Rightbrain, la revue inclusive qui emploie des personnes autistes - Oscar TESSONNEAU
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Rightbrain, la revue inclusive qui emploie des personnes autistes - Oscar TESSONNEAU

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Episode description

C’est la rentrée et Voix Plurielles revient ! Aujourd’hui, on reçoit Oscar qui vient nous parler de son projet inclusif et bienveillant ; un magazine qui n’emploie que des journalistes autistes.

Invité : Oscar TESSONEAU https://www.instagram.com/right_brain_media_/

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Bonjour et bienvenue sur Voix Plurielles. Je m'appelle Delphine et ici,

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on parle avec empathie de vies différentes pour une même humanité.

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Aujourd'hui, je reçois Oscar.

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Bonjour.

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Et on va parler ensemble de Right Brain. Vous vous demandez probablement ce que c'est,

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ne vous inquiétez pas, ceci est un teaser. Et je vous propose que déjà on essaye de comprendre un

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petit peu qui tu es, Oscar.

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Bonjour, je m'appelle Oscar, j'ai 28 ans, je suis directeur d'un hebdomadaire.

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Donc déjà, qu'est-ce que ça représente? C'est une publication d'actualité.

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Donc on est une publication de 22 pages qui a 6 rubriques,

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donc c'est des rubriques classiques dans celles qu'on peut trouver quand vous achetez Marianne,

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Valeurs Actuelles, Libération ou que sais-je encore,

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avec des pages politiques, des pages diplomatiques,

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économiques ou culturelles. Bref le but au journal il est clair,

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c'est d'informer, mais cette production d'infos elle se fait de manière un petit peu différente par des personnes qui sont

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porteuses de ce qu'on appelle un trouble du neurodéveloppement.

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Donc c'est des troubles autistiques qu'on s'est vu diagnostiquer relativement jeunes,

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que ça soit sur les personnes qui travaillent sur nos réseaux sociaux,

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sur la partie vidéo et également sur ce qu'on va appeler le magazine print et le web qui est un outil pour faire des actualités

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chaudes. En fait, aujourd'hui, un journal, il se divise vraiment en trois grandes parties.

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La majorité du flux va passer via le nombre d'abonnés qu'on va avoir sur la plateforme en ligne.

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Donc on est un journal payant, moi j'y tiens énormément,

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d'ailleurs je suis en forte opposition contre les personnes porteuses du trouble,

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je pense à William Ancure ou d'autres, qui sont dans un refus total de vouloir travailler sur la

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condition des personnes. En fait, il n'y a aucun document qui atteste concrètement qu'ils ont

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commencé à mener ce travail. Il y a le même problème à Cléotiste ou à d'autres associations qui travaillent un petit peu

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sur le trou du neurodéveloppement. On manifeste,

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on conteste, mais derrière, il n'y a pas de résultat.

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C'est comme si t'étais agricultrice, tu dis j'achète un champ pour élever des vaches ou me reconvertir en bio ou qui sais-je encore,

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mais que sur tes hectares t'avais aucune productivité mais tu te plaignais tout le temps de la

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saison, du changement climatique bref... Et en fait le fait d'être totalement payant ça nous permet

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ça, ça nous permet de toujours avoir la main financière qui va tout de suite nous permettent

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d'agir. Et moi-même, je me situe en conflit avec Karakan,

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William Moncure et d'autres personnes qui ne sont pas dans cet objectif de travailler sur la

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condition professionnelle. Parce que, comme je le dis,

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aujourd'hui, sur leur réseau ou dans leurs interactions,

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ils ne s'expriment pas sur la situation des personnes qui sont en recherche de cartes ou en

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recherche d'intermittence.

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Donc quand on dit en recherche de cartes, je précise juste pour nos auditeurs et nos auditrices,

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c'est dans la carte pour le journalisme.

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C'est la carte de presse, effectivement, puisque dans une rédaction,

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aujourd'hui, on a deux grands statuts. On a des personnes qui sont intermittentes du spectacle,

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qui travaillent surtout sur la partie vidéo, donc qui vont faire du montage,

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qui vont travailler sur des films. Et étant donné qu'ils sont plutôt dans une perspective de

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production artistique, leur but c'est d'avoir les fameuses 507 heures qui leur permettent de

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renouveler leur statut d'intermittent. Là c'est pas le cas,

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effectivement t'as bien fait de me reprendre, on est sur des profils (et toute la difficulté elle

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est là), c'est des profils qui ont besoin de faire un ensemble de piges pour ensuite présenter un dossier à la commission

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de la carte qui va leur permettre, via un calcul,

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de pouvoir être journaliste. Donc ça, c'est le premier point.

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Et donc la législation, elle est relativement claire sur ça,

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puisqu'il y a une loi de 91 qui va énoncer quelque chose de relativement simple.

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C'est l'obligation d'avoir une relation employeur-employé.

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Donc en fait, il y a une relation de subordination qui fait que certains contrats ne peuvent pas être acceptés dans la presse

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aujourd'hui. Et heureusement d'ailleurs, je vais donner un exemple assez clair,

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c'est un peu technique, mais je pense que c'est important qu'on rentre dans le vif du sujet sur ça.

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Quand en 2017, Emmanuel Macron décide de supprimer un ensemble de charges sur le régime des

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indépendants, ce qu'on appelle le RSI, l'industrie de la presse s'oppose à ça.

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Et elle a très bien fait, parce que ça fait des années qu'elle est opposée à toutes les formes de précarité absolument dures

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qu'on voit aujourd'hui dans plein de secteurs d'activité sur le marché de l'emploi.

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C'est les fameux travailleurs freelance et autres directeurs de SASU qui sont des

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auto-entrepreneurs. Et la presse, c'est vraiment un sport d'équipe.

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Moi, j'ai ce statut-là et je vois à quel point il est compliqué à garder ce statut-là.

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Et puis même nos relations humaines n'ont jamais été construites dans un monde du travail.

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On est autant isolé à devoir être relativement seul dans l'obtention de ce chiffre d'affaires.

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Et c'est pour ça que je me dis en colère qu'Arakan et d'autres personnes,

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c'est qu'aujourd'hui, leur lutte antivalidiste, dans les médias,

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je ne vous montrerai pas sur d'autres industries,

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parce que ces personnes-là ont été formées en école de journalisme,

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que ce soit Sciences Po, SELSA ou d'autres, n'ont pas sollicité,

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à ma connaissance, les organisations de journalistes,

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que ce soit le SNJ, la SNJ CGT ou la CDT ou d'autres pour commencer à faire ce travail pour que notre statut de travailleur

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freelance qui est un statut de travailleur handicapé indépendant nous sommes aidés par l'AGFIP donc là c'est pareil c'est toujours

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un peu technique on peut entreprendre dans la presse.

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Donc l'AGFIP c'est justement...

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L'association, on va expliquer aussi ce que c'est,

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c'est une association qui a été créée pour favoriser l'inclusion des personnes handicapées vers l'emploi. l'emploi.

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Voilà.

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Donc ce qu'il se passe c'est que tous les ans l'URSSAF récupère une amende payée par les entreprises de plus de 20 salariés

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qui ne sont pas aux 6 % qui va être ensuite transmise à ce fond qui ne finance quasiment plus

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aujourd'hui que de la formation, enfin plus de formation pardon,

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et que de l'insertion professionnelle. Et donc en tant que travailleur indépendant quand on arrive

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à justifier, moi je les ai eus, 7500 euros de facture d'investissement dans notre entreprise,

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un tiers est pris en charge par l'AGFIP. Mais en fait,

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c'est une trappe à précarité parce que c'est une incitation à devenir travailleur indépendant avec toutes les difficultés

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que ça implique quand on est actif. Et notamment sur la question du cumul avec l'AAH,

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puisque les 1048 euros d'AAH peuvent être cumulés avec ce statut de travailleur indépendant contre

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lequel la presse, et je le rappelle, heureusement qu'elle l'a fait,

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s'est toujours opposé. Et donc on arrive au cœur du problème,

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c'est-à-dire que s'il y a une faible mobilisation technique avec les syndicats d'éditeurs,

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qui sont les syndicats patronaux, je pense au SPEM,

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le syndicat de la presse des éditeurs magazines,

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le SPIE dont je suis membre qui va surtout accompagner des médias plus indépendants,

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je pense à Blast, à Mediapart ou d'autres qui sont titulaires de l'agrément,

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alors là c'est pareil je pense que c'est important de définir ce que c'est un agrément d'information politique et générale

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qui va donner accès à certaines aides du ministère de la culture.

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Donc là il y a une aide qui a rouvert ce mois-ci d'aide au développement numérique d'un fond stratégique qui s'appelle le

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FSDP en fait qui permet à des médias d'avoir une aide du ministère de la Culture pour comprendre les codes et les mécanismes

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des métiers du numérique, celui de développeurs qui est devenu indispensable aujourd'hui dans la profession de journaliste

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quand on veut avoir des articles référencés sur internet,

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puisque les gens n'achètent plus la presse papier ce qui est c'est très dommageable et s'informent via Google News ou via

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Internet. Et donc, je vais peut-être faire un lien avec le handicap aussi tout à l'heure sur ça,

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mais on est face à des métiers qui doivent avoir une excellente connaissance des métiers du numérique et en fait on touche

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au cœur du problème.

