"Mon cerveau tourne en boucle d'anxiété sans pouvoir s'arrêter" - Delphine (2/2)
S01:E31

"Mon cerveau tourne en boucle d'anxiété sans pouvoir s'arrêter" - Delphine (2/2)

Episode description

La suite de notre discussion sur les troubles anxieux avec Delphine.

(Partie 2/2)

Invitée : Delphine

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La semaine dernière.

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Aujourd'hui, je reçois Delphine.

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Salut Delphine!

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On va beaucoup se marrer, je pense. Ça va être très drôle.

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Et on va parler ensemble de l'anxiété. Et ça, c'est un vaste sujet.

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Moi, j'aime bien qu'on essaye de discuter un petit peu sur le vivre avec.

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C'est-à-dire comment ça se passe quand on est anxieux,

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ou anxieuses, au quotidien, les répercussions que ça peut avoir,

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c'est-à-dire vraiment dans l'aspect global de la vie,

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qu'on soit bien d'accord, vie personnelle, vie professionnelle,

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sociale, émotionnelle et tout. Parce qu'en fait,

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c'est pas pareil quand on est avec des gens, si on est tout seul à angoisser.

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C'est le problème. Mais dès qu'on est avec des gens,

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ouais. Dans les différentes sphères de la vie...

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Au niveau professionnel c'est quand même compliqué de,

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comment dire, de faire comprendre l'anxiété, parce que c'est pas trop l'espace non plus de faire

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comprendre ça, mais forcément c'est présent. Donc ouais je sais pas...

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Tu vis, t'es obligée de supporter.

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Ouais, de te suradapter pour faire ce que tu as à faire,

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ce qu'on te demande quand même d'apporter.

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Tu fais beaucoup de masking au travail ?

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Oui Oui, je ne vais pas trop partager mon anxiété.

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T'arrives, tu dis « Bonjour, c'est Delphine! Et ça va super! » »

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Oui, un peu, oui. Je viens et je fais ce que j'ai à faire,

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et puis je garde mes anxiétés pour moi ou pour mon entourage proche ou...

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Les pauvres... Et en fait avant ça pouvait m'arriver de partager mon anxiété.

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Je le fais toujours un peu, beaucoup moins, je choisis mes moments,

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par exemple ça sort pas de manière impulsive. En fait quand je ressens le besoin je me dis "bon t'as le droit un tout petit

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peu", comme ça, ça montre aussi qui ils ont en face.

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En fait t'es plus en conscience. Le partage de ton anxiété au travail,

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tu la contrôles pour que ça sorte bien. Bah oui Muta je sais bien que tu es anxieux toi aussi !

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T'avais pas assez de croquettes.

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Oh là là là là... Pas nourri depuis 2005.

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Et puis en fait au final maintenant ça va mieux l'anxiété au travail.

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Dans mes cours, je ne suis pas du tout anxieuse,

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quand je donne mes cours.

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Je pense que tu as fait suffisamment de ce qu'on disait justement, d'exposition. d'exposition.

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Oui, oui. En fait, ça s'apprend de donner des cours et j'ai déjà une bonne base.

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On apprend toute la vie après. Et du coup, je commence,

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enfin, on parlait de l'estime de soi, et j'ai une bonne confiance dans mes cours en fait,

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j'ai des bons retours. Les élèves aiment bien les cours,

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ils avancent, ils progressent, donc en fait c'est hyper positif.

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Et oui l'anxiété ça va avec beaucoup la confiance,

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et souvent on s'inquiète de choses extérieures, ce que peut penser un tel ou un tel,

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ou est-ce que j'ai bien fait avec ce que j'ai bien fait,

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etc. Mais en fait, si on dézoome, le fameux dézoom,

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et qu'on réoriente l'attention vers soi, vers comment on a envie de faire les choses,

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ce qu'on sait, ce qu'on sait faire.

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C'est-à-dire être satisfait, mais sans penser au retour qui peut se passer.

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Voilà. Juste être satisfait de ce qui est sorti. Faire comme bon nous semble et se remettre en question et apprendre et évoluer

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et grandir, etc. Mais de faire du mieux qu'on peut,

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quoi, de toute façon, voilà. Et d'avoir une certaine confiance en ce qu'on donne et ce qu'on est, en fait. en fait. fait.

