Bonjour et bienvenue dans Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici on parle avec empathie de vies différentes pour une
même humanité. Aujourd'hui, je reçois Léo! Bonjour Léo!
Bonjour Delphine!
Et on va parler de beaucoup de choses mais principalement de TDAH.
Avec ou sans H d'ailleurs.
Avec ou sans, important.
Tout à fait. Alors mon cher Léo, je suis ravie de te recevoir pour notre dernier épisode de
l'année, de cette saison.
Et moi donc !
Tu es donc un invité de marque.
Voilà, tout de suite.
Évidemment. Et déjà je pense qu'on pourrait essayer de faire un petit peu connaissance avec toi,
en tout cas les auditeurices qui nous écoutent. Donc je te laisse te présenter sous toutes tes
coutures, enfin celles que tu souhaites nous montrer.
L'exercice de la présentation est un vaste sujet.
Je m'appelle Léo. Que dire Rapidement, toujours compliqué de choisir des choses,
je suis un jeune professionnel de la fonction publique,
catégorie A, de la DGFIP, Direction Générale des Finances Publiques,
et oui, aux impôts, mais les impôts c'est très vaste,
et puis on n'est pas tous et toutes celles et ceux qu'on voit à la télé ou qu'on connaît,
dans le folklore j'ai envie de dire. Et pourtant si,
je l'ai été. Je l'ai été, mais je change de métier,
je suis en cellule des assistances administratives internationales,
donc voilà quelque chose d'important. Et puis sinon,
je fais de l'impro, c'est là où on s'est rencontrés avec un super stage de Vincent Leconte,
de notre cher ami Vincent Leconte qui était absolument génial,
sur revisiter les catégories et les contraintes de l'improvisation théâtrale,
n'est-ce pas?
Tout à fait.
Et voilà, je fais de l'impro, je fais aussi beaucoup de choses.
Me poser, c'est très compliqué, mais ce que j'aime bien faire,
du sport, de la natation, qu'est-ce que j'aime bien faire,
regarder des films avec des potes, ce genre de choses.
Il y a encore plein de trucs et je suis sûr que j'oublie plein de choses.
Et vous allez voir que je vais rajouter et ci et ça,
ici et ça, ici et ça. C'est ma vie, c'est mon quotidien.
C'est vrai que justement, on va pouvoir montrer que les gens qui travaillent pour les impôts sont plus fun qu'ils en ont l'air. l'air.
Et oui. En tout cas, moi.
Ça, c'est sûr. Je vous confirme pour avoir fait ce stage que Léo est une personne très forte pour
la gaudriole.
Ça, c'est le meilleur compliment. On peut arrêter là, c'est bon. c'est bon. bon.
Du coup, je te propose qu'on passe un peu à une partie intéressante,
un peu plus scientifique, concernant justement le TDAH.
Qu'est-ce que c'est? Parce que ça reste beaucoup de lettres,
et finalement ça englobe beaucoup de choses. Donc si tu veux bien être le Fred de mon Jamy.
Eh bien, tu seras le Jamy de mon Fred, enfin je ne sais plus.
Voilà, ce genre de phrase, je suis très mauvais,
vous pouvez le noter en plus. Oui, donc TDAH, moi ce que j'aime bien faire,
c'est aussi pour comprendre un peu ma vision sur les troubles et les particularités,
on va partir aussi de comment en fait j'ai été plus ou moins éduqué.
On va dire la conception, parce que j'aime pas avoir un côté péjoratif sur l'éducation,
on y reviendra plus tard.
Tes origin stories.
Oui, voilà, c'est le côté vieille France. Mais pourquoi vieille France?
Parce que moi, je suis né au tout début des années 2000.
Et ça ne fait pas très vieux, mais pourtant, ça fait suffisamment vieux pour les troubles.
Pourquoi? Parce que ça a évolué et ça a considérablement évolué récemment,
je trouve. Pourquoi? Parce que je dis ça parce qu'en fait,
jusqu'à encore récemment, on parlait seulement d'hyperactivité,
si je ne dis pas de bêtises.
C'est vrai.
Je dis des choses, je m'avance beaucoup mais c'est pas du tout chiffré,
c'est pas du tout sourcé.
Ce qui est important c'est ton ressenti surtout.
Oui voilà. On parlait surtout je pense d'hyperactivité et ça avait tout son lot d'historique,
d'imagerie c'est pour ça que j'ai été en partie,
que j'ai été diagnostiqué tard voilà. Donc l'hyperactivité,
on voyait la personne un peu trublion celui qui ne sait pas se poser.
Oui, d'accord, je ne sais pas me poser, mais vraiment,
la personne qui est agitée, qui ne peut vraiment pas tenir en place et tout ça,
tout cet imaginaire-là. Sauf que c'est plus complexe que ça,
on s'en est aperçu et on s'en aperçoit. Et moi, par exemple,
je peux être très posé ou alors des fois très stimulé,
ça va dépendre, ça va varier. Et donc voilà pourquoi il y a plein de lettres,
parce que c'est un trouble du coup, de déficit, déficitaire,
déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.
Oui, c'est pour ça la parenthèse H.
Voilà, qui était avant la seule qui était prégnante et au final on s'aperçoit que c'est plus
compliqué que ça. Et qu'est-ce que l'hyperactivité entre mental et physique?
Bref, il y a plein de choses qui sont hyper intéressantes et compliquées.
On pourrait en discuter, parce qu'avec ou sans H,
tu dis quelque chose d'important qu'il faut discuter.
Parce que j'ai eu la chance d'en discuter un petit peu avec des professionnels.
Il y en a qui sont dans les deux exceptions, il y en a qui rejoignent tout,
qui disent le trouble s'appelle TDAH, si tu es considéré comme TDA,
trouble déficitaire de l'attention tu as forcément une hyperactivité,
que ce soit mental, que ce soit physique. Le physique,
c'est par exemple les gestes, bouger, c'est l'envie de faire du sport à n'en plus finir,
ce genre de choses.