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C'est un peu touche à tout finalement.

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Alors non, pas du tout, c'est tout le contraire. En fait nous ce qu'on défend là ça fait 10 minutes que je ne te parle quasiment

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que de l'industrie des médias, je m'oppose littéralement à toute personne qui va parler de l'autisme au travail puisque

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voilà, je ne vais peut-être pas préciser mais tous nos rédacteurs sont porteurs de ce handicap

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cognitif, et qui vont faire des gigantesques événements.

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C'est comme ça qu'on fonctionne aujourd'hui, où on va recevoir 30 à 40 secteurs sans avoir aucune expertise sur l'autisme dans

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les transports, l'autisme dans l'armée. Moi, je ne me prononcerai que sur l'autisme dans les médias et dans l'industrie de

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l'audiovisuel. Peut-être un petit peu sur des questions qui sont proches,

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l'intermittence et la musique, par exemple, mais jamais il ne me viendrait à l'esprit de me prononcer sur un secteur que

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je ne connais pas. Or là, c'est le contraire aujourd'hui.

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On a des gens qui présentent l'autisme comme une spécificité,

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mais qui ne le présentent pas, parce que c'est masculin,

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comme une spécificité à chaque métier. Donc en gros,

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l'autisme exige, mais l'autisme dans la logistique,

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l'autisme dans l'informatique, il est rarement présenté.

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Je suis scandalisé par ce que fait une personne comme Hugo Duval par exemple aujourd'hui qui va organiser des événements

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avec 45-50 partenaires qui viennent de secteurs totalement différents mais lui n'a pas vraiment

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d'expertise sur ça. La personne dont je parle c'est l'un des principaux interlocuteurs des conseillers emploi du ministère

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du handicap et du délégué interministériel à la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement qui s'appelle Etienne

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Pot et du ministère Terre de Solidarité qui travaille un petit peu sur ces questions d'autisme et

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d'emploi, mais en fait c'est des gens qui font beaucoup d'événements mais qui n'ont pas cette

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expertise technique, c'est-à-dire qu'eux-mêmes, si tu les mets en fait avec cet autisme dans une activité qui doit être lucrative

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comme la mienne je ne sais même pas s'ils seront performants et si en fait ils arriveront à établir un business plan assez

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solide. Et donc là je suis un peu parti dans tous les sens mais je pense que c'était important de le faire moi je travaille

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vraiment sur cette question du handicap cognitif dans les médias.

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C'est à dire du point de vue de je travaille avec des personnes qui ont un TSA et qui sont

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rédacteurs du journal.

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Voilà, même plutôt qui s'orientent vers les métiers de l'audiovisuel.

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Le but c'est donc de savoir en fait interagir avec elles et eux qui travaillent et d'avoir une organisation du travail qui

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soit adaptée à leurs troubles.

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C'est ça. Et c'est ce que je disais. Et aujourd'hui,

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heureusement, la définition du statut d'un actif passe par un immense travail avec les organisations professionnelles qui

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m'occupent aussi énormément puisque j'essaye, même si j'ai pas beaucoup de retours de m'investir

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dans mon syndicat d'éditeur. Donc moi je viens du monde politique et du monde syndical j'ai fait un choix entre le militantisme

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politique et la presse assez tard, donc en 2023 quand j'ai terminé mes études je passais beaucoup

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de temps au parti socialiste, donc ce qu'on appelait le MJS à l'époque,

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ça existe toujours ça s'appelle les JS, j'étais à l'époque c'est un système de motion qui existe

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encore, ils sont le jour où on enregistre ce podcast,

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d'ailleurs on vote, signataire des textes que déposait Olivier Faure,

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et un jour j'arrive à Libération, en journée d'observation,

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ce qu'on appelle les duoD, et... Et ma maître de stage me dit,

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alors j'étais pas au service politique, et heureusement d'ailleurs,

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ils me montrent des photos de moi en train de militer,

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en train de tracter. Ils me disent vraiment fais gaffe à ça,

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tu vas te cramer partout si on le sait. Nous on est sympa,

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on va être indulgents avec toi sur ça, mais vraiment fais très attention.

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Mais comment ils ont eu ces photos?

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Parce que, comme tous les journaux, et en partie,

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Libé et un peu le journal du PS ils m'ont vu en photo avec des élus tout simplement.

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Et donc je les remercie en fait d'avoir fait ça et donc j'ai gardé en tout cas cette volonté de vouloir agir sur la norme

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quand j'ai monté ma société. Et surtout ce qui était formidable c'est qu'il y avait des choses à faire avec cette chose

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relativement simple où déjà quand on est actif en situation de handicap c'est une question qui est

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souvent posée, c'est en fait quels sont nos statuts.

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Et je pense que c'est le coeur du problème ça revient ce que je disais tout à l'heure et ce que je critique d'ailleurs aujourd'hui dans

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le milieu du handicap et l'autisme et de l'emploi,

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c'est qu'on a très peu de techniciens, en fait. On a très,

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très peu de gens qui font avancer trois types de statuts.

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Donc, c'est des allocataires de l'AAH qui n'ont pas d'emploi.

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On va en inclure quatre. Donc, c'est des personnes qui ont été reconnues à 80 % par leur MDPH,

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qui vivent avec ces 1048 euros et qui, s'ils sont locataires,

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ont la CAF en plus. Ce qui fait qu'ils ont 1200-1300.

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Par mois. Ensuite, parmi ces personnes-là, on en parlait au téléphone...

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Enfin, en réalité, pas exactement, parce que la CAF,

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ce n'est que pour la partie logement.

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Oui, c'est les APL, Oui, t'as les APL, effectivement,

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t'as raison. Et on a les personnes qui, comme moi,

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ont été orientées en établissement d'insertion par le travail.

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Donc, c'est des personnes qui sont à 80%. Donc, leur dossier est passé en reconnu et éligible été l'AAH éligible à éligible

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et également éligible aux établissements d'insertion par le travail.

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Donc c'est des établissements où les personnes ne dépendent pas du droit du travail.

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Là, depuis 2023, elles ont la possibilité de se syndiquer.

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Et elles dépendent du Code de l'action sociale des familles.

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Donc elles ont un statut d'usager et n'ont pas un statut fait,

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peu fait, peu nombreux sont aujourd'hui les actifs,

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on parle de 120 000 personnes à peu près en France,

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sur tout le territoire, qui les intègrent, en sachant qu'il y en a énormément,

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c'est des associations gestionnaires qui ont un budget de fonctionnement qui les administre,

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je pense à l'APF, l'ADAPI, l'UNAPI, l'élan Retrouvé qui est l'un des partenaires Et...

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Donc, les personnes qui travaillent dans ces établissements ont une rémunération et une AAH qui est

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baissée. de mon entreprise. Et... Donc, les personnes qui travaillent dans ces établissements ont une rémunération et une

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AAH qui est baissée.

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Oui, parce que l'AAH, du coup, dans tous les cas,

17:30

elle est dépendante des revenus aussi qu'on a par ailleurs.

17:35

Exactement. Et là, dans l'ESAT, là, dans l'ESAT, ils ont un revenu.

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Oui, c'est ça. Donc, du coup, forcément, l'AAH va baisser du fait de ces revenus.

17:42

Exactement. Et donc, on a un troisième statut qui est le mien,

17:46

qui est très similaire, où en fait tu n'es pas usagé des ads mais t'es reconnu à 80 % donc t'as la hache et tu cumules un

17:56

revenu qui baisse ce qui est mon cas aujourd'hui et donc si on en revient à ce que je disais on a un super travail technique

18:06

à faire c'est à dire les choses sont claires, simples,

18:08

posées et Peut-être que c'est mon côté un peu sauce d'aime et un peu réformiste.

18:18

Moi, je ne suis pas contre un système. Je pense qu'on peut toujours,

18:22

par la négociation, le réformer, même si je le combats énormément.

18:26

Et donc, la viralité de certains qui veulent bloquer des établissements,

18:34

qui les présentent comme des lieux d'enfermement,

18:37

ce n'est pas ma position. Je les combats comme eux.

18:39

mais je pense qu'aller voir les organisations collectives et politiques et les parlementaires pour leur dire qu'il y a cette

18:50

situation-là, leur faire des sensibilisations pro bono avec des propositions de loi ad hoc

19:05

expliquant très clairement Comment, nous, on va faire évoluer la législation sur la carte de

19:12

presse, sur l'obtention d'un agrément du ministère de la Culture,

19:15

ce qu'on appelle les agréments CPAPP? Donc, je tiens à préciser que j'ai fait,

19:19

effectivement, ça, puisqu'on travaille avec un parlementaire de la France Insoumise,

19:22

qui appelle Adrien Clouet, qui est le vice-président du groupe France Insoumise à l'Assemblée

19:29

Nationale, et qui est membre de la Commission des Affaires Sociales,

19:33

qui est un peu le monsieur sécu de Jean-Luc Mélenchon.

