On devait parler du TDAH… donc on est partis dans tous les sens ! - Léo GREEN-PAFORD (1/2)
S01:E32

On devait parler du TDAH… donc on est partis dans tous les sens ! - Léo GREEN-PAFORD (1/2)

Episode description

Le dernier épisode de cette saison prend du temps, car nous abordons un sujet très propice à changer de parcours de pensée : le TDAH. Avec Léo, nous sommes donc partis un peu dans tous les sens, et cela nous apprend plein de choses !

(Partie 1/2)

Invité : Léo GREEN-PAFORD www.instagram.com/leo_grn_pfd

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Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici on parle avec empathie de vies différentes pour une

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même humanité. Aujourd'hui, je reçois Léo! Bonjour Léo!

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Bonjour Delphine!

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Et on va parler de beaucoup de choses mais principalement de TDAH.

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Avec ou sans H d'ailleurs.

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Avec ou sans, important.

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Tout à fait. Alors mon cher Léo, je suis ravie de te recevoir pour notre dernier épisode de

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l'année, de cette saison.

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Et moi donc !

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Tu es donc un invité de marque.

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Voilà, tout de suite.

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Évidemment. Et déjà je pense qu'on pourrait essayer de faire un petit peu connaissance avec toi,

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en tout cas les auditeurices qui nous écoutent. Donc je te laisse te présenter sous toutes tes

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coutures, enfin celles que tu souhaites nous montrer.

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L'exercice de la présentation est un vaste sujet.

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Je m'appelle Léo. Que dire Rapidement, toujours compliqué de choisir des choses,

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je suis un jeune professionnel de la fonction publique,

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catégorie A, de la DGFIP, Direction Générale des Finances Publiques,

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et oui, aux impôts, mais les impôts c'est très vaste,

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et puis on n'est pas tous et toutes celles et ceux qu'on voit à la télé ou qu'on connaît,

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dans le folklore j'ai envie de dire. Et pourtant si,

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je l'ai été. Je l'ai été, mais je change de métier,

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je suis en cellule des assistances administratives internationales,

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donc voilà quelque chose d'important. Et puis sinon,

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je fais de l'impro, c'est là où on s'est rencontrés avec un super stage de Vincent Leconte,

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de notre cher ami Vincent Leconte qui était absolument génial,

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sur revisiter les catégories et les contraintes de l'improvisation théâtrale,

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n'est-ce pas?

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Tout à fait.

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Et voilà, je fais de l'impro, je fais aussi beaucoup de choses.

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Me poser, c'est très compliqué, mais ce que j'aime bien faire,

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du sport, de la natation, qu'est-ce que j'aime bien faire,

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regarder des films avec des potes, ce genre de choses.

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Il y a encore plein de trucs et je suis sûr que j'oublie plein de choses.

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Et vous allez voir que je vais rajouter et ci et ça,

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ici et ça, ici et ça. C'est ma vie, c'est mon quotidien.

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C'est vrai que justement, on va pouvoir montrer que les gens qui travaillent pour les impôts sont plus fun qu'ils en ont l'air. l'air.

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Et oui. En tout cas, moi.

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Ça, c'est sûr. Je vous confirme pour avoir fait ce stage que Léo est une personne très forte pour

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la gaudriole.

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Ça, c'est le meilleur compliment. On peut arrêter là, c'est bon. c'est bon. bon.

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Du coup, je te propose qu'on passe un peu à une partie intéressante,

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un peu plus scientifique, concernant justement le TDAH.

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Qu'est-ce que c'est? Parce que ça reste beaucoup de lettres,

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et finalement ça englobe beaucoup de choses. Donc si tu veux bien être le Fred de mon Jamy.

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Eh bien, tu seras le Jamy de mon Fred, enfin je ne sais plus.

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Voilà, ce genre de phrase, je suis très mauvais,

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vous pouvez le noter en plus. Oui, donc TDAH, moi ce que j'aime bien faire,

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c'est aussi pour comprendre un peu ma vision sur les troubles et les particularités,

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on va partir aussi de comment en fait j'ai été plus ou moins éduqué.

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On va dire la conception, parce que j'aime pas avoir un côté péjoratif sur l'éducation,

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on y reviendra plus tard.

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Tes origin stories.

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Oui, voilà, c'est le côté vieille France. Mais pourquoi vieille France?

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Parce que moi, je suis né au tout début des années 2000.

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Et ça ne fait pas très vieux, mais pourtant, ça fait suffisamment vieux pour les troubles.

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Pourquoi? Parce que ça a évolué et ça a considérablement évolué récemment,

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je trouve. Pourquoi? Parce que je dis ça parce qu'en fait,

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jusqu'à encore récemment, on parlait seulement d'hyperactivité,

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si je ne dis pas de bêtises.

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C'est vrai.

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Je dis des choses, je m'avance beaucoup mais c'est pas du tout chiffré,

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c'est pas du tout sourcé.

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Ce qui est important c'est ton ressenti surtout.

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Oui voilà. On parlait surtout je pense d'hyperactivité et ça avait tout son lot d'historique,

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d'imagerie c'est pour ça que j'ai été en partie,

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que j'ai été diagnostiqué tard voilà. Donc l'hyperactivité,

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on voyait la personne un peu trublion celui qui ne sait pas se poser.

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Oui, d'accord, je ne sais pas me poser, mais vraiment,

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la personne qui est agitée, qui ne peut vraiment pas tenir en place et tout ça,

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tout cet imaginaire-là. Sauf que c'est plus complexe que ça,

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on s'en est aperçu et on s'en aperçoit. Et moi, par exemple,

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je peux être très posé ou alors des fois très stimulé,

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ça va dépendre, ça va varier. Et donc voilà pourquoi il y a plein de lettres,

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parce que c'est un trouble du coup, de déficit, déficitaire,

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déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.

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Oui, c'est pour ça la parenthèse H.

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Voilà, qui était avant la seule qui était prégnante et au final on s'aperçoit que c'est plus

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compliqué que ça. Et qu'est-ce que l'hyperactivité entre mental et physique?

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Bref, il y a plein de choses qui sont hyper intéressantes et compliquées.

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On pourrait en discuter, parce qu'avec ou sans H,

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tu dis quelque chose d'important qu'il faut discuter.

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Parce que j'ai eu la chance d'en discuter un petit peu avec des professionnels.

