Promis, on revient au sujet dans deux minutes ! - Léo GREEN-PAFORD (2/2)
S01:E33

Promis, on revient au sujet dans deux minutes ! - Léo GREEN-PAFORD (2/2)

Episode description

La suite de notre parcours arborescent avec Léo, où l’on parle du TDAH, mais évidemment, pas que !

(Partie 2/2)

Invité : Léo GREEN-PAFORD www.instagram.com/leo_grn_pfd

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La semaine dernière.

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Aujourd'hui, je reçois Léo. Bonjour Léo.

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Bonjour Delphine.

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Et on va parler de beaucoup de choses, mais principalement de TDAH.

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Avec ou sans H, d'ailleurs.

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Avec ou sans, c'est important.

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Tout à fait. Vivre avec ça, eh ben…

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Bon courage, bonne chance.

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Bon chance. Parce que du coup, ton quotidien, vu que tu as… Donc sur le TDAH,

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comme tu dois vivre aussi toutes tes autres particularités avec ce TDAH,

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comment ça se passe quand t'es avec les gens, quand t'es au professionnel,

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etc. Au niveau social, sociétal, comment va ton TDAH avec ses petits copains?

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Avec le TSA du coup, probablement. Donc, aussi, je veux revenir au côté spectre,

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que j'adore, parce que oui, et constellation, c'est un plus joli mot,

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une belle image, c'est ça, c'est qu'en fait, parfois,

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vous allez glaner des éléments. Par exemple, pour la dyspraxie,

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qui est très, très large comme dys, vous allez peut-être juste avoir une visio-spatiale toute

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pourrie, et du coup, cette dyspraxie de l'organisation dans l'espace.

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Ca arrive que vous n'en ayez qu'un, qu'un élément de ça et c'est pour ça que je trouve très important ce que font les chercheurs

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d'aller dans le côté du spectre parce qu'en fait c'est,

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en fait j'ai pas envie de dire que c'est l'avenir du handicap ou de la particularité mais en fait

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c'est l'avenir des aménagements, c'est-à-dire qu'en fait...

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Plus individualisé en fait.

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Oui, plus individualisé, mais pas individualisé en mode je suis trop particulier,

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non, pas ça. C'est juste qu'en fait, on ne peut pas se dire parce que tu coches plein d'éléments

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d'un handicap, se dire toi, tu as le droit à des aménagements,

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toi, tu coches seulement ça, tu n'auras pas le droit aux aménagements.

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Alors, il y en a qui en abusent.

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Malheureusement, c'est ce qui se passe à l'heure actuelle à la MDPH,

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c'est des histoires de cocher des cases.

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C'est totalement ça. Et pareil pour quand tu vas voir,

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quand tu vas, j'ai déjà vu un neurologue que je ne nommerai pas,

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mais j'ai trouvé ça assez ahurissant en fait. Je viens le voir et il me dit vous venez pourquoi?

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Et moi je dis, en fait quand t'as 18 ans tu sais pas trop,

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t'es un peu perdu, je lui dis "bah écoutez il y a une neuropédiatre (parce que quand on est enfant on voit des neuropédiates)

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qui m'a diagnostiqué à l'âge de 12 ans une dystonie qui est généralisée chez moi".

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Ça aussi, on peut avoir des dystonies partielles.

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Genre juste dans le petit doigt ou un truc comme ça.

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Voilà. Et moi, c'est généralisé, c'est tout le corps.

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On a le packaging entier.

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C'est bien.

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Et en fait, j'ai une dystonie généralisée. Il me dit,

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ouais, et pourquoi vous venez? Je lui dis, maintenant que je suis dans le milieu universitaire,

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parce que j'ai fait des études de droit, mais à cette époque-là je commençais l'aventure avec une

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L1 de droit. Sacré marathon ça aussi. Et je lui disais pour poursuivre mes aménagements j'ai besoin

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d'une expertise, d'un neurologue quoi.

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Un médecin pour adultes.

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Alors, je lui ai dit, parce que moi j'aime bien procéder comme ça,

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côté TSA, j'ai ça comme bilan, j'ai ça comme élément à vous apporter,

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j'ai un ci, j'ai un ça, je peux vous raconter ça.

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Il me dit, vous avez un dossier complet. Qu'est-ce que vous attendez de moi?

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Je ne suis pas médecin.

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Je ne suis pas médecin, exactement, Reda. C'est là où on cite Reda,

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je ne suis pas médecin. J'avais envie de lui dire,

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je ne sais pas, j'ai besoin de mes aménagements.

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Du coup, il m'a fait une lettre. Et j'étais assez choqué du fait qu'il ne m'a pas diagnostiqué,

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qu'il n'a pas pris le temps de poser des questions,

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qu'il n'a pas pris le temps de faire des tests, parce qu'en fait,

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on était encore sur, à mon avis, le moment de basculement,

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en fait. Pourquoi j'appelle ça le moment de basculement?

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Parce que ça a déjà basculé, le TDAH existait déjà à l'époque.

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Oui il n'était juste pas diagnostiqué.

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Et le TSA aussi. Mais en fait les vieux de la vieille ils ne connaissaient pas.

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Et je tiens à préciser, je me considère comme un vieux de la vieille à 26 ans,

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c'est à dire que en fait pour les personnes les moins alertes,

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les moins aware, les moins informés sur le sujet,

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et il y a des médecins qui ne sont pas informés sachez-le,

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ou qui s'informent à retardement, ça arrive. On ne peut pas être informé de tout.

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Moi dans la fiscalité je ne suis pas au courant de toutes les mises à jour,

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sinon mon cerveau il pèterait un câble. Donc aussi pour le côté choqué mais indulgence en tout cas sans qu'il soit informé

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des dernières news, il ne m'a pas fait passer de test.

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J'ai trouvé ça, je trouve ça toujours bizarre. C'est à dire qu'on ne peut pas,

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comme on en parlait des personnes qui se surdocumentent,

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limite plus experts que certains médecins et qui savent exactement quoi répondre pour des tests ou

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même pire, ceux qui ne sont pas documentés mais qui demandent juste aux médecins,

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aux neurologues, je te paye pour que tu fasses des aménagements et que la personne dise d'accord.

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Ce n'est pas vérifié.

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Ce n'est pas vérifié. Et à côté de ça, il y a des conséquences.

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Alors, comment je vais formuler ça? Ça m'est arrivé.

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Ça m'est arrivé, histoire vraie. À un moment dans ma vie,

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je ne vais pas être précis parce que je peux avoir des problèmes,

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c'est ça le problème si je donne des éléments trop précis après je peux avoir des noises,

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c'est sérieux quand je dis ça. En fait il est arrivé à un moment de ma vie où il a fallu renouveler

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ces aménagements. Et comme je les ai eus pendant la fac,

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comme je les ai eus pour le bac, pour toutes mes études.

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Pour toi, c'était une routine quoi?

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C'était évident que quand j'avais le discours de la médecin du travail,

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la fameuse RQTH, je vais absolument la faire et tout.

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Donc la RQTH, la reconnaissance de travailleur handicapé.

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Que vous pouvez faire automatiquement quand vous êtes adulte et quand vous avez un dossier MDPH.

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Je crois que c'est quasiment automatique ou du moins ils vont se repencher sur les éléments de votre dossier et puis normalement

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je vois pas comment vous pouvez ne pas l'avoir. En tout cas mon dossier MDPH était périmé à l'époque depuis bien longtemps

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parce que j'en avais pas besoin pour renouveler mes aménagements.

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Et j'arrive du coup au bout d'un mois, et là je vais quand même m'informer et on me dit "bah si tu veux tes aménagements

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faut absolument, (et ça c'est illégal) faut une RQTH".

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Je suis en train de me dire mais attends, vous voyez bien que j'ai un dossier plus que béton.

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Ils me disent "oui oui mais..."

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Vous avez pas le petit sticker, quoi.

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Tu n'as pas le sticker Panini, tu n'as pas la carte Pokémon,

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tu n'as pas l'ex ou l'ex ultra rare. J'avais envie de dire qu'est-ce qu'on en a à faire.

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Là aussi c'est le côté déréalisation et absurdité de la situation qui fait partie d'un des

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troubles. Mais bref j'avais envie de le dire mais c'est totalement débile,

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je ne pouvais pas le dire. Je l'ai pensé très fort.

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Je me dis oui, mais vous comprenez, il y a pas mal de gens qui ont abusé.

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Donc, à la fois, sur le moment, t'es en colère contre ceux,

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parce qu'il y en a qui l'ont fait, je le sais, je déteste ces gens,

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qui ont payé des professionnels pour avoir des aménagements qu'ils n'avaient pas forcément besoin,

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et là, j'ai le droit de le dire, je vais le dire notamment pour des concours Sciences Po,

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je sais qu'il y a des gens qui le font. Pour des concours,

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on est tous évalués, on veut avoir sa chance, il y en a qui se disent,

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ah, faire un sujet en 3 heures ou 4 heures, ah, flemme,

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si j'allais me chercher un tiers-temps alors que j'ai des broutilles et des bricoles.

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Et il y en a qui me l'ont dit "j'ai un peu amplifié c'est passé auprès du médecin et j'ai eu mon aménagement". aménagement".

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Ouais mais du coup si ça pénalise des gens qui en ont réellement besoin et qui ne peuvent pas faire autrement... autrement...

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On est d'accord. Après tu as certains organismes qui ont décidé de durcir la règle et qui se sont mis dans l'illégalité et

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qui nous mettent tous en danger. Pourquoi je dis en danger,

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parce que vous allez comprendre. Qui ont exigé une RQTH.

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Une RQTH, je vais insister lourdement là-dessus,

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ça ne s'exige pas, c'est un document qui permet de conforter tes droits quand tu as une situation

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de handicap, une particularité. C'est quelque chose qui est fait pour te,

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c'est un document un peu médiateur. Malheureusement on collectionne les stickers Panini,

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les cartes Pokémon dans le monde dans lequel on vit.

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C'est malheureux de devoir en arriver à là, de devoir avoir un document pour ça.

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Mais la RQTH, ça sert à ça. Ça sert à dire, tu n'es pas d'accord,

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tu ne comprends pas comment je fonctionne. Joker,

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je n'ai pas à te le dire. Par contre, voilà, prends en compte mes droits.

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C'est ça. Oui, c'est vraiment pour aider dans le milieu du travail parce que normalement,

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n'importe quel employeur n'est pas censé savoir ce que tu as et l'exiger.

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Mais par contre, toi, en tant qu'employé, tu peux t'en servir pour justement,

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si tu n'arrives pas à avoir des aides de par autres moyens,

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genre moyens humains, moyens de compréhension envers autrui,

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si ça ne marche pas, tu peux mettre la RQTH comme aide.

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C'est une explication beaucoup plus posée et concise que je ne l'aurais fait.

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Et aussi, autre chose pour insister lourdement, personne n'a à demander qu'est-ce que vous avez,

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qu'est-ce que vous avez réellement pour vos droits,

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mais personne n'a à exiger que vous sortiez une RQTH si vous décidez de ne pas le dire.

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Ça aussi, on peut en parler côté...

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Oui, on peut l'avoir et ne pas le dire.