Et ça se voit beaucoup plus que du coup le cerveau qui est plus invisible.
Voilà, voilà. Et du coup, qui fera un tout. Sauf que,
vu que la particularité physique est plus compliquée à avoir,
d'autres chercheurs se sont posé la question de,
est-ce qu'il n'y aurait pas simplement un trouble déficitaire de l'attention?
Et on s'aperçoit que très souvent, les deux sont liés.
C'est ça, et du coup c'est quelque chose en plus qui est neurodéveloppemental,
donc ça veut dire que ça débute dès l'enfance, c'est pas quelque chose d'acquis comme d'autres
troubles peuvent l'être. Comme le trouble anxieux,
comme le trouble bipolaire, tous ces troubles là c'est des troubles acquis.
Alors que le TDAH, c'est comme le TSA, c'est des choses qui sont innées,
qu'on a directement, c'est dans notre façon d'exister.
Et ce qui est très intéressant pour à la fois confirmer et un tout petit peu infirmer,
c'est dans le test que j'ai fait auprès d'une neuropsychologue.
En fait, ce qui était vraiment rigolo, c'est le mot qui me vient en tête,
c'est qu'en fait, elle faisait la distinction de,
me concernant, mon profil, le TDAH à l'enfance et le TDAH à l'adulte.
Ah oui.
Et il y a eu des trucs extrêmement flous qui sont apparus comme un TDAH,
une hyperactivité plutôt physique qui arrivait plutôt à l'âge adulte et une activité plutôt cérébrale plutôt enfant mais
même si la cérébrale est très très là. Mais on va dire que en fait ce que les tests ont révélé c'est que j'arrive plus à
me poser toujours, mais on va dire que mes axes,
mes lignes de force en termes d'arriver à me poser,
à relâcher, se sont inversées.
C'est marrant parce que c'est vrai que j'avais lu que c'était souvent l'inverse où chez les adultes on avait une hyperactivité
qui était moins physique que mentale. Mais du coup c'est intéressant que tu dises justement que
l'inverse existe aussi. Ça prouve bien que quand il s'agit de troubles qui touchent le cerveau on peut vraiment avoir tous
les cas de figure.
Et encore une fois dans l'optique de confirmer et d'infirmer c'est que les gens ne voient pas ce
qui se passe dans ma tête. Et c'est vrai que le cerveau va à mille à l'heure sur beaucoup de
choses, et moi je suis le premier à ne pas arriver à suivre.
Je suis vraiment le premier à ne pas arriver à suivre.
Donc oui c'est intéressant de voir comment des professionnels arrivent à distinguer des caractéristiques des zones qui sont
évolutives, qui ont du moins plus ou moins d'impact à l'enfance et à l'âge adulte.
De toute façon, ça évolue puisque vu que le cerveau évolue,
le corps évolue. Donc, c'est quelque chose qui évolue.
Mais ce qui est intéressant, c'est que j'avais regardé un petit peu les chiffres et on a environ 5 à 7 % des enfants qui
présentent un TDAH, donc avec le H entre parenthèses comme on a dit.
Chez les adultes, on est sur environ 2,5 à 4 %. Ce qui fait qu'il y a grosso modo 60 à 70 % des enfants qui ont été diagnostiqués
qui conservent des symptômes significatifs à l'âge adulte.
Et ça, c'est assez intéressant de voir que ça va évoluer,
mais c'est quelque chose qui reste quand même dans le temps.
Et là, on parle uniquement des diagnostics qui ont été précoces sur les enfants parce que,
comme tu disais, il y a beaucoup d'adultes qui sont diagnostiqués très tardivement.
Et d'ailleurs, parfois, diagnostiqués grâce au diagnostic d'un de leurs enfants.
Donc, c'est...
Pour vous donner un ordre d'idée, en fait, là, je vous parle de test et tout,
je suis un peu mon malin, mais en fait, la conversation aurait eu lieu début février,
en fait, je serais venu pour une dystonie, un peu de dyspraxie.
Il y avait la suspicion du TDAH, ça fait 2-3 ans qu'elle est là,
mais ce n'était pas avéré, ce n'était pas encore relevé,
il n'y avait pas de bilan qui l'affirmait. Fin février,
ça y est, l'étiquette est arrivée. J'ai passé une batterie de tests et je suis toujours en plein dans les tests parce qu'on en
parlait, il y a d'autres intervenants, (parce que j'ai écouté beaucoup de tes podcasts)...
C'est adorable.
C'est surtout que j'avais la trouille. J'étais en train de me dire,
mais qu'est-ce que je vais leur raconter? Je n'y connais rien,
je ne me suis pas renseigné. Je vais aller écouter un peu les autres.
Je vais essayer de faire mon malin et de glaper deux,
trois informations et tout.
Ça, c'est le syndrome de l'imposteur, très typique des neuroatypiques, justement. justement.
Oui, oui, oui. Moi, je suis un grand pratiquant du syndrome de l'imposteur.
C'est toi qui l'as inventé.
Oui, oui, oui. Tu vois, c'est exactement moi. Donc ouais j'avais un peu une volonté de me sur...
mais finalement j'ai rien fait !
Et bien c'est très bien, parce que comme ça tu pourras nous donner ton vrai ressenti de personne et
c'est ça qui est important.
Et premier fil que j'ai perdu, on a dit que j'allais beaucoup perdre le fil de mes caractéristiques
premières, ouais bon tant pis. Mais pourquoi aussi?
Oui parce que en fait je suis en cours de diagnostic,
j'ai pas fini. Il faut après, en fait si vous voulez,
je l'ai appris récemment, mais ça va être dur ce que je vais dire,
mais en fait les bilans qui sont délivrés par un neuropsychologue...