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Il y en a qui sont dans les deux exceptions, il y en a qui rejoignent tout,

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qui disent le trouble s'appelle TDAH, si tu es considéré comme TDA,

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trouble déficitaire de l'attention tu as forcément une hyperactivité,

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que ce soit mental, que ce soit physique. Le physique,

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c'est par exemple les gestes, bouger, c'est l'envie de faire du sport à n'en plus finir,

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ce genre de choses.

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Et ça se voit beaucoup plus que du coup le cerveau qui est plus invisible.

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Voilà, voilà. Et du coup, qui fera un tout. Sauf que,

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vu que la particularité physique est plus compliquée à avoir,

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d'autres chercheurs se sont posé la question de,

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est-ce qu'il n'y aurait pas simplement un trouble déficitaire de l'attention?

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Et on s'aperçoit que très souvent, les deux sont liés.

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C'est ça, et du coup c'est quelque chose en plus qui est neurodéveloppemental,

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donc ça veut dire que ça débute dès l'enfance, c'est pas quelque chose d'acquis comme d'autres

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troubles peuvent l'être. Comme le trouble anxieux,

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comme le trouble bipolaire, tous ces troubles là c'est des troubles acquis.

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Alors que le TDAH, c'est comme le TSA, c'est des choses qui sont innées,

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qu'on a directement, c'est dans notre façon d'exister.

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Et ce qui est très intéressant pour à la fois confirmer et un tout petit peu infirmer,

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c'est dans le test que j'ai fait auprès d'une neuropsychologue.

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En fait, ce qui était vraiment rigolo, c'est le mot qui me vient en tête,

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c'est qu'en fait, elle faisait la distinction de,

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me concernant, mon profil, le TDAH à l'enfance et le TDAH à l'adulte.

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Ah oui.

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Et il y a eu des trucs extrêmement flous qui sont apparus comme un TDAH,

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une hyperactivité plutôt physique qui arrivait plutôt à l'âge adulte et une activité plutôt cérébrale plutôt enfant mais

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même si la cérébrale est très très là. Mais on va dire que en fait ce que les tests ont révélé c'est que j'arrive plus à

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me poser toujours, mais on va dire que mes axes,

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mes lignes de force en termes d'arriver à me poser,

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à relâcher, se sont inversées.

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C'est marrant parce que c'est vrai que j'avais lu que c'était souvent l'inverse où chez les adultes on avait une hyperactivité

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qui était moins physique que mentale. Mais du coup c'est intéressant que tu dises justement que

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l'inverse existe aussi. Ça prouve bien que quand il s'agit de troubles qui touchent le cerveau on peut vraiment avoir tous

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les cas de figure.

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Et encore une fois dans l'optique de confirmer et d'infirmer c'est que les gens ne voient pas ce

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qui se passe dans ma tête. Et c'est vrai que le cerveau va à mille à l'heure sur beaucoup de

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choses, et moi je suis le premier à ne pas arriver à suivre.

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Je suis vraiment le premier à ne pas arriver à suivre.

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Donc oui c'est intéressant de voir comment des professionnels arrivent à distinguer des caractéristiques des zones qui sont

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évolutives, qui ont du moins plus ou moins d'impact à l'enfance et à l'âge adulte.

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De toute façon, ça évolue puisque vu que le cerveau évolue,

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le corps évolue. Donc, c'est quelque chose qui évolue.

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Mais ce qui est intéressant, c'est que j'avais regardé un petit peu les chiffres et on a environ 5 à 7 % des enfants qui

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présentent un TDAH, donc avec le H entre parenthèses comme on a dit.

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Chez les adultes, on est sur environ 2,5 à 4 %. Ce qui fait qu'il y a grosso modo 60 à 70 % des enfants qui ont été diagnostiqués

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qui conservent des symptômes significatifs à l'âge adulte.

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Et ça, c'est assez intéressant de voir que ça va évoluer,

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mais c'est quelque chose qui reste quand même dans le temps.

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Et là, on parle uniquement des diagnostics qui ont été précoces sur les enfants parce que,

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comme tu disais, il y a beaucoup d'adultes qui sont diagnostiqués très tardivement.

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Et d'ailleurs, parfois, diagnostiqués grâce au diagnostic d'un de leurs enfants.

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Donc, c'est...

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Pour vous donner un ordre d'idée, en fait, là, je vous parle de test et tout,

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je suis un peu mon malin, mais en fait, la conversation aurait eu lieu début février,

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en fait, je serais venu pour une dystonie, un peu de dyspraxie.

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Il y avait la suspicion du TDAH, ça fait 2-3 ans qu'elle est là,

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mais ce n'était pas avéré, ce n'était pas encore relevé,

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il n'y avait pas de bilan qui l'affirmait. Fin février,

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ça y est, l'étiquette est arrivée. J'ai passé une batterie de tests et je suis toujours en plein dans les tests parce qu'on en

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parlait, il y a d'autres intervenants, (parce que j'ai écouté beaucoup de tes podcasts)...

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C'est adorable.

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C'est surtout que j'avais la trouille. J'étais en train de me dire,

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mais qu'est-ce que je vais leur raconter? Je n'y connais rien,

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je ne me suis pas renseigné. Je vais aller écouter un peu les autres.

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Je vais essayer de faire mon malin et de glaper deux,

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trois informations et tout.

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Ça, c'est le syndrome de l'imposteur, très typique des neuroatypiques, justement. justement.

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Oui, oui, oui. Moi, je suis un grand pratiquant du syndrome de l'imposteur.

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C'est toi qui l'as inventé.

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Oui, oui, oui. Tu vois, c'est exactement moi. Donc ouais j'avais un peu une volonté de me sur...

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mais finalement j'ai rien fait !

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Et bien c'est très bien, parce que comme ça tu pourras nous donner ton vrai ressenti de personne et

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c'est ça qui est important.

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Et premier fil que j'ai perdu, on a dit que j'allais beaucoup perdre le fil de mes caractéristiques

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premières, ouais bon tant pis. Mais pourquoi aussi?

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Oui parce que en fait je suis en cours de diagnostic,

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j'ai pas fini. Il faut après, en fait si vous voulez,

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je l'ai appris récemment, mais ça va être dur ce que je vais dire,

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mais en fait les bilans qui sont délivrés par un neuropsychologue...