19:36

et aller dans le réformisme avec eux en voyant comment la législation peut aujourd'hui avancer et être modifiée par les

19:53

deux chambres, donc Assemblée et Sénat, c'est beaucoup plus constructif que de vouloir tout péter,

20:00

même si j'ai quand même sur la question des rapports de l'ONU et des lieux de privation de liberté des positions parfois

20:09

similaires avec celles des anti-validistes qui sont dans une critique permanente le tout tout premier but du journal c'est quand

20:19

même de permettre je l'ai dit au tout début à des handicapés de devenir salariés d'un journal Donc soit on reviendrait ce

20:30

qu'on appelle une coopérative, soit une SIC où très malheureusement les tiers-lieux n'existeront

20:42

plus, donc là c'est pareil, on va peut-être rentrer un peu dans le détail puisque le SS c'est quand même un secteur assez

20:47

compliqué à comprendre. Donc la notion qui est quand même importante à assimiler quand on parle de

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tout ça, d'emploi inclusif ou d'économie sociale et solidaire,

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c'est que l'État peut être actionnaire et partenaire d'un pôle d'activité économique.

21:07

Donc ça a été le cas des tiers-lieux notamment, et l'agrément France-Tiers-Lieux a été supprimé

21:11

hier, ce qui est un scandale d'État absolu. Je sais que Benoît Hamon et d'autres spécialistes de l'ESS se sont exprimés sur

21:16

leur réseau il y a quelques heures.

21:19

Donc quelques heures, on est en juillet 2026

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Exactement. Et donc, on a un troisième statut qui est le mien,

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qui est très similaire, où en fait tu n'es pas usagé d'ESAT mais t'es reconnu à 80 % donc t'as l'AAH et tu cumules un revenu

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qui baisse ce qui est mon cas aujourd'hui. Et donc si on en revient à ce que je disais on a un super travail technique

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à faire c'est à dire les choses sont claires, simples,

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posées et peut-être que c'est mon côté un peu SocDem et un peu réformiste.

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Moi, je ne suis pas contre un système. Je pense qu'on peut toujours,

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par la négociation, le réformer, même si je le combats énormément.

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Et donc, la viralité de certains qui veulent bloquer des établissements,

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qui les présentent comme des lieux d'enfermement,

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ce n'est pas ma position. Je les combats comme eux.

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Mais je pense qu'aller voir les organisations collectives et politiques et les parlementaires pour leur dire qu'il y a

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cette situation-là, leur faire des sensibilisations pro bono avec des propositions de loi ad hoc expliquant très clairement

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comment, nous, on va faire évoluer la législation sur la carte de presse,

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sur l'obtention d'un agrément du ministère de la Culture,

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ce qu'on appelle les agréments CPAPP. Donc, je tiens à préciser que j'ai fait,

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effectivement, ça, puisqu'on travaille avec un parlementaire de la France Insoumise,

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qui appelle Adrien Clouet, qui est le vice-président du groupe France Insoumise à l'Assemblée

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Nationale, et qui est membre de la Commission des Affaires Sociales,

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qui est un peu le monsieur sécu de Jean-Luc Mélenchon.

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Et aller dans le réformisme avec eux en voyant comment la législation peut aujourd'hui avancer et être modifiée par les

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deux chambres, donc Assemblée et Sénat, c'est beaucoup plus constructif que de vouloir tout

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péter, même si j'ai quand même sur la question des rapports de l'ONU et des lieux de privation de liberté des positions

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parfois similaires avec celles des anti-validistes qui sont dans une critique permanente.

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Le tout tout premier but du journal c'est quand même de permettre,

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je l'ai dit au tout début, à des handicapés de devenir salariés d'un journal.

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Donc soit on reviendrait à ce qu'on appelle une coopérative,

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soit une SIC où très malheureusement les tiers-lieux n'existeront plus,

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donc là c'est pareil, on va peut-être rentrer un peu dans le détail puisque l'ESS c'est quand même un secteur assez compliqué

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à comprendre. Donc la notion qui est quand même importante à assimiler quand on parle de tout

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ça, d'emploi inclusif ou d'économie sociale et solidaire,

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c'est que l'État peut être actionnaire et partenaire d'un pôle d'activité économique.

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Donc ça a été le cas des tiers-lieux notamment, et l'agrément France-Tiers-Lieux a été supprimé

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hier, ce qui est un scandale d'État absolu. Je sais que Benoît Hamon et d'autres spécialistes de l'ESS se sont exprimés

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sur leur réseau il y a quelques heures.

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Donc quelques heures, on est en juillet 2026.

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C'est un sujet sur lequel on a pas mal bossé, donc qu'est-ce que sont ces tiers-lieux?

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C'est des structures où on peut créer, je crois qu'il y a des CAE,

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c'est des coopératives qui ont ce nom de coopérative d'insertion et d'emploi,

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CEA pardon, enfin en bref, où on a un ensemble de contrats adaptés.

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C'est à dire que tu gardes tes droits mais tu n'es pas automatiquement salarié,

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il y a un temps d'adaptation parce que la collectivité a investi.

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Alors c'est les régions qui ont cette compétence,

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on va peut-être faire un tout petit peu de droit des collectivités,

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qui ont cette compétence à agir dans l'emploi, c'est comme les transports,

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en fait, c'est les régions qui s'investissent sur la question de l'emploi.

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Et plusieurs élus, je pense à un écologiste qui s'appelle Charles Fournier ou une proche de Raphaël

27:14

Glucksmann, qui s'appelle Marie-Laure Cuvelier, ont milité en interne,

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c'est des conseillers régionaux, tous les deux, bon Charles est à l'Assemblée maintenant,

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il a été remplacé par Gaël, donc j'ai oublié son nom,

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qui siège au groupe écologiste en région Centre-Val-le-Loire et Marie-Laure qui est encore en poste ont réussi à créer des

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fonds avec des dotations pour que ces acteurs de l'ESS,

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donc c'est plusieurs milliers d'euros sur X périodes,

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puissent créer de l'emploi. Et donc nous notre but à terme c'était aussi de devenir une coopérative différemment soutenue

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par l'État puisque malheureusement faire du tout lucratif avec des personnes je suis totalement

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contre, donc je ne suis pas un grand libéral je suis plutôt même un,

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on peut le dire, un homme de gauche, il n'y a pas de soucis là-dessus,

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même si j'ai un devoir d'impartialité. Donc je suis quelqu'un d'extrêmement favorable au fait que l'état intervienne dans

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l'économie, je suis quelqu'un qui est favorable à une taxation sur les ultra-riches à 2 % de leur patrimoine donc c'est 100

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millions d'euros, la fameuse taxe Zuckman, je suis quelqu'un qui est opposé au fait que les principaux dispositifs de solidarité

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soient financés par de la TVA, mais que ce soit plutôt un impôt sur notamment les plus fortunés qui permettent de financer

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notre système médico-social et notre système de santé aujourd'hui.

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Et comment dire? Le fait que l'État intervienne via ses coopératives et via ses acteurs de l'ESS,

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et c'est aussi le cas avec les ESAT, puisqu'en fait ils sont financés par nos impôts,

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ces établissements vers lesquels j'ai moi-même été orienté,

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est une bonne chose. Mais il faut qu'on revoie le modèle,

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et si on en revient aux industries des médias et de la presse,

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mon tout premier constat qui est quand même le plus simple,

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c'est que des personnes porteuses de handicap cognitif peuvent être insérées dans ces coopératives qui seraient soutenues

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soit par une région, soit par une ville, ou par d'autres collectivités,

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via une hausse des budgets de fonctionnement des collectivités.

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Moi je pense que notre modèle actuel ne fonctionne pas,

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pour qu'on puisse entreprendre différemment avec eux.

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Et donc, bien évidemment, les personnes qui intégreraient ces coopératives,

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le modèle coopératif de celui qui me semble le plus juste,

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auraient par la suite une carte de presse ou seraient intermittents selon les services qu'ils

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intégreraient au journal. Mais qu'on arrête par pitié avec ce système des entrepreneurs individuels qui bossent 15 heures

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par jour, qui sont en situation de précarité, qui sont aidés de façon catastrophique par des dispositifs associatifs qui

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ne fonctionnent pas. Je pense à Inclusion ou à Shop Entrepreneur ou d'autres.

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Donc on va peut-être expliquer ce que c'est pour des personnes qui ne savent pas.

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C'est une association qui a été dirigée par quelqu'un qui s'est beaucoup investi au municipal,

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qui s'appelle Amou Boakaz, qui a été très actif à la GFI pendant des années,

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à Shop Entrepreneur, qui a des programmes de formation des entrepreneurs en situation de handicap.

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Donc il y en a un qui est vraiment dédié aux travailleurs indépendants et...