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Exactement. Juste avoir un backup plan au cas où.

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Vous décidez, vous êtes maître, vous décidez ce que vous dites et aussi ne dites pas tout.

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Dites ce que vous voulez, faites votre tambouille.

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Vous avez le droit de sortir la RQTH si vous voulez exiger que les droits soient appliqués.

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Mais on n'a pas à vous l'imposer. Moi, on m'imposait d'avoir ma RQTH pour continuer à avoir mes aménagements. aménagements.

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Ce qui est illégal donc.

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Ce qui est illégal et du coup choquant. Et du coup,

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il a fallu pour en deux mois, top chrono, parce que je n'avais pas le choix.

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En deux mois, la MDPH, tu as réussi?

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Il y a quelque chose qui s'appelle une procédure d'urgence.

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La procédure d'urgence, quel est le meilleur atout pour la mettre en place?

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Avoir un dossier qui est périmé, certes, mais qui est pré fait.

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parce que du coup, en fait, pour travailler aussi dans des structures administratives,

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en fait, du coup, pour aussi vous expliquer, l'afflux de demandes,

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il est énorme. Il y a des demandes par centaines,

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par milliers par jour. Je n'exagère à peine. Ah oui,

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c'est énorme. C'est énorme le flux. Donc, ça va beaucoup plus.

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Et en plus, la MDPH 92, ils ont eu une cyberattaque il n'y a pas si longtemps que ça.

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Donc, il fallait tout refaire sur papier. Bref, c'était génial.

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Tout le monde a des cyberattaques. Tout le monde.

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Franchement, faites gaffe à ça, c'est pas pour le côté parano,

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parce que moi-même, j'étais le côté un peu light sur les données personnelles,

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mais non, en fait, là, en ce moment, on le voit,

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ça devient de plus en plus lourd, vous êtes harcelé tous les jours au téléphone,

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donc vous pouvez en avoir conscience, non, en ce moment,

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il faut vraiment faire attention à ce qu'on donne,

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à comment on le donne, et à la gestion de ça. Parenthèse fermée,

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je vais essayer de reprendre le fil. Oui du coup personne n'a à exiger du coup votre RQTH,

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ça on l'a bien dit. Et en fait oui comment ça s'est passé en deux mois chrono,

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et aussi pour expliquer mes collègues, mes collègues en fait ils ont besoin d'aller à l'essentiel,

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d'aller au plus vite. On pourrait se dire "ouais mais les fonctionnaires ils bossent pas".

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Peut-être que nous on a moins de pression, on a moins de coups de pied au cul...

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Et quoi qu'avec la toxicité du monde du travail,

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pour ne pas faire de lapsus et qu'on vienne pas me taper sur le doigt,

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c'est partout. Personne n'est épargné. Comme ça,

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j'ai rien dit de compromettant. C'est partout. Donc,

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il y a toujours des moyens de vous mettre la pression,

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même si vous ne le voyez pas, les fonctionnaires sont sous pression.

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Ne serait-ce que par exemple les professeurs des écoles,

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les enseignants du supérieur...

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Les manques d'effectifs, regardez bien les manques d'effectifs,

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et regardez le professionnel qui est dedans, vous allez voir que c'est pas beau.

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Oui ça arrive aussi dans le privé, et oui dans le privé il y a d'autres formes de pression.

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Mais en fait le cliché du fonctionnaire fainéant qui bosse pas,

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alors oui il y en a, mais c'est pas la majorité,

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donc c'est important de le rappeler ça, déconstruisons certains clichés.

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Et du coup en fait mes collègues ils ont besoin d'aller à l'essentiel,

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donc la procédure d'urgence, ils la mettent en place pour aller plus vite.

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Ils ont le dossier sous la main, je fais ma demande en urgence boum,

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oui je passe devant et comme ça je reçois mon dossier juste avant la deadline,

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j'ai pu mettre en place mes droits et ne pas avoir de problème.

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Pour une demande illégale, on le rappelle.

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On le rappelle. Et j'ai pas fait de procès parce que c'est long c'est fastidieux,

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c'est énergétique, il faut savoir que c'est possible.

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Donc voilà, je le dis pour informer donc voilà, c'est important de le savoir et quand vous avez une particularité qui est

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avérée, mettez à jour la MDPH. Vous pouvez avoir ça aussi une lourde dyspraxie donc c'est compliqué

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pour vous l'administratif, ça je peux l'entendre,

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c'est pas toujours évident, même TDAH ou même TDAH et d'autres troubles.

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L'administratif avec le TDAH, tu le vis comment?

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Moi, je le vis bien parce que TSA, joker, le côté un peu un peu,

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il y a des process, alors oui on peut ne pas les comprendre et oui,

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ils sont tentaculaires, c'est vrai, mais en fait une fois que tu as pigé le process,

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c'est le process. Ça ne bougera pas.

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Donc là, tu switches de trucs et tu rentres dans le focus TSA.

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Et côté, on en rajoute une, hyper sensibilité. Moi,

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j'ai toujours voulu bosser dans le bien commun, dans l'intérêt général.

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Donc, qu'est-ce qui est normalement théoriquement le plus garant de l'intérêt général?

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C'est la fonction publique, c'est l'administration.

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Donc, en fait, je me suis conditionné dans le cerveau aussi à l'administratif.

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Et du coup, ça fait partie de mon boulot et ça ne me fait pas peur.

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Mais pour ceux qui ont des difficultés, faites-vous aider.

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Il existe des structures, des bénévoles, votre famille,

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vos parents. Mais si vous êtes isolé, il existe des structures qui aident,

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je n'ai pas en tête, mais des associations, vous tapez sur Google,

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associations handicap, dys, voilà..

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Oui, il y a la Maison Perchée déjà pour certains troubles qui est à Paris.

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Après il y a l'AFTOC pour les TOC, on en avait parlé avec l'épisode avec Vincent justement.

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Et après c'est vrai que pour tout ce qui est troubles dys,

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moi je renvoie vers Aurélie, parce qu'elle est extrêmement bien renseignée et son livre est

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vraiment très bien fait. On arrive Aurélie!

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On arrive! On a plein de questions pour toi Aurélie!

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Tu vas passer dix heures de ta vie à nous parler et chacun!

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Non, je rigole! Et du coup, c'est aussi intéressant qu'on déborde sur mes autres troubles parce que vous voyez un peu le

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paradoxe que je suis et que je vis, c'est-à-dire qu'il y a des trucs qui rentrent en contradiction,

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il y a une logique derrière tout ça et en fait, oui,

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c'est pas toujours évident à appréhender dans la vie de tous les jours et les gens ne vous

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comprennent pas du coup.

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Et du coup ça influence beaucoup ? C'est quoi tes moments les plus difficiles genre par exemple ?

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Bah là oui quand même le plus difficile ça a été de cacher en fait.

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Parce que en fait voilà le côté vieille France encore une fois,

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moi dans mon éducation et dans ma considération,

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et puis moi je suis parfaitement ok avec ça, j'ai tendance à vouloir en fait paraître,

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en fait dissimuler, c'est-à-dire rentrer dans le mood,

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dans le moule et me suradapter, m'hyperadapter. Il faut aussi prendre...

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En fait, la vie est un équilibre. La vie est un spectre,

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une palette de DJ avec différents curseurs que vous tournez.

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Vous ne pouvez pas être à 100% dans la suradaptation au détriment de vous-même.

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Ça, c'est important de le savoir. Et du coup, il faut mettre en place un peu votre individualité.

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Mais quid dans un monde du travail? Et là, c'est généraliste,

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je ne parle pas que de la fonction publique, c'est vraiment tout le monde du travail qui est encore un peu rigidifié sur

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ce qu'est la normalité qui n'existe pas. Et ça aussi,

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on va rentrer dans la définition de la normalité parce que j'aime bien,

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et ça va vous aider, la première question de Delphine,

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à me connaître un peu mieux. Moi dans ma conception vieille France,

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voilà, on va le cacher, enfin avant le cacher, du moins on va s'adapter,

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on va se suradapter on va trouver des stratégies pour paraître normal,

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de toute manière. Enfin, je sais pas pour toi Delphine,

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mais pour moi ça a longtemps été... Une envie, en fait,

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vraiment envieuse, voire un rêve, d'être normal.

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Oui. Alors qu'en fait, il n'y a personne qui est normal.

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Voilà, ça n'existe pas. On rentre dans la définition de la normalité.

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Ça n'existe pas, être normal. Qu'est-ce que ça veut dire,

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être normal? En fait, on est la somme d'individualités.

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Alors, ne prenez pas trop le melon aussi, comme on le voit sur Instagram ou sur la route,

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sur l'A15, quand on voit des gens qui doublent sur la bande d'arrêt d'urgence.

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Oui, d'accord, vous êtes une individualité, vous êtes une personne,

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vous êtes le roi et la reine de votre vie. C'est très important de le souligner mais il y a aussi d'autres rois et reines

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et reines et rois de leur vie à côté et c'est important de le respecter aussi.

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C'est important de se respecter, c'est important de se prioriser quand il faut se prioriser (parce que moi je suis le parfait

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exemple de ne pas arriver à me prioriser), mais il faut aussi savoir prioriser les autres au bon moment et arrêter de penser

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qu'à sa gueule et sa petite pomme. Je fais une grosse critique parce que là je trouve qu'on est plutôt sociétalement parlant

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dans un hyper individualisme et je ne supporte pas ça.

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Il faut juste qu'on fasse société c'est ça on arrive à être tous ensemble de manière bienveillante.

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Un équilibre, une palette de DJ. De temps en temps on élève un peu le curseur de l'individualité,

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des fois un peu plus du collectivisme, et parfois on réduit les uns les autres.

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Donc voilà moi c'était l'hyper, le curseur hyper adaptabilité,

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normes sociales, adaptation aux autres. Et ouais en fait en faisant ça tu ne t'écoutes pas pendant

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très longtemps. Du coup en fait mon hypersensibilité,

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j'étais en petit, je me suis dit "pourquoi faire?".

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Allez hop je vais anesthésier un peu tout ça et mes émotions,

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parce que ça ne me sert à rien pour la normalité,

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c'est pas utile. Ne faites jamais ça, c'est la pire connerie de ma vie.

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Honnêtement je pense de qualifier la pire connerie de ma vie c'est ça.

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C'est d'avoir dit "je ressens trop de trucs", les odeurs qui puent je les sens trop fort,

19:16

mes sens je les prends un par un et j'essaie un peu de les massacrer,

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les anesthésier, les shooter pour de bon et placarder arrière.

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Ça va vous retomber sur un coin de la gueule et ça va être violent.

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Donc ne faites surtout pas ça, c'est vraiment une grosse connerie.

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Et à côté de ça, tu te perds dans des absurdités.

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Vous voyez bien le chemin de ma parole, ça ne veut rien dire la normalité.

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Vous êtes toutes et tous normaux, normal, dans votre manière d'être.

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Et puis en fait, vous avez tous une partie, ça va être dur ce que je dis,

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et ça l'a été pour moi, de bizarrerie. Mais tous c'est tous,

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même la personne la plus normale qui vous impose sa normalité,

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elle vous impose finalement sa bizarrerie. Et les gens qui font des lignes de force là-dessus,

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ils vous imposent leur bizarrerie, du coup il faut savoir mettre des freins là-dedans.