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Pourquoi tout le monde vous embête tant à avoir un psychiatre ?

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Je vais vous l'expliquer. C'est parce qu'au final pour vraiment le faire valoir alors je pense quand même que si on arrive

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à en discuter avec la MDPH on obtient des trucs mais pour vraiment acter vraiment des choses pour

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pouvoir rien que..

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C'est via les psychiatres.

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C'est via le psychiatre. C'est à dire que mon TDAH,

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il est plus ou moins valable, on sait pas trop. Tant que le psychiatre n'aura pas dit "ouais c'est

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sûr c'est bon", bah en fait on peut avoir certaines complexités sur certaines choses.

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Moi je sais que là j'ai une médecin du travail qui me suit du coup,

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et qui connait c'est l'entièreté de mon pedigree,

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et là on se concentre sur le TDAH. On vous parle pas de tout.

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C'est vrai que tu as plein de constellations exquises.

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Et je pense je vais clôturer mon propos pour rebondir là dessus,

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je pense qu'en fait on est tous des constellations à ce niveau là.

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J'ai du mal à vraiment croire qu'il y ait quelqu'un qui soit 100% TDAH et qui n'ait pas de comor, comorbidité. comorbidité.

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De comorbidité, ouais.

12:53

De comorbidité.

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Je n'aime pas du tout ce mot. Parce que ça nous donne l'impression d'être mort.

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Bah c'est ça, et en plus j'ai du mal à le dire.

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C'est un signe.

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C'est un signe. Et justement pour faire mon malin,

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ça aussi c'est un signe parce que si vous aviez vu les podcasts d'avant,

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vous auriez appris comme moi (parce que j'ai vu le podcast et je ne savais pas avant,

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enfin j'ai su mais j'avais oublié) ce que c'est que la dysphasie,

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les troubles du langage. Et moi, ça je ne suis pas du tout diagnostiqué,

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on peut pas cocher cette case me concernant, on se calme,

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on se calme. Mais par contre oui, vu mon éloquence,

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je sais qu'à mon avis ça c'est vraiment très observable dans ma famille côté mère,

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côté maman je suis sûr qu'on en a une. Et du coup je remercie l'intervenante qui était Dys.

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Aurélie, 6foisdys sur Instagram.

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6foisdys. J'aurais plein de choses à lui dire je pense pour me comprendre mieux.

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Parce que j'ai beaucoup appris de part ce podcast,

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mais ça sera pour une prochaine fois ça.

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En plus elle est adorable.

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Et du coup j'ai perdu tous mes repères encore une fois,

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mais ça devrait arriver un nombre..

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On était sur les constellations.

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Oui voilà, donc je ne pense pas que comme on l'a dit qu'il y ait un 100% TDAH,

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un 100% dystonique. Allez hop je le place parce que boum c'est ma particularité,

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et de ce que j'ai compris c'est assez rare donc comme ça on aura l'occasion de vous en parler un jour. jour.

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Tu pourras même, oui, revenir nous faire un éloge de cette particularité.

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Je ne crois pas que ce soit un éloge.

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On trouve toujours des points positifs.

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On trouvera, on va chercher. Mais oui, en fait il n'y a pas 100% d'une chose.

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On a tous un peu des particularités de chaque trouble,

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et c'est pour ça que pour le TSA, l'idée qu'on parle de spectre et non plus de l'autisme,

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comme on ne parlait que d'hyperactivité dans mon temps ancien de l'an 2000.

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En fait c'est important de se rendre compte qu'il y a eu des classifications mais en fait chacun et chacune a ses spécificités

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et rentre plus ou moins dans l'une, dans l'autre.

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Et en fait c'est pour ça que on peut pas dire non catégoriquement,

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tant qu'on a pas fait de diagnostic, "ah je ne suis pas ci ou je ne suis pas ça",

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sauf avoir une super intuition. Et je vous invite à écouter votre intuition,

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pour ne pas l'avoir fait pendant tant d'années et le découvrir récemment,

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en fait ça permet vraiment de se poser les bonnes questions aussi,

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de se dire pourquoi pas. Par exemple si j'étais resté sur les diagnostics et quand Aurélie avait

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parlé de sa dysphasie, j'aurais dit « Mais non, mais non,

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je ne suis pas du tout dysphasique. » Et après, quand on voit aussi le fait que je bute sur des

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mots, qu'on me dit que des fois j'ai des sortes de bégaiements,

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même si ce n'en est pas vraiment, c'est aussi pas anodin.

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Et il y a peut-être des... Si je le vivais mal, je ne le vis pas mal,

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mais pour celles et ceux qui pourraient mal vivre une particularité et ne pas soupçonner ce qu'il

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pourrait y avoir derrière, se poser des questions.

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"Et si j'avais ça ?". Rien que rentrer dans cette démarche et de faire tous les tests,

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c'est pas agréable de faire plein de tests, on en convient et puis le portemonnaie il prend cher.

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Ça c'est vrai.

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Mais c'est nécessaire, c'est nécessaire parce que ça permet de mieux se connaître,

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ça permet de mettre en place des stratégies, c'est surtout aussi pour ça que ça m'intéresse,

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c'est... Moi avoir une étiquette en soi... Pfff...

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Oui, c'est ce que je disais, je suis intervenue à la Maison Perchée il n'y a pas très longtemps,

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et en fait j'ai trouvé une allégorie que je trouvais pas mal,

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une petite analogie, c'était le fait de se dire que finalement ces étiquettes là,

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elles existent mais elles ne nous représentent pas en entier.

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On va pas se mettre en entier dans la boîte où il y a l'étiquette,

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on va mettre juste une partie de nous, et ça va plus être des guides,

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des boîtes à outils qui vont nous permettre de mieux s'appréhender dans notre ensemble.

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Parce que du coup on va pouvoir ensuite utiliser chaque boîte à outils pour ce qui peut nous

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correspondre plus ou moins. Mais du coup, ça ne va pas être juste l'intégralité de nous,

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cette étiquette. Ça va juste être pour nous aider.

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Alors, oui. Et pour rebondir là-dessus et pour faire un peu de psychologie à deux balles pour aider

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celles et ceux qui le...

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C'est bien la psychologie à deux balles. C'est moins cher que les psychologues.