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bon moi je l'ai fait, et ce qu'il se passe c'est qu'ils sont complètement livrés à eux-mêmes

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pendant les accompagnements, c'est-à-dire en fait t'as un cours,

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le prof t'explique plutôt bien, ils ont plutôt des bons intervenants en classe,

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mais après... Tu es laissé totalement seul dans l'apprentissage des connaissances qu'ils te

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donnent. Donc c'est comme quand tu étais à l'école,

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tu apprenais ta leçon de français ou ta leçon de maths,

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ou tu apprenais à factoriser un petit calcul avec 2-3x.

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Et derrière, en plus, t'es handicapé, et tu dis,

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ce serait peut-être pas mal d'avoir un exercice pour m'assurer que j'ai maîtrisé la notion.

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Alors que vraiment, les cours qui étaient donnés étaient fondamentaux.

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On a eu un cours de comptabilité qui était vraiment intéressant.

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Et après, on n'avait pas d'exercice de mise en pratique en disant,

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nous, notre but, c'est juste de faire de la formation.

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On ne va pas vous suivre par la suite pour savoir,

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est-ce que vous avez vraiment maîtrisé...

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Oui, il n'y avait aucune vérification des acquis,

27:15

quoi.

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Voilà, moi je voulais rentrer dans l'éducation nationale à un moment.

27:20

Très courageux.

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C'est un très beau métier, pour moi c'est le plus beau métier du monde.

27:25

Ah bah transmettre des connaissances...

27:27

Voilà, c'est dur mais je me destinais plutôt à une carrière de prof de base et...

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Oui parce que finalement, je rebondis un petit peu sur ce que tu dis,

27:41

le fait que t'aies cette volonté un peu d'aider ton prochain,

27:44

d'essayer que ce soit plus inclusif pour les personnes en situation de handicap,

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de faire valoir entre guillemets la valeur de ces personnes,

27:53

etc. C'est vrai que de prime abord, j'aurais plus pensé à de l'enseignement,

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de la pédagogie ou carrément de la politique. Et finalement,

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t'as décidé de faire une revue.

28:03

Ah ben complètement. D'ailleurs, je me situe un petit peu entre les trois,

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je pense. Puisque j'écris sur la politique, et donc à la différence de mes autres petits confrères

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et consoeurs, je viens de ce milieu-là.

28:15

Parce que tu écris dans ton journal.

28:17

Oui, j'écris aussi. Et qu'est-ce que je voulais dire?

28:23

On parlait de ce côté pédagogique. Après ma troisième année de licence,

28:31

j'ai fait des études d'histoire et de sciences politiques.

28:34

Je voulais partir en master de lettres pour passer le concours,

28:42

donc le CAPES, pas l'AGREG, je l'aurais pas eu parce que j'étais pas assez rigoureux et que mes

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troubles du neurodéveloppement, donc c'est pas que les troubles autistiques,

28:53

quand on parle de TND on a aussi des troubles dys qui sont très souvent liés,

28:57

ce qui est mon cas, avec une dyspraxie visio-spatiale,

29:04

ce qui fait que je vais avoir beaucoup de mal en fait à me repérer dans un texte et donc à le relire en appliquant plus

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des règles complexes, donc des règles de grammaire,

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l'archétype ou l'exemple même des textes que je vais relire différemment.

29:18

Et je fais d'ailleurs toujours encore beaucoup de faubes de frappe avec un COD qui n'est pas

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conjugué, enfin bref. Et qu'est-ce que je voulais dire?

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On parlait de tes études.

29:30

Et donc je me dessinais plutôt vers un CAPES en français de base.

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Et donc je pense qu'avec les médias, j'ai trouvé la jonction entre les deux.

29:43

En fait, le côté d'études d'un texte et de l'autre,

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le côté d'investissement global, parce que je savais que je voulais me resyndiquer assez rapidement quand j'ai créé mon

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entreprise individuelle. Et donc pour moi, c'est le bon compromis entre les deux parce que ça me permet à la fois d'être autant

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en contact avec des profs, des gens du milieu de l'éducation,

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pour mes papiers, que des personnes qui travaillent en politique.

30:18

Et autant avec le monde syndical, en fait, en contact avec tout le monde.

30:21

Et en plus tu aides d'autres personnes puisqu'elles peuvent être embauchées.

30:26

Et j'aide d'autres personnes en plus.

30:31

Est-ce que tu penses que la représentation de ce que tu proposes c'est-à-dire une entreprise qui embauche des personnes qui

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sont différentes entre guillemets de la norme, ta façon de gérer ta revue,

30:44

est-ce que tu penses que (c'est une question un peu biaisée),

30:46

est-ce que tu penses que c'est assez représenté dans le monde d'aujourd'hui ou tu penses faire partie des exceptions encore ? ?

30:53

Ah ben complètement, elle est excellente cette question,

30:54

parce qu'avec Maxime que tu vas recevoir dans un autre épisode...

31:00

Oui tout à fait, quel teaser !

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En fait on est des exceptions. L'UNAPI qui est une grosse association qui milite pour l'inclusion scolaire des personnes

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avec un trouble du neurodéveloppement le dit tous les ans.

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C'est à dire les gamins dans la situation là ne vont pas à l'école ou alors c'est 6-7 heures.

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En fait l'un comme l'autre on fait partie de cette partie de la population qui a dû gérer des

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pleurs, des crises d'angoisse, et des crises de colère très régulières à l'école.

31:36

Maxime, c'est quelqu'un qui il le dira mieux que moi,

31:41

était attaché à une chaise en CP et en CE1 parce qu'il courait partout,

31:46

moi je criais dans ma classe, il y avait des notions qui n'étaient pas du tout assimilées,

31:50

je crois que j'ai passé mon année de CM2 j'ai passé plus de temps dans le couloir qu'en classe...

31:55

Parce que finalement c'est une incompréhension du corps professoral, des proches... desproches... proches...

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C'est surtout qu'on n'a pas notre place, je le dis clairement,

32:03

peut-être m'attirer des ennemis en disant ça, c'est qu'on n'a pas notre place dans l'éducation nationale et dans une classe

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ordinaire. On est tellement lent dans nos apprentissages,

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nos comportements sont tellement différents, et d'ailleurs des progrès ont été faits là-dessus avec la création des dispositifs

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d'autorégulation des UMA, mais c'est un par département...

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Il n'y a pas assez de choses mises en œuvre.

32:26

Voilà, pour revenir à ce que tu disais, non, on n'est pas du tout représentatif de la norme.

32:35

On est l'un comme l'autre, et je le dis d'ailleurs très souvent,

32:39

parce qu'on est très, très amis, pour moi, les représentants d'une toute petite élite.

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Mais vous pouvez aussi faire office de rôle modèle,

32:48

en quelque sorte, parce que...

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Oui, peut-être qu'on peut faire office de rôle modèle,

32:51

mais on n'est pas du tout représentatif de ce qu'est l'autisme en France,

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absolument pas. Moi, je refuse d'être le porte-parole de cette cause,

33:02

comme l'a fait de manière absolument scandaleuse Maité Nabi Raben dans le Nouvel Obs il y a

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quelques semaines, en utilisant les codes du journalisme et de la presse pour se présenter comme

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une personne autiste, en disant « ça me fait chier d'être autiste »,

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alors que enfin meuf, excuse-moi, t'as eu ta carrière au grand journal,

33:26

t'as été hyper bien payée, t'as des gens qui payent pour te lire sur Mesdames,

33:31

qui est un super média, et tu te présentes comme la porte-parole de personnes qui sont parfois non-verbales et qui seraient

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incapables de lire ne serait-ce que le dixième des textes que t'as présentés pendant dix ans à la

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télé, et tu voudrais être la porte-parole de cette cause là?

33:54

Il faut arrêter de déconner, tu m'excuseras d'être un peu vulgaire à un moment,

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quand on a autant de cas d'illettrisme, de difficultés d'autonomie,

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et que derrière l'industrie de la presse produit des sortes d'hérégies en disant le porte-parole du

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journalisme inclusif, la porte-parole des personnes avec un trouble autistique,

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comme peuvent le faire des personnes dans Ca commence aujourd'hui ou dans des émissions un peu à la Sophie Davent où on

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plonge dans l'intimité de la personne. C'est honteux de faire ça.

34:29

C'est honteux parce que c'est pas du tout représentatif de...

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De ce que moi je porte. Après je ne sais pas, je ne veux pas parler à la place de Maxime,

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mais moi ce que je veux c'est avoir une réflexion globale.

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Les gens s'en foutent d'Oscar Tessoneau.

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Mais est-ce que ne pas être représentatif empêche d'être un modèle pour des jeunes,

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qui du coup peuvent se sentir abandonnés par une société qui ne leur ressemble pas,

34:59

mais qui du coup peuvent se dire qu'avec la revue que tu proposes,

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avec les emplois que tu crées, finalement ils peuvent quand même eux aussi avoir des rêves en tant qu'humains finalement ? ?

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Oui, donc on met un petit point de subtilité, on n'embauche pas encore.