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Et ouais c'est pas évident, c'est vraiment pas évident,

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du coup en fait comme vous voyez, vous passez en fait à côté de vous-même,

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de qui vous êtes, de votre personne, de pas mal de choses en fait.

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Et c'est violent en fait, vous vous rendez pas compte mais c'est violent.

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Mais à côté de ça c'est aussi nécessaire, parce qu'il y a des gens qui sont hyper ignorants de tout

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ce qui est les troubles, les particularités, et dès que vous l'êtes maintenant c'est moins mais ils vous prennent pour le

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zinzin de l'espace. Moi si j'avais dit un truc tout con,

20:37

en fait toutes ces étiquettes, on sait récemment que j'en ai plein,

20:41

enfin quand j'en ai plein, que j'en ai plutôt beaucoup parce qu'on sait qu'une c'est déjà dur à

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vivre, tu fais une petite collection mais au final cette collection elle a toujours existé.

20:51

Et c'est là dessus que c'est troublant, c'est quand les gens en fait ils vont se dire "ah ouais en fait tu coches telle

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étiquette", enfin pas tu coches telle étiquette mais "t'as ça,

21:01

ça, ça", et en fait tout de suite ils vont changer de comportement et être beaucoup plus aux petits soins vis-à-vis de

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toi. Ou du moins ça n'a pas forcément duré très longtemps mais t'as envie de dire mais en fait j'ai

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pas changé, je suis toujours moi, je suis toujours la même personne et j'ai toujours eu ces

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besoins, c'est juste qu'avant je ne le savais pas.

21:20

Et du coup, je m'adaptais comme je pouvais avec mes outils.

21:24

Mais toi qui as beaucoup plus d'efficacité là-dedans,

21:28

pour me soulager, je vais avoir besoin que tu me fasses ça,

21:30

ça, ça ou je vais avoir besoin que tu me réexpliques.

21:32

Non, je ne suis pas idiot. Oui, d'accord, j'ai décroché,

21:35

j'ai regardé mon portable, j'en suis désolé. Mais c'est aussi pour s'aérer l'esprit.

21:39

Et en fait, c'est notre fonctionnement. C'est-à-dire qu'on ne peut pas être hyper focus tout le

21:43

temps. Moi à côté de ça, c'est dans le TDAH, l'hypervigilance aussi,

21:49

c'est à dire que le moindre bruit en fait va être amplifié dans mes oreilles et par contre la douce voix de Delphine je

21:58

vais l'entendre moins bien. Et vraiment dans les bars c'est dur à vivre,

22:03

parce que tu vas être à fond dans la conversation,

22:07

t'as la personne à côté mais la personne elle a pas forcément envie de crier,

22:10

elle a une voix douce, elle a pas envie d'hausser le ton,

22:13

bah impossible pour moi de l'entendre.

22:14

Parce qu'il y a trop de perturbations.

22:16

Voilà, et je vais me couper, ou alors je vais plus entendre la vie d'un tel qui a quitté son mec

22:22

sur la table d'en face, et je vais être plus en phase avec ça parce que je l'entends mieux.

22:28

Et en fait c'est vraiment hyper pénible.

22:31

Bah c'est pour ça que nous sommes dans un endroit calme,

22:32

où il n'y a que le chat pour faire des petits bruits.

22:35

Et il y a vraiment une ambiance smooth et posée dans ton appart.

22:38

Pour tous ceux qui sont un peu trop speed comme moi,

22:41

ça fait du bien.

22:42

On a essayé de faire un truc calme, c'est l'ambiance chat.

22:46

Merci le chat, merci, merci le chat. Et du coup, oui,

22:49

il y a des gens qui ne comprennent pas aussi.

22:52

Tu as des gens qui t'ont blessé par rapport à ton TDAH,

22:56

etc., des gens qui t'ont dit des choses, ça t'a vraiment blessé?

23:00

En fait, il y a des gens qui ont dit des choses par ignorance,

23:03

et oui, ça a aussi le côté hyper-activité, enfin hyper-sensibilité,

23:09

vous voyez, je me mélange. En fait tu peux, moi j'ai beaucoup marché comme ça à la surcompensation,

23:16

et notamment avec mon meilleur ami. Il ne le sait pas,

23:19

je ne lui ai jamais dit. Désolé Seb mais en fait j'ai toujours une latence hyper premier degré.

23:25

Pourtant j'adore ça, vanner les gens violemment,

23:30

je peux le faire.

23:31

Tant que tous les deux sont consentis, enfin que les deux personnes consentent à ça.

23:34

Et comme je suis un gros maladroit, des fois je l'ai fait au mauvais moment,

23:37

quand il ne fallait pas, ou j'ai blessé des gens et j'en suis totalement désolé,

23:42

catastrophé parce que je déteste ça, faire du mal aux gens.

23:45

Et en fait, il a pu me blesser sur le moment, très ponctuellement parce qu'en fait,

23:49

mon cerveau fonctionne au premier degré et pour le second degré,

23:54

il va y avoir « Ah, quelqu'un m'a dit ça. Ah, mais c'est un tel et de toute manière,

23:59

j'ai reconnu le ton, c'est du second degré. »

24:02

Analyse.

24:02

Voilà, analyse. Mais il y a toujours cette partie micro de temps qui est blessante.

24:06

Avec le temps, on travaille en connaissant et en apprenant à se connaître.

24:10

C'est pour ça, faites des psychothérapies, que vous soyez normal,

24:14

que vous soyez le plus heureux du monde dans votre vie,

24:16

faites des psychothérapies. Parce que vous allez tellement apprendre sur vous,

24:18

et c'est tellement gratifiant, c'est tellement génial,

24:20

c'est le plus beau cadeau que vous pouvez vous faire apprendre à mieux vous connaître,

24:26

donc n'hésitez pas à faire des psychothérapies encore une fois.

24:28

En fait, avec le temps oui, je ne ressens plus forcément cette douleur,

24:33

ou alors quand je ne vais pas être préparé, oui,

24:34

je vais la ressentir. Mais vraiment pour dire un épisode blessant qui restera à jamais gravé c'est

24:42

la fac, là j'ai le droit de dire quel organisme, c'est la fac,

24:45

par contre je dirai pas la personne parce que ça on peut avoir des problèmes,

24:49

une prof, donc les amphithéâtres pour moi c'est un calvaire.

24:54

Un enfer.

24:55

C'est un enfer. Alors TSA, j'aime pas mettre des étiquettes,

25:00

mais comme ça en fait ça permet aussi à ceux qui ne connaissent pas de mieux comprendre.

25:05

Moi quand je fais quelque chose, quand je me lance dans quelque chose,

25:07

je me lance à fond de toute manière. J'ai une mémoire auditive,

25:10

je me suis dit, allez hop terminé, je vais à tous les CM,

25:12

je m'en fous, je me débrouille, je vais à tous les CM.

25:14

Même si peut-être qu'on pourrait faire mieux, j'en sais rien,

25:18

parce que de toute façon je suis dyspraxique. L'organisation,

25:21

l'efficacité vraiment, si vous avez des clés pour moi en termes d'efficacité et d'organisation,

25:27

n'hésitez pas encore une fois, bouteille à la mer.

25:29

Acôté de ça, bah ouais les amphithéâtres il y a du bruit en permanence,

25:36

c'est mal insonorisé, des fois tu vas plus entendre les cliquetis ou les gens tapent sur le

25:41

clavier que le prof. Et à côté de ça, TDAH. Tu vas,

25:45

t'as l'écran, ça c'est horrible, une personne à côté elle a un écran.

25:50

Mais c'est compulsif.

25:52

Ah oui. Il faut regarder.

25:53

Il faut regarder. Mais il y a des gens qui se sentent hyper outrés,

25:56

hyper gênés, "ah putain il rentre dans mon intimité!

25:58

Mais c'est qui ce connard?" Désolé, mais c'est comme si tu avais une mouche qui volait à côté de

26:03

toi. Je ne peux pas. Et en plus, il y a un côté un peu comérage,

26:08

à la fois je déteste ça et à la fois j'adore ça,

26:10

de lire. Mais bref, quand tu as tout ça dans la fac,

26:15

et pour peu que tu trouves un détail sur quelqu'un,

26:19

ah, il a mis un parfum différent, ah, j'adore comment il ou elle est habillée,

26:25

ah, cette personne me regarde, enfin bref, des trucs comme ça.

26:30

Ou « Ah, derrière, ils ont fait une bonne vanne.»

26:32

Ou « Mon portable, quelle heure il est? » Ou « Je ne sais quoi,

26:36

les réseaux sociaux. » Oui, je décroche. Et à côté de ça,

26:39

à cause du TDAH, la mémorisation, en fait, tout le monde ira beaucoup plus vite à la parole,

26:46

la prise de notes. De toute façon, il suffit de voir les discours de Macron pendant le premier

26:53

confinement. Vous regardez les premiers replays. Il y avait quelqu'un qui tapait, dactylographiait. dactylographiait.

26:59

Oui.

27:00

En temps réel. On a vu à la fin ce que ça donnait.

27:03

Et la personne devait taper ultra vite, parce qu'on a vu des fois des phrases popper comme ça,

27:07

elle n'a pas réussi à suivre le flot de débit, au bout d'un moment on voyait plein de ponctuations... ponctuations...

27:12

Des petites coquilles.

27:14

La personne avait abandonné, elle n'en pouvait plus.

27:16

Du coup c'est impossible, mais imaginez pour un TDAH déjà,

27:20

pour un dyspraxique qui n'a pas d'esprit de synthèse.

27:23

Parce que ça non plus je ne l'ai pas, je n'ai pas d'esprit de synthèse,

27:25

je n'ai pas d'esprit d'organisation. Pendant longtemps en fait j'écrivais,

27:29

le peu de fois où j'ai écrit au collège, j'écrivais tout en bleu et je faisais pas de titre.

27:32

Je me suis dit mais c'est quoi l'intérêt, pourquoi faire.

27:34

C'était impossible pour moi de concevoir les titres,

27:36

je les notais pas, ou si je les notais, je les notais en bleu.

27:39

La couleur, il a fallu qu'on me... ça aussi quand on m'apprend quelque chose,

27:43

quand je le comprends, je le restitue, mais il faut m'apprendre le truc,

27:46

il faut m'accompagner, c'est pas instinctif du tout.

27:48

Et du coup pour revenir sur la mémorisation en CM,

27:53

en cours magistral, t'as le prof qui a prononcé une phrase,

27:57

tu commences à la taper au milieu ou après les trois premiers mots s'il parle pas trop vite,

28:02

s'il parle très vite au bout du huitième mot, tu commences à taper cette phrase,

28:06

le temps que tu finisses la phrase il a déjà prononcé trois phrases,

28:08

il faut que t'arrives à te souvenir de la deuxième phrase,

28:10

en même temps il faut que tu saches ce que t'as noté.