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Voilà. Je ne suis pas cher du tout. Vous m'écoutez,

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c'est 100% gratuit. Vous ne s'en faites pas. Et comme vous voyez,

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je parle beaucoup en plus. Donc, oui. C'est qu'un petit tips.

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Pour celles et ceux qui vivraient mal certaines choses,

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parce que ce n'est pas toujours évident d'avoir des particularités,

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au lieu de dire "je suis dystonique", "je suis dyspraxique",

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vous pouvez simplement dire "j'ai une particularité" nommée le TDAH,

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la dyspraxie, la dyscalculie, la dyslexie, ce genre de choses.

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Ça peut aider aussi. Il y en a certains, ça les a aidés j'ai l'impression.

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Je ne veux pas parler en son nom, mais pour avoir écouté un peu Aurélie,

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pour avoir un peu entendu comment elle s'est forgée,

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j'ai cru comprendre qu'elle avait quand même une partie identitaire dans ces troubles-là.

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Donc il y a des personnes qui s'épanouissent avec l'idée,

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"oui, je l'assume". "Je suis comme ça". Et à côté de ça,

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ce n'est pas aussi ne pas l'assumer. Vous pouvez assumer quand même votre particularité,

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mais en disant seulement "Ben voilà, je ne suis pas dyslexique mais j'ai une dyslexie".

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Et vous pouvez peut-être mieux le vivre, de décider de ne pas faire votre identité,

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votre âme, votre personne, votre trouble.

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Oui, on peut changer en fait d'auxiliaire, soit le verbe être,

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soit le verbe avoir.

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Exactement et puis vous êtes, il n'y aura personne qui aura le droit de dire aussi comment vous

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devez le prendre, comment vous devez le vivre. Personne n'a le droit de dire "non,

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tu dois être fier de ta particularité donc tu dois être ta particularité".

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Non, c'est à vous de faire votre choix. Vous êtes une personne,

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vous êtes quelqu'un à part entière, mesurez à quel point c'est riche d'être une personne donc vous avez le droit d'être qui

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vous voulez et c'est parfaitement ok. Et personne n'a à vous dire quoi que ce soit,

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même pour des idéaux, pour des combats. Chacun mène ses combats,

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ses idéaux à sa manière tant qu'on ne nuit pas à autrui.

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Exactement, dans le consentement des personnes autour.

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Voilà, voilà.

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Mais c'est une très bonne façon de voir les choses.

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Et effectivement, je pense que c'est important d'avoir cette vision de bienveillance,

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comme tu dis, envers soi-même aussi. Et je pense que les personnes neurotypiques aussi peuvent

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jouer sur cette bienveillance. Parce que c'est pas parce qu'on n'a pas de particularité qu'on ne peut pas justement être

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bienveillant envers les personnes qui ont des particularités.

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Parce qu'aujourd'hui c'est vrai que je vois pour le TDAH,

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souvent il peut y avoir des remarques, une espèce d'impression de paresse ou je sais pas quoi,

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alors que toi tu vas faire plein d'efforts et qui vont pas forcément être vus,

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des trucs genre t'es dans la lune ou t'écoutes pas ce que je dis.

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Totalement, ça c'est arrivé à un nombre incalculable de fois.

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Et vous vous souvenez quand on disait que c'était sûr que j'étais pas hyperactif à l'enfance,

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oui dès l'enfant on me disait "ah Léo quand même il est dans son monde,

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il est dans la lune". Et pourtant pour vous faire un spoiler en termes d'imagerie mentale,

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parce que t'as aussi eu des intervenants qui parlaient de ça,

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il y a très souvent des fois et même quand j'étais petit où j'avais un écran vide,

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je m'inventais des mondes mais je voyais pas ce que je faisais ou j'étais en train de me dire "Mais

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en fait, qu'est-ce que je fais là? C'est pas réel,

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c'est pas concret." Et à côté de ça, je pouvais être en cours de mathématiques et essayer de me concentrer un petit peu

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et puis totalement décrocher et voir un monde entier.

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Donc il n'y a pas de régularité et c'est ça qui,

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c'est là-dessus où aussi beaucoup de personnes par le passé ont du mal à me diagnostiquer.

21:13

Même si j'ai eu une psychomotricienne très tôt. C'est en fait l'idée qu'il y a un peu des paradoxes

21:18

chez moi. Pourquoi? Parce qu'on surcompense.

21:21

Ah bah oui forcément.

21:22

On passe notre vie à surcompenser.

21:23

Il faut bien vivre dans la vie.

21:26

C'est ça, ce qui était évident ou ce qui serait évident à l'heure actuelle ne l'était pas avant,

21:33

parce qu'on apprend tous à se cacher plus ou moins,

21:35

à essayer de rentrer le moule comme on peut, même si on nous le met dans la tronche des fois qu'on

21:39

rentre pas dans le moule, c'est pas agréable. Et tu le dis de manière parfaitement juste,

21:47

on se dit "mais en fait, c'est qui ce type?" Je ne comprends pas.

21:51

Il comprend super vite et super bien ce que je dis.

21:55

Par contre, je lui reparle du truc 30 minutes après ou 5 minutes après,

21:59

il a déjà oublié, il est incapable d'en reparler.

22:02

Qu'est-ce qu'il a? Il est stupide ou il fait exprès?

22:06

Eh bien non, c'est juste que comme on a dit, on a des particularités,

22:09

on est différents et j'ai mon propre fonctionnement qui est différent.

22:13

Et si avant, par le passé, je pouvais bluffer les gens parce que je pouvais avoir une très bonne

22:18

mémoire. Le problème, c'est qu'en ayant beaucoup de stress,

22:22

en se mettant beaucoup de choses dans la tête, en refusant d'oublier aussi,

22:25

on arrive à un moment où sa mémoire, c'est un gloubi-boulga.

22:28

C'est-à-dire que tu arrives à caser des « hum » au lieu de caser le mot « concombre »,

22:33

on arrive à... C'est un très mauvais choix de mot parce qu'on arrive à caser « combe ».

22:40

Voilà, tu vois, j'arrive à bien retomber. J'arrive à bien retomber.

22:44

Et du coup en fait je sais que des fois mes idées n'étaient pas claires ou les concepts que j'apprenais dans mes études

22:50

en fait c'était vraiment une sorte de bruit, parce que je n'arrivais plus à mémoriser,

22:56

c'était mort.