35:18

On embauche des pigistes, assez régulièrement, il n'y a pas de salariés.

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Oui, ça reste tout de même des personnes qui travaillent.

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Voilà, ça reste des gens qui sont payés pour venir avec moi,

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mais par contre, le fait de vouloir proposer une dynamique collective,

35:39

et si je donne envie à des gens de s'en sortir, moi j'en suis ravi.

35:47

La seule chose que je ne souhaite pas, c'est qu'ils fassent mes erreurs en choisissant un statut

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aussi précaire que le mien, en étant quasiment pas payé.

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Il y a des jours, je me paye 6, 12, 18 euros. Et donc,

36:00

si on enlève mon AAH, je sais que je suis dans la précarité.

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Et qu'est-ce que je voulais dire par là? Être un modèle,

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oui, mais si on arrive à avoir une réflexion globale et collective pour que les droits d'Oscar Tessonneau ne soient pas

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que les siens.

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Oui, c'est-à-dire que ce soit représentatif de l'intégralité du spectre et pas juste de ce que

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toi... et de l'intégralité des cadres.

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Et là, c'est malheureusement ce qui se passe un petit peu aujourd'hui.

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C'est que... Ça fait deux ans que j'essaie d'établir un cadre collectif pour mon industrie,

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je le redis encore, je me sens en conflit avec des personnes comme Hugo Duval ou d'autres qui font des grands événements

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avec 40 personnes issues de différents secteurs sans connaître les réalités,

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sans savoir par exemple comment un autiste peut développer un programme en data science ou en

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informatique, par exemple. Comment dire, moi ce que je veux c'est avoir une réflexion globale dans

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la presse, dans le secteur que je maîtrise, et si je fais tout ça c'est aussi pour que dans leur travail et leur environnement

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professionnel ces personnes là gagnent des droits.

37:25

Ma perspective personnelle je m'en fous en fait.

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Et là l'espèce de, comment dire, de privilège que j'ai avec une accréditation à l'Elysée,

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à Matignon c'est très très bien, moi ça m'a fait gagner énormément d'argent,

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je suis pas un ingrat, je crache pas dessus. Et ça m'a permis de faire plein de trucs.

37:47

Mais non, non, moi, ce qui m'intéresse, c'est vraiment d'établir une dynamique collective.

37:55

Et la chose que je souhaiterais, à terme, c'est avoir l'aboutissement d'un travail collectif.

38:04

Donc via alors je sais pas si Adrien le fera à temps,

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s'il perdra sa circonscription, ce que je ne souhaite peut-être pas pour lui mais mais que ouais on ait un texte qui permet

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de réguler un petit peu cette insertion et que en fait les dizaines de démarches que j'ai entrepris seul ou avec peu de

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soutien, d'autres les fassent en étant mieux accompagnés.

38:36

En fait, tu travailles pour le futur?

38:38

J'aimerais travailler pour le futur, parce que pour le moment,

38:40

je n'ai eu aucun résultat.

38:42

Et c'est peut-être parce que justement, ils t'attendent dans le futur.

38:45

Oui, j'espère.

38:47

Mais c'est pour autrui, là, tu te bats pour la communauté,

38:49

tu te bats pour la collectivité, tu te bats pour toutes les personnes en situation de handicap.

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Alors je ne sais pas si je me bats, mais... en fait moi j'ai compris ça en écoutant,

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alors je sais pas si c'est une référence, c'est un mec qui s'appelle Roland Lescure,

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qui est ministre de l'économie, qui a après des dizaines de cours de média training développé un truc que je trouve assez

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intéressant. C'est en fait quand tu l'écoutes sur France Info ou sur BFM,

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il arrive à te faire comprendre quand il y a un gros dossier,

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quand il y a un petit dossier et donc il va te parler d'une petite entreprise qui est en liquidation judiciaire et donc

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il emploie souvent ce terme là "c'est un petit dossier" et donc il faut,

39:31

aujourd'hui c'est tout le travail, que le handicap dans la culture et l'autisme dans la culture plus particulièrement ça

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devienne un gros dossier.

39:38

Oui.

39:38

Et c'est là en fait

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La prise de conscience.

39:42

Où l'équation a plein de X et plein d'inconnues. C'est à dire que des secteurs d'activité où ils vont pouvoir bosser va pas

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y en avoir 15 000. Moi j'ai des dizaines de preuves,

39:50

je peux te le prouver par A plus B que mon industrie,

39:53

celle des médias et de l'audiovisuel, avec toutes les difficultés qu'elle connait,

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elle peut les embaucher. Elle a encore les sous pour le faire.

40:01

Bah la preuve puisque ta revue existe et il y a des choses qui sont publiées.

40:04

Et surtout voilà, c'est ce que je te disais, Maxime,

40:08

je veux parler de façon très réaliste, je suis son ami,

40:13

il a des grosses difficultés en français, il a des difficultés de représentation euh..

40:20

Dans l'espace?

40:22

Publique, en fait, même. Et c'est un métier qui est parfait pour lui,

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que ce soit dans le cinéma ou à la télévision, celui de monter des émissions.

40:35

Enfin, je ne sais pas si on comprend, mais il n'est pas exposé publiquement.

40:39

Oui, il a une petite protection tout de même de par son statut.

40:43

Il a un casque qui l'isole. Il aime ce qu'il fait.

40:46

Il est compétent. Qu'est-ce que le peuple demande de plus?

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Et on ne lui permet pas de trouver un contrat chez Freemantle ou à Media One,

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donc un contrat stable qui lui permettrait d'être en CDI,

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moi, je ne sais plus quoi faire. Et des autistes comme ça,

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qui se sont vraiment fait leur place, donc t'en a qui aiment aussi tous les métiers liés au dessin

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animé, donc ce qu'on appelle les motion designers,

41:16

ou des personnes qui vont travailler sur une tablette,

41:18

c'est pareil, c'est un métier qui est parfait pour eux.

41:20

Bah oui, puisque si c'est leur intérêt spécifique,

41:23

c'est parfait. Si c'est des choses où ils peuvent se concentrer,

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pas avoir trop de stimuli, pouvoir se gagner du temps aussi sur leur propre bien-être.

41:33

Parce que c'est vrai qu'il y a certains métiers,

41:35

genre maçon sur un toit, c'est peut-être difficile aussi,

41:40

être au soleil, aller fort.

41:43

Quand tu dois comprendre le fonctionnement d'une toiture,

41:45

où marcher ou autre, sans te casser la gueule, compliqué.

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Alors que là il y a un peu ce temps qui peut être,

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en tout cas c'est pas dans le temps réel, c'est dans des temps qui peuvent être justement un peu

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plus distendus, un peu plus protégés, donc c'est important de pouvoir trouver aussi les atouts de chacun et de pouvoir leur

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permettre de travailler là où les personnes sont douées.

42:07

Voilà et puis même on a quand même une preuve, c'est à dire qu'il y a un concept à la télévision française basé sur un journal

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fait par les autistes, qui s'exporte dans le monde entier.

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La semaine dernière, j'étais encore dans un atelier de ce qu'on appelle dans le milieu des médias et de l'audiovisuel les

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productions "unscripted". Donc c'est en fait tous les divertissements,

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les jeux télé ou les émissions type Slam, Questions pour un Champion.

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Les termes que je cherchais avec le mec frisé, donc Julien Lepers.

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Julien Lepers, qui est toujours là, c'est incroyable.

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"On salue les Dom-Tom". Et donc on avait un atelier de production de ces jeux-là et tous les producteurs qui sont venus avec

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un mot à la bouche, c'est l'un des concepts qui s'exporte le mieux,

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c'est le Papotin. Ils ne sont pas payés, c'est un atelier thérapeutique,

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c'est-à-dire que même s'ils sont adultes tu pourrais leur faire des contrats adaptés pour qu'au moins quand ils viennent

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à France Télé ils puissent être rémunérés. Bon, elle est peut-être un peu graveleuse dans cette

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blague, mais Carlos et Patrick Sébastien quand ils faisaient les débiles à la télé,

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Berlusconi c'est pareil, ils étaient payés. Pourquoi eux ils le seraient pas tu vois ?

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Pourtant Dieu sait si le chanteur Maskey ou les différentes conneries qu'il a pu faire avant de devenir le roi des misogynes

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c'était grandement intellectuel...

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Avec des guillemets. guillemets.

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Le plus grand cabaret du monde, c'est comme France Culture...

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Ouais, il y a des choses quand même qui sont passées à la télé où on se demande vraiment comment c'est possible que ce soit

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passé à la télé.

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comme dirait Jordan Bardella trèfle de plaisanterie trèfle de plaisanterie toutes ces personnes là on voit qu'il y a un intérêt

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lucratif derrière à les inclure. Elles se plaisent dans ce métier-là.

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Elles ont fait leur preuve, elles ramènent de l'argent.

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Donc, moi, en fait, ce travail ad hoc qui va consister à travailler sur la législation pour les

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inclure, il me semble tellement logique, tu sais,

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c'est comme quand on était mo, mais qu'on jouait avec les puzzles,

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t'avais la pièce où t'avais la tête du chat, en fait,

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qui arrivait progressivement, et...