28:13

Moi au bout de, si vous voulez, tu parlais d'un film qui illustre bien le TDAH,

28:20

désolé j'empiète mais sinon je vais oublier. Justement ça illustre parfaitement ça donc je réponds

28:26

déjà à la conclusion, mais on y reviendra : c'est Memento.

28:29

Memento c'est un film génial pourquoi? Parce que voilà,

28:32

c'est ce que je vis au quotidien. Mais pour ça c'est à son point dans Memento c'est une maladie qui

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existe à mon avis vraiment, peut-être pas au point de la folie que dégage l'oeuvre.

28:46

Mais en tout cas, pour le concept, pour que vous compreniez ce que c'est que d'oublier de manière

28:50

immédiate, de ne pas avoir de mémoire immédiate, c'est ça.

28:53

Il va faire une tâche, il va se précipiter pour noter sur le carnet avant d'oublier le truc,

28:58

l'information qui est capitale pour lui pour retrouver le tueur de sa femme,

29:04

c'est ça le pitch, et en fait il va oublier. Il va oublier au moment où il a le carnet dans les

29:09

mains. C'est ça qui m'est arrivé pendant toute la fac.

29:12

C'est-à-dire que je commençais à noter une phrase.

29:14

Putain, j'avais déjà oublié les trois prochaines phrases.

29:18

Et des fois, ça me revenait et des fois, je devais oublier.

29:20

Et il faut savoir que ça, en termes de mémorisation,

29:23

c'est à mon avis la chose la plus insupportable.

29:26

Tu te dis, je suis concentré, je suis focus. Je vais essayer de mémoriser,

29:30

je vais essayer d'intégrer et j'ai déjà oublié. Alors,

29:32

pour revenir à la phrase choquante qui est arrivée,

29:36

du coup en fait je me suis fait, il y avait une folle dingue,

29:41

on l'a tous catégorisée, nous dire "ah moi j'aime pas les ordi je vais les interdire et tout le

29:46

monde écrira à la main". Tu peux pas? Moi je peux pas pour vous dire pourquoi je ne peux pas,

29:52

parce que du coup dystonie en fait, je ne peux pas parce que je vais écrire plus lentement si ce

29:57

n'était que ça...

29:57

Tu vas péter la mine de ton crayon.

29:59

Ouais déjà, donc j'écris pas au crayon. Au bout d'une page et demie quand j'étais entraîné,

30:07

c'est-à-dire au collège quand j'écrivais, je commençais à avoir des crampes,

30:11

et vraiment des douleurs physiques et des grosses crampes.

30:14

Et puis il y a pour peu qu'après j'ai une crise d'hypertonie,

30:17

c'est-à-dire les palpitations des muscles et du coup le phénomène amplificateur,

30:22

la colère. Ouais, non. Juste, faut pas. Et du coup,

30:26

en fait, pendant une bonne partie de l'année, en fait,

30:29

elle avait tenu sans. Et puis après elle pète un câble parce qu'on ne répond pas à ses questions.

30:36

Elle décide de nous interdire définitivement. Ou les galops d'essai il y avait des mauvaises notes,

30:40

elle notait vraiment vraiment dur, elle nous le disait qu'elle passait pas beaucoup de temps sur

30:44

les copies. Bref, vraiment une horreur cette femme là,

30:48

et vraiment la pire et aigrie, elle nous réimpose ça,

30:51

les ordinateurs au prochain cours. On est juste avant le confinement.

30:54

Du coup on va la voir en fin de cours, les TDA, dys,

31:00

on dit "madame voilà quoi". En tout cas j'étais le seul dystonique ou du moins avéré qu'il ne

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pouvait pas écrire, je lui dis "madame en fait l'ordinateur c'est vraiment pas possible j'en ai

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vraiment besoin".

31:14

Là c'est physique, enfin...

31:16

Là c'est physique, je ne peux pas écrire, ces douleurs...

31:17

Mais elle me dit "mais si mais vous avez qu'à, en fait au lieu de parler avec votre copain" (je regardais juste sur lui

31:24

pour pouvoir copier c'est ce que je lui dis), elle dit "mais non en fait il suffit de m'écouter.

31:28

Si vous m'écoutiez attentivement..." Elle devait avoir une hyper-mémorie auditive,

31:36

peut-être. Elle a de la chance, mais en tout cas,

31:38

par rapport à ce qu'elle va dire, c'est sacrément salaud.

31:41

Elle disait, "vous n'avez pas besoin de noter grand-chose,

31:44

vous savez, vous m'avez écouté". Je lui ai dit « Madame,

31:48

je ne peux pas écrire, c'est une douleur, je suis dystonique ».

31:53

Voilà. Elle me dit « Ah, mais vous savez, de mon temps,

31:57

dans les années 80", (et on va commenter ce qu'elle va dire),

31:59

"il n'y avait pas des dys machin chouettes ou dys bidules,

32:03

tout le monde écrivait à la main, on ne s'en partait pas plus mal,

32:07

et il n'y avait pas cette tendance, (accroche-toi bien),

32:10

à médicaliser tous ses moindres problèmes. »

32:15

Oui madame, mais bien sûr...

32:16

Ça a été d'une violence telle et inouïe pour moi que je suis resté figé,

32:21

je n'ai pas su quoi dire. Et voilà, je suis resté prostré là pour une fois,

32:27

vraiment. Ca m'a terriblement blessé et frustré parce que c'était vraiment une attaque directe à un

32:32

handicap. J'ai révélé quelle était ma particularité,

32:34

et peut-être que cette dame ne comprenait pas, on aurait pu en discuter,

32:39

mais à balayer et à souligner, c'est vrai, une réalité parce que ça arrive que des gens comme on

32:46

l'a dit, abusent voire des médecins qui ne sont pas très sérieux...

32:48

Oui mais à l'époque dans les années 80 c'était même pas ça,

32:51

c'était juste qu'on n'avait même pas conscience.

32:53

Parce qu'il y a eu zéro diagnostic mais les gens ils existaient quand même.

32:55

C'est comme quand il y a des gens qui disent "bah oui mais avant il n'y avait pas d'homosexuels".

32:58

Bah si c'est juste que vous les avez mis dans des placards.

33:01

Et pour continuer, parce qu'en fait t'as parfaitement raison,

33:04

et pour continuer, mais moi en fait il n'y aurait pas la loi de 2005-2006,

33:09

j'aurais jamais pu faire des études.

33:12

Oui, celle avec les tiers-temps.

33:13

Ouais, enfin, c'est la loi de l'égalité des chances.

33:16

Et c'est enfin qu'on commence à mettre des dispositifs tiers-temps,

33:21

accompagnement, PPS, qu'on donne des moyens à la MDPH pour les ordinateurs.

33:24

C'est là où tout commence, en fait, vraiment, en termes d'aménagement.

33:27

Oui, il y avait des AVS, mais c'est là où c'est généralisé.

33:30

Ça y est, ça commence à partir de cette loi. Ça a mis du temps avant de se mettre en place et de se

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généraliser, mais c'est là.

33:35

Et c'est encore pas parfait.

33:37

Et encore, moi, j'ai eu besoin et c'était vital d'avoir mon tiers-temps et mon ordinateur.

33:41

Imaginez moi dans les années 2000 en études sup,

33:47

bref même avant dans les années 80, mais jamais j'aurais pu faire d'études.

33:52

Et ça c'est vrai. Et en fait t'as toute une partie des neurodivergents,

33:56

des dys, qui n'ont jamais pu faire d'études du temps de nos parents,

34:01

du temps d'avant. Pas parce qu'ils étaient débiles...

34:04

Ils on été considérés comme...

34:04

Ils ont été considérés comme débiles. Mais parce qu'en fait on n'est pas rpris en compte.

34:06

Mais même les TDAH, je veux dire TDAH, le nombre de fois on a dit "lui il ne peut pas se concentrer donc il sait pas faire

34:11

des études, etc, c'est un crétin".

34:12

Oui voilà "il faut qu'il aille faire du manuel", "il faut qu'il aille faire un bac pro".

34:15

Ce qui est tellement dénigrant pour toutes les filières professionnelles et Dieu sait qu'on en a

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énormément besoin.

34:22

Dans les deux sens c'est dénigrant.

34:22

Oui. J'ai dit Dieu mais je suis pas croyant, mais ça on s'en fout et c'est le côté vieille France.

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Et on en a terrible, enfin on a terriblement besoin des bacs pro,

34:34

donc c'est très rétrograde de dire, très réducteur de dire "tu ne pourras pas faire d'études

34:40

générales donc va en bac pro". Déjà non, il faudrait revaloriser ça un petit peu,

34:46

et de deux, mais en fait on a tenu des discours à des gens,

34:52

"vous êtes débiles vous ne pouvez rien faire", "vous ne pouvez pas apporter" ou "vous serez plus

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utile sur le front" directement. Parce qu'en fait,

35:01

aménagement quoi, moi ce que j'entendais souvent,

35:03

à me dire mais il faut, il faut des timings parce que quand vous serez dans la vie réelle tout va

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très vite. Ca va plus vite oui et non.

35:13

Bah c'est surtout qu'en fait il faudrait que ce soit différent,

35:15

que justement on puisse apprendre à travailler tous de concert,

35:18

que ce soit un monde du travail où on puisse respecter...

35:23

Déjà qu'on ne soit plus des esclaves du travail mais qu'on travaille comme des humains.

35:27

Totalement. Il faut prendre en compte les particularités de chacun et chacune,

35:32

parce que c'est ça la vie en société. Totalement.

35:34

La productivité, les atouts, les lignes de force...

35:37

Déjà nous en temps normal on a du mal à le voir,

35:41

mais ça c'est de la douleur auto-générée. Moi j'ai fonctionné beaucoup,

35:48

mes premiers traumatismes à l'école c'est de me dire "qu'est-ce que je fous là" en classe de

35:53

maternelle. Mes parents me l'ont dit, c'est vrai,

35:56

j'ai encore des souvenirs de ça où je pleurais toute la petite section.

36:01

C'était super dur pour moi à l'école, je pense pour diverses raisons : le bruit,

36:05

les odeurs, trop de perturbations... Je savais pas ce que je foutais là.

36:11

Me sentir totalement perdu, trop de monde, les dessins,

36:17

faire des dessins moches, ça me demande de l'effort,

36:19

c'est pas agréable, ne pas comprendre les consignes...

36:23

Parce que ça aussi les consignes, pendant très longtemps il fallait me les expliquer,

36:25

et même lire les consignes. En fait des fois l'AVS,

36:29

on s'en est rendu compte au collège et heureusement qu'elle était là,

36:32

c'était pas mon AVS à moi parce que je n'ai jamais été diagnostiqué.

36:34

C'est l'assistante de vie scolaire?

36:36

Oui. Je n'ai jamais, celle qui accompagne les personnes en situation de handicap dans les classes

36:42

de manière nominative. Les élèves qui ne se rendaient pas compte.

36:46

Et je ne leur en veux absolument pas, surtout à l'époque,

36:48

en 2010, c'est encore récent, c'est encore jeune,

36:50

et à 13 ans, on est jeune, dire qu'en fait, "elle donne les réponses à Léo".

36:56

Non. Ce qu'elle faisait, c'est qu'elle me reformulait les questions parce que j'avais déjà compris

37:02

la question de la fin, traité la question de la fin.