22:58

A un moment donné on ne peut pas compenser à l'infini.

23:00

On ne peut pas compenser à l'infini.

23:02

Exactement.

23:02

Surtout qu'en plus, dans la vie au quotidien, la société veut qu'on soit des planificateurs hors

23:10

pair, qu'on organise.

23:12

Ah oui

23:12

Qu'on sache gérer notre temps... Alors, disclaimer,

23:17

personne ne sait gérer son temps. Même les neurotypiques.

23:21

Mais il y en a qui font très bien illusion. Et ouais,

23:24

moi j'arrive surtout pas à faire l'illusion, parce que,

23:26

en plus du TDAH, pour me rajouter une corde à mon arc,

23:29

qui était en suspicion et pouf, qui est apparu aussi en fin février : la dyspraxie.

23:35

Voilà, donc voilà. Autant te dire que là on se dit "Oh putain,

23:39

le mec il sait pas s'organiser, il décroche, oh c'est le bordel ouh là là".

23:44

C'est vrai que du coup ça joue aussi sur, là pour le coup c'est le corps qui prend le plus cher en

23:51

termes de dyspraxie. Alors que le TDAH il y a peut-être plus le cerveau que le corps ?

23:58

Même si tu peux avoir l'hyperactivité mais c'est vrai que là du coup...

24:02

Et bien non. Pourquoi je dis non, parce que en fait la dyspraxie,

24:08

quand on reprend la définition et quand je le vois comment je le vis,

24:12

c'est vraiment le trouble de la coordination. Et dans la coordination,

24:17

il y a aussi l'organisation.

24:19

C'est vrai.

24:21

Et du coup, il y a toute cette gestion des tâches.

24:23

Moi, pour donner un... Il y a eu deux choses qui sont hyper révélatrices chez ma dyspraxie.

24:30

Donc, j'ai une visio spatiale de pourri, comme beaucoup des dyspraxiques.

24:35

C'est-à-dire que moi, tu me mets en épreuve du bac,

24:39

course d'orientation et tu me laisses seul dans la forêt avec une carte,

24:44

je finis sur l'autoroute. Je ne suis pas très doué à ce niveau là.

24:50

"Léo, zéro, a marché tout droit jusqu'à la prochaine intersection."

24:54

Exactement, parce que tous les chemins mènent à Rome donc au moins j'ai une garantie dans ma vie c'est que je finirai à

25:01

Rome un jour. Ça c'est beau ça. Peu importe où j'aille.

25:07

Et oui, oui, du coup, en fait, déjà, il y a ce côté repérage dans l'espace.

25:12

Oui, pour vous donner une illustration en plus de ça,

25:15

c'est la Seine, par exemple. On regarde la Seine,

25:18

il y en a qui comprennent assez vite le concept de méandre,

25:21

le fait que la Seine...

25:22

Ah, l'eau! La Seine de l'eau! Parce que quand on fait du théâtre,

25:25

du coup, moi, j'étais partie sur la scène...

25:27

Ah non, non, non, pas encore, on regarde ça pour plus tard.

25:30

Du coup, la Seine de l'eau. Moi, peu importe où j'étais,

25:35

pour moi, elle était droite. Et je ne pouvais pas comprendre,

25:38

je ne pouvais pas concevoir. C'était impossible pour mon cerveau.

25:40

Là, tu me faisais disjoncter quand tu m'expliquais qu'il y avait des méandres et que la forme sur

25:45

la carte, ce n'était pas la ligne droite que je voyais.

25:49

Et ça, il m'a fallu longtemps pour le comprendre.

25:51

Il m'a fallu vraiment longtemps parce qu'en fait,

25:54

vu que notre point de vue est plus ou moins grand et se déplacer,

26:00

ça prend du temps. En fait, je voyais une ligne droite forcément d'un poids A,

26:04

d'un poids B et j'avais vraiment du mal à voir ces virages.

26:07

Je ne les voyais pas. Et en fait, ce qui s'est passé,

26:10

c'est que vers le fin collège, début lycée, j'ai fait un truc à Paris à la con ou je ne sais pas,

26:18

j'ai dû avoir cette pensée ou cette idée en tête de me dire : je vais me mettre à différents points de la Seine parce qu'il y

26:24

a des méandres apparemment. Et là, j'ai vu des virages,

26:26

et là, je me suis dit "oh my god, je me suis menti toute ma vie".

26:30

Enfin, je ne me suis pas dit ça, je me suis juste dit,

26:33

"ah oui, en fait ça y est, je vois la réalité des gens",

26:37

je comprends la réalité et je comprends que c'est pas droit.

26:40

Donc ça c'est une partie de la dyspraxie, et voilà.

26:42

On a du mal, une carte ou un dessin, les proportions.

26:47

Un dessin soit, quand j'étais petit c'était un calvaire,

26:50

ça on parle de, pour les dessins, on va parler de dystonie,

26:53

de dyspraxie cumulée, alors là c'est l'horreur. Pourquoi?

26:55

Parce que la dystonie, du coup j'ai des micro-tremblements permanents parce que je suis bloqué à

27:00

l'hypertonie, c'est à dire à la surconstraction musculaire quasiment permanente.

27:04

Des fois ça m'arrive à être en hypotonie, ça m'arrive,

27:07

mais c'est rare.

27:08

C'est le moment où tu peux te reposer, du coup, musculairement.

27:11

C'est ça. Oui et non, parce que dans ce cas-là, t'es tout mou et t'arrives pas à...

27:17

Tu ne te reposes même pas au final. Ça m'arrive très rarement.

27:22

Par contre, varier les intensités musculaires, c'est saccadé.

27:25

En fait, ce n'est pas fluide du tout. L'écriture n'est pas fluide,

27:28

le dessin n'est pas fluide. Et du coup, tu combines une dyspraxie et une dystonie.

27:32

Heureusement, je n'ai pas le dys de l'écriture, c'est-à-dire que mon écriture est…

27:39

Ah oui, la dysgraphie.

27:40

Oui, voilà. Celui-là, je ne l'ai pas. Mais par contre,

27:43

quand je faisais un dessin, soit je faisais… Admettons je veux dessiner un chat sur une feuille A4.

27:48

Soit je vais dessiner minus, soit quand je commençais à le faire en fait je dépassais de la

27:52

feuille. Jamais j'étais sur le juste entre deux.