Pourquoi tout le monde vous embête tant à avoir un psychiatre ?
Je vais vous l'expliquer. C'est parce qu'au final pour vraiment le faire valoir alors je pense quand même que si on arrive
à en discuter avec la MDPH on obtient des trucs mais pour vraiment acter vraiment des choses pour
pouvoir rien que..
C'est via les psychiatres.
C'est via le psychiatre. C'est à dire que mon TDAH,
il est plus ou moins valable, on sait pas trop. Tant que le psychiatre n'aura pas dit "ouais c'est
sûr c'est bon", bah en fait on peut avoir certaines complexités sur certaines choses.
Moi je sais que là j'ai une médecin du travail qui me suit du coup,
et qui connait c'est l'entièreté de mon pedigree,
et là on se concentre sur le TDAH. On vous parle pas de tout.
C'est vrai que tu as plein de constellations exquises.
Et je pense je vais clôturer mon propos pour rebondir là dessus,
je pense qu'en fait on est tous des constellations à ce niveau là.
J'ai du mal à vraiment croire qu'il y ait quelqu'un qui soit 100% TDAH et qui n'ait pas de comor, comorbidité. comorbidité.
De comorbidité, ouais.
De comorbidité.
Je n'aime pas du tout ce mot. Parce que ça nous donne l'impression d'être mort.
Bah c'est ça, et en plus j'ai du mal à le dire.
C'est un signe.
C'est un signe. Et justement pour faire mon malin,
ça aussi c'est un signe parce que si vous aviez vu les podcasts d'avant,
vous auriez appris comme moi (parce que j'ai vu le podcast et je ne savais pas avant,
enfin j'ai su mais j'avais oublié) ce que c'est que la dysphasie,
les troubles du langage. Et moi, ça je ne suis pas du tout diagnostiqué,
on peut pas cocher cette case me concernant, on se calme,
on se calme. Mais par contre oui, vu mon éloquence,
je sais qu'à mon avis ça c'est vraiment très observable dans ma famille côté mère,
côté maman je suis sûr qu'on en a une. Et du coup je remercie l'intervenante qui était Dys.
Aurélie, 6foisdys sur Instagram.
6foisdys. J'aurais plein de choses à lui dire je pense pour me comprendre mieux.
Parce que j'ai beaucoup appris de part ce podcast,
mais ça sera pour une prochaine fois ça.
En plus elle est adorable.
Et du coup j'ai perdu tous mes repères encore une fois,
mais ça devrait arriver un nombre..
On était sur les constellations.
Oui voilà, donc je ne pense pas que comme on l'a dit qu'il y ait un 100% TDAH,
un 100% dystonique. Allez hop je le place parce que boum c'est ma particularité,
et de ce que j'ai compris c'est assez rare donc comme ça on aura l'occasion de vous en parler un jour. jour.
Tu pourras même, oui, revenir nous faire un éloge de cette particularité.
Je ne crois pas que ce soit un éloge.
On trouve toujours des points positifs.
On trouvera, on va chercher. Mais oui, en fait il n'y a pas 100% d'une chose.
On a tous un peu des particularités de chaque trouble,
et c'est pour ça que pour le TSA, l'idée qu'on parle de spectre et non plus de l'autisme,
comme on ne parlait que d'hyperactivité dans mon temps ancien de l'an 2000.
En fait c'est important de se rendre compte qu'il y a eu des classifications mais en fait chacun et chacune a ses spécificités
et rentre plus ou moins dans l'une, dans l'autre.
Et en fait c'est pour ça que on peut pas dire non catégoriquement,
tant qu'on a pas fait de diagnostic, "ah je ne suis pas ci ou je ne suis pas ça",
sauf avoir une super intuition. Et je vous invite à écouter votre intuition,
pour ne pas l'avoir fait pendant tant d'années et le découvrir récemment,
en fait ça permet vraiment de se poser les bonnes questions aussi,
de se dire pourquoi pas. Par exemple si j'étais resté sur les diagnostics et quand Aurélie avait
parlé de sa dysphasie, j'aurais dit « Mais non, mais non,
je ne suis pas du tout dysphasique. » Et après, quand on voit aussi le fait que je bute sur des
mots, qu'on me dit que des fois j'ai des sortes de bégaiements,
même si ce n'en est pas vraiment, c'est aussi pas anodin.
Et il y a peut-être des... Si je le vivais mal, je ne le vis pas mal,
mais pour celles et ceux qui pourraient mal vivre une particularité et ne pas soupçonner ce qu'il
pourrait y avoir derrière, se poser des questions.
"Et si j'avais ça ?". Rien que rentrer dans cette démarche et de faire tous les tests,
c'est pas agréable de faire plein de tests, on en convient et puis le portemonnaie il prend cher.
Ça c'est vrai.
Mais c'est nécessaire, c'est nécessaire parce que ça permet de mieux se connaître,
ça permet de mettre en place des stratégies, c'est surtout aussi pour ça que ça m'intéresse,
c'est... Moi avoir une étiquette en soi... Pfff...
Oui, c'est ce que je disais, je suis intervenue à la Maison Perchée il n'y a pas très longtemps,
et en fait j'ai trouvé une allégorie que je trouvais pas mal,
une petite analogie, c'était le fait de se dire que finalement ces étiquettes là,
elles existent mais elles ne nous représentent pas en entier.
On va pas se mettre en entier dans la boîte où il y a l'étiquette,
on va mettre juste une partie de nous, et ça va plus être des guides,
des boîtes à outils qui vont nous permettre de mieux s'appréhender dans notre ensemble.