37:06

Par contre, la question du début, la plus conne,

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en fait, par divergence d'interprétation, et même j'étais perdu,

37:12

je disais, mais qu'est-ce qu'elle veut dire? Je ne comprends pas ce qu'elle veut dire cette

37:14

consigne. Voilà, j'avais besoin de reformulation.

37:18

Encore une fois, voilà. Ce n'était pas en mode, "ah,

37:21

Léo ne comprend pas la consigne, il ne comprendra pas les ordres dans le monde du travail".

37:25

Boum, perdu, il va faire le premier boulot. Ça y est,

37:28

il comprend à peu près ça, fais ça Léo. Heureusement que j'ai pas eu ça,

37:31

heureusement que j'ai bénéficié du dispositif dans son intégralité,

37:34

dans son identité, heureusement que je suis né à la bonne époque à ce niveau là.

37:37

Dans les années 80 mon dieu...

37:40

Oui parce que du coup là en fait TDAH plus dyspraxie donnait,

37:44

entre guillemets, une illusion de bêtise, entre guillemets,

37:48

qui est complètement fausse.

37:51

Oui c'est ça, idiot du village. Alors que pas du tout.

37:53

C'est juste l'intelligence ça fonctionne différemment.

37:56

La progression aussi j'ai envie de dire, par rapport au fait qu'il faut être timé,

37:59

il faut être timé. Si vous voyiez mes études de droit,

38:04

du coup, mémorisation avec la mémoire saturée, bref.

38:09

Et en plus, du coup, le TSA qui se contredit, la volonté de n'oublier aucune information,

38:14

d'apprendre mot par mot. J'apprenais mot par mot,

38:16

je n'arrivais jamais à apprendre tous les cours,

38:18

ce n'était pas possible. Donc, bref, plus les difficultés.

38:22

On pourrait se dire qu'en fait, je suis totalement un mauvais juriste.

38:27

Et pourtant, en fait, dans ma vie professionnelle,

38:30

et même au Master 2, j'ai fait partie du top 3. Pas avec une grosse moyenne,

38:39

avec peut-être 12, 13.

38:42

De toute façon, ce n'est pas représentatif parce que…

38:44

Non, ce n'est pas représentatif parce que chaque master,

38:47

chaque grille d'évaluation et tout. Mais en tout cas,

38:50

j'ai réussi des fois à m'évaluer. Par l'investissement,

38:53

certes, ça c'est sûr, mais aussi parce qu'en fait,

38:56

mes logiques, je comprenais des choses, je comprenais très bien certaines choses et en fait,

39:01

des fois, je faisais trop compliqué. Mes dissert',

39:02

en fait, des fois, en fait, il suffisait de faire plus simple !

39:05

Oui, mais TDAH.

39:05

Oui et j'avais une, TDAH, TSA et j'avais exigence,

39:11

surexigence envers moi-même parce que j'ai été très difficile,

39:13

voilà. On va reprendre sur la violence. Moi, j'ai pratiqué l'autoflagellation,

39:18

pas physique, mais me faire mal, à me dire pour me foutre...

39:22

Dès petit, parce que, voilà, désolé, je mélange tout,

39:24

mais quand j'étais en maternelle, quand tu vis une violence comme ça,

39:28

moi je me suis dit, "putain, je suis nul, je ne sers à rien".

39:30

C'est vraiment ce que je me suis dit. Et je me suis dit,

39:33

"ah moi je ne vais pas avoir le choix, je n'ai pas le choix,

39:36

il va falloir que je bosse dur pour m'en sortir".

39:38

Parce que, en plus, le côté anxieux des petits, je me suis dit,

39:46

en fait, je vais droit dans le mur si je ne bosse pas.

39:48

Et en fait, heureusement que j'ai des parents profs aussi,

39:51

ça m'a aidé, ils m'ont vachement aidé dans les devoirs,

39:54

ils ont vachement été là et je ne remercierai jamais assez mes parents pour l'éducation,

39:58

certes vieille France, mais c'est aussi une belle couleur que j'aime bien prendre,

40:03

pas le côté rétrograde fermé d'esprit, mais dans le côté de l'imagerie,

40:08

il y a un certain flegme, bref. À côté de ça, du coup il a fallu que je bosse,

40:14

je bosse, je bosse et pour me motiver, un des moyens que je m'étais trouvé c'est de

40:18

m'auto-flageller, me dire "ouais je suis nul, je ne sers à rien" pour me donner en fait ce fameux coup de fouet "non non

40:23

non, il faut que je m'en sorte". Eet c'est la pire des choses à faire pour l'estime de soi.

40:28

J'ai arrêté seulement en 2019 quand en fait ça y est,

40:31

mon système nerveux autonome commençait à faire ses premiers signes de saturation.

40:36

Ca a commencé par la mémoire en 2017 vers la première,

40:40

et en fait ça n'a fait qu'empirer à ce niveau-là.

40:43

Et du coup ne faites jamais ça, ne vous infligez jamais ça,

40:46

parce que c'est d'une violence inouïe. On se rend pas compte le mal qu'on se fait,

40:51

on se rend pas compte, on se dit c'est pour avancer,

40:53

c'est pour avancer, c'est l'outil que j'ai trouvé.

40:55

En fait au bout d'un moment vous allez craquer quoi.

40:59

Moi j'ai pas craqué...

41:00

Du coup je te propose qu'on se fasse du bien, qu'en penses-tu?

41:02

Ouais. C'est ça, et totalement et je vous demande s'il vous plaît faites-vous du bien,

41:08

ne pratiquez pas ça, il y a des manières beaucoup plus saines.

41:11

Vous avez peut-être besoin comme moi d'accompagnement pour voir vos lignes de force,

41:15

et vous allez aussi avoir des crises de déréalisation,

41:18

pas du tout y croire parce que vos exigences sont hors norme.

41:21

Ca aussi, il faut arriver à apprendre à baisser ses exigences,

41:24

je sais c'est le plus dur.

41:25

Avoir des exigences réalistes peut-être ?

41:28

Réalistes ouais. Mais c'est super dur. Et puis essayer de voir en fait quel est le bon.

41:35

Parce que comme me demandait Delphine : qu'est-ce que m'apportent mes particularités ?

41:41

J'ai surtout compris quelque chose en fait, c'est là où ça a du sens et ça n'a pas de sens,

41:45

et c'est pour ça que je remercie encore une fois le TSA de voir,

41:48

enfin le côté spectre mais tout devrait être vu en spectre tout,

41:51

tout, tout, parce qu'en fait ça n'existe pas.

41:54

C'est pas un bouton on-off.

41:56

Ca n'existe pas à l'être parfait. On a forcément des difficultés,

42:00

des failles et des failles qui peuvent nous embêter plus,

42:04

à certains moments. Il faut en prendre compte, en considération,

42:08

aménager, et c'est le devoir commun de trouver des solutions soi-même,

42:12

mais des autres, de trouver comment soulager la personne qui vit une difficulté,

42:17

parce qu'en fait, elle a un élément d'indice, sans l'avoir totalement.

42:20

Par exemple, mon meilleur ami Sébastien, lui, en fait,

42:24

il a été... Là, pour une fois, ça a été fait... Heureusement que ça a été fait comme ça.

42:30

On a amplifié son diagnostic pour qu'il soit dysgraphique.

42:35

Mais heureusement qu'on l'a fait, parce que oui,

42:37

quand il prenait son temps à la fac de droit, il pouvait bien écrire,

42:40

ça lui demandait une concentration de malade, ça lui demandait de s'appliquer sur son écriture.

42:46

Et du coup de ralentir, là où on doit, on nous demande quand même d'avoir une certaine rigueur,

42:50

d'avoir une certaine vitesse en peu de temps, c'était pas possible,

42:54

il avait besoin. Alors comme on lui a dit à son diagnostic,

42:57

tu as des éléments dans la dysgraphie, tu n'as pas le degré suffisant pour la reconnaissance du

43:06

handicap et c'est terrible. Mais on va quand même le pousser parce qu'en fait,

43:10

tu as besoin de tes aménagements. Et surtout, il ne faut surtout pas dire ça,

43:13

que ça s'est passé comme ça. Mais en fait, ça s'est passé comme ça.

43:16

Et pour une fois, en fait, là, ça a été fait intelligemment et bien.

43:20

C'est-à-dire que...

43:21

Là, ce n'était pas le choix parce qu'à un moment donné,

43:23

il faut qu'il puisse quand même...

43:25

Il n'aurait pas eu ses aménagements sinon. Et il n'est pas seulement venu un touriste,

43:28

"oh, j'ai juste besoin de plus de temps" parce qu'en fait...

43:31

Non. Parce qu'il l'a utilisé en se concentrant, en fait.

43:33

Voilà, c'est trop dur, j'arrive pas à remplir les délais du...

43:39

Oh, une particularité, non, j'en ai pas, mais s'il vous plaît,

43:42

donnez-moi un tiers-temps. Non, c'est pas du tout sa démarche à lui,

43:45

c'est pas du tout la démarche aussi de beaucoup de personnes.

43:47

Mais il y a beaucoup d'autres personnes qui font la démarche inverse,

43:49

qu'on a commentées et que je qualifierais de pathétiques.

43:54

Parce qu'en fait, on se rend pas compte de l'impact que ça a dans ce monde-là.

43:57

Parce que ça donne la légitimité à ceux qui sont les plus réfractaires de nous donner un cadre de

44:03

plus en plus normatif, de plus en plus complexe et à nous pousser dans l'illégalité.

44:07

Et c'est agréable pour personne, ça donne du crédit à la bastos que je me suis pris en pleine tête.

44:13

Donc, il faut savoir aussi apprendre à se connaître,

44:17

apprendre à connaître ses failles. Et oui, du coup,

44:20

aussi, vous êtes tous dys, j'ai envie de dire, encore une fois,

44:26

à des degrés différents. Au bout d'un moment, je ne sais pas,

44:29

vous allez vous voir un petit peu plus nettes les couleurs,

44:33

vous allez vous voir un peu moins nettes les couleurs,

44:37

ça fait entre guillemets un dysfonctionnement, ça fait en tout cas un défaut,

44:42

ça fait une faille.

44:45

C'est vrai que finalement, avoir des lunettes, tout le monde le fait comme si c'était normal,

44:49

mais du coup, c'est une différence quand même.

44:51

Et voilà, et en fait aussi c'est important sur ce que je vais dire c'est que moi je...

44:58

Je me suis toujours considéré comme pas assez normal,

45:02

mais à la fois pas assez handicapé. En fait, j'ai réalisé à un moment donné où on nous demandait

45:12

d'appartenir à un monde, que moi je n'appartenais à aucun monde.

45:15

Oui, mais ça c'est le propre des troubles non visibles,

45:19

des troubles invisibles.

45:19

C'est ça. Et puis parce que, en fait, alors aussi,

45:22

je vais dire, quand je m'étais documenté, ça date,

45:27

il faut savoir que le plus haut niveau de dystonie,

45:29

vu qu'on touche les neurones les plus primaires,

45:33

les neurones gris, un dystonie très très sévère dans sa forme la plus absolue peut faire un AVC et mourir à n'importe quel

45:42

âge. C'est juste un cerveau qui disjoncte, une surcontraction,

45:46

je ne sais quoi. Moi, je suis le degré infime quelque part de ça.