27:56

Tu m'avais dit aussi qu'il y avait une histoire comme,

27:59

quand tu prends un verre d'eau tu sais pas s'il va être lâché parce que tu l'as pas tenu assez,

28:03

ou si tu vas l'écrabouiller.

28:05

Ouais c'est la dystonie. C'est à dire, on peut faire l'exemple là,

28:08

du coup seule Delphine sera la privilégiée ce soir à voir ça.

28:12

C'est à dire, l'exemple du verre j'aime bien. Pourquoi?

28:14

Parce que là, je vais faire attention à bien le poser.

28:16

On ne remarque pas qu'il y a une dystonie. Normalement,

28:19

il n'y a presque pas eu de bruit. Là, je vais le faire sans faire attention.

28:22

Le bruit est beaucoup plus important. Le geste était peut-être plus saccadé.

28:26

Ou la retenue finale est plus saccadée. Et ça, c'est la dystonie à l'état pur.

28:30

Ça, c'est vraiment la meilleure définition d'une dystonie.

28:34

Ou alors, les crampes qu'on va avoir. Généralement,

28:38

nous, les dystoniques hypertoniques, du coup, en fait,

28:43

vu qu'on est bloqué à l'hypertonie, on a une forte appétence à la colère.

28:46

Et quand on a une forte appétence à la colère, qu'on se met en colère,

28:49

les muscles, on les tétanise très souvent. Ou alors,

28:54

pour la culture (pardon, ça va arriver aussi), la couture,

28:59

et la couture avec les gestes très précis de psychomotricité fine,

29:04

mais alors là, tu peux être garanti que je peux faire,

29:07

si j'en fais trop, l'hypertonie va être là. Du coup en fait c'est comme si mes muscles entiers

29:12

devenaient un coeur, elles se mettent à palpiter.

29:15

En fait du coup t'es pas Superman, t'es Hyperman.

29:19

C'est ça.

29:20

Parce que du coup t'as l'hyperactivité, t'as l'hypertonie...

29:24

Et sans la force ! Sans la force. Mais ouais voilà.

29:29

Donc en fait pour vous expliquer un peu ce qu'est la dystonie,

29:32

la dyspraxie, tout cumulé.

29:33

Oui donc du coup avec le TDAH ça fait beaucoup de choses.

29:37

Parce que du coup tu fais de l'hyperfocalisation en TDAH,

29:39

genre t'es à fond sur un sujet?

29:41

Ça m'arrive, mais ça m'arrive rarement.

29:44

Ok, donc t'es plus volatile tel un papillon.

29:46

Voilà, mais ça m'arrive, ça m'arrive. Et j'aime bien parce que du coup,

29:49

en fait, pour une fois, j'arrive à me couper. Pour une fois,

29:51

j'ai pas le flux de pensée interminable, le bourdonnement plus ou moins invisible.

29:57

Parce qu'au final, on s'en rend plus compte. Et juste,

30:00

en fait, être hyper concentré, c'est hyper kiffant et hyper appréciable.

30:04

Ça m'arrive parfois, mais j'ai encore du mal à me mettre là-dedans.

30:08

Donc si vous avez des tips, si vous connaissez des suivis,

30:12

des thérapeutes, je ne sais quoi, des bouquins, je ne sais quoi,

30:16

qui pourraient me mettre dans la voie, moi je suis preneur de toute manière.

30:20

Le seul conseil que je peux te donner en tant qu'autiste qui fait des hyperfocus,

30:23

c'est que du coup c'est seulement sur les sujets d'intérêt,

30:26

c'est-à-dire que les trucs spécifiques qui t'intéressent de ouf,

30:29

là t'hyperfocus.

30:30

Et bien voilà, parlons-en du TSA, parce que je suis en suspicion de TSA, suspicion. suspicion.

30:35

Souvent ça peut être lié, il y a beaucoup de TSA qui sont TDAH aussi

30:39

C'est pas surprenant, encore une fois cf d'un précédent podcast,

30:45

mais c'est là où en fait plus je parle et plus vous vous en rendrez compte,

30:49

tout est lié et tout n'est pas lié en fait. Parce que TDAH et TSA,

30:56

dans pas mal de TSA et surtout le cliché qu'on a de l'autisme,

31:02

c'est surtout l'hyper-focalisation, une hyper-concentration,

31:05

quelqu'un d'hyper-ordonné. On peut rajouter de la dyspraxie dans les contradictions.

31:11

Moi je suis à la fois bordéliquement organisé et maniaco-désorganisé.

31:18

Je peux avoir mes flemmes, mes moments d'hypermanie,

31:26

d'être hyper maniaque. Parce qu'en fait on va dire,

31:30

dans 90% du temps ça va être le bordel avec la dyspraxie.

31:33

et du coup en fait la seule parade que je trouve c'est de me dire "allez je vais être hyper carré

31:39

et je vais tendre", mais ça me demande énormément d'énergie.

31:41

Et puis on rajoute le TDA côté volatile, je perds le fil.

31:49

Donc tu vas ranger juste UN truc.

31:51

Ah ouais ouais. Et puis en fait tu te frustres toi-même,

31:54

parce que tu as envie d'être hyper discipliné, parce que ton cerveau fonctionne aussi comme ça.

31:57

Mais ton cerveau fonctionne aussi autrement et te met une information inverse.

32:03

Des fois c'est très compliqué de se comprendre. Et c'est pour ça que nous,

32:05

nous entre guillemets les neuroatypiques, les neurodivergents,

32:13

parce que dès qu'on a un trouble on est neurodivergent,

32:15

on ne fonctionne pas comme tout le monde. Voilà c'est ça que ça veut dire.

32:18

On a un fonctionnement différemment, et bien en fait on a l'impression qu'on n'est pas tout seul

32:22

dans notre tête, et probablement qu'on n'est pas tout seul dans notre tête.

32:26

Je ne veux pas...

32:26

On ne pourra jamais savoir.

32:27

On ne pourra jamais savoir, exactement.

32:30

Mais de toute façon, le TDAH, c'est ça qui est intéressant,

32:33

parce que c'est l'illustration parfaite du TDAH,

32:37

dans le sens où c'est fréquemment associé à d'autres troubles.