Parce que du coup on va pouvoir ensuite utiliser chaque boîte à outils pour ce qui peut nous
correspondre plus ou moins. Mais du coup, ça ne va pas être juste l'intégralité de nous,
cette étiquette. Ça va juste être pour nous aider.
Alors, oui. Et pour rebondir là-dessus et pour faire un peu de psychologie à deux balles pour aider
celles et ceux qui le...
C'est bien la psychologie à deux balles. C'est moins cher que les psychologues.
Voilà. Je ne suis pas cher du tout. Vous m'écoutez,
c'est 100% gratuit. Vous ne s'en faites pas. Et comme vous voyez,
je parle beaucoup en plus. Donc, oui. C'est qu'un petit tips.
Pour celles et ceux qui vivraient mal certaines choses,
parce que ce n'est pas toujours évident d'avoir des particularités,
au lieu de dire "je suis dystonique", "je suis dyspraxique",
vous pouvez simplement dire "j'ai une particularité" nommée le TDAH,
la dyspraxie, la dyscalculie, la dyslexie, ce genre de choses.
Ça peut aider aussi. Il y en a certains, ça les a aidés j'ai l'impression.
Je ne veux pas parler en son nom, mais pour avoir écouté un peu Aurélie,
pour avoir un peu entendu comment elle s'est forgée,
j'ai cru comprendre qu'elle avait quand même une partie identitaire dans ces troubles-là.
Donc il y a des personnes qui s'épanouissent avec l'idée,
"oui, je l'assume". "Je suis comme ça". Et à côté de ça,
ce n'est pas aussi ne pas l'assumer. Vous pouvez assumer quand même votre particularité,
mais en disant seulement "Ben voilà, je ne suis pas dyslexique mais j'ai une dyslexie".
Et vous pouvez peut-être mieux le vivre, de décider de ne pas faire votre identité,
votre âme, votre personne, votre trouble.
Oui, on peut changer en fait d'auxiliaire, soit le verbe être,
soit le verbe avoir.
Exactement et puis vous êtes, il n'y aura personne qui aura le droit de dire aussi comment vous
devez le prendre, comment vous devez le vivre. Personne n'a le droit de dire "non,
tu dois être fier de ta particularité donc tu dois être ta particularité".
Non, c'est à vous de faire votre choix. Vous êtes une personne,
vous êtes quelqu'un à part entière, mesurez à quel point c'est riche d'être une personne donc vous avez le droit d'être qui
vous voulez et c'est parfaitement ok. Et personne n'a à vous dire quoi que ce soit,
même pour des idéaux, pour des combats. Chacun mène ses combats,
ses idéaux à sa manière tant qu'on ne nuit pas à autrui.
Exactement, dans le consentement des personnes autour.
Voilà, voilà.
Mais c'est une très bonne façon de voir les choses.
Et effectivement, je pense que c'est important d'avoir cette vision de bienveillance,
comme tu dis, envers soi-même aussi. Et je pense que les personnes neurotypiques aussi peuvent
jouer sur cette bienveillance. Parce que c'est pas parce qu'on n'a pas de particularité qu'on ne peut pas justement être
bienveillant envers les personnes qui ont des particularités.
Parce qu'aujourd'hui c'est vrai que je vois pour le TDAH,
souvent il peut y avoir des remarques, une espèce d'impression de paresse ou je sais pas quoi,
alors que toi tu vas faire plein d'efforts et qui vont pas forcément être vus,
des trucs genre t'es dans la lune ou t'écoutes pas ce que je dis.
Totalement, ça c'est arrivé à un nombre incalculable de fois.
Et vous vous souvenez quand on disait que c'était sûr que j'étais pas hyperactif à l'enfance,
oui dès l'enfant on me disait "ah Léo quand même il est dans son monde,
il est dans la lune". Et pourtant pour vous faire un spoiler en termes d'imagerie mentale,
parce que t'as aussi eu des intervenants qui parlaient de ça,
il y a très souvent des fois et même quand j'étais petit où j'avais un écran vide,
je m'inventais des mondes mais je voyais pas ce que je faisais ou j'étais en train de me dire "Mais
en fait, qu'est-ce que je fais là? C'est pas réel,
c'est pas concret." Et à côté de ça, je pouvais être en cours de mathématiques et essayer de me concentrer un petit peu
et puis totalement décrocher et voir un monde entier.
Donc il n'y a pas de régularité et c'est ça qui,
c'est là-dessus où aussi beaucoup de personnes par le passé ont du mal à me diagnostiquer.
Même si j'ai eu une psychomotricienne très tôt. C'est en fait l'idée qu'il y a un peu des paradoxes
chez moi. Pourquoi? Parce qu'on surcompense.
Ah bah oui forcément.
On passe notre vie à surcompenser.
Il faut bien vivre dans la vie.
C'est ça, ce qui était évident ou ce qui serait évident à l'heure actuelle ne l'était pas avant,
parce qu'on apprend tous à se cacher plus ou moins,
à essayer de rentrer le moule comme on peut, même si on nous le met dans la tronche des fois qu'on
rentre pas dans le moule, c'est pas agréable. Et tu le dis de manière parfaitement juste,
on se dit "mais en fait, c'est qui ce type?" Je ne comprends pas.
Il comprend super vite et super bien ce que je dis.
Par contre, je lui reparle du truc 30 minutes après ou 5 minutes après,
il a déjà oublié, il est incapable d'en reparler.
Qu'est-ce qu'il a? Il est stupide ou il fait exprès?
Eh bien non, c'est juste que comme on a dit, on a des particularités,
on est différents et j'ai mon propre fonctionnement qui est différent.
Et si avant, par le passé, je pouvais bluffer les gens parce que je pouvais avoir une très bonne
mémoire. Le problème, c'est qu'en ayant beaucoup de stress,
en se mettant beaucoup de choses dans la tête, en refusant d'oublier aussi,
on arrive à un moment où sa mémoire, c'est un gloubi-boulga.