45:51

C'est juste, voilà, l'écriture, j'ai des micro-tremblements,

45:53

mais je le vis bien. Et voilà, on ne le voit pas dans la vie de tous les jours.

45:58

Je marche, voilà, je parle. Oui, d'accord, des fois,

46:00

je bute dans mon langage. Oui, j'ai mes particularités,

46:05

mais au départ, mes particularités, on pouvait voir ça comme des manies.

46:09

Et en tout cas, c'est là dessus où j'ai réfléchi.

46:12

Je me suis dit, mais en fait, ça n'a pas de sens.

46:14

En fait, tout le monde a des défauts, tout le monde a des imperfections.

46:17

Et du coup tout le monde a des handicaps mais à des degrés plus ou moins.

46:22

La vue, voilà, c'est un handicap, c'est pas...

46:26

Bon pas de bol, t'as aussi des lunettes.

46:27

Voilà, c'est pas un handicap tel qu'on le, tel qu'on le définit dans les imageries encore une fois

46:35

vieille France. Mais en fait ça l'est. Et en fait vous vous rendez pas compte que vous avez des différences à la fois qui

46:43

sont hyper riches, parce qu'il y a cette volonté de normalité qui n'existe pas pour cette raison

46:49

qu'on est en train d'illustrer. Et aussi et aussi bah en fait vous,

46:57

encore une fois j'ai bien perdu le fil cette fois-ci.

46:59

En fait vous vous rendez pas compte que c'est hyper riche votre différence.

47:04

Et du fait que vous êtes en train de si ça ses trouve accabler quelqu'un,

47:10

et là, il faut vous faire soigner. Je le dis méchamment en rigolant,

47:14

mais sérieusement, avec empathie, il faut que vous alliez consulter,

47:18

parce qu'en fait, vous ne pouvez pas reprocher à quelqu'un une nature.

47:22

Et surtout, le pire, c'est que peut-être que vous l'avez à un degré que vous ne connaissez pas.

47:27

Peut-être que vous avez surcompensé et tout s'est bien goupillé pour vous,

47:30

tant mieux. En attendant ça ne vous donne pas le droit de vous apitoyer sur quelqu'un "ouais moi je l'ai fait donc les autres

47:37

doivent absolument le faire". Non non non non déjà,

47:39

sinon on serait tous pareil.

47:41

Oui ce serait un peu chiant.

47:43

Ce serait un peu chiant, mais on n'aurait pas tous les mêmes parcours de vie.

47:45

Et puis même si on raisonne purement en binaire,

47:48

en fait une espèce n'a aucun intérêt à ça.

47:51

Oui la diversité est quand même intéressante.

47:54

Par exemple avec tous pompiers, tous formatés pour pompiers.

47:56

Bah non parce qu'on a intérêt à avoir tous les panels de métiers qui existent.

47:59

Donc c'est pour ça que voilà, ça n'a pas de sens et du coup si

48:05

jamais vous êtes quelqu'un de toxique, malheureusement dans la plupart du temps vous serez lâche et

48:10

vous l'admettrez pas. Désolé d'être violent mais au bout d'un moment faut dire les choses.

48:16

Mais rendez-vous compte, essayez de prendre du recul.

48:18

Et le mal que vous infligez à quelqu'un, pourquoi en fait vous le faites,

48:22

pourquoi vous vous dites "t'es pas assez normal",

48:24

"tu rentres pas dans le moule" ou "t'as telle difficulté,

48:26

débrouille-toi pour la surcompenser, moi j'ai réussi à surcompenser telle difficulté",

48:31

mais est-ce que c'est normal en fait de penser comme ça ?

48:33

Est-ce que c'est normal même d'avoir dû surcompenser à ce point là ?

48:37

Alors oui il faut faire des efforts, oui mais c'est dans les deux sens.

48:41

C'est dans les deux sens. Encore une fois.

48:43

Le but c'est de faire société et de pouvoir évoluer de manière bienveillante.

48:48

Vous voyez, c'est pour cette raison que Delphine est mon amie.

48:51

C'est parce qu'en fait pour moi, c'est la condition.

48:55

Mais c'est indispensable de raisonner comme ça, c'est dans le monde dans lequel on vit,

49:01

dans les considérations, les belles considérations qu'on a faites pour comprendre tous ces handicaps et pour tout ce qu'on a

49:06

dit qui sont nos considérations à nous et qui à mon avis sont la réalité.

49:10

En fait, voilà, ça n'a pas de sens pour les plus toxiques de ce que vous faites.

49:16

Généralement, vous fuyez quelque chose qui est de votre passé ou vous avez vécu vos propres douleurs. douleurs.

49:21

Oui, c'est toujours des peurs.

49:23

C'est des peurs, c'est des douleurs, mais encore une fois,

49:25

ça ne vous donne pas le droit d'en infliger à d'autres.

49:27

C'est vrai.

49:28

Et des fois, vous ne vous rendez pas compte que vous ressemblez terriblement à votre victime.

49:34

Ou des fois, du coup, pour le raisonner à l'inverse,

49:37

c'est la victime qui est désemparée. Il peut y avoir du dégoût.

49:41

Je comprends parce que moi-même j'ai eu du dégoût.

49:43

Mais à se dire qu'on ressemble à notre bourreau,

49:45

que notre bourreau est une personne en détresse,

49:47

ça aussi on a du mal. Parce qu'on a l'impression de voir cette personne tout en noir,

49:51

et du coup qu'en fait si ça se trouve même pire,

49:56

ce que je vais vous dire, c'est une certaine version de vous-même qui n'a pas géré,

50:00

qui est plus avancée dans la vie ou à un moment T,

50:03

et qui là pète un câble à se défausser sur vous.

50:06

Mais encore une fois, on n'a pas à se défausser et à en faire pâtir les autres,

50:11

et à complexifier et à durcir plein de choses. Ce n'est pas normal,

50:15

ce n'est pas acceptable et c'est là-dessus qui va être,

50:18

à mon avis, le prochain grand enjeu de notre société.

50:21

Mais finalement, la grande force que tu as réussi à sortir de tout ça,

50:25

c'est une résilience phénoménale et une vision de la vie beaucoup plus ouverte,

50:36

n tout cas dans la pleine conscience de la diversité.

50:41

Ouais, enfin encore j'ai des progrès à faire parce que moi-même j'ai mes manies,

50:45

j'ai mes tocs et moi-même j'ai mes... comment dire?

50:49

Des biais.

50:49

J'ai mes biais, des gros biais, j'ai mes grosses zones d'exclusion ça peut arriver,

50:53

je ne suis pas parfait.

50:56

Personne n'est parfait.

50:57

Et je ne dis pas être le plus inclusif, je dis qu'il faut tendre vers ça,

51:02

essayer de comprendre l'individualité des gens et les encourager quand c'est vraiment leur âme,

51:07

quand c'est vraiment là-dedans, dans ce chemin-là.

51:10

Mais on a tous nos biais, comme tu dis, et moi, je l'assume.

51:13

Dans cette société où ce n'est pas politiquement correct de l'assumer,

51:17

moi, j'assumerais que malheureusement, j'essaie d'être une personne bien et la meilleure personne possible et la personne

51:24

la plus tolérante possible. Je ne l'ai pas toujours été,

51:26

encore une fois. Mais en fait, je fais l'effort.

51:31

Je me dis que c'est indispensable de faire cet effort.

51:33

Je ne l'ai pas fait par le passé et voilà j'ai pu avoir des propos blessants et être blessant

51:38

vis-à-vis des personnes. Je pense m'être excusé vis-à-vis notamment d'une personne où j'ai vraiment été plus que limite et

51:44

j'ai franchi la zone, je me suis excusé platement parce qu'il y a des choses qui ne se disent pas.

51:50

Non c'est pas pour ma défense, mais pour le contexte,

51:53

j'étais jeune et moi-même je me fuis, on va dire clairement la réalité.

51:57

Et puis quand le monde autour est agressif, bah des fois tu pètes un câble.

52:03

C'est pas pour m'excuser, hein.

52:06

Oui c'est juste pour contextualiser.

52:07

C'est pour contextualiser, et c'est surtout pour aider à comprendre des personnes qui pourraient commettre des impairs comme

52:11

j'ai commis.

52:12

En fait ça t'a augmenté ton empathie du coup, le fait d'avoir tout ça.

52:15

Ouais et puis de toute façon, en fait je te l'ai dit,

52:18

en fait quand t'es hypersensible tu peux la fuir toute ta vie.

52:21

Mais en fait t'es hyper empathique et ça te rattrapera.

52:24

Et quand tu prendras conscience du mal que t'as fait,

52:27

bah tu over culpabiliseras, tu voudras t'excuser tout le temps.

52:31

Tu le prendras, tu le ressortiras comme exemple.

52:35

Par le passé, pour me flageller, mais maintenant,

52:38

pour essayer aussi... C'est important, comme tu dis,

52:41

c'est toute la nature de ton podcast et tu sais que j'appréhendais au départ avant d'arriver.

52:46

C'est vrai. Mais ici, c'est une safe place.

52:50

Mais au-delà de ça, c'est aussi pouvoir apporter à des gens,

52:53

c'est-à-dire de par notre vécu. Si je peux le faire,

52:56

je serais en mode "waouh, waouh, waouh, qu'est-ce que j'ai fait?"

52:59

Excellent move, smart move de ouf, tout ce que tu veux.

53:04

Ballon d'or. Mais en fait ouais au delà de ça, c'est parce que je pense que en fait ça m'a appris que tout n'est pas blanc

53:14

ou noir. C'est dur parce que moi même j'ai été victime dans des,

53:17

je vous ai pas tout dit, des trucs très chaud.

53:21

Mais du coup tout était un spectre en fait.

53:23

Tout est un spectre. Et même les bourreaux en fait,

53:27

dans leur intolérance, souffrent d'une manière ou d'une autre.

53:30

Ouais c'est super dur et moi même je suis en mode "huuuun" quand je dis ça parce que bref.

53:35

C'est dur. C'est dur.

53:35

Mais c'est une réalité. C'est une réalité où parfois,

53:38

c'est une personne qui est désemparée qui ne comprend pas,

53:40

qui perd les pédales, qui perd pied. Et en fait là dessus oui,

53:44

c'est à votre bourreau de faire le premier pas, on est totalement d'accord,

53:47

vous n'avez pas à être conciliant vis-à-vis d'il ou elle ou si vous souhaiteriez ne plus être en contact avec cette personne

53:55

dans la mesure du possible ou de rien ne lui apporter vous avez le droit.

53:59

Vous avez aussi le droit et c'est tout à votre honneur.

54:04

Là j'ai ma haine qui est en train dans ma tête, qui est en train de dire "non",

54:08

mais on doit dire "chut" à notre haine. D'essayer de comprendre votre bourreau déjà ça va

54:13

énormément vous apporter, déjà de stratégies de positionnement par rapport à ce bourreau,

54:17

parce que tout n'est pas acceptable dans cette société,

54:19

du coup le comprendre..