32:42

Donc l'anxiété, la dépression, les troubles dys,

32:44

comme on a parlé, l'autisme, les troubles du sommeil,

32:47

les addictions, quelles qu'elles soient. Ça peut être de collectionner,

32:51

autant que du sucre, autant que le sport, il y en a plein.

32:55

J'ai pas mal de ces cartes Pokémon, ça c'est sûr,

32:57

ça c'est vrai.

32:58

Ah toi tu prends des cartes Pokémon ? Moi j'ai un album Panini du coup de mes troubles.

33:01

Ça dépend, j'avais envie de parler de Pokémon mais c'est tout moi aussi là dessus,

33:07

mes lubies ça change. Là j'avais envie de parler de Pokémon,

33:11

allez savoir pourquoi. Ouais du coup parfaitement,

33:15

troubles du sommeil. Bah ouais j'ai un sommeil là ça va pas trop catastrophique,

33:19

et surtout catastrophique quand je fais une longue période.

33:22

Parce que moi j'ai des cycles, j'ai des cycles de déprime.

33:24

Je peux avoir des fortes déprimes et par contre j'ai pas le top,

33:34

juste dépressif, j'ai pas le bipolaire où tout va bien dans ma vie.

33:38

Je dis ça de ce que j'ai compris, super heureux,

33:42

super happy. Le super heureux super happy ça arrive très très peu.

33:46

Par contre la méga déprime ça j'en bouffe, ça j'en bouffe.

33:49

Surtout qu'on est dans la région parisienne, pour ceux qui ne le savent pas mais qui le savent

33:53

maintenant, Delphine habite dans la région parisienne.

33:56

Et en fait on a souvent du coup le temps parisien.

33:58

Le gris parisien c'est pas un mythe, ça arrive vraiment.

34:02

Là en ce moment on est chanceux, et du coup je vais très bien parce que le soleil est un bon moteur

34:06

pour moi. Mais quand on arrive vers l'automne, que les jours raccourcissent...

34:10

Le mois de novembre...

34:11

Même avant ça, le mois d'octobre. Et tu sais que t'en as pour longtemps.

34:16

Je fais régulièrement des déprimes et du coup je vais moins bien dormir.

34:19

Déjà que je dors pas très bien, je peux être réveillé vraiment facilement,

34:24

difficulté à l'endormissement... Bon en ce moment je suis sous médocs pour des douleurs

34:28

neuropathiques. Parce que ça c'est une des conséquences de la dystonie,

34:31

c'est que des fois on peut avoir des douleurs neuropathiques,

34:33

on peut avoir une tendance à se blesser musculairement parce que justement on est trop tendu,

34:39

du coup le système nerveux bah voilà...

34:41

T'es littéralement hyperactif.

34:43

Voilà le système nerveux il n'en peut plus. Là, il est fatigué mon système nerveux,

34:47

je fais une dysrégulation du système nerveux autonome.

34:51

Oui, c'est-à-dire que c'est pas conscient c'est vraiment les muscles inconscients qui sont...

34:56

Ouais, conscients et inconscients. Mais c'est surtout en fait la tête,

34:59

la fatigue qui est tout le temps là. Il y a des fois où je suis en forme,

35:03

mais il y a une fatigue de fond, si tu veux. Moi me réveiller le matin c'est un effort,

35:09

des fois c'est même violent, des fois je le dis et j'ai l'impression de me prendre un coup de

35:12

massue dans la tronche. Ce qui était le cas de ce matin pour un manque de sommeil,

35:15

pour une accumulation de manque de sommeil. C'est,

35:18

on pourrait se dire "Oh mais c'est pour tout le monde,

35:21

ah Léo t'abuses". Non, non, non, j'abuse pas.

35:23

Vous êtes déjà pris un gourdin dans la tête?

35:26

C'est ça. Moi par exemple, je n'ai jamais connu le dodo instantané,

35:29

la personne qui en 30 secondes s'endort, je ne connais pas,

35:33

je ne sais pas comment c'est possible. Et j'adorerais.

35:36

Mon compagnon s'endort comme ça, je l'envie.

35:38

Moi tu vois c'est mon idole, rien que pour ça, moi j'en suis incapable.

35:43

Alors la gabapantine du coup, qui est un médicament qui est normalement pour les,

35:48

qui traite attends je vais retrouver, les crises d'épilepsie,

35:55

et bien il a aussi une autre utilité qui est moins connue,

35:58

c'est ces fameuses douleurs neuropathiques. Donc je le prends pour ça et du coup ça a accéléré mon

36:05

endormissement, parce qu'en fait c'est un truc quand même...

36:07

Pour détendre ?

36:09

Non en fait ça me shoote !

36:12

Beaucoup plus radical !

36:14

Voila. Je suis détendu d'une certaine manière. Mais ouais, ça shoote. ça shoote. shoote.

36:17

Bien évidemment, les personnes qui nous écoutent : nous ne sommes pas médecins,

36:20

donc ce qui a été prescrit à Léo, a été prescrit pour Léo.

36:23

Exactement, parce que nous ne sommes pas médecins.

36:26

Pour citer Reda. Coucou ! Je suis fan de "On n'est pas médecin".

36:29

Je suis un grand fan, Monsieur Reda qui n'est pas docteur mais,

36:35

qui est docteur mais pas médecin, qui est docteur mais pas docteur,

36:40

mais docteur-médecin mais non, j'arrête ma vanne.

36:46

Et oui, donc surtout vous ne faites pas prescrire n'importe quoi.

36:49

De toute façon vous ne trouverez pas de la gabapantine comme on m'a fait comprendre à la pharmacie de Saint-Lazare où dès

36:55

que tu sors ton ordonnance avec gabapantine, ils te regardent avec des yeux comme ça,

36:59

ils vont se dire "mais qu'est-ce qu'ils veut en faire ?".

37:01

Le double rayon laser.

37:02

Mais s'il vous plaît appelez mon médecin de la douleur,

37:05

spécialisé dans la douleur, donnez-moi ma gabapantine,

37:09

je ne sais même pas ce que ça me sert, j'ai toujours les mêmes problèmes,

37:13

mais s'il vous plaît, donnez-moi ma gabapantine.

37:17

Ouais, parce qu'en fait, il y a un gros commerce de revente de gabapantine,

37:20

donc vous n'aurez pas de gabapantine sans qu'un médecin très spécifique vous la donne.