C'est-à-dire que tu arrives à caser des « hum » au lieu de caser le mot « concombre »,
on arrive à... C'est un très mauvais choix de mot parce qu'on arrive à caser « combe ».
Voilà, tu vois, j'arrive à bien retomber. J'arrive à bien retomber.
Et du coup en fait je sais que des fois mes idées n'étaient pas claires ou les concepts que j'apprenais dans mes études
en fait c'était vraiment une sorte de bruit, parce que je n'arrivais plus à mémoriser,
c'était mort.
A un moment donné on ne peut pas compenser à l'infini.
On ne peut pas compenser à l'infini.
Exactement.
Surtout qu'en plus, dans la vie au quotidien, la société veut qu'on soit des planificateurs hors
pair, qu'on organise.
Ah oui
Qu'on sache gérer notre temps... Alors, disclaimer,
personne ne sait gérer son temps. Même les neurotypiques.
Mais il y en a qui font très bien illusion. Et ouais,
moi j'arrive surtout pas à faire l'illusion, parce que,
en plus du TDAH, pour me rajouter une corde à mon arc,
qui était en suspicion et pouf, qui est apparu aussi en fin février : la dyspraxie.
Voilà, donc voilà. Autant te dire que là on se dit "Oh putain,
le mec il sait pas s'organiser, il décroche, oh c'est le bordel ouh là là".
C'est vrai que du coup ça joue aussi sur, là pour le coup c'est le corps qui prend le plus cher en
termes de dyspraxie. Alors que le TDAH il y a peut-être plus le cerveau que le corps ?
Même si tu peux avoir l'hyperactivité mais c'est vrai que là du coup...
Et bien non. Pourquoi je dis non, parce que en fait la dyspraxie,
quand on reprend la définition et quand je le vois comment je le vis,
c'est vraiment le trouble de la coordination. Et dans la coordination,
il y a aussi l'organisation.
C'est vrai.
Et du coup, il y a toute cette gestion des tâches.
Moi, pour donner un... Il y a eu deux choses qui sont hyper révélatrices chez ma dyspraxie.
Donc, j'ai une visio spatiale de pourri, comme beaucoup des dyspraxiques.
C'est-à-dire que moi, tu me mets en épreuve du bac,
course d'orientation et tu me laisses seul dans la forêt avec une carte,
je finis sur l'autoroute. Je ne suis pas très doué à ce niveau là.
"Léo, zéro, a marché tout droit jusqu'à la prochaine intersection."
Exactement, parce que tous les chemins mènent à Rome donc au moins j'ai une garantie dans ma vie c'est que je finirai à
Rome un jour. Ça c'est beau ça. Peu importe où j'aille.
Et oui, oui, du coup, en fait, déjà, il y a ce côté repérage dans l'espace.
Oui, pour vous donner une illustration en plus de ça,
c'est la Seine, par exemple. On regarde la Seine,
il y en a qui comprennent assez vite le concept de méandre,
le fait que la Seine...
Ah, l'eau! La Seine de l'eau! Parce que quand on fait du théâtre,
du coup, moi, j'étais partie sur la scène...
Ah non, non, non, pas encore, on regarde ça pour plus tard.
Du coup, la Seine de l'eau. Moi, peu importe où j'étais,
pour moi, elle était droite. Et je ne pouvais pas comprendre,
je ne pouvais pas concevoir. C'était impossible pour mon cerveau.
Là, tu me faisais disjoncter quand tu m'expliquais qu'il y avait des méandres et que la forme sur
la carte, ce n'était pas la ligne droite que je voyais.
Et ça, il m'a fallu longtemps pour le comprendre.
Il m'a fallu vraiment longtemps parce qu'en fait,
vu que notre point de vue est plus ou moins grand et se déplacer,
ça prend du temps. En fait, je voyais une ligne droite forcément d'un poids A,
d'un poids B et j'avais vraiment du mal à voir ces virages.
Je ne les voyais pas. Et en fait, ce qui s'est passé,
c'est que vers le fin collège, début lycée, j'ai fait un truc à Paris à la con ou je ne sais pas,
j'ai dû avoir cette pensée ou cette idée en tête de me dire : je vais me mettre à différents points de la Seine parce qu'il y
a des méandres apparemment. Et là, j'ai vu des virages,
et là, je me suis dit "oh my god, je me suis menti toute ma vie".
Enfin, je ne me suis pas dit ça, je me suis juste dit,
"ah oui, en fait ça y est, je vois la réalité des gens",
je comprends la réalité et je comprends que c'est pas droit.
Donc ça c'est une partie de la dyspraxie, et voilà.
On a du mal, une carte ou un dessin, les proportions.
Un dessin soit, quand j'étais petit c'était un calvaire,
ça on parle de, pour les dessins, on va parler de dystonie,
de dyspraxie cumulée, alors là c'est l'horreur. Pourquoi?
Parce que la dystonie, du coup j'ai des micro-tremblements permanents parce que je suis bloqué à
l'hypertonie, c'est à dire à la surconstraction musculaire quasiment permanente.
Des fois ça m'arrive à être en hypotonie, ça m'arrive,
mais c'est rare.
C'est le moment où tu peux te reposer, du coup, musculairement.
C'est ça. Oui et non, parce que dans ce cas-là, t'es tout mou et t'arrives pas à...
Tu ne te reposes même pas au final. Ça m'arrive très rarement.
Par contre, varier les intensités musculaires, c'est saccadé.
En fait, ce n'est pas fluide du tout. L'écriture n'est pas fluide,
le dessin n'est pas fluide. Et du coup, tu combines une dyspraxie et une dystonie.
Heureusement, je n'ai pas le dys de l'écriture, c'est-à-dire que mon écriture est…
Ah oui, la dysgraphie.