54:21

Oui, on ne dit pas d'accepter, on dit de comprendre.

54:24

Oui mais dans le monde du travail ce que je veux dire,

54:28

c'est que t'es obligé d'accepter dans la hiérarchie.

54:31

Enfin, dans le milieu dans lequel j'étais, dans différents métiers que j'ai pu pratiquer.

54:36

Oui, à 26 ans, on peut pratiquer beaucoup de métiers.

54:38

Ouais. Des fois, tu te retrouves dans une situation d'impasse,

54:42

et on te l'impose. En fait, là où je dis "Tu vas jouer le jeu",

54:47

en fait, non, tu n'accepteras pas vraiment, pour la phrase encore très merveilleusement juste que

54:52

tu as dit. Mais ce que tu peux faire, tu peux faire le smart move,

54:55

contre pied, c'est de te dire "Ok, je vais jouer les cartes du jeu".

54:59

Si t'es joueur, si t'as pas envie de te barrer, si t'es pas parti d'ici là,

55:02

si t'es quelqu'un qui a envie parce que tu trouves ton intérêt,

55:06

ton compte à être tenace, te dire "ok je vais comprendre le bourreau",

55:09

pourquoi? Pour lui couper l'herbe sous le pied. C'est pas pour le pousser il ou elle à la faute

55:16

professionnellement parlant. Si vous le faites de manière intelligente,

55:20

ça pourrait se comprendre. Après attention à ne pas tomber vous même dans la bourreau attitude,

55:25

devenir vous même bourreau. Parce que oui des fois il y a des forces,

55:30

mais justement et c'est au-delà de ça, de ne pas vous prendre la force de plein fouet.

55:36

Parce que nous, nous arrive, les neurodivergents,

55:39

nous prendre la réalité de plein fouet, mais plutôt prendre le pas de recul.

55:43

Ca aussi, la psychothérapie ça m'a appris l'esprit de recul.

55:47

Et du coup vivre tout ça, ça a été un énorme bagage pour apprendre la prise de recul et faire un

55:54

pas de côté, essayer d'analyser, essayer de comprendre "ok,

55:57

je suis dans telle situation, c'est invivable mais qu'est-ce que la personne attend",

56:01

"comment en fait je pourrais être irréprochable"...

56:04

Soit vous trouvez et dans ce cas-là en fait vous pouvez faire un truc intelligent,

56:08

c'est de couper l'herbe sous le pied comme je dis,

56:10

c'est-à-dire faire exactement ce que vous devez faire et l'avoir suranticipé ou en tout cas avoir fait tout bien comme il

56:15

fallait, comme ça vous êtes irréprochable et du coup ça vous soulagera et vous aurez compris des choses et du coup vous

56:21

aurez grandi. Ou alors vous fuyez, vous partez, vous vous taillez,

56:24

vous vous barrez, vous faites l'autruche, l'impasse,

56:27

vous n'écoutez pas, blablabla ça vous survole, mais préservez-vous dans ce cas-là,

56:31

préservez-vous, et il y a toujours des moyens d'action même dans la résilience.

56:35

J'ai été résilient mais comme je l'ai dit, j'ai appris à comprendre mon bourreau pour trouver mes

56:39

interlocuteurs, pour trouver mes forces mes lignes de force,

56:43

et me faire entendre et trouver une solution qui m'a plus ou moins convenu à certains instants T.

56:52

Eh bien, écoute, mon cher Léo, puisque nous avons déjà donné cette merveilleuse recommandation de Memento pour illustrer

56:59

un peu le TDAH et cette mémoire.

57:01

De Christopher Nolan, si je ne dis pas de bêtise.

57:02

Je crois effectivement que c'est Christopher Nolan,

57:05

il me semble. Je te propose qu'à la place, pour finir ce podcast,

57:08

que tu nous proposes un petit message. Si tu devais brièvement dire à quelqu'un qui découvre son

57:18

diagnostic de TDAH aujourd'hui, qu'est-ce que tu lui dirais brièvement,

57:22

pour quelqu'un?

57:24

Je lui dirais : "ça va?". J'aime bien désamorcer avec l'humour.

57:29

Non mais parce que derrière le "ça va" comment je l'utilise en fait,

57:32

il y a tout le truc de, si tu veux en parler, par rapport à tout ce je vous ai confié des sombres passages d'arc de moi-même et

57:39

de mon fonctionnement. C'est-à-dire aussi déjà tu désamorces par l'humour,

57:44

du coup oui, sur-empathie, si, je le comprends pour l'avoir vécu.

57:47

Et en plus l'hypersensibilité m'aide, j'ai une très bonne écoute donc j'arrive facilement à mettre

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(si je fais pas une bourde), les gens à l'aise et leur montrer que voilà je suis là et je peux

58:00

écouter. Et je dirais j'essaierais d'écouter, et si je sens que la personne se fait du mal,

58:07

lui dire voilà, c'est surtout ça le message, "ne te fais pas du mal,

58:11

ne te fais pas du mal et comprends que la vie est une immense palette de DJ".

58:15

Tu ne peux pas mettre le curseur à fond, à fond,

58:18

à fond et je dois encore me le dire aujourd'hui,

58:21

ça vaut aussi pour moi et je n'ai pas, je donne cet outil que j'utilise encore et que j'ai sur

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besoin d'utiliser. Là-dessus on est dans le même combat,

58:31

je ne suis pas beaucoup plus loin sur la ligne de départ.

58:33

Mais en fait de se dire ouais, ne te fais pas du mal,

58:39

ne te fait pas du mal et oui, tu ne mets pas les curseurs à fond.

58:45

En fait c'est pas ça à la vie. Ca peut être très ponctuellement à fond,

58:49

très ponctuellement te suradapter, très ponctuellement te donner à fond dans ton job ou dans une

58:55

passion. Mais si c'est tout le temps les curseurs à 100,

58:58

tu vas craquer, tu vas t'effondrer, tu vas faire un burn out,

59:02

il va y avoir plein de conséquences qui sont néfastes,

59:04

tu vas exploser ton système nerveux autonome. Ne fais jamais ça,

59:07

tu vas te rejeter, donc encore une fois ne fais pas ça.

59:11

Et ouais du coup essaie de comprendre ça, essaie de visualiser ça,

59:14

moi ça m'a aidé de visualiser ouais platine de DJ.

59:17

Tu peux essayer de visualiser toi dans un cercle parmi les autres,

59:22

à quel moment tu dois t'éloigner pour te privilégier pour l'image mentale,

59:26

ah je me privilégie, ah je me donne à fond là dedans.

59:28

Ou à quel moment je dois mettre de l'eau dans mon vin,

59:33

je dois un peu ravaler mon enthousiasme pour correspondre au groupe,

59:40

pour être là où je suis attendu, pour être là où j'ai envie d'être aussi.

59:43

Parce que les hyper-individualistes, ceux qui se disent « ouais,

59:46

je me suis fait à moi-même », non, ce n'est pas des gens heureux.

59:49

Spoiler, ce n'est pas des gens heureux. En fait,

59:50

l'être humain, parce qu'encore une fois, on va raisonner en binaire,

59:53

j'aime bien raisonner en binaire, l'être humain dans sa phase la plus reptilienne,

59:57

dans le cerveau le plus reculé. Il a besoin de soi pour exister,

1:00:02

pour la vie. Jusqu'à là, ok, individualisme. Mais il a aussi besoin des autres pour survivre.

1:00:08

Collectivisme. Et d'où la peur du rejet, d'où la peur de se faire exclure.

1:00:13

Parce que quand t'étais à l'âge primitif, quand tu te faisais exclure,

1:00:17

bah t'étais mort. Tu pouvais pas survivre tout seul.

1:00:20

Donc on vit vraiment, c'est pas de moi, c'est des grands sociologues,

1:00:26

psychologues qui l'ont dit.

1:00:26

Toi, tu dois savoir, alors, c'est "l'homme est un animal social",

1:00:29

qui c'est qui l'a dit ça? Je ne me souviens plus.

1:00:30

Tu l'as dit toi-même, vous l'avez dit vous-même.

1:00:33

Oui.

1:00:34

L'homme est...

1:00:35

Et j'ai oublié.

1:00:35

Du coup, je ne fais que redire ton podcast. Et justement,

1:00:38

on va reprendre la grande lignée des premiers philosophes.

1:00:42

Tu as Socrate au départ, mais Socrate a-t-il réellement existé?

1:00:45

Ça, c'est de la méta. Il n'y a pas de preuves. Platon a réellement existé parce que Platon a écrit,

1:00:51

du moins a mis en scène Socrate. Et on le voit, on a vraiment des écrits,

1:00:55

le livre La République de Platon existe vraiment,

1:00:59

il y a plein de livres comme ça qui existent vraiment.

1:01:01

Socrate, vu que c'était quelqu'un qui dans la tradition grecque ancienne diffusait son savoir à

1:01:06

l'oral, et l'écrit était très mal vu, on ne sait pas s'il a vraiment existé.

1:01:11

Mais toujours est-il qu'on l'appelle le père de la philosophie,

1:01:14

ça serait la première personne qui aurait inventé la philosophie et qui l'aurait inventée,

1:01:19

je suis obligé de le dire cette phrase a été tellement révélatrice pour tous les hyper

1:01:22

individualistes, "je sais que je ne sais rien". J'ai aussi quelqu'un qui m'a énormément inspiré

1:01:29

dans ma vie, que j'ai eu la chance de rencontrer en Irlande pendant un mois et demi,

1:01:35

qui s'appelle Charlie. Coucou Charlie ! Il comprendra pas,

1:01:38

parce qu'il comprend très bien le français mais il était irlandais,

1:01:42

il parlait très bien l'anglais. Donc "je sais que je ne sais rien",

1:01:46

ça c'est Socrate. Et Charlie te dira "tu es personne".

1:01:49

Ce n'est pas condescendant de dire ça, il dit que lui-même est personne,

1:01:53

tout le monde est personne. En fait le but de dire "je suis personne",

1:01:57

"je ne sais rien", "je ne fais rien", en fait, c'est du relativisme complet,

1:02:03

mais c'est aussi de remettre ton petit ego à l'échelle du monde.

1:02:08

Te rappeler que sans les autres, tu n'es rien et tu n'es même pas heureux.

1:02:14

Essaie, vas-y, essaie, vas-y fais le, emprunte...

1:02:18

T'es un hyper individualiste bon, je vais pas te provoquer,

1:02:21

mais il y a plein de mots d'oiseaux qui, hyper arrogants,

1:02:24

enfin bref, je ne te jugerai pas, même si j'ai très envie.

1:02:28

Vas-y fonce sur ton chemin tu sais, tout tu te suffis,

1:02:34

t'es tout seul, tu vis ton monde, vas-y, vas-y, parfaitement.

1:02:37

Dis-moi à la fin de ta vie si t'es vraiment heureux,

1:02:40

et continue de te mentir jusqu'au bout si t'as envie,

1:02:42

mais non, tu vas comprendre par toi-même. Soit tu auras enfin le courage de l'admettre et que tu as

1:02:48

besoin des autres, parce qu'on a tous besoin des autres.