37:25

De toute façon, c'est dangereux, parce qu'au niveau de la conduite,

37:29

c'est quand même niveau 2 en termes de somnolence.

37:31

Donc voilà. Et ouais, moi, ayant passé, Dans la vente de tous les jours,

37:38

par cacheton, on commence à 100 mg et on peut aller jusqu'à 800.

37:43

Moi, je suis à 400. Rien que 400, déjà 300. Déjà,

37:47

j'ai de la fatigue. Ne prenez pas ça si vous avez des grosses fatigues le matin.

37:54

Ça va vous rendormir d'un coup ou vous allez arriver complètement shooté dans,

37:58

la tête dans les nuages.

38:00

De toute façon, ça dépend en plus de la personne,

38:03

le dosage. Moi je sais que pour avoir rencontré diverses personnes qui prenaient des médicaments

38:08

que je prenais etc, on n'a pas les mêmes dosages.

38:11

Parce qu'on n'est pas les mêmes personnes et que du coup on n'a pas les mêmes...

38:14

Besoins ?

38:14

Et les mêmes sensibilités aussi.

38:16

Tout pareil. Donc voilà c'était la parenthèse alerte prévention qu'on a fait.

38:24

Et oui si vous avez besoin et des questions n'hésitez surtout pas.

38:28

J'ai vu, je commence à avoir pas mal de médecins différents.

38:32

Donc là j'ai vu un médecin spécialisé de la douleur parce que je commence à me blesser souvent,

38:37

et il y a certaines douleurs qui ne sont pas normales comme des types brûlures,

38:42

choc électrique et ressentir sur une large zone en même temps,

38:45

pour un certain événement en particulier.

38:51

Bah à moins que tu te sois jeté dans une barrière électrique de champ de vache,

38:56

tu n'es pas censé ressentir ça.

38:57

Tu n'es pas censé ressentir ça. C'est que ton muscle est mal activé,

39:03

ou en surcontraction permanente. Et du coup ça peut engendrer des douleurs ailleurs et du coup il faut traiter ça le plus

39:10

rapidement possible. Et du coup rien que pour les douleurs type tendinite,

39:15

parce que ça c'est aussi une des conséquences, mon système nerveux il n'en peut plus,

39:20

je l'ai déjà dit, il est fatigué. "Il est fatigué pie-pie,

39:22

désolé pie-pie". Du coup, en fait, j'ai une tendinite généralisée à l'épaule gauche.

39:31

Enfin, fin de tendinite, pour être précis, parce que je vais vous expliquer le remède miracle.

39:36

Arrachage du bras. Non, je rigole.

39:38

J'ai aussi une sciatique à la jambe gauche aussi.

39:44

En fait, comment on soigne ça? Pas en faisant des séances de kiné conventionnelles,

39:49

en faisant de la kiné sportive. Qu'est-ce que ça veut dire,

39:52

kiné sportive? Déjà, allez voir un kiné du sport,

39:55

parce que si, vous pouvez faire de la kiné normale,

40:00

mais si vous constatez au bout de deux mois, trois mois que ça ne fonctionne pas,

40:03

allez vers le kiné du sport. Parce que ça veut dire que ce que vous avez besoin,

40:08

les influx de messages que vous avez nerveux de votre cerveau induisent des douleurs que vous avez

40:15

plus ou moins. C'est compliqué de rentrer dans ces genres de considérations.

40:18

Mais des fois vous avez besoin de renforcer, de muscler votre corps,

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pour en fait endiguer la douleur. Ça on n'en parle pas assez.

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On a l'impression qu'il faut absolument se reposer.

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Et ben quand ça dure trop longtemps non. Et quand ça peut durer quelques mois,

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quand ça dépasse plusieurs semaines, il faut déjà se remettre en exercice.

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Ouais en fait c'est un peu comme si tu tirais un boulet qui est trop lourd pour le muscle que t'as

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à l'heure actuelle.

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Exactement, c'est exactement ça en fait. Et du coup en fait pour le soigner il faut faire une

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muscu. Mais pas n'importe quel muscu. C'est comme ça que je me suis blessé d'ailleurs,

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en faisant n'importe quoi. Ne faites pas des programmes de force trop longtemps.

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Un programme de force, on le fait une séance.

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C'est peut-être le TDAH qui t'avait entraîné à aller faire du sport ?

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Exactement, l'addiction à la performance. Et on est totalement là-dedans.

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Moi j'ai un appétit vorace pour tout ce qui est performance,

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tout ce qui est toujours plus. Voilà, moi la moindre connerie dans ce sens là,

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et qui est contre-productive pour moi, je vais la faire.

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Du coup j'ai fait ce programme force pendant deux semaines en mode « Ouais,

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je gagne, j'augmente mes perfs, j'augmente mes perfs et t'inquiète que je connais parfaitement mon

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corps. » Au bout d'un moment, tu vas ressentir, parce que tu te mens à toi-même,

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ton corps est fatigué et tout. Tu vas ressentir la plus grosse déprime de ta vie.

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Momentanément, tu vas... En fait, même plus... C'est assez bizarre à ressentir,

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mais même plus concevoir comment soulever un poids et avoir la flemme de soulever ton poids.

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C'est assez délirant ce que ton corps te fait pour te protéger et donc te créer des douleurs que tu

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n'as pas. Et du coup pour soigner ça t'es obligé de faire la parfaite rééducation.

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Et la parfaite rééducation dans 80% des cas, je ne suis pas médecin encore une fois,

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c'est de refaire du sport et de le refaire bien.

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Donc allez voir un kiné du sport c'est très important.

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Et donc du coup c'est marrant parce que finalement tu me fais une bonne transition j'ai

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l'impression. Parce que...

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Transition Transition

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La transi-classe, comme diraient certaines personnes.

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Tu vois, nous, on a l'exercice d'impro, "convergence,

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convergence, c'est une convergence". Et nous, on a le transition

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La semaine prochaine.

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C'est-à-dire que du coup, vivre avec ça, eh ben...

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Bon courage, bon chance.

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Bon chance. Parce que du coup, ton quotidien vu que sur le TDAH comme tu dois vivre aussi toutes tes autres particularités

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avec ce TDAH, comment ça se passe quand t'es avec les gens quand t'es au niveau professionnel etc,

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au niveau social, sociétal ? Comment ton TDAH avec ses petits copains, avec... avec...

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Le TSA probablement.

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