Oui, voilà. Celui-là, je ne l'ai pas. Mais par contre,
quand je faisais un dessin, soit je faisais… Admettons je veux dessiner un chat sur une feuille A4.
Soit je vais dessiner minus, soit quand je commençais à le faire en fait je dépassais de la
feuille. Jamais j'étais sur le juste entre deux.
Tu m'avais dit aussi qu'il y avait une histoire comme,
quand tu prends un verre d'eau tu sais pas s'il va être lâché parce que tu l'as pas tenu assez,
ou si tu vas l'écrabouiller.
Ouais c'est la dystonie. C'est à dire, on peut faire l'exemple là,
du coup seule Delphine sera la privilégiée ce soir à voir ça.
C'est à dire, l'exemple du verre j'aime bien. Pourquoi?
Parce que là, je vais faire attention à bien le poser.
On ne remarque pas qu'il y a une dystonie. Normalement,
il n'y a presque pas eu de bruit. Là, je vais le faire sans faire attention.
Le bruit est beaucoup plus important. Le geste était peut-être plus saccadé.
Ou la retenue finale est plus saccadée. Et ça, c'est la dystonie à l'état pur.
Ça, c'est vraiment la meilleure définition d'une dystonie.
Ou alors, les crampes qu'on va avoir. Généralement,
nous, les dystoniques hypertoniques, du coup, en fait,
vu qu'on est bloqué à l'hypertonie, on a une forte appétence à la colère.
Et quand on a une forte appétence à la colère, qu'on se met en colère,
les muscles, on les tétanise très souvent. Ou alors,
pour la culture (pardon, ça va arriver aussi), la couture,
et la couture avec les gestes très précis de psychomotricité fine,
mais alors là, tu peux être garanti que je peux faire,
si j'en fais trop, l'hypertonie va être là. Du coup en fait c'est comme si mes muscles entiers
devenaient un coeur, elles se mettent à palpiter.
En fait du coup t'es pas Superman, t'es Hyperman.
C'est ça.
Parce que du coup t'as l'hyperactivité, t'as l'hypertonie...
Et sans la force ! Sans la force. Mais ouais voilà.
Donc en fait pour vous expliquer un peu ce qu'est la dystonie,
la dyspraxie, tout cumulé.
Oui donc du coup avec le TDAH ça fait beaucoup de choses.
Parce que du coup tu fais de l'hyperfocalisation en TDAH,
genre t'es à fond sur un sujet?
Ça m'arrive, mais ça m'arrive rarement.
Ok, donc t'es plus volatile tel un papillon.
Voilà, mais ça m'arrive, ça m'arrive. Et j'aime bien parce que du coup,
en fait, pour une fois, j'arrive à me couper. Pour une fois,
j'ai pas le flux de pensée interminable, le bourdonnement plus ou moins invisible.
Parce qu'au final, on s'en rend plus compte. Et juste,
en fait, être hyper concentré, c'est hyper kiffant et hyper appréciable.
Ça m'arrive parfois, mais j'ai encore du mal à me mettre là-dedans.
Donc si vous avez des tips, si vous connaissez des suivis,
des thérapeutes, je ne sais quoi, des bouquins, je ne sais quoi,
qui pourraient me mettre dans la voie, moi je suis preneur de toute manière.
Le seul conseil que je peux te donner en tant qu'autiste qui fait des hyperfocus,
c'est que du coup c'est seulement sur les sujets d'intérêt,
c'est-à-dire que les trucs spécifiques qui t'intéressent de ouf,
là t'hyperfocus.
Et bien voilà, parlons-en du TSA, parce que je suis en suspicion de TSA, suspicion. suspicion.
Souvent ça peut être lié, il y a beaucoup de TSA qui sont TDAH aussi
C'est pas surprenant, encore une fois cf d'un précédent podcast,
mais c'est là où en fait plus je parle et plus vous vous en rendrez compte,
tout est lié et tout n'est pas lié en fait. Parce que TDAH et TSA,
dans pas mal de TSA et surtout le cliché qu'on a de l'autisme,
c'est surtout l'hyper-focalisation, une hyper-concentration,
quelqu'un d'hyper-ordonné. On peut rajouter de la dyspraxie dans les contradictions.
Moi je suis à la fois bordéliquement organisé et maniaco-désorganisé.
Je peux avoir mes flemmes, mes moments d'hypermanie,
d'être hyper maniaque. Parce qu'en fait on va dire,
dans 90% du temps ça va être le bordel avec la dyspraxie.
et du coup en fait la seule parade que je trouve c'est de me dire "allez je vais être hyper carré
et je vais tendre", mais ça me demande énormément d'énergie.
Et puis on rajoute le TDA côté volatile, je perds le fil.
Donc tu vas ranger juste UN truc.
Ah ouais ouais. Et puis en fait tu te frustres toi-même,
parce que tu as envie d'être hyper discipliné, parce que ton cerveau fonctionne aussi comme ça.
Mais ton cerveau fonctionne aussi autrement et te met une information inverse.
Des fois c'est très compliqué de se comprendre. Et c'est pour ça que nous,
nous entre guillemets les neuroatypiques, les neurodivergents,
parce que dès qu'on a un trouble on est neurodivergent,
on ne fonctionne pas comme tout le monde. Voilà c'est ça que ça veut dire.
On a un fonctionnement différemment, et bien en fait on a l'impression qu'on n'est pas tout seul
dans notre tête, et probablement qu'on n'est pas tout seul dans notre tête.
Je ne veux pas...
On ne pourra jamais savoir.
On ne pourra jamais savoir, exactement.
Mais de toute façon, le TDAH, c'est ça qui est intéressant,
parce que c'est l'illustration parfaite du TDAH,
dans le sens où c'est fréquemment associé à d'autres troubles.