44:43

Bah, continuons à dessiner le chat.

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Voilà, c'est ça. Et donc, continuons à mettre les petites pièces pour avoir la tête du chat ou du

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chien. Mais là, c'est un peu ça, en fait, c'est-à-dire qu'il y a quand même toutes les pièces du

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puzzle qui s'assemblent.

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Et il y a des preuves réelles, concrètes que ça marche je veux dire.

45:00

Si t'as, je ne sais, t'en es à quel numéro de la revue?

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130.

45:03

Voilà, 130 numéros de la revue, c'est une preuve irréfutable que ça fonctionne.

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Et même si on sort de moi, parce que comme je le disais tout à l'heure en fait,

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moi on s'en fout, on a quand même dans une industrie de l'audiovisuel qui va mal.

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Le matin de ma formation, on a quand même des gens de l'ARCOM qui nous disent - l'ARCOM qui est la grande autorité de contrôle

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de l'audiovisuel en France - notre plus grande peur aujourd'hui c'est le manque de création

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originale et les rediffusions. Donc en fait quand tu rediffuses un programme et donc que les chaînes n'achètent plus de programmes

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pour le peu de programmes qu'elles achètent encore,

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il y en a un parmi eux, français, qui s'exporte à l'international,

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et qui est entièrement fait par des autistes. Même dans le secteur des scènes de musique actuelles que j'aime beaucoup parce

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que il y a plein de guitares autour de moi.

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C'est vrai que c'est un environnement très musical !

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Je vois des personnes sur le spectre, notamment avec le groupe Astéreotypie,

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qui est très lié au Papotin d'ailleurs, qui remplissent des salles.

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Moi, j'habite dans le 13e arrondissement, ils jouent au Petit Bain,

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qui est une salle pas très loin dans quelques jours.

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Ils vont faire tous les festivals cet été, des Vieilles charrues ou d'autres.

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Bien sûr, et en plus c'est de la création originale puisque forcément en général les personnes qui pensent différemment curieusement

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elles peuvent créer des choses différentes.

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On reprend la métaphore du puzzle, ces personnes là il y a une industrie qu'on n'a pas encore

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évoquée c'est le cinéma.

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Oui, ah bah ça c'est pour Maxime !

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Arthus avec son film, carton plein : 10 millions d'entrées,

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ça faisait déjà des années que le box-office, avec tout ce qu'on peut penser du film qui est un peu

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graveleux, moi ça m'a fait rire à certains moments.

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Et voilà, je suis très démuni face à ça, parce qu'on a des autistes qui publient 130 numéros d'une

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revue, on a un concept qui s'exporte à l'international avec des gens qui ne sont pas payés.

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Donc je tiens à dire qu'on se paye à peine. Enfin,

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je pense que c'était quand même assez clair que je suis titulaire de l'AAH et que ce business me rapporte quelques centaines

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d'euros par mois.

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Mais il faut continuer à justement véhiculer les bonnes valeurs et que les personnes se rendent

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compte de ça.

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Dans le cinéma, un film avec des autistes qui fait 10 à 11 millions de rentrées dans les salles,

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là moi je sais pas ce qu'il faut de plus, pour avoir des preuves purement factuelles que sur un plan professionnel dans

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les industries de la culture aujourd'hui. Ça marche.

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Il n'y a aucune autre industrie.

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Mais on continue à refaire des reboots, des machins,

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des je ne sais pas quoi.

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Ah bah même c'était chiffré là !

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Il y a Vaiana qui sort en live action au cinéma. Donc,

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on a eu Vaiana 1, Vaiana 2, Vaiana live action. Il y a plein de choses qui reviennent au cinéma pour la énième fois où on

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refait depuis le début. Ou alors, on passe en live action des films qui étaient des dessins animés.

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alors qu'on pourrait très bien avoir des créations originales avec des personnes qui ont des idées,

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des personnes qui sont là et qui ne demandent que ça.

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Et complètement, et surtout qu'est-ce que je voulais dire?

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On est sur une industrie qui est parmi celles qui respectent le moins le taux d'emploi des

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personnes handicapées. Je crois qu'Eric Kanda, qui est un peu spécialiste de ces questions-là,

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a mis des chiffres sur LinkedIn il y a quelques jours,

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c'est 1,7, 1,8 sur 6 %.

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Et en plus, ce sont des personnes qui sont utilisées pour l'image,

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pour le buzz, parce qu'il y a beaucoup, comme moi je le vois,

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je suis comédienne, et donc je vois passer des fois des castings pour on veut une personne en situation de handicap avec

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chaise, on veut une personne en situation de handicap pour ceci,

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cela, ou lourd, ou avec des mots comme ça. Parce qu'en fait,

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malheureusement, la plupart du temps, la personne en situation de handicap ne va pas être là parce

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que c'est pour un rôle. Elle va être là parce que c'est pour un rôle lié au handicap et qu'on veut faire une visualisation

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spécifique de ça. Donc par exemple, on va la prendre pour le fauteuil ou on va la prendre parce que

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c'est écrit lourd handicap. Et ça va pas être juste pour la voir en tant que comédien ou

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comédienne, finalement.

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Eh bien, mais ce qui se passe, c'est scandaleux sur ça.

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C'est-à-dire que dans les industries culturelles,

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que ce soit les intermittents ou la presse, le principal acteur de protection sociale s'appelle

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Audience. Ils ont une mission handicap, là. Ils sont à Avignon,

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donc pour ceux qui ne savent pas Avignon, c'est un festival de théâtre.

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Oui, il y a le Avignon On et Off aussi.

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Voilà. Et donc, ce matin encore, ils faisaient une émission,

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enfin, une conférence, pardon, sur la prise en compte du handicap dans les industries culturelles,

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ils demandent 5 ans d'expérience d'intermittence d'affilée ou de carte de presse pour accompagner

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quelqu'un.

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Et c'est pareil dans les agences en général. Soit il faut avoir beaucoup d'expérience pour être

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dans... Il y a des agences qui sont spécialisées dans les handicaps pour être agent de comédien ou

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de comédienne. Mais malheureusement il faut avoir soit plus d'expérience soit si on n'est pas assez

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handicapé entre guillemets, bah ils vont privilégier comme ils sont trop peu,

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ils ont trop peu de moyens et donc ils vont privilégier les personnes en situation de handicap qui vont pouvoir remplir

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les critères des castings qui sont donc d'avoir un handicap soit lourd soit physiquement visible etc etc. etcetc. etc.

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C'est à dire que t'as vraiment un tissu d'acteurs économiques qui a été créé à partir de ces

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principes. Moi je les ai fait comment dire les salons de l'emploi et de la culture,

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avec tous les représentants de l'AGFIP. Alors, le petit déjeuner était excellent.

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Je tiens à le préciser.

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Ah bah, heureusement que le petit déjeuner était excellent.

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C'est la moindre des choses !

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Il y a eu le traiteur, j'étais content. Si t'aimes bien bouffer,

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c'est parfait. Et qu'est-ce que je voulais dire?

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En fait, ils ont réussi à fédérer, je pense que ça venait des entreprises ça ne le dit pas

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explicitement, 50 à 60 de recruteurs sur ces événements en fixant ce principe-là et en n'indiquant

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pas aux candidats. Donc c'est, en fait, t'as un secteur de l'emploi et du handicap aujourd'hui en France où t'as des personnes

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qui sont majoritairement sans emploi ou orientées en établissement et eux ils demandent 5 ans d'expérience et ils foutent

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du fric pour un événement pour des gens qui ont 5 ans d'expérience quand la majorité d'entre eux

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n'en ont zéro. la majorité des personnes que j'ai prises sont sont parfois très novices en fait.

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Oui mais à un moment donné il faut commencer quelque part !

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Dont leur reconnaissance. Alors c'est des personnes qui pratiquent depuis des années mais

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professionnellement parlant, professionnalisés avec des contrats ça faisait peu de temps.

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Mais ça c'est pareil dans les entreprises classiques où je me souviens,

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parce que j'ai travaillé aussi dans l'industrie plus classique,

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et c'est toujours les mêmes choses où on va te demander d'avoir 25 ans et 25 ans d'expérience

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techniquement, c'est impossible, ils cherchent le mouton à cinq pattes.

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Et du coup pour le handicap c'est pareil, sauf qu'à un moment donné il faut quand même donner la chance aux personnes de

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commencer.

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Et surtout on a les preuves ! C'est à dire qu'après on a une réunion la semaine suivante avec les employeurs présents et

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donc l'animatrice de l'événement "qu'est-ce que vous en avez pensé?"

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"Ah on est très content, on a reçu des CV qui nous convenaient parfaitement" et là ils commencent

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en développant, "alors lui il a 4 ans d'expérience,

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c'est pas assez mais ça nous convient, on va pouvoir le prendre comme éclairagiste".