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Du coup, tu penses qu'aujourd'hui, t'es plus indulgente envers toi-même?

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Oui.

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Professionnellement parlant, j'entends du coup qu'on était sur cette sphère-là.

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Oui. Tu vois, quand je joue en orchestre, là, j'ai encore de l'anxiété,

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j'en ai beaucoup moins qu'avant, et c'est dans les passages rapides.

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Quand je vois un passage rapide arriver sur la partition,

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alors là, il y a le corps qui se crispe, et du coup,

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c'est pas simple de jouer rapide avec un corps en briques.

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Et en fait je suis en train de faire des concerts tous les week-ends,

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toujours le même, donc en fait je teste plein de choses pour détendre ces moments là,

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que je sais faire chez moi mais que j'arrive pas en orchestre parce que j'ai peur de mal faire.

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Donc je teste plein de choses. Encore une fois concentrer son attention ailleurs,

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soit sur son corps directement, mais pas sur les notes,

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pas sur la réalisation de la chose, mais plus comment je me sens et si je me détendais un petit peu

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le corps en fait.

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Plutôt que, "oh mon dieu, une sextuple croche !".

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Voilà, c'est ça, ouais "où je mets mon archet", "combien j'allonge" etc.

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De porter son attention ailleurs, et puis surtout de porter son attention sur les autres aussi.

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Mais loin en fait, loin dans l'orchestre. Tiens je vais aller écouter le musicien qui est de

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l'autre côté pendant la difficulté, comme ça en fait ça élargit le cerveau,

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enfin ça assouplit le cerveau, encore une fois.

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Ca enlève cette boule.

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Ca enlève la boule de l'hyperfocalisation. Et du coup qui fixe et qui crispe et voilà.

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En fait l'ouverture.

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C'est vraiment comme une grande respiration du cerveau.

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Et pour tes proches, tu disais que c'était plus facile de leur en parler.

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C'est plus facile, mais en fait, il y a beaucoup moins de barrières pour moi.

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Et des fois, c'est trop. C'est-à-dire que ça part,

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je l'exprime direct et sans pouvoir le contrôler.

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Alors maintenant je suis assez contente de le dire,

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ça va beaucoup mieux. Mais pendant des années, je suis auprès de ma famille ou auprès de mes amis

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proches, ça partait direct sans pouvoir maîtriser le fait que j'exprime mes craintes et mes

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interrogations. Et des fois je suis en boucle et je leur pose mille fois la même question,

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et du coup, face à ça, donc c'est quand même des gens proches à qui je me permets ça.

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Je me sens en confiance en fait, c'est la confiance.

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Bien sûr, mais du coup, même si tu as confiance en eux et qu'ils ont confiance en toi,

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c'est des fois difficile de recevoir quelque chose qui est pur émotionnel.

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Et qui n'a pas forcément un lien avec le "j'ai peur de",

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puisque du coup c'est juste l'émotion brute qui sort,

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et c'est difficile des fois d'exprimer juste plus calmement le "j'ai peur de ça et donc" blabla.

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Exactement. En fait ça sortait brut, il n'y avait aucune passoire,

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j'avais pas traité l'information parce que je ne savais pas comment ça fonctionnait en plus avant.

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Donc juste ça sortait de manière très brute. Donc il y a eu cette grande phase là après,

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il y a eu la phase où j'ai pris conscience de pourquoi j'étais anxieuse.

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C'est parce que ça ne me convenait pas, donc là je traitais la chose dès que ça arrivait et je faisais une sorte de résumé

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et je pouvais l'exprimer de façon plus consciente et plus terre à terre.

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C'est ta résolution du paradoxe.

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Voilà. Et maintenant, en ce moment, je ne suis pas à l'abri,

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mais en ce moment ça va, je suis arrivée à un stade où j'arrive à lâcher par moi-même la chose qui

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me contrarie.

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Ah bravo ! J'applaudis sans son parce que le podcast,

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mais j'applaudis sans son.

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Oui mais après on n'est pas à l'abri.

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C'est pour ça qu'on touche du bois. Mais c'est super bien parce qu'en fait finalement c'est

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connais-toi toi-même, et essayer d'avoir plus d'informations sur comment tu fonctionnes.