1:02:50

On n'est pas dans l'hyperdépendance des autres, parce que ça aussi,

1:02:53

c'est mauvais. Encore une fois, on a besoin d'équilibre.

1:02:56

Tu auras forcément besoin des autres à un instant T.

1:02:59

Donc, c'est aussi le but de cette phrase, c'est dans une phase d'hyper...

1:03:06

Déjà, quand tu prends le Tao, qui est chinois, qui est une philosophie chinoise très ancienne,

1:03:12

qui est très intéressante, qui est vachement ancrée là-dessus,

1:03:15

en fait ça te dépersonnalise c'est vrai, mais en fait le côté intéressant de tout ça c'est de te

1:03:21

faire relativiser. C'est de te faire relativiser que même le concept d'existence on y attache

1:03:26

énormément d'importance, et on peut en faire des belles choses,

1:03:30

des belles valeurs, parce qu'on a des belles individualités,

1:03:32

on a des belles richesses. Mais pour tout ce qui est le côté stress,

1:03:36

overstimulation, est-ce que je vais être à la hauteur,

1:03:43

"tu n'es personne", "tu ne fais rien", qu'est-ce que ça veut dire?

1:03:45

Ca veut dire que c'est pas grave si tu vas te planter,

1:03:48

c'est pas... En fait je cherche pas à révolutionner le monde,

1:03:53

et pourtant c'est dur ce que je dis, parce que moi-même j'ai du mal,

1:03:56

je cherche pas à forcément apporter quelque chose aux autres.

1:04:00

Juste sois toi-même, en étant toi-même tu vas trouver ton propre chemin.

1:04:05

Le but de ça aussi c'est la mort de soi pour trouver en fait qui on est vraiment,

1:04:09

et qui est en fait notre ligne de force qui nous compose.

1:04:12

Vraiment notre identité, pas l'image qu'on pense être,

1:04:15

mais qui on est vraiment. Et tu vas apporter par toi-même tout seul comme un grand des choses,

1:04:23

et tu vas avoir des interactions très sympas, et tu vas être beaucoup plus indulgent et tolérant

1:04:29

vis-à-vis de toi-même. Et pour poursuivre sur toutes ces belles phrases,

1:04:32

parce que je suis généreux et j'ai envie de confier ça.

1:04:35

Donc "t'es personne", "tu ne fais rien" à méditer.

1:04:39

Autre chose à méditer, qui est une phrase qui vient de mon premier prof d'improvisation théâtrale qui s'appelle Yoann Petit

1:04:45

à la Frette sur Seine, et que je salue, et que j'embrasse,

1:04:48

et merci pour tout ce que tu m'as apporté Yoann.

1:04:50

Tu m'as apporté notamment Yoann une sacrée leçon de vie,

1:04:53

une grosse leçon de vie qui restera gravée dans ma mémoire autant que "je ne suis personne",

1:04:57

"je ne fais rien" et "je sais que je ne sais rien",

1:04:59

c'est : en chaque être humain, en chaque personne,

1:05:07

en toi Delphine, en moi Léo, en fait, il y a trois personnes.

1:05:11

Il y a trois moi Léo, il y a trois individualités,

1:05:14

il y a trois Delphine. Il y a le moi, le premier moi,

1:05:19

donc le moi Léo, tel que je me vois, tel que je me considère par rapport à mon champ de vision,

1:05:24

tel que par rapport à mon intériorité. Il y a le Léo,

1:05:29

parce que j'ai pris mon exemple de moi, tel que Delphine le voit,

1:05:32

tel que les autres le voient, du coup ça c'est on considère la personne extérieure,

1:05:37

la personne visée. Mais au final vu qu'il y a autant de points de vue que d'êtres humains.

1:05:42

Et ça, vous le comprenez en lisant un petit peu la philosophie.

1:05:47

Alors, elle est dure. Il y en a plein qui vont me détester pour cette recommandation,

1:05:51

mais Adler, la psychologie du courage, qui a été retraduit et vulgarisé,

1:05:55

je ne la prends pas sur son acception la plus entière.

1:06:00

Je vais vous expliquer ça d'un point de vue… En fait,

1:06:04

c'est là-dessus où j'ai compris qu'on avait chacun nos champs de vision,

1:06:07

nos points de vue. Et en fait du coup pour cette personne là telle que je suis,

1:06:11

telle que les personnes me voient, cette personne là en fait elle existe,

1:06:16

elle est dupliquée par le nombre de personnes qui existent et qui ont conscience de vous.

1:06:19

Et au final il reste la personne finale, donc le Léo que je suis vraiment,

1:06:25

qui est en fait une addition de tout ça et qui a encore une fois une palette de DJ,

1:06:29

un peu plus ci, un peu plus ça. Et du coup c'est pour ça que je n'aime pas forcément me présenter

1:06:36

ou expliquer qui je suis. Parce que en fait, quelque part,

1:06:40

c'est ma vision de moi-même et ça me regarde. Après,

1:06:43

des fois, c'est bien de le faire et des fois, on le fait avec générosité,

1:06:45

mais c'est totalement paradoxal parce que c'est qu'une vision.

1:06:48

Et les gens qui se disent « Ah ouais, mais il n'est pas comme ça.

1:06:50

Ah ouais, il est comme ci, il est comme ça. » En fait,

1:06:53

c'est votre point de vue. C'est tel que vous voyez la personne.

1:06:55

Mais qui est-elle réellement? Elle va se voir d'un point de vue,

1:07:00

mais est-ce que c'est le bon? Est-ce que c'est la seule?

1:07:02

En réalité, si on le faisait en mathématiques, ça ferait Léo,

1:07:06

indice Léo (vision de Léo), plus la somme de tous les Léo indice i,

1:07:12

avec i allant de un individu à tous les individus de la Terre qui voient Léo.

1:07:17

Du coup vu qu'on est 8 milliards apparemment.

1:07:19

Ca fait beaucoup de...

1:07:19

Ca fait 8 milliards de Léo en un Léo.

1:07:23

En un Léo.

1:07:24

Et au final il y a un Léo qui a 8 milliards, il y a un Léo qui est son Léo,

1:07:29

et il y a le mixte.

1:07:32

Il y a le mixte des deux.

1:07:33

Il y a l'entre deux. Et pour finir, oui, parce qu'on n'a pas répondu à la question que tu as

1:07:36

traitée avec Reda, je crois. Du coup, il y a Socrate qui dit "je sais que je ne sais rien".

1:07:40

Il y a du coup Platon, son disciple, ou Platon qui a existé tout seul,

1:07:46

ça on ne le sait pas, qui a parlé de l'homme comme animal politique.

1:07:50

Et t'as Aristote, le disciple de Platon qui a beaucoup,

1:07:55

et qui a été très intéressant quand on creuse parce qu'il a beaucoup contredit.

1:07:59

J'ai pas beaucoup creusé, je vous récite des cours de théorie du droit que j'ai eus de par mon

1:08:04

master, qui était très bien. Et t'as Aristote à la fin qui va dire que l'homme est un animal social. Et! social. Et! !

1:08:11

"L'homme est un loup pour l'homme" aussi.

1:08:13

Non.

1:08:15

Ca c'est Hobbes, si je dis pas de bêtises.

1:08:16

Et là on fait de l'histoire des idées politiques.

1:08:20

Hobbes serait, au final, un plagieur qui écrit très bien,

1:08:26

qui a une pédagogie, une didactique, une manière d'expliquer les choses.

1:08:30

Mais "l'homme est un loup pour l'homme" et le Léviathan seraient les idées d'un autre livre paru

1:08:37

quelques années avant, par un autre théoricien anglais passé totalement sous les radars.

1:08:43

Incroyable.

1:08:43

Et t'as plusieurs théoriciens, au final, quand on fait de l'histoire des idées politiques,

1:08:47

qui sont dans ce cas-là. Et voilà.

1:08:51

Et bah écoute mon cher Léo, c'est là qu'on voit qu'on a fait un podcast sur le TDAH car nous arrivons presque à deux heures

1:08:59

de podcast.

1:08:59

Et bah désolé j'ai pas fait exprès.

1:09:03

Mais non ! Il faut pas s'excuser ! Justement c'est tout l'intérêt de ce podcast,

1:09:06

c'est de pouvoir ouvrir la parole à toutes les différences et toutes les particularités.

1:09:10

Et merci Léo pour ta gentillesse et ton explication large.

1:09:16

Surtout qu'en plus on avait plein de sujets à traiter,

1:09:18

donc il a fallu plus de temps, c'est normal. Et je vous remercie beaucoup aussi à toutes et tous,

1:09:24

car c'était le dernier épisode de la saison, donc merci Léo d'avoir été notre invité de luxe.

1:09:29

De luxe en plus. Mais non, ils sont tous luxueux.

1:09:33

J'ai envie d'avoir un autographe de Reda, d'Aurélie,

1:09:36

tu vois, de Vincent... Mais Vincent il suffit que j'aille le voir et que je lui demande,

1:09:40

donc ça c'est pas très compliqué à faire. Non, non,

1:09:43

non, mais vraiment il y a beaucoup, parce que du coup oui je me suis mis une pression encore une

1:09:48

fois, je me suis dit mais putain je ne connais pas les définitions,

1:09:51

les termes, je vais être très approximatif dans tout ce que je vais dire...

1:09:52

Mais du coup tu es toi.

1:09:53

Mais je suis moi.

1:09:54

Toi une somme infinie de toi.

1:09:56

Plus une somme infinie de moi. Comme vous êtes la somme à infini,

1:09:58

parce que ce qui a lieu pour moi vaut pour vous aussi,

1:10:00

et c'est ça qui est génial avec ce concept là. Et encore une fois j'ai perdu le fil.

1:10:06

Mais du coup j'ai écouté 80% je crois des podcasts,

1:10:11

et ça permet aussi de faire le tri. Parce que du coup pour mes cycles de déprime par rapport à la

1:10:16

bipolarité, de se dire les phases de down, les phases de up,

1:10:20

ah non j'ai pas ça, allez hop c'est bon, je n'ai pas cette particularité là.

1:10:24

Par contre pour la dysphasie, c'est-à-dire, ouais à l'époque j'ai dit que j'avais pas mais

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peut-être, la dysrhythmie ouais, ouais, du coup conséquence de la dyspraxie oui c'est bon,

1:10:34

voilà, plus le fait que j'entends pas les paroles quand il y a des musiques,

1:10:39

ou très mal, j'entends plutôt une mélodie que des paroles...

1:10:42

C'est à ça que sert ce podcast justement.

1:10:44

Je donne beaucoup plus d'importance à la musique,

1:10:47

ce que ça me fait ressentir que les paroles. N'en déplaise à tous les fans de rap qui me disent "le

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texte, le texte", je leur dirai "un jour le texte,

1:10:55

mais c'est pas ce que j'entends".

1:10:56

Et oui, chaque personne justement est différente,

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une somme infinie de soi-même on a dit.

1:11:00

Exactement, encore une fois.

1:11:08

Merci d'avoir écouté Voix Plurielles. Comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.

1:11:11

C'était Delphine et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

1:11:15

une autre façon de voir le monde.

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