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Et ça a été ça pendant, en fait "oui lui, alors lui c'était parfait il a 5 ans d'expérience,

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on va pouvoir potentiellement le contacter pour faire du montage".

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Et donc en fait moi je comprends ce truc là, c'est que les pauvres membres d'Audiens n'étaient

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pour rien en fait, c'était une demande de leurs partenaires et tout ce qu'ils voulaient en fait c'était garder leur partenariat

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en fait eux ils sont pris à la gorge par leurs partenaires.

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Malheureusement en fait on se retrouve avec des biais parce que les acteurs de la santé comme

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Adiens, les acteurs du handicap dans les agences,

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je parle avec les agences spécialisées c'est pareil en fait on se retrouve avec tous ceux qui

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essayent d'aider. Moi, je vois la MDPH, c'est pareil.

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Dans le 92, il y a une psychiatre à la MDPH, une seule dédiée.

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C'est ridicule vu le nombre de personnes qu'il y a dans le 92.

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Elle ne peut pas tenir, c'est impossible. Et quand j'y étais allée physiquement,

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c'est pareil, c'était blindé, il n'y avait plus de place pour s'asseoir.

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On se dit mais c'est incroyable que dans un département qui est quand même plutôt aisé,

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le 92, ce soit comme ça. donc j'imagine même pas les autres départements qui ont moins de moyens.

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Donc la MDPH, la CAF, c'est pareil. En fait, on se retrouve avec des systèmes qui pourraient aider peut-être un petit peu

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mieux les personnes en situation de handicap mais qui malheureusement,

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vu qu'on est dans le système actuel avec les entreprises qui veulent du profit,

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que ce soit toujours plus lucratif, qu'on a mis les moyens dans d'autres sphères,

54:55

on se retrouve, comme tu dis avec des acteurs qui sont pieds et poings liés et qui n'arrivent pas à avancer. avancer.

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Et encore, là tu parles des acteurs de la solidarité,

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là je te parle vraiment des acteurs de longue place.

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Bon je ne veux pas faire politique. Le régime de protection sociale est quand même assez généreux.

55:20

Et donc, même si c'est difficile, même s'il y a une liste d'attente importante à la CAF ou pour s'assurer que des APL sont

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bien versées ou à la MDPH pour les négociations des droits d'allocation,

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on a quand même un modèle social qui est assez généreux et qui tend à le devenir de moins en moins.

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C'est ça, c'est on régresse.

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Et là, la réponse classique qu'on pourrait faire,

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et même les régimes les plus à droite de la Terre,

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le plus connu, c'est les régimes nazis, les principales politiques sociales qu'Hindenburg,

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le bouquin de John Chaputu, Les Irresponsables, est très très bien sur ça,

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il explique très bien ce principe simple, c'est que pour ce gouvernement patronal qui va précéder,

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dont Hindenburg était proche avant de conclure ce pacte avec Hitler.

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Et... Et d'autres, Eichmann, non c'est pas Eichmann,

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Goebbels qui faisaient ses éditoriaux, et Rommel,

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c'est un gouvernement qui voit uniquement le social par l'emploi.

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Et donc on pourrait se dire, ok les gars, si vous voulez avoir des services sociaux assez maigres,

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ce qu'on peut tout à fait comprendre, à part pour certains polyhandicapés,

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où là pour le coup aucune excuse n'est possible,

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c'est une question de dignité ben bien sûr mais voilà,

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il y a des gens aujourd'hui qui sont en attente de droits à la MDPH parce qu'ils n'ont pas

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d'emploi. Et de se dire que c'est la solidarité nationale qui doit assurer les moyens de subsistance de certaines personnes

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handicapées via l'assurance chômage ou via la CAF,

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alors que des entreprises refusent de les recruter en fixant des seuils absolument sidérants,

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il n'y a aucune cohérence.

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Oui, c'est comme si on les mettait dans des placards et après on se plaint qu'on a rempli des

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placards. En fait, juste sortez-les et laissez-leur montrer leurs capacités.

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Voilà, donc soit effectivement t'acceptes d'avoir des politiques sociales ambitieuses et donc de fixer une capacité d'obtention de

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l'AAH rapide avec plus de dossiers qui passent à 80 % sur une année.

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Après déjà, l'AAH, il faudrait aussi revoir la façon dont c'est indexé sur le revenu,

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parce que c'est basé sur un revenu qui pourrait être suffisant pour une personne lambda,

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entre guillemets. Sauf que ce qui est oublié principalement,

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c'est qu'une personne en situation de handicap va avoir des besoins supplémentaires nécessaires qui ne sont pas inclus dans

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ce minimum vital, entre guillemets, pour la vie,

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de revenu vital. Et comme par exemple je dis n'importe quoi mais voilà,

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psychiatres, enfin pas n'importe quoi pour le coup mais je fais un non exhaustif : les psychiatres,

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les psychologues, parce que comme les psychologues sont très peu remboursés voire pas,

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ça fait des frais aussi pour les personnes qui en ont besoin ou par exemple les personnes qui ont besoin de travailler leur

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motricité, les psychomotriciens ça aussi c'est des choses qui sont nécessaires et derrière du coup l'AAH n'en tient pas

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compte puisque elle va être calculée sur une base de revenus minimum qui conviendrait à une personne qui n'a pas ses besoins

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supplémentaires. Donc déjà, en plus, l'indexation...

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Oui ! Il y a quand même pas mal de frais. Effectivement,

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je n'avais pas vu cet angle-là qui s'ajoute. Et donc,

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on met encore plus en situation de précarité les personnes.

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Donc à un moment, il faut faire un choix quand même qui est relativement simple.

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Soit on a une politique d'emploi anti-discrimination,

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mais qui est irréprochable. Ou alors, on accepte d'augmenter les impôts,

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surtout sur ceux qui ont le plus, pour financer des vraies politiques de santé.

59:30

Il y a un moment où on ne peut pas être dans les dichotomies.

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Et puis là, ce n'est même plus une dichotomie, parce que du coup,

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on diminue les frais d'aide et les frais de santé,

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et on ne fait pas non plus...

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Et donc voilà c'est, ça n'a ni queue ni tête...

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Mais heureusement que du coup il y a des actions comme ce que tu fais qui de manière positive permettent à des personnes

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en situation de handicap d'avoir un emploi entre guillemets dans le sens où pour l'instant c'est des piges et c'est pas

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un salariat mais en tout cas de travailler de manière digne,

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de montrer que ce sont des personnes capables de faire des choses dans la dignité,

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dans le respect, et du coup de montrer au monde que ça fonctionne.

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Et surtout, ça revient à ce qu'on se disait, d'être des personnes handicapées qui savent de quoi

1:00:29

elles parlent. En fait, moi, je ne pense qu'il n'y a pas d'expert de l'autisme dans l'emploi,

1:00:33

il y a des gens comme Béatrice Ducas ou d'autres qui créent un business,

1:00:39

soi disant de consultant TSA parce qu'ils sont passionnés par le truc,

1:00:43

parce qu'ils ont un TDAH diagnostiqué. Jamais il ne viendrait à l'esprit de devenir consultant TSA

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ou... Enfin, tu rigoles, mais c'est vraiment des gens qui montent un business de freelance

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aujourd'hui. En faisant ça, ils vont faire des powerpoints,

1:01:00

ils vont facturer des powerpoints en disant en fait ça existe,

1:01:06

en se présentant comme des consultants en neurodiversité,

1:01:11

alors c'est la grande mode... Et même moi j'en ai fait les frais,

1:01:14

si tu veux, de ces trucs-là, de gens diagnostiqués qui se disent passionnés et qui interviennent dans n'importe quelle entreprise

1:01:22

pour faire leur beurre.

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Après, ceci dit, si ça permet à des personnes de prendre conscience de certaines choses,

1:01:31

On aura un peu avancé.

1:01:34

Mais à un moment, il faut vraiment que tu restes expert de ton domaine.

1:01:37

Ah oui, ça, dans tous les cas, on ne peut pas non plus...

1:01:39

Moi, je le redis, j'ai été face à des employeurs qui m'ont dit,

1:01:44

après les sensibilisations à l'autisme, on a pris encore plus peur qu'avant.

1:01:51

Parce que c'était le grand flou technique pour nous.

1:01:53

Et on savait que c'était compliqué, que c'était un handicap cognitif qui avait un impact sur la motricité fine ou les capacités

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oculomotrices des personnes, mais jamais on n'aurait pensé que ce serait compliqué.

1:02:10

Et donc, c'est très clair pour nous, très simple,

1:02:12

on a eu encore moins envie d'embaucher des autistes après avoir été sensibilisés par EPI,

1:02:16

PIN ou l'inclusion ou d'autres dispositifs qu'avant cette sensibilisation.

1:02:27

Est-ce que ce n'est pas un creux pour remonter après,

1:02:31

dans le sens où des fois les gens vont prendre peur parce que ça fait beaucoup d'informations d'un

1:02:36

coup, mais après, une fois qu'ils les ont intégrées,

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est-ce que du coup ce sera...