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Et donc derrière, tu peux plus facilement communiquer si tu sais comment toi,

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tu fonctionnes.

9:32

Oui, exactement.

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Voilà, le chat a encore du travail à faire pour communiquer.

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C'est ballot. Ils ne communiquent que par miaulement, franchement. franchement.

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Donc oui, mes proches, il y en a qui sont un peu...

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Enfin, ils étaient démunis parfois, de l'impuissance qu'ils ressentaient.

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Ils ne comprenaient pas non plus pourquoi j'étais en boucle,

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et que je répétais toujours la même chose alors qu'ils m'avaient déjà répondu mille fois.

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Ils ne comprenaient pas, ils n'avaient jamais vu ça.

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Ce qui est des phrases qui sont dures dans cette situation,

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quand toi tu es anxieuse et que la personne en face elle dit "mais je n'ai jamais vu ça".

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Tu es là "c'est encore bien après du coup ?" Mais il y a des personnes...

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J'ai une amie, par exemple, qui a... Je trouve, enfin,

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ça la fatigue quand je suis anxieuse, ça la fatigue,

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des fois elle a besoin de se, de...

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De prendre l'air.

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De prendre de la distance, un peu. Mais je trouve qu'elle me répond d'une manière très ferme,

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et elle me rassure sur le point, elle me dit stop,

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elle me dit je t'aime. Mais en fait ça, ça me fait du bien.

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Ca me faisait du bien, parce que ça va mieux, ça m'arrive encore mais...

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Et ça me faisait du bien parce que c'était très ferme "stop".

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Et j'avais besoin de ça, parce que je, je...

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Ben ça mouline quoi sinon.

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Ca moulinait, et j'étais tellement mal que ça mouline,

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et tellement mal d'être en boucle avec les gens,

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c'était horrible.

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Mais du coup le "stop" était doux parce qu'après il y avait le "je t'aime".

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Oui c'est ça.

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Bah oui parce que du coup s'il y a juste le stop...

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Ah c'est horrible juste le stop. Il y a le stop, t'inquiète pas tout va bien,

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je t'en veux pas de m'avoir posé la question, je t'ai rassurée,

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et je t'aime. Mais par contre stop, ça sert à rien.

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Stop. Pour tout le monde, pour le bien-être de tout le monde.

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Et puis surtout pour ton bien-être à toi. Parce que ça t'arrête de faire mouliner.

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Et ça, arrêter de mouliner, surtout sur une boule dure,

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c'est vraiment une boule de pétanque dans le cerveau.

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C'est ça.

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Et est-ce que dans ton entourage, on a vu comment ils percevaient ça,

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c'est-à-dire que ça les a interloqués au début mais maintenant ils sont plus formés à ça en fait,

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maintenant ils sont habitués, ils ont compris, et donc ils peuvent t'accompagner.

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Oui.

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Donc ça c'est hyper possible, euh hyper positif, oui c'est hyper possible mais c'est aussi hyper

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positif.

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Enfin je dis que ça va mieux, mais quand même il reste un petit peu avec ma famille.

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Je suis encore anxieuse, enfin je partage mon anxiété quand même avec ma famille.

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Après, c'est important de communiquer quand même.

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Oui.

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Et puis du coup, si tu as fait toute ta petite réalisation de communication qui est moins dans le

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brut et plus dans le partage...

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On est sur le bon chemin.

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C'est le plus important. Et puis du coup, si c'est des personnes qui te soutiennent aussi...

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Oui, complètement.

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Parce que c'est vrai que ça peut arriver aussi d'avoir des gens,

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heureusement pas nous, mais je veux dire des personnes qui n'ont pas ce soutien.

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Que ce soit familial ou amical, parce que les amis c'est un peu la famille qu'on choisit.

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Mais du coup c'est vrai que c'est très important de pouvoir trouver des piliers sur lesquels on

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peut s'appuyer, mais surtout partager. Parce que finalement c'est un appui commun l'un sur l'autre.

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Et t'as eu des gens dans ta vie qui t'ont blessé par rapport à l'anxiété ou même au contraire qui ont été un peu des lumières

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ponctuelles dans ta vie de t'avoir apporté des solutions ?