Donc l'anxiété, la dépression, les troubles dys,
comme on a parlé, l'autisme, les troubles du sommeil,
les addictions, quelles qu'elles soient. Ça peut être de collectionner,
autant que du sucre, autant que le sport, il y en a plein.
J'ai pas mal de ces cartes Pokémon, ça c'est sûr,
ça c'est vrai.
Ah toi tu prends des cartes Pokémon ? Moi j'ai un album Panini du coup de mes troubles.
Ça dépend, j'avais envie de parler de Pokémon mais c'est tout moi aussi là dessus,
mes lubies ça change. Là j'avais envie de parler de Pokémon,
allez savoir pourquoi. Ouais du coup parfaitement,
troubles du sommeil. Bah ouais j'ai un sommeil là ça va pas trop catastrophique,
et surtout catastrophique quand je fais une longue période.
Parce que moi j'ai des cycles, j'ai des cycles de déprime.
Je peux avoir des fortes déprimes et par contre j'ai pas le top,
juste dépressif, j'ai pas le bipolaire où tout va bien dans ma vie.
Je dis ça de ce que j'ai compris, super heureux,
super happy. Le super heureux super happy ça arrive très très peu.
Par contre la méga déprime ça j'en bouffe, ça j'en bouffe.
Surtout qu'on est dans la région parisienne, pour ceux qui ne le savent pas mais qui le savent
maintenant, Delphine habite dans la région parisienne.
Et en fait on a souvent du coup le temps parisien.
Le gris parisien c'est pas un mythe, ça arrive vraiment.
Là en ce moment on est chanceux, et du coup je vais très bien parce que le soleil est un bon moteur
pour moi. Mais quand on arrive vers l'automne, que les jours raccourcissent...
Le mois de novembre...
Même avant ça, le mois d'octobre. Et tu sais que t'en as pour longtemps.
Je fais régulièrement des déprimes et du coup je vais moins bien dormir.
Déjà que je dors pas très bien, je peux être réveillé vraiment facilement,
difficulté à l'endormissement... Bon en ce moment je suis sous médocs pour des douleurs
neuropathiques. Parce que ça c'est une des conséquences de la dystonie,
c'est que des fois on peut avoir des douleurs neuropathiques,
on peut avoir une tendance à se blesser musculairement parce que justement on est trop tendu,
du coup le système nerveux bah voilà...
T'es littéralement hyperactif.
Voilà le système nerveux il n'en peut plus. Là, il est fatigué mon système nerveux,
je fais une dysrégulation du système nerveux autonome.
Oui, c'est-à-dire que c'est pas conscient c'est vraiment les muscles inconscients qui sont...
Ouais, conscients et inconscients. Mais c'est surtout en fait la tête,
la fatigue qui est tout le temps là. Il y a des fois où je suis en forme,
mais il y a une fatigue de fond, si tu veux. Moi me réveiller le matin c'est un effort,
des fois c'est même violent, des fois je le dis et j'ai l'impression de me prendre un coup de
massue dans la tronche. Ce qui était le cas de ce matin pour un manque de sommeil,
pour une accumulation de manque de sommeil. C'est,
on pourrait se dire "Oh mais c'est pour tout le monde,
ah Léo t'abuses". Non, non, non, j'abuse pas.
Vous êtes déjà pris un gourdin dans la tête?
C'est ça. Moi par exemple, je n'ai jamais connu le dodo instantané,
la personne qui en 30 secondes s'endort, je ne connais pas,
je ne sais pas comment c'est possible. Et j'adorerais.
Mon compagnon s'endort comme ça, je l'envie.
Moi tu vois c'est mon idole, rien que pour ça, moi j'en suis incapable.
Alors la gabapantine du coup, qui est un médicament qui est normalement pour les,
qui traite attends je vais retrouver, les crises d'épilepsie,
et bien il a aussi une autre utilité qui est moins connue,
c'est ces fameuses douleurs neuropathiques. Donc je le prends pour ça et du coup ça a accéléré mon
endormissement, parce qu'en fait c'est un truc quand même...
Pour détendre ?
Non en fait ça me shoote !
Beaucoup plus radical !
Voila. Je suis détendu d'une certaine manière. Mais ouais, ça shoote. ça shoote. shoote.
Bien évidemment, les personnes qui nous écoutent : nous ne sommes pas médecins,
donc ce qui a été prescrit à Léo, a été prescrit pour Léo.
Exactement, parce que nous ne sommes pas médecins.
Pour citer Reda. Coucou ! Je suis fan de "On n'est pas médecin".
Je suis un grand fan, Monsieur Reda qui n'est pas docteur mais,
qui est docteur mais pas médecin, qui est docteur mais pas docteur,
mais docteur-médecin mais non, j'arrête ma vanne.
Et oui, donc surtout vous ne faites pas prescrire n'importe quoi.
De toute façon vous ne trouverez pas de la gabapantine comme on m'a fait comprendre à la pharmacie de Saint-Lazare où dès
que tu sors ton ordonnance avec gabapantine, ils te regardent avec des yeux comme ça,
ils vont se dire "mais qu'est-ce qu'ils veut en faire ?".
Le double rayon laser.
Mais s'il vous plaît appelez mon médecin de la douleur,
spécialisé dans la douleur, donnez-moi ma gabapantine,
je ne sais même pas ce que ça me sert, j'ai toujours les mêmes problèmes,
mais s'il vous plaît, donnez-moi ma gabapantine.
Ouais, parce qu'en fait, il y a un gros commerce de revente de gabapantine,
donc vous n'aurez pas de gabapantine sans qu'un médecin très spécifique vous la donne.
De toute façon, c'est dangereux, parce qu'au niveau de la conduite,
c'est quand même niveau 2 en termes de somnolence.
Donc voilà. Et ouais, moi, ayant passé, Dans la vente de tous les jours,
par cacheton, on commence à 100 mg et on peut aller jusqu'à 800.
Moi, je suis à 400. Rien que 400, déjà 300. Déjà,
j'ai de la fatigue. Ne prenez pas ça si vous avez des grosses fatigues le matin.
Ça va vous rendormir d'un coup ou vous allez arriver complètement shooté dans,
la tête dans les nuages.
De toute façon, ça dépend en plus de la personne,
le dosage. Moi je sais que pour avoir rencontré diverses personnes qui prenaient des médicaments
que je prenais etc, on n'a pas les mêmes dosages.
Parce qu'on n'est pas les mêmes personnes et que du coup on n'a pas les mêmes...
Besoins ?
Et les mêmes sensibilités aussi.
Tout pareil. Donc voilà c'était la parenthèse alerte prévention qu'on a fait.
Et oui si vous avez besoin et des questions n'hésitez surtout pas.
J'ai vu, je commence à avoir pas mal de médecins différents.
Donc là j'ai vu un médecin spécialisé de la douleur parce que je commence à me blesser souvent,
et il y a certaines douleurs qui ne sont pas normales comme des types brûlures,
choc électrique et ressentir sur une large zone en même temps,
pour un certain événement en particulier.
Bah à moins que tu te sois jeté dans une barrière électrique de champ de vache,
tu n'es pas censé ressentir ça.
Tu n'es pas censé ressentir ça. C'est que ton muscle est mal activé,
ou en surcontraction permanente. Et du coup ça peut engendrer des douleurs ailleurs et du coup il faut traiter ça le plus
rapidement possible. Et du coup rien que pour les douleurs type tendinite,
parce que ça c'est aussi une des conséquences, mon système nerveux il n'en peut plus,
je l'ai déjà dit, il est fatigué. "Il est fatigué pie-pie,
désolé pie-pie". Du coup, en fait, j'ai une tendinite généralisée à l'épaule gauche.
Enfin, fin de tendinite, pour être précis, parce que je vais vous expliquer le remède miracle.
Arrachage du bras. Non, je rigole.
J'ai aussi une sciatique à la jambe gauche aussi.
En fait, comment on soigne ça? Pas en faisant des séances de kiné conventionnelles,
en faisant de la kiné sportive. Qu'est-ce que ça veut dire,
kiné sportive? Déjà, allez voir un kiné du sport,
parce que si, vous pouvez faire de la kiné normale,
mais si vous constatez au bout de deux mois, trois mois que ça ne fonctionne pas,
allez vers le kiné du sport. Parce que ça veut dire que ce que vous avez besoin,
les influx de messages que vous avez nerveux de votre cerveau induisent des douleurs que vous avez
plus ou moins. C'est compliqué de rentrer dans ces genres de considérations.
Mais des fois vous avez besoin de renforcer, de muscler votre corps,
pour en fait endiguer la douleur. Ça on n'en parle pas assez.
On a l'impression qu'il faut absolument se reposer.
Et ben quand ça dure trop longtemps non. Et quand ça peut durer quelques mois,
quand ça dépasse plusieurs semaines, il faut déjà se remettre en exercice.
Ouais en fait c'est un peu comme si tu tirais un boulet qui est trop lourd pour le muscle que t'as
à l'heure actuelle.
Exactement, c'est exactement ça en fait. Et du coup en fait pour le soigner il faut faire une
muscu. Mais pas n'importe quel muscu. C'est comme ça que je me suis blessé d'ailleurs,
en faisant n'importe quoi. Ne faites pas des programmes de force trop longtemps.
Un programme de force, on le fait une séance.
C'est peut-être le TDAH qui t'avait entraîné à aller faire du sport ?
Exactement, l'addiction à la performance. Et on est totalement là-dedans.
Moi j'ai un appétit vorace pour tout ce qui est performance,
tout ce qui est toujours plus. Voilà, moi la moindre connerie dans ce sens là,
et qui est contre-productive pour moi, je vais la faire.
Du coup j'ai fait ce programme force pendant deux semaines en mode « Ouais,
je gagne, j'augmente mes perfs, j'augmente mes perfs et t'inquiète que je connais parfaitement mon
corps. » Au bout d'un moment, tu vas ressentir, parce que tu te mens à toi-même,
ton corps est fatigué et tout. Tu vas ressentir la plus grosse déprime de ta vie.
Momentanément, tu vas... En fait, même plus... C'est assez bizarre à ressentir,
mais même plus concevoir comment soulever un poids et avoir la flemme de soulever ton poids.
C'est assez délirant ce que ton corps te fait pour te protéger et donc te créer des douleurs que tu
n'as pas. Et du coup pour soigner ça t'es obligé de faire la parfaite rééducation.
Et la parfaite rééducation dans 80% des cas, je ne suis pas médecin encore une fois,
c'est de refaire du sport et de le refaire bien.
Donc allez voir un kiné du sport c'est très important.
Et donc du coup c'est marrant parce que finalement tu me fais une bonne transition j'ai
l'impression. Parce que...
Transition Transition
La transi-classe, comme diraient certaines personnes.
Tu vois, nous, on a l'exercice d'impro, "convergence,
convergence, c'est une convergence". Et nous, on a le transition
La semaine prochaine.
C'est-à-dire que du coup, vivre avec ça, eh ben...
Bon courage, bon chance.
Bon chance. Parce que du coup, ton quotidien vu que sur le TDAH comme tu dois vivre aussi toutes tes autres particularités
avec ce TDAH, comment ça se passe quand t'es avec les gens quand t'es au niveau professionnel etc,
au niveau social, sociétal ? Comment ton TDAH avec ses petits copains, avec... avec...
Le TSA probablement.
Ce podcast vous a été présenté grâce à la solution de diffusion de podcast Castopod.