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En fait, c'est qu'il y a des gens qui aujourd'hui,

1:02:42

si tu veux, viennent pour uniquement faire une sensibilisation,

1:02:45

mais qui ne pratiquent pas avec eux. Et donc c'est ce qu'ils disent à chaque fois.

1:02:47

C'est-à-dire que nous, on a besoin... de passer de la pratique à la technique.

1:02:59

Finalement, montrer qu'au final, sur le long terme,

1:03:03

ça marche. Juste la preuve de la roue qui tourne.

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Ils ont besoin d'avoir la preuve, derrière les machines ou derrière un ordi,

1:03:11

de se dire, moi c'est ce qui m'a été dit, après je ne sais pas si c'est vrai,

1:03:16

qu'on doit s'assurer que la personne sera manipulée quand elle vient dans l'autre entreprise et

1:03:21

aujourd'hui, ces formations nous ont fait extrêmement peur parce qu'elles étaient très formelles.

1:03:26

Oui, c'est ça. En fait, il faut quelque chose de beaucoup plus empathique,

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quelque chose qui relie l'humain, finalement, plutôt que juste...

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Et surtout, quelque chose de beaucoup plus technique.

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C'est comme si tu disais un boulanger ou un agriculteur demain,

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tu vas embaucher quelqu'un parce qu'il est handicapé et tu n'as jamais vu bosser.

1:03:41

Moi, jamais je l'embauche, même s'il est TSA. C'est peut-être dur,

1:03:45

ce que je dis, mais j'ai besoin d'avoir la certitude que ça fonctionne.

1:03:51

Et donc c'est pour ça que je suis vent debout contre ce modèle actuel où on a un ensemble d'entreprises qui ne connaissent

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rien d'industrie et qui essaient de sensibiliser et de former sans connaître la technicité des métiers. métiers.

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À ce moment-là, ce qu'il faudrait, c'est avoir des gens qui sont un peu des sortes d'accompagnateurs sur les débuts pour

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aider la personne pendant la période d'essai au lieu d'être juste seule,

1:04:19

la personne serait...

1:04:21

Ce qu'il faut, c'est que tous les métiers où on sait que ça fonctionne,

1:04:23

s'emparent du sujet. Quitte à fermer l'accès à d'autres où on sait que ça sera très compliqué.

1:04:33

Au moins, pouvoir laisser la chance là où il y a eu une preuve de résultat.

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Au moins, quand on sait que ça marche. Tu sais, c'est un peu comme dans le rock.

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Il y a eu, pendant des années, des recettes de refrains et de couplets qui ont fonctionné avec des

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chœurs très précis. Là, c'est un peu la même chose.

1:04:53

Il faut qu'on trouve une sorte de couplet de refrain qui soit efficace et qui fonctionne.

1:05:02

Qui rassure les gens qui n'ont pas l'habitude.

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Ou la personne s'assure qu'elle aura un retour sur investissement.

1:05:06

Parce qu'il y a vraiment des situations d'insertion socio-professionnelle qui sont dramatiques

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aujourd'hui pour les personnes.

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Parce qu'en fait, il n'y a pas d'insertion, c'est juste qu'on ne les a pas rajoutées.

1:05:17

Et avec des cas tentatives de suicide...

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Ça reste des humains, je veux dire...

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Ah bah complètement ! Et justement c'est parce que c'est des humains que ma position c'est de ne pas les exposer dans un

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truc où ils vont partir au casse-pipe dans n'importe quelle entreprise.

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Et je le redis, des gens qui organisent des salons et qui n'ont jamais pratiqué ou très peu avec eux ou des conférences

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ou que sais-je encore, sont extrêmement, extrêmement fautifs.

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C'est-à-dire que s'il y a des erreurs aujourd'hui,

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c'est à cause aussi des personnes qui organisent des salons,

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des conférences ou des job dating sans, (et là, ça ne tient qu'à moi,

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je n'ai pas la science infuse), sans comprendre ce que fait la personne dans son entreprise.

1:06:10

Et le temps qu'on perd à cause de ça est dramatique.

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C'est pas juste arriver avec un PowerPoint en fait,

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c'est juste qu'il faut déjà se renseigner sur l'entreprise dans laquelle on va,

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se renseigner sur les personnes qui souhaiteraient arriver dans l'entreprise,

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se renseigner sur les métiers que propose l'entreprise et ensuite créer vraiment quelque chose sur le long terme qui prend

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plus que juste une heure de conférence, qui prend peut-être un temps de discussion,

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des temps d'échange avec des personnes.

1:06:35

Ca prend plusieurs années, ça prend le temps de former avec un diplôme universitaire ou un bac pro et d'accueillir professionnellement

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la personne. Mais c'est ce qui nous est arrivé avec Maxime,

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on a eu 4 mois de formation quand la majorité des gens en avaient 2 ans,

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à un moment en plus en étant handicapé, comment tu veux t'en sortir?

1:07:00

C'est presque un sketch à la Coluche c'est l'histoire d'un mec,

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il avait 4 mois de formation.

1:07:10

Mc Gyver !

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Mais il était handicapé.

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Et il avait un cure-dent pour écrire.

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Mais les autres qui étaient valides ils avaient 2 ans de formation.

1:07:17

Comment tu fais?

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C'est sûr que là, ça va être compliqué, en effet !

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Et donc c'est aussi lié en fait, et pourtant je sais si notre directeur a fait des belles choses pour expliquer cette situation-là aux

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employeurs, en leur disant qu'ils n'ont quasiment aucun organisme de formation financé par nos

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impôts pour se développer. Moi, à un moment, nous,

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on ne peut rien faire.

1:07:52

Oui, c'est sûr qu'un bout de scotch et un papier,

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on ne va pas aller très loin.

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Et un PowerPoint.

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Et un PowerPoint.

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Et qu'est-ce que je voulais dire? C'est ce qui tue aujourd'hui l'insertion socio-professionnelle

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des personnes concernées, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de mise en œuvre et de mise en scène technique alors que c'est le

1:08:13

cœur du problème c'est la gestion des cris, la gestion des pleurs sur le lieu de travail et la

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gestion des colères aussi.

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Les émotions globalement en fait.

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Voilà, et qu'on a fait un business en fait, un business où des élus vont venir serrer quelques paluches quand ça se passe

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dans leur ville les dernières photos que j'ai vues c'était David Bissnard (David Bissnard qui est président du parti Nouvelle

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Énergie), qui est venu à un salon handicapé emploi à Cannes pendant le festival de Cannes.

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Et donc là c'est pareil t'avais le prestige du festival mais t'avais des gens de la mission

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handicap de McDo, des gens de la mission handicap d'un blanchisseur,

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des gens d'un ESAT. Comment tu peux, aujourd'hui,

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t'assurer que tu vas pouvoir offrir une stabilité professionnelle quand t'as autant de secteurs

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différents, et comment tu peux t'assurer que l'employeur sera bienveillant quand tu as autant de

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secteurs? Moi, j'en serais incapable. Alors, peut-être que les personnes sont des super-héros et

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se sentent aptes. Mais moi, ce n'est pas du tout mon cas.

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Je serais profondément incapable de pouvoir bien faire mon boulot dans ce cadre-là en disant 40 secteurs d'activité vont

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pouvoir potentiellement accueillir des autistes.

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C'est au-delà de moi. Après, il y a peut-être des gens qui en sont quand même,

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mais à d'autres.

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Après je pense que ce qui sera déjà important aussi c'est peut-être de revoir le secteur du travail globalement parce que

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les personnes qui n'ont pas de handicap sont aussi sujettes au burn-out et aux problèmes de gestion donc peut-être si on

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repense déjà à la base peut-être que ce sera aussi de fait en découlant comme ça peut-être que ça permettra aussi d'être plus

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inclusif si c'est déjà mieux de base. Et donc pour conclure sur cet épisode mon cher Oscar je te

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propose une petite question. Qu'est-ce que tu penses qui serait le plus intéressant à retenir de

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cet épisode?

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Bonne question, c'est quand vous mobilisez pour une cause demandez-vous toujours quel impact elle aura sur les autres c'est-à-dire que

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votre propre vie n'a pas d'impact ou a très peu d'impact en fait,

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on est vraiment tout est politique on est un corps social où des personnes ont des droits,

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ont aussi des libertés ont des devoirs et vos posts LinkedIn,

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vos vidéos Instagram, que sais-je encore, n'auront aucun impact si vous ne vous dites pas comment elles vont pouvoir améliorer

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la vie de toutes et tous.

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Eh bien écoute, mon cher Oscar, je pense que c'est un merveilleux mot de la fin.

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Merci beaucoup d'avoir participé à ce podcast. C'était très intéressant,

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très riche, et j'espère que nos auditeurs et auditrices vont pouvoir repartir avec plein de belles informations pour un

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futur plus radieux. Merci d'avoir écouté Voix Plurielles,

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comprendre c'est déjà faire un pas vers l'autre.

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C'était Delphine, et à bientôt pour une nouvelle rencontre,

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une autre façon de voir le monde.

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