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Et bien ouais. Du coup il y a ce genre de réaction que je disais tout à l'heure "j'ai jamais vu

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ça". Ca fait que tu te dis mais "qu'est-ce, qui suis-je?",

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comment ça se fait personne ne comprend en fait ?

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Quand on ne comprend pas c'est dur. Et oui, des phrases aussi un peu dures à entendre,

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un peu secs, sèches, des phrases sèches, qui ne fait que renforcer l'anxiété,

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qui en ajoute « mince, en plus, ça ne va pas, parce que mince,

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j'étais comme ça, parce que… »

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En fait, ça rajoute une couche sur le…

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Carrément une grosse couche.

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Sur la boule de pétanque.

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Mais bon voilà, c'est que les gens ils comprennent pas forcément,

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ils savent pas comment réagir, et voilà. Donc ouais,

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les personnes lumineuses, c'est les personnes déjà qui prennent le temps de,

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en fait moi je suis très reconnaissante pour toutes les personnes qui m'ont accompagnée.

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Qui ont vécu avec moi mes boucles. Et qui n'ont pas abandonné le truc.

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Qui sont toujours là dans ma vie. Et qui dézooment elles-mêmes aussi.

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Qui voient que je ne suis pas que anxieuse.

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Tu n'es pas qu'une boule de pétanque, Delphine?

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Je ne suis pas qu'une boule de pétanque. Je suis une boule à facettes.

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Oh, c'est beau! Je pense que c'est important justement de pouvoir s'ouvrir à ce genre de personnes

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lumineuses, c'est-à-dire de s'autoriser à les voir et à interagir avec ces personnes.

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Et une fois qu'on a pu interagir avec ces personnes,

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de pouvoir chérir la relation qu'on a créée avec elles.

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Parce que c'est ça en fait la clé pour que le cerveau puisse avoir cette fameuse exposition de

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"c'est pas grave" en fait. Parce que finalement ce que tu disais avec ton amie,

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de dire stop mais je t'aime, du coup ça permet quand même de redescendre du fameux plateau de

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l'anxiété, puisque t'es sûre que si tu sautes de ce plateau,

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tu vas arriver dans une piscine à boules. Parce qu'elle t'a dit je t'aime.

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Donc du coup tout va bien.

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Oui tout à fait.

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Et ça c'est hyper important de pouvoir avoir des gens comme ça.

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Mais il faut pouvoir s'ouvrir justement à ces personnes,

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et donc, a minima, essayer de communiquer, ce qui n'est pas toujours facile.

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Donc, bravo à toi, en fait.

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Merci. Et puis, souvent, ça va dans les deux sens aussi.

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Nous aussi, on les aide autrement. Parfois, d'autres problématiques,

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troubles ou pas, mais on n'est pas...

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On a de l'empathie.

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On n'est pas une boule.

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Hermétique.

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On va pas rester sur le sujet, on n'est pas un boulet quoi !

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C'est ça que je veux dire, c'est du soutien aussi mutuel.

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Oui c'est ça, c'est très mutuel finalement, c'est beaucoup dans le partage.

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Et justement, en termes de partage, j'aime bien les trucs positifs,

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et du coup même si on parle de l'anxiété, let's go pour essayer de voir,

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de mettre justement en lumière (puisqu'on parle de lumière),

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la part positive en fait, tout ce que t'as pu gagner finalement en étant anxieuse.

17:35

Ouais. Ça m'indique pas mal de choses, en fait. Déjà,

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quand je suis fatiguée, quand j'ai besoin de me reposer,

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de ralentir, quand une personne me contrarie vraiment beaucoup,

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peut-être que je n'ai pas besoin de cette personne dans mon entourage.

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C'est vrai.

17:57

Oui, c'est un indicateur, en fait.

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Une boussole hyper précise.

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C'est une boussole, oui. Et très précise, parce que si on fait vraiment attention où ça se loge

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dans le corps, on sait du coup, ah, c'est un problème de communication,

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ah, c'est un problème au niveau sentimental, ah,

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c'est un problème d'ego, ou je ne sais pas.

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On en a plein le dos, avec les épaules qui ploient.

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Oui, j'en ai lourd sur le dos. Oui, voilà. C'est en fait quand on s'y intéresse de manière pas

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obsessionnelle, mais juste de manière, tiens, tu m'apportes une information,

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quelle est-elle, et ça, ça peut en fait faire aménager joliment la vie.

