je me réveille dans ma cuisine et je me dis "je suppose que j'étais là pour me prendre un verre

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d'eau, on va continuer ce petit moment de vie qui était pas trop demandé"...

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Bah après sinon moi je sais que ça m'avait pas mal ouvert de trucs où j'avais pas des mots,

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mais la vidéo de Dr Nozman sur ça, je m'étais dit "ah tiens j'ai des mots de quelqu'un d'autre un témoignage" mais je sais

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pas si c'est un témoignage.

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Peut-être pas le sien, mais en tout cas un témoignage de quelqu'un.

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Et il y avait quoi d'autre ? Inception mais à l'envers.

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Il faut regarder à l'envers, et ça fait ça. Parce que moi c'est pas des strates où je vais de plus

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en plus bas, c'est des strates où je remonte. Iniquement la deuxième partie d'Inception.

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Je trouvais que ça décrivait vachement bien cet effet de "je suis dans la réalité,

36:18

je ne suis pas dans la réalité, quand est-ce que je sais que je suis vraiment..."

36:21

La perte de repère, le temps qui est distordu.

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Et surtout à quel moment est-ce que je sais que je suis dans un rêve et que je ne suis pas dans un rêve ? rêve ? ?

36:28

Peut-être que je vais t'offrir une toupie alors la prochaine fois.

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Exactement, il me faut une toupie. C'est un vrai truc puisqu'il y a un moment où tous mes...

36:35

Cognitivement tout est activé, et pour autant le lendemain,

36:39

je vais peut-être pas m'en souvenir de tout ce que j'ai fait.

36:40

Ou alors ça va être des bribes d'informations.

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Où est-ce que c'est enregistré finalement ...

36:47

Ouais ouais, exactement. Voilà, ça répond à ta question ?

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C'est une magnifique réponse. Moi j'aime beaucoup les BD,

36:52

tout le monde le sait. Je rajouterais Julius Corentin Acquefaques,

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Prisonnier des rêves. Qui est donc une BD très kafkaïenne puisque Acquefaques,

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Kafka c'est la même chose. Et donc c'est très dystopique,

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c'est en noir et blanc. Donc c'est une sorte de peur malaisante un peu,

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c'est pas une terreur parce que c'est horrible et que c'est un monstre,

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c'est plus la terreur insidieuse des dystopies. Donc voilà,

37:23

des poursuites à l'infini des choses sans fin, jeu aussi avec l'objet BD,

37:30

c'est à dire qu'il n'y a pas que l'histoire, il y a aussi l'objet.

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Donc je trouvais que c'était intéressant. Moi, qui n'ai jamais fait de terreur nocturne,

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mais qui ai déjà fait beaucoup de cauchemars, je trouvais que c'était assez illustratif,

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finalement. Voilà, c'est ma petite contribution,

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ma petite pierre. En tout cas, merci beaucoup, Gaël,

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pour cet échange autour des terreurs nocturnes.

37:53

Merci, Delphine.

37:54

C'était un plaisir. Merci d'avoir écouté Voix Plurielles.

38:03

Comprendre, c'est déjà faire un pas vers l'autre.

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C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

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une autre façon de voir le monde.

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