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C'est vrai. En fait, finalement, c'est appliquer la méthode scientifique à l'anxiété.

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La méthode scientifique?

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C'est-à-dire analyser les faits, voir ce qui se passe,

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et justement tirer des conclusions par les faits uniquement,

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et pas en partant dans 18 sens. Justement, en termes de force et de positivité par rapport à tout

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ça, qu'est-ce que tu pourrais dire par exemple à quelqu'un qui découvre son diagnostic d'anxiété

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généralisée, ou de troubles anxieux en général ?

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Sacrée question. Ça va aller. Tu vas trouver les pièces du puzzle dont tu as besoin pour que ce soit un joli puzzle fonctionnel

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dans la vie que tu as envie de vivre. Et c'est un chemin en fait de découverte de soi,

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de je dirais aussi de... D'être empathique avec soi-même,

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d'être dans l'acceptation du truc, et de s'emmener un petit peu par la main,

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faire des choses déjà qui font du bien, et petit à petit d'élargir ces choses qui font du bien,

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l'ouverture, et puis de s'entourer déjà. Au mieux de s'entourer,

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ne pas rester isolé, ça, vraiment. Et être entouré de spécialistes aussi.

20:39

Et ceux qui ne voient pas l'anxiété ou ceux qui...

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Il faut changer. Il faut trouver quelqu'un qui nous convienne aussi dans la thérapie.

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C'est vrai que nous ne sommes pas mariés avec nos spécialistes.

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Et on peut essayer de trouver quelqu'un qui nous correspond.

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En plus, ça coûte. Donc, vraiment, il faut avoir quelqu'un qui nous corresponde.

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C'est très vrai. C'est très vrai. C'est absolument vrai.

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Et même, je dirais plus, c'est vital.

21:07

C'est vital. Oui, c'est vital.

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Parce qu'aujourd'hui, déjà, il y a plein de praticiens et praticiennes qui ont eu des

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apprentissages différents. Donc, il faut trouver aussi la personne qui va pratiquer le type de psychologie ou psychiatrie

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qui peut justement nous aider. Et aussi le caractère de la personne,

21:25

puisque ça reste des humains avant tout, donc c'est important de pouvoir trouver le caractère de la personne qui va correspondre

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aussi à notre caractère, à un accompagnement dans lequel on va se sentir en sécurité...

21:36

Compris.

21:36

Oui tout à fait très très important.

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Et compris dans son contexte. C'est à dire moi j'ai eu un psy qui était pas du tout dans ma

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réalité, qui comprenait pas ma vie. J'avais 19 ans,

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mais il comprenait pas la vie de 19 ans. Il avait une vie,

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dans son modèle j'avais 32 ans, il me parlait comme si j'avais 32 ans par rapport aux relations etc.

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J'étais pas du tout là dans ma vie. Donc quelqu'un qui convienne bien, c'est ça. c'est ça. ça.

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Et il y en a plein. Testons. Comment tu vois la suite de ton chemin ma chère Delphine ?

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Au sujet de l'anxiété ?

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Et puis de ta vie.

22:22

Et de ma vie. C'est une aventure la vie c'est vrai.

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C'est un chemin, on va en avant, et on découvre plein de belles choses,

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plein de belles personnes, et on partage des choses avec tout ce beau monde et...

22:45

Et voilà!

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Plein de positif, alors on te le souhaite en tout cas.

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Déjà que tu as fait mille progrès au niveau de l'anxiété.

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Pour conclure, je voulais juste voir avec toi, pour laisser une petite impression délicate,

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tout ça. Est-ce qu'il y a une phrase, une œuvre,

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ça peut être cinéma, livre, tout ce que tu veux,

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musique, qui représente un peu ton rapport à l'anxiété ?

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Donc ça peut être quelque chose qui traite de l'anxiété,

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mais ça peut être aussi quelque chose qui ne traite pas de l'anxiété,

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mais qui, toi, te parle. Ça peut être aussi un fragment d'une œuvre.

23:25

Ça peut être un petit peu tout.

23:35

Je cherche. Donc. Je pense qu'il y a pas mal de musiques qui m'ont fait penser à mon anxiété.

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Lesquelles? Je ne sais plus. Mais il y a de la danse aussi que j'ai pu voir,

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la danse contemporaine qui est hyper expressive et je trouve très très parlante sur tous ces sujets

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d'anxiété, de santé mentale. Je trouve que c'est très représentatif.

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Moi ça me parle beaucoup de ça.

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Pour le rapport au corps justement.

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Voilà, les mouvements saccadés de suffocation qui grandissent et après ça évolue et ça change en

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autre chose. Alors, pour essayer de citer quelque chose de plus précis,

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il y a Hofesh Shechter, c'est un super chorégraphe contemporain qui a fait des spectacles,

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notamment à l'Opéra Garnier, et j'avais été, justement,

24:41

j'étais anxieuse, j'avais un abonnement pour voir les répétitions,

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et donc j'y suis allée un peu, enfin un peu la flemme,

24:48

un peu, pas très bien, tout ça, et je me suis installée au milieu de l'opéra Garnier et là ça a

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commencé, j'étais bouche bée, ça m'a scotché, j'étais plus du tout anxieuse,

24:59

j'étais fascinée. Et c'était de la danse contemporaine donc très saccadée,

25:04

et pour moi c'était plutôt ça exprimait beaucoup de...

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Un peu de mal-être. Surtout, moi, ce que j'ai ressenti,

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c'était le mal-être de la planète, au niveau écologique,

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je ne sais pas pourquoi j'avais ressenti plus ça,

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mais voilà, Hofesh Shechter. Et il est dans un film qui s'appelle En corps,

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de Clapisch.

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Encore ?

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En corps, le corps, C.O.R.P.S.

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Oh ! D'accord, jeu de mots, je vois.

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Voilà.

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Et bien moi, en termes d'anxiété, je vous parlerai de la pièce No(s) Futurs,

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écrite par Vincent Leconte, qui parle d'éco-anxiété.

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Parce qu'on n'a pas parlé de ça, mais effectivement on peut être très anxieux par rapport à l'état

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du monde aujourd'hui, et à l'écologie en règle générale.

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Et cette pièce de théâtre, donc No(s) futurs, N-O entre parenthèses S,

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parce que du coup, est-ce qu'il n'y en a pas ou est-ce qu'il y en a plusieurs et ce sont le nôtre ?

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Nous ne saurons jamais. Mais cette pièce est vraiment très bien,

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et elle a été créée à partir de témoignages de plein de personnes justement qui ont témoigné par rapport à l'éco-anxiété et

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c'est ça qui a fait le texte de la pièce.

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Trop bien, trop chouette.

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Après bon toutes les dystopies de l'univers aussi ça marche très bien en termes d'anxiété.

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Et d'ailleurs je vais reciter une oeuvre qui a été créée par Vincent Leconte et sa compagnie Le

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Naviren c'est 1mpro84, qui est du théâtre de tréteau,

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qui se joue dans un mètre carré, et c'est des mini dystopies,

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donc très sur l'angoisse du monde. Bon voilà. J'ai beaucoup cité Vincent Leconte.

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Qui a fait un super spectacle sur les TOC.

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Exactement, En mains propres. C'est vrai, totalement.

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On en avait parlé dans l'épisode sur les TOC, ce cher Vincent.

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Mais de toute manière, tout ce qu'il crée, vous pouvez y aller les yeux fermés.

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Mais là on a fait le focus sur l'anxiété, donc ce sera uniquement No(s) Futurs et 1pro84,

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sinon on aurait toute la nuit pour citer les œuvres de Vincent.

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Voilà, en tout cas ma chère Delphine, c'était un immense plaisir de te recevoir ici.

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Tout pareil. Je te remercie pour cette invitation et ce moment de dialogue.

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Parce qu'on en parle de temps en temps entre copains,

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mais on ne prend pas vraiment le temps de mettre les mains dans le cambouis,

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et ça fait du bien.

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Comme ça le monde pourra être aidé, si jamais.

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Peut-être, si ça peut aider ne presque qu'une personne,

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c'est gagné.

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Exactement merci mille fois en tout cas Delphine.

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Merci beaucoup à toi.

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Merci d'avoir écouté Voix Plurielles. Comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.

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C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

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une autre façon de voir le